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Pluchon
Inscrit le: 08 Déc 2008 Messages: 776 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 11:48 am Sujet du message: Témoignage de la foi : points de repère (Abbé Belmont) |
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Les extraits qui suivent proviennent d’un document rédigé par l’abbé Belmont en 2006, à une époque où on parlait déjà d’un possible accord entre le Vatican et la FSSPX.
Le document complet peut être consulté ici : http://www.quicumque.over-blog.com/article-2031759.html
Dernière édition par Pluchon le Sam Juil 18, 2009 12:31 pm; édité 1 fois |
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Pluchon
Inscrit le: 08 Déc 2008 Messages: 776 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 11:55 am Sujet du message: |
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Quelles sont les erreurs conciliaires auxquelles on doit s’opposer de toute son âme ?
Le novus ordo missæ de Paul VI « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la xxiie session du Concile de Trente » (Lettre à Paul VI des cardinaux Ottaviani et Bacci, 3 septembre 1969). Ce nouvel ordo présente toutes les caractéristiques d’une « messe de Luther » : prépondérance de la parole, suppression de l’offertoire (remplacé par une bénédiction juive), modification des paroles de la consécration (transformée en récit historique) et désacralisation générale qui est une diminution-négation de la foi en la présence réelle.
Ce n’est donc pas une cohabitation qu’il faut demander, ce n’est pas la présence simultanée de deux rites : c’est la suppression totale d’un rite profondément protestant et le rétablissement du rite catholique dans toutes ses prérogatives.
Cette certitude des sacrements exige simultanément que le nouveau rite des ordinations et consécrations soit évacué, et qu’on examine sérieusement ce qu’il convient de faire pour éliminer tout doute sur l’authenticité des prêtres et des évêques (et des confirmés).
La doctrine nous dit encore que le prétendu droit à la liberté religieuse est une infamie, une manière d’apostasie. Il a été condamné par les Papes Pie VII, Grégoire XVI, Pie IX et Léon XIII ; il s’oppose à la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; il est contraire à une juste notion de la société politique.
Ce n’est donc pas une interprétation, une relecture à la lumière de la tradition (comme si cela pouvait résoudre une contradiction !) qu’il faut demander : mais une condamnation à la mesure de la gravité de l’affaire et de la solennité de sa proclamation à Vatican II.
La doctrine nous dit encore que Vatican II enseigne une fausse conception de l’Incarnation de Notre-Seigneur : conception selon laquelle par la seule incarnation Jésus-Christ est uni à tout homme. Voilà qui évacue la nécessité de la Rédemption, voilà qui est à l’origine d’une fausse conception de l’Église et de la folie de l’œcuménisme galopant qui dissout les restes de la foi catholique.
On ne peut résoudre une telle dissonance avec la doctrine catholique par prétérition : il faut dénoncer et condamner ces fausses doctrines qui vident l’Église de sa substance et de sa nécessité.
La doctrine catholique nous dit encore que depuis Vatican II (inclus), on ne porte plus sur le peuple juif un regard fondé dans la foi catholique, un regard qui reconnaisse la conduite providentielle du monde. On ne veut plus voir en lui le peuple réprouvé « qui porte le livre pour que les chrétiens croient » [saint Augustin], un peuple dont la survie quasi-miraculeuse en vue de sa conversion à la fin des temps est un grand signe apologétique. Ce nouveau regard est faux ; il est de plus cruel pour les juifs de chair et d’os qu’on n’appelle plus à la conversion et au baptême : ils y trouveraient le salut, ils seraient arrachés à la malédiction qui pèse sur eux, ils retrouveraient leur antique vocation perdue : servir le Dieu de leurs pères dans l’Église catholique hors de laquelle il n’y a pas de salut.
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Pluchon
Inscrit le: 08 Déc 2008 Messages: 776 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:11 pm Sujet du message: |
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Diminution = négation
En parlant de la réforme liturgique, j’ai affirmé ci-dessus que la désacralisation du rite de la Messe équivaut à une négation de la foi. Voici un point qu’il faut expliquer et mettre en lumière.
Il est très important de prendre en compte l’être historique de l’Église, le fait que l’Église militante vit dans le temps ; et qu’il y a donc un ordre, une succession dans les actes et les enseignements.
Ainsi, on dit que ce qu’un pape a fait, un autre peut le défaire : c’est vrai en tout ce qui est réformable par nature (jeûne eucharistique, nombre des cardinaux, règles liturgiques etc.) mais cela ne l’est pas en ce qui est irréformable. Un Pape ne peut pas dé-canoniser un saint ni dé-définir un dogme : l’antériorité des actes de ses prédécesseurs le lie.
Donc la considération d'antériorité ou de postériorité revêt une grande importance. Appliquons cela à trois exemples, dont les deux premiers concernent directement le point soulevé.
Premier exemple. Le fameux subsistit in. Venant après l’affirmation solennelle de Pie XII (et de saint Paul) qu’il y a identité parfaite – est – entre l’Église catholique et le Corps mystique de Jésus-Christ, Vatican II affirme que l’Église de Jésus-Christ subsiste dans l’Église catholique comme dans une société organisée – ce qui n’exclut pas qu’elle puisse subsister ailleurs sous une forme moins organisée, ou même sans organisation particulière. On est donc passé de l’affirmation d’une identité à celle d’une inclusion, ce qui est une notable régression dans la signification, ce qui a une réelle valeur de négation.
Cette négation est d’ailleurs corroborée en amont par le fait que l’expression est l’œuvre d’un pasteur protestant [1], qui l’a soufflée au cardinal Frings par l’intermédiaire de son théologien particulier, un certain abbé Ratzinger ; en aval aussi, par les théories de cercles d’appartenance et de communion imparfaite qui sont censées justifier toutes les pratiques sacrilèges d’intercommunion et tutti quanti.
Deuxième exemple. La réforme liturgique n’a pas simplement une signification par ce qu’elle affirme ; elle a aussi une signification parce qu’elle est faite pour remplacer la liturgie antérieure. Et comme la régression est époustouflante, ce remplacement a valeur de négation.
Ainsi, l’offertoire sacrificiel est remplacé par une prière de bénédiction juive ; ainsi les paroles de la consécration sont remplacées par celles que Luther avait choisies ; ainsi les marques d’adoration et le caractère sacré sont fortement atténués. J’y reviens dans le texte placé après celui-ci.
Troisième exemple. Lorsque Dignitatis Humanæ enseigne que la liberté religieuse (le droit à la liberté civile en matière religieuse) est fondée sur la révélation divine, cette déclaration conciliaire s’adresse à des âmes qui, en raison de Quanta Cura, et de l’enseignement et de la pratique séculaire de l’Église, croient dans la foi que ladite liberté religieuse est contraire à la Révélation divine.
On pourrait alors être tenté de dire : qu’est-ce qui prouve alors que ce n’est pas Dignitatis Humanæ qui a raison et Quanta Cura qui a tort ? Ce qui le prouve, c’est l’antériorité, vitalement intégrée à l’acte de foi.
La foi théologale interdit au croyant (qui adhère tranquillement à Quanta Cura) de remettre en cause sa foi. Et donc, avec l’arrivée de Dignitatis Humanæ, il n’y a que trois solutions possibles : absence de contradiction, absence de nécessité d’adhérer, absence d’autorité.
Aussi, après avoir vérifié qu’il y a bien contradiction selon le sens obvie des textes, après avoir constaté que Dignitatis Humanæ impère une adhésion de foi, le croyant doit nécessairement refuser son adhésion au texte de Dignitatis Humanæ et à l’autorité qui le lui enseigne.
Il ne faut pas oublier de prendre cela en compte : sur la terre, l’Église vit dans le temps ; c’est essentiel à son caractère d’Église militante.
________
Note [1] : Le Sel de la Terre, n° 49, été 2004, p. 40. Lettre du pasteur Wilhelm Schmidt à l’Abbé Matthias Gaudron, 3 août 2000 :
« J’étais alors pasteur de l’église de la Sainte-Croix à Bremen-Horn, et, pendant les troisième et quatrième sessions, observateur au Concile comme représentant de la Fraternité évangélique Michael, à l’invitation du cardinal Bea. J’ai proposé par écrit la formulation subsistit in à celui qui était alors le conseiller théologique du cardinal Frings : Joseph Ratzinger, qui l’a alors transmise au cardinal. » |
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:12 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | c’est la suppression totale d’un rite profondément protestant et le rétablissement du rite catholique dans toutes ses prérogatives. |
NON.
En soi, ce n'est pas grave si une secte protestante utilise un rite protestant. C'est idiot de demander le rétablissement du rite catholique dans la secte conciliaire !
Ce qu'il faut, c'est dénoncer l'identification de l'Eglise catholique avec ce qui s'auto-nomme "église conciliaire".
A partir du moment où ladite église conciliaire n'est pas l'Eglise catholique, on se contrefout du rite utilisé dans cette secte.
L'abbé Belmont est dans une demi-vérité : ses écrits montrent qu'il croit encore à la catholicisation de l'église conciliaire. |
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:14 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | une condamnation à la mesure de la gravité de l’affaire et de la solennité de sa proclamation à Vatican II |
Même raisonnement.
C'est idiot de demander au magistère conciliaire la condamnation du concile !
Laissons hérétiquer les hérétiques. |
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Pluchon
Inscrit le: 08 Déc 2008 Messages: 776 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:18 pm Sujet du message: |
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| Humilis Miles a écrit: | | Laissons hérétiquer les hérétiques. |
NON.
L’hérésie n’a aucun droit, même pas le droit à l’existence.
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:22 pm Sujet du message: |
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| Pluchon a écrit: |
| Humilis Miles a écrit: | | Laissons hérétiquer les hérétiques. |
NON.
L’hérésie n’a aucun droit, même pas le droit à l’existence.
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J'étais certain de m'attirer cette réponse !
Je n'entends pas revendiquer des droits à l'hérésie. Je dis que c'est peine perdue de tenter de catholiciser la secte conciliaire. Détruisons-là si c'est possible, mais cette secte restera toujours une secte, et ne sera jamais l'Eglise catholique. |
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Pluchon
Inscrit le: 08 Déc 2008 Messages: 776 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 12:26 pm Sujet du message: |
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(suite et fin des “Points de repère” de l’abbé Belmont)
À propos du nouvel ordo de Paul VI
1. L’offertoire du novus ordo missæ est une prière de bénédiction juive. Voici comment s’en réjouit un partisan-expert de la réforme et adversaire de l’offertoire traditionnel :
« Les prières de l’Offertoire qui s’exprimaient trop souvent en des termes d’offrande rendaient difficile la catéchèse de ce moment de la messe et provoquaient des confusions. Il fallait clarifier ce rituel. On le fit. Cependant, pour ne pas l’appauvrir, on a introduit deux prières de type biblique et d’inspiration juive, prières de bénédiction à propos d’aliments dont on remercie le Père. » [Adrien Nocent, osb, professeur au collège Saint-Anselme de Rome, La Messe avant et après saint Pie V, Beauchesne 1977, pp. 72-73]
2. Les paroles de la consécration. Parmi les différentes versions de l’Évangile, Luther avait choisi celles qui se rapportent à la dernière cène comme acte historique, plutôt que celles qui se réfèrent à l’action opérée hic et nunc sur l’autel. Cela contribue (décisivement ?) à transformer la consécration en narration.
En outre Luther avait supprimé l’incise mysterium fidei. Cette omission, qualifiée de sacrilège par un décret du Saint-Office du 24 juillet 1958, se retrouve dans la réforme issue de Vatican II.
3. L’offertoire de la Messe catholique est sacrificiel. Il est, non pas le sacrifice de Jésus-Christ (consommé à la consécration) mais le nôtre : notre sacrifice (subordonné et inachevé) par lequel nous nous immolons à Jésus-Christ pour qu’il nous unisse à son propre sacrifice. C’est ce sacrifice qui rend raison de la Messe en tant qu’accidentellement distincte de la Croix. Il y aurait beaucoup à développer sur cette réalité qui suscitait la haine de Luther, et qui est gommée par le nouveau rite.
Instance. Dans ledit nouveau rite demeure l’orate fratres, cette prière affirme bien le caractère sacrificiel et va à l’encontre du luthéranisme.
Le fait est indéniable : l’offertoire du novus ordo missæ a conservé l’orate fratres. Il demeure, mais comme suspendu en l’air, ayant perdu sa signification puisqu’il ne peut plus se référer au sacrifice qui est celui du prêtre et des fidèles, leur sacrifice personnel, l’offrande de leur personne à Jésus-Christ.
Reprenons la chose un peu plus haut. Jean-Paul II écrit dans la lettre apostolique Sacrosanctum du 4 décembre 1988 : « Liée au renouveau biblique, au mouvement œcuménique, à l’élan missionnaire, à la recherche ecclésiologique, la réforme liturgique devait contribuer à la rénovation globale de l’Église » (§ 4).
Il faut donc rechercher dans ladite « rénovation globale de l’Église » la raison du changement de l’offertoire. Or Vatican II enseigne deux nouveautés qui ôtent tout objet à l’offertoire sacrificiel :
– le droit à la liberté religieuse – qui en fait proclame une nouvelle conception de la nature humaine, en laquelle le principal n’est plus l’ordination à Dieu (ordination qui est le fondement du sacrifice), mais la capacité d’agir librement et sans contrainte extérieure ;
– par le fait de l’Incarnation, chaque homme acquiert une dignité ineffable et est uni à Jésus-Christ. La rédemption n’est que le témoignage de cette union. Il ne resterait donc rien à racheter dans l’homme qui, sans sacrifice, peut prétendre à la communion avec Dieu.
La conception catholique est à l’opposé. L’offertoire est un sacrifice subordonné et inachevé – un sacrifice préparé dit la prière Veni Sanctificator – dans lequel nous faisons à Jésus-Christ le sacrifice de nous-mêmes et de tout ce qui constitue notre vie, afin qu’il nous unisse à son propre sacrifice qui est l’unique ; dans lequel l’Église fait l’oblation de la matière du sacrifice, signifiant ainsi son union à Jésus-Christ qui sera consommée à l’immolation de la consécration. Sans offertoire (et la présentation des oblats n’en est pas un) il n’y a plus à proprement parler de participation à la sainte Messe, il n’y a plus d’action spécifique de l’Église, il n’y a plus de raison d’être d’un renouvellement hic et nunc de l’unique sacrifice. On ne peut qu’assister, recevoir un enseignement, ranimer la foi et la manifester… les protestants ne prétendent à rien d’autre.
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Martin
Inscrit le: 16 Nov 2008 Messages: 406 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 2:34 pm Sujet du message: |
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| Humilis Miles a écrit: | | Je n'entends pas revendiquer des droits à l'hérésie. Je dis que c'est peine perdue de tenter de catholiciser la secte conciliaire. Détruisons-là si c'est possible, mais cette secte restera toujours une secte, et ne sera jamais l'Eglise catholique. |
Pour ce que j’ai lu de l’abbé Belmont, je ne crois pas qu’il ait jamais imaginé qu’on puisse “catholiciser la secte conciliaire”, mais plutôt l’extirper de l’Eglise, comme d’autres sectes l’ont été avant elle alors qu’elles prétendaient elles aussi y demeurer (ariens, jansénistes, etc.).
La grosse différence avec ses devancières, c’est que la “secte conciliaire”, ou plus exactement la secte moderniste (ou néo-moderniste, si vous préférez) a réussi à occuper le sommet de l’Eglise, ce qui peut donner l’impression qu’il n’y a pas de restauration possible, humainement parlant.
Ce n’était cependant pas l’avis de Dom Guéranger dans un commentaire assez connu que j’ai cité il y a quelques semaines :
| Dom Guéranger (L’Année liturgique, éd. 1867, mercredi de la Pentecôte) a écrit: | | Jésus avait dit : “Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise” ; mais Pierre devait mourir. La promesse n’avait donc pas pour objet sa personne seulement, mais toute la suite de ses successeurs jusqu’à la fin des siècles. Quelle étonnante et énergique action du divin Esprit produit ainsi, anneau par anneau, cette dynastie de princes spirituels arrivée à son deux cent cinquantième Pontife, et devant se poursuivre jusqu’au dernier jour du monde ! Aucune violence ne sera faite à la liberté humaine ; le divin Esprit lui laissera tout tenter ; mais il faut cependant qu’il poursuive sa mission. Qu’un Décius produise par ses violences une vacance de quatre ans sur le siège de Rome, qu’il s’élève des anti-papes soutenus les uns par la faveur populaire, les autres par la politique des princes, qu’un long schisme rende douteuse la légitimité de plusieurs Pontifes, l’Esprit-Saint laissera s’écouler l’épreuve, il fortifiera, pendant qu’elle dure, la foi de ses fidèles ; enfin, au moment marqué, il produira son élu, et toute l’Eglise le recevra avec acclamation. |
C’est la raison pour laquelle je pense que l’abbé Belmont n’est pas si éloigné de la vérité quand il voit la restauration de l’ordre dans l’Eglise s’accomplir “par voie de conversion ou de succession” : mais de l’occupant du siège apostolique, pas de la secte tout entière bien évidemment.
M. |
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:04 pm Sujet du message: |
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l'Eglise demeure, même réduite à un petit nombre. On peut souhaiter que la secte conciliaire desserre ses griffes. Mais la proie n'est pas le prédateur.
Perso, je suis fort opposé à la remise à l'honneur de l'ancien rite au sein de la secte conciliabulaire. Car cela entretient la tromperie.
Le premier travail à faire, est une œuvre de vérité. Et le premier acte de cette œuvre, c'est de bien voir que l'Eglise catholique est une chose, la secte conciliaire une autre. Et donc qu'elle n'ont rien en commun en soi, nonobstant le fait que la seconde occupe matériellement la première. C'est donc une bonne chose que la secte ne se pare pas de la toge liturgique de l'Eglise. |
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EA
Inscrit le: 19 Déc 2005 Messages: 8800 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:05 pm Sujet du message: |
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| Pluchon a écrit: |
On est donc passé de l’affirmation d’une identité à celle d’une inclusion, ce qui est une notable régression dans la signification, ce qui a une réelle valeur de négation.
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Tiens c'est notre mouche qui va être contente.
L'inclusion serait synonyme de négation chez l'abbé Belmont aussi. |
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EA
Inscrit le: 19 Déc 2005 Messages: 8800 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:08 pm Sujet du message: |
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| Humilis Miles a écrit: |
A partir du moment où ladite église conciliaire n'est pas l'Eglise catholique, on se contrefout du rite utilisé dans cette secte.
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Là je donne raison à l'abbé.
Notre Maravédi a une vision très binaire de l'Eglise. Et très déformée de son universalité. |
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:23 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Notre Maravédi a une vision très binaire de l'Eglise. |
Notre Seigneur aussi !
Et le jugement dernier, il sera lui aussi vachement binaire : ou t'iras à droite, ou t'iras à gauche.
Tant pis si cela choque ta mentalité couille-molle libérale. |
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EA
Inscrit le: 19 Déc 2005 Messages: 8800 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:39 pm Sujet du message: |
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| Humilis Miles a écrit: | | ta mentalité couille-molle libérale. |
La il est très énervé. Il insulte et tutoie.
Vous avez raison sur le jugement dernier mais pas sur l'Eglise.
Les menteurs non repentis iront en enfer. Les autres peuvent y échapper.
C'est un peu moins binaire que ce que les erreurs dans lesquelles vous vous aimer vous baigner tel Robinson Crusoe dans son marigot.
Mais ça peut vous être utile.

Dernière édition par EA le Sam Juil 18, 2009 4:42 pm; édité 1 fois |
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Humilis Miles
Inscrit le: 27 Fév 2009 Messages: 671 :
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Posté le: Sam Juil 18, 2009 4:41 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Les menteurs non repentis irons en enfer |
Pour écrire "irons" et non pas "iront", tu dois considérer que tu en fais partie ! |
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