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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Jeudi 27 Décembre, 2007 0:06 Sujet du message: |
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LE ROSAIRE ET LA SAINTETÉ COMMUNE
| Citation: | Pour faire mieux apprécier cette influence du Rosaire sur la vie spirituelle, nous allons considérer les trois degrés de la sainteté, qui sont : la sainteté commune, la sainteté parfaite, la sainteté héroïque.
La sainteté commune consiste dans l'état de grâce et dans l'observation des préceptes ; elle est cette robe nuptiale, cette charité première sans laquelle on n'a point d'accès au festin du Père de famille.
Pour arriver à ce premier degré de la vie spirituelle, il n'est pas besoin de faire des actions extraordinaires, ni même de faire beaucoup d'actions. Le Rosaire nous offre des exemples à la portée de tous. Jésus-Christ, l'idéal de toute sainteté, n'a fait pendant sa vie à Nazareth que des actions simples et sans éclat ; Marie et Joseph, qui sont après Jésus, nos infaillibles modèles, ont mené une vie très obscure ; les petites actions en forment comme le tissu divin. La sainteté ne consiste donc pas dans l'extraordinaire. Comme la condition commune de l'humanité se résume en deux mots : le travail et la souffrance, se sanctifier c'est savoir travailler et souffrir.
Or, le Rosaire est la véritable école du travail et de la souffrance.
Les Mystères joyeux nous font pénétrer dan l'intérieur de Nazareth, et là que trouvons-nous? L'atelier, le patron et l'ouvrier. Il y a là des profondeurs insondables. Le Fils né du Père dans les splendeurs de l'éternité, n'a voulu ni régner sur un trône, ni habiter un palais, mais se faire ouvrier et être appelé ouvrier. Les Juifs disaient de lui : N'est-il pas le fils d'un ouvrier : Nonnr hic est fabri filius ? — N'est-ce pas un ouvrier le fils de Marie ? |
_________________ Il ne faut plus se taire.
Criez avec cent mille langues.
Je vois, qu'à force de se taire, le monde est pourri. ( Sainte Catherine de Sienne) |
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Jeudi 27 Décembre, 2007 15:52 Sujet du message: |
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| Citation: | Oui, il a été un ouvrier, notre adorable Sauveur, faisant sa journée et gagnant son pain à la sueur de son front. Ah ! si l'ouvrier chrétien savait comprendre ces grandes leçons ! il pourrait dire aux grands de ce monde : Je n'envie pas votre condition, car Dieu n'a pas voulu vous ressembler, mais il s'est fait petit ouvrier comme moi !... L'ouvrier et le patron conservant entre eux ces rapports suaves qui unissaient Jésus et Joseph, le problème social serait vite résolu et la félicité visiterait de nouveau tant de foyers désolés. Jésus, Marie et Joseph, n'est-ce pas la trinité du bonheur ? Si les enseignements du Rosaire étaient mis en pratique, tous les ateliers ressembleraient à celui de Nazareth : la trinité du bonheur entrerait dans toutes les familles, et le monde pourrait chanter le retour de l'âge d'or, car ce serait le règne de la sainteté.
Les Mystères douloureux vont nous apprendre à sanctifier la souffrance. On n'a pas le courage de se plaindre, quand on a compris son Rosaire. Vous êtes épuisé de fatigue, la sueur inonde votre visage. Avez-vous eu, comme Jésus-Christ, une sueur de sang ? Votre corps est meurtri par la douleur : a-t-il été brisé par une atroce flagellation ? Votre tête est dévorée d'ennuis : a-t-elle été couronnée d'un diadème sanglant ? les épines ont-elles déchiré votre front ? vos yeux se sont-ils remplis de sang comme ceux de Jésus ? Vos épaules ont ployé sous de rudes fardeaux ; ont-elles été labourées par la pesante croix du Golgotha ? Vos mains et vos pieds se sont lassés au travail ; ont-ils été percés par ces clous terribles qui brisent les fibres et les nerfs ? Votre âme est abreuvée d'angoisses ; est-elle jamais descendue dans cet abîme d'épouvante qui arrachait à Notre-Seigneur ce cri de détresse : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?... Oh ! non, celui qui comprend son Rosaire n'a pas la force de se plaindre.
Mais il en est qui répètent : Si au moins mes souffrances étaient méritées !... Et Notre-Seigneur avait-il mérité son agonie, sa flagellation, son crucifiement ? Nous ne sommes jamais plus heureux que lorsque nous souffrons sans l'avoir mérité. L'épreuve méritée est un châtiment ; l'autre est une grâce de choix : c'est la visite et le sourire de Dieu. |
_________________ Il ne faut plus se taire.
Criez avec cent mille langues.
Je vois, qu'à force de se taire, le monde est pourri. ( Sainte Catherine de Sienne) |
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Vendredi 28 Décembre, 2007 0:21 Sujet du message: |
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| Citation: | Nous ne savons pas ce que nous faisons en repoussant la Croix. Il y a dans la souffrance, disent les saints docteurs, un triple pouvoir : d'expiation, d'impétration et de sanctification. Pouvoir d'expiation. Rien ne purifie l'âme comme la douleur surnaturellement acceptée, et c'est là une manière très efficace de faire notre purgatoire en ce monde. Vous donc qui pleurez, vous dont les mains sont meurtries par un dur labeur et l'âme angoissée jusqu'à la mort, réjouissez-vous ! vous êtes sur le Calvaire, vous êtes plus près du ciel ; vous êtes sur la Croix, vous êtes plus près de Dieu ! Pouvoir d'impétration.
Dieu ne peut rien refuser à une âme qui lui dit : Je vous donne du mien, afin que vous me donniez du vôtre ; je vous donne mes souffrances, afin que vous me donniez votre grâce. Pouvoir de sanctification. La souffrance chrétienne nous détache et nous élève, elle nous fait participer à la beauté du divin Crucifié, et il n'y a rien de plus ravissant ici-bas qu'une âme transfigurée par le sacrifice. Voilà comment on envisage la douleur dans l'école du Rosaire. On la savoure comme le breuvage du Ciel, car on trouve Jésus au fond de ce calice, et l'on dit avec le Psalmiste : Oh ! qu'il est beau le calice d'amour où notre âme s'enivre !
De la sorte et grâce au Rosaire, il est facile a tout le monde de se sanctifier ; il suffit de nous unir au Sauveur et de greffer chacune de nos actions sur chacun de ses Mystères. Nous éprouvons une douleur physique : greffons-la sur la Flagellation et les inénarrables souffrances du Verbe fait chair. C'est une peine morale : greffons-la sur l'Agonie et le Couronnement d'épines, qui nous rappellent spécialement les douleurs morales de notre Sauveur. Nous pratiquons un acte de patience : greffons-le sur le Portement de la Croix et la patience ineffable de l'Agneau divin. C'est une prière : unissons-la à son esprit d'oraison. Notre devoir est l'étude : greffons tout cela sur la science infinie de la Sagesse incarnée qui se révèle au milieu des docteurs, dans le Mystère du Recouvrement au Temple. |
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Vendredi 28 Décembre, 2007 15:31 Sujet du message: |
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| Citation: | Enfants de Marie, chevaliers de sa Garde d'honneur, le royaume de Dieu est vraiment au milieu de vous ; la sainteté est à votre portée et sans recourir à des actions extraordinaires, ni même à beaucoup d'actions, vous pourrez trouver le secret de la perfection dans votre Rosaire.
Hommes de la peine et du travail, pensez aux Mystères joyeux, pensez que vous êtes les ouvriers de l'éternité, unissez-vous à l'Ouvrier de Nazareth, et dites-lui : Ο Jésus, qui avez été ouvrier comme nous, allégez un peu notre fardeau ! Hommes de l'étude, travailleurs de la pensée, pourquoi ne lèveriez-vous pas un instant votre regard vers le ciel ? Les yeux de l'âme, en effet, comme ceux du corps, ont besoin du ciel pour se reposer : les yeux du corps se reposent dans le ciel visible ; aux yeux de l'âme il faut le ciel des cieux, c'est-à-dire cette Trinité adorable que nous invoquons dans le Rosaire. Oh ! soyez sûrs que l'esprit et le corps auront trouvé le repos dans cette courte invocation : Notre Père, qui êtes aux cieux, je vous offre ma fatigue ! Quand la sueur du travail ou celle de l'angoisse inonde votre visage, pourquoi ne diriez-vous pas au bon Maître: Ο Jésus, je mêle cette sueur à la sueur sanglante que versa votre amour au jardin des Oliviers ! Si vous travaillez ainsi, votre journée sera vraiment féconde, et vous pourrez dire le soir : Les gerbes que nous avons amassées pour le ciel sont plus riches et plus belles que les récoltes de nos champs, ou que nos gerbes littéraires. Si vous devez recevoir l'austère visite de la souffrance, si l'on doit surprendre sur votre visage plus de larmes que de sourires, entrez alors dans l'esprit des Mystères douloureux, dites : Dieu de Gethsémani et du Golgotha, je mêle le sang de mon âme à votre sang, mes larmes aux larmes précieuses que vous versiez, lorsque vous avez poussé ces cris puissants qui sauvaient le monde !
Enfin, si vous n'avez pour partage ni le travail ni la douleur, si la fortune environne votre tête de cette auréole d'un jour, vous avez surtout be¬soin du Rosaire, car vous êtes exposés à vous laisser aveugler. Voyageurs de l'éternité, ne vous attardez pas sur les rivages du temps ! Les Mys tères glorieux élèveront vos pensées vers la région des grandes et suprêmes réalités. |
_________________ Il ne faut plus se taire.
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Samedi 29 Décembre, 2007 0:02 Sujet du message: |
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| Citation: |
Le premier Mystère, en nous rappelant le triomphe du Sauveur, nous fait assister d'avance à la résurrection générale, à ce jour solennel et terrible où l'ange du Seigneur criera sur les ruines du monde : Tout est fini, il n'y a plus de temps !
Saint Jérôme, au fond de son désert, croyait entendre la trompette dernière : Morts, levez-vous, venez au jugement ! La méditation du chapelet produira sur nous le même effet salutaire. En passant dans nos grandes villes, nous n'arrêterons pas nos cœurs sur ces vanités, nous dirons avec les saints : Un jour viendra où cette puissante cité, aujourd'hui si vivante, si enivrée de ses voluptés, sera couchée dans le silence et la mort ! Plus de mouvement dans les places publiques ; plus de voyageurs pressés ni de rues encombrées ; ils ne retentissent plus les chants des festins, il a cessé pour toujours le bruit des affaires ! Il n'y a plus de temps, il n'y a plus de temps ! Ne nous reposons donc pas sur ce sable mouvant : voyageurs de l'éternité, ne nous attardons pas sur les rivages du temps !
Appuyons-nous sur le Rosaire, comme sur une ancre immuable, fixée en haut et touchant jusqu’à Dieu.
Cette dévotion ainsi comprise sanctifiera la richesse et le bonheur, comme elle a sanctifié le travail et la souffrance. Le Rosaire mettra ainsi une auréole sur tous les fronts. Sur le front de ceux qui travaillent l'auréole de Nazareth ; sur le front des affligés l'auréole du Golgotha ; et aux rayons trompeurs de la gloire mondaine il opposera l'auréole future de la vision béatifique et de la résurrection triomphante. |
NOTRE-DAME DU ROSAIRE PRIEZ POUR NOUS
FIN _________________ Il ne faut plus se taire.
Criez avec cent mille langues.
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