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Louis Mc Duff

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Posté le: Vendredi 28 Novembre, 2008 14:53 Sujet du message: Le Catéchisme et les 2 Avènements de Notre Seigneur. |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Dans un premier temps nous verrons l’explication de son 1er Avènement et dans un deuxième temps son 2e.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | (…)
Ce sera donc dans ce troisième article que le Pasteur commencera à montrer la grandeur de ce Mystère que l’Ecriture Sainte nous invite si souvent à méditer, comme le fondement même de notre Salut. Et d’abord, il enseignera, suivant le sens des paroles qui l’expriment, que nous croyons, et faisons profession de croire que Jésus-Christ notre Seigneur et le Fils unique de Dieu, en prenant pour nous un corps humain dans le sein d’une Vierge, n’a pas été conçu comme les autres hommes, humainement, mais par une intervention surnaturelle, par la vertu seule du Saint-Esprit [1]. De sorte que la même Personne demeurant Dieu, comme elle l’était de toute éternité, est devenue homme ce qu’elle n’était pas auparavant [2].
Et ce qui prouve clairement que ces paroles ont bien ce sens, c’est la profession de foi du Saint Concile de Constantinople: Jésus-Christ, dit-il, est descendu des cieux pour nous autres hommes, et pour notre salut ; Il s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie, par le Saint-Esprit, et Il s’est fait homme. C’est également de cette manière que Saint Jean l’Evangéliste a expliqué ce profond mystère. Il en avait puisé la connaissance sur le sein même du Sauveur. Après avoir déclaré la nature du Verbe divin en ces termes: [3] Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu, il termine par ceux-ci: et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. En effet le Verbe, qui est une des Personnes divines, a pris la nature humaine d’une manière si complète, que les deux natures n’ont plus fait en Lui qu’une seule et même hypostase, une seule et même Personne. Et toutefois dans cette admirable union, chacune des deux natures a conservé ses opérations et ses propriétés, et l’illustre Pontife Saint Léon a eu raison de dire: La gloire de la nature divine n’a point absorbé la nature humaine, et l’élévation de la nature humaine n’a rien fait perdre à la nature divine. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre : § I. — QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT. _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
Dómine, ad adiuvándum me festína.
¡Dios mio, venga a nosotros Tu Reino!
Dernière édition par Louis Mc Duff le Samedi 29 Novembre, 2008 0:17; édité 1 fois |
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Louis Mc Duff

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 3117 :
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Posté le: Samedi 29 Novembre, 2008 0:16 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Dans un premier temps nous verrons l’explication de son 1er Avènement et dans un deuxième temps son 2e.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § I. — QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT.
Mais comme il est essentiel de bien expliquer les mots, le Pasteur aura soin d’enseigner que si nous disons que le Fils de Dieu a été conçu du Saint-Esprit, nous ne prétendons pas dire pour cela que cette Personne de la Sainte Trinité ait seule opéré le mystère de l’Incarnation. II est vrai que le Fils seul a pris la nature humaine, mais les trois Personnes divines, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont eu part à ce Mystère.
C’est en effet une règle absolue de la Foi chrétienne que dans les choses que Dieu fait hors de Lui, tout est commun aux trois Personnes ; que l’une n’agit point sans l’autre. La seule chose qui ne soit pas commune aux trois Personnes divines, et qui ne puisse pas l’être, c’est le mode de procession. En effet, le Fils n’est engendré que du Père, tandis que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Mais dans tout ce qu’elles produisent hors d’elles, les trois Personnes agissent également et sans aucune différence. Et ceci s’applique précisément au mystère de l’Incarnation.
Il n’en est pas moins vrai que parmi les choses qui sont communes aux trois Personnes, c’est un usage dans nos Saints Livres, d’attribuer les unes à telle Personne, les autres à telle autre, par exemple au Père la souveraine Puissance, au Fils la Sagesse, et l’Amour au Saint-Esprit. Et comme le mystère de l’Incarnation est la preuve sans réplique de l’amour immense et particulier que Dieu a pour nous, c’est pour cela que nous l’attribuons spécialement au Saint-Esprit. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
Dómine, ad adiuvándum me festína.
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Louis Mc Duff

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Posté le: Dimanche 30 Novembre, 2008 1:50 Sujet du message: |
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Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § I. — QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT.
Au reste, il convient de remarquer que dans ce mystère certaines choses sont au-dessus de la nature, tandis que d’autres lui sont entièrement conformes. Ainsi nous croyons que le corps de Jésus-Christ a été formé du sang très pur de la Vierge sa mère. Et nous ne voyons en cela qu’une œuvre purement naturelle, car c’est le propre de tout corps humain d’être formé du sang de la mère. Mais ce qui dépasse l’ordre naturel et même l’intelligence de l’homme, c’est que la Bienheureuse Vierge n’eut pas plus tôt donné son consentement aux paroles de l’Ange, en disant: [4] Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole, que sur-le-champ le corps très saint de Jésus-Christ fut formé en elle, qu’une âme jouissant pleinement de la raison fut unie à ce corps et que dans un seul et même instant Il fut Dieu parfait et homme parfait. Or personne ne saurait douter que cet effet si extraordinaire et si admirable ne soit l’œuvre du Saint Esprit. Car selon les lois ordinaires de la nature, l’âme raisonnable ne vient s’unir au corps qu’après un temps déterminé.
Ce qui n’est pas moins digne de notre admiration, c’est que, au moment même où l’âme de Jésus-Christ s’unissait à son corps, la divinité s’unissait également à l’un et à l’autre: et ainsi comme le corps fut aussitôt animé que formé, de même aussitôt la divinité fut unie au corps et à l’âme.
D’où il suit que dans le même instant Jésus-Christ fut Dieu parfait et homme parfait, et que la très Sainte Vierge put vraiment et proprement être appelée Mère de Dieu, et Mère d’un homme, puisque dans le même moment elle avait conçu un Dieu homme. C’est ce que l’Ange lui avait bien marqué, en lui disant: [5] Voilà que vous concevrez dans votre sein et que vous enfanterez un fils à qui vous donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et on L’appellera Fils du Très Haut. L’événement d’ailleurs ne faisait que confirmer la prophétie d’Isaïe: [6] Une Vierge concevra et enfantera un fils. Sainte Elisabeth avait la même pensée, lorsque, remplie du Saint-Esprit et instruite par Lui de la conception du Fils de Dieu, elle disait à Marie: [7] D’où me vient ce bonheur que la mère de mon Dieu daigne venir me visiter ? |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Lundi 01 Décembre, 2008 0:04 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § I. — QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT.
Mais de même que le corps de Jésus-Christ fut formé, comme nous venons de le dire, du plus pur sang de la plus pure des Vierges, et cela non humainement, mais par la vertu seule du Saint-Esprit ; de même aussi son âme, dès le premier instant de sa conception, reçut la plénitude de l’Esprit de Dieu, avec l’abondance de tous ses dons. Car, selon le témoignage de Saint Jean, [8] Dieu ne Lui donna pas son esprit avec mesure , comme Il fait pour les autres hommes qu’Il veut bien enrichir et sanctifier par sa grâce, mais Il versa dans son âme une telle abondance de grâces, qu’il nous est possible à tous de recevoir de sa plénitude. [9]
Cependant il ne faut pas dire que Jésus-Christ est le Fils adoptif de Dieu, quoiqu’Il ait reçu cet esprit qui confère aux Saints la qualité d’enfants adoptifs de Dieu. Il est Fils de Dieu par nature, et dès lors ni la grâce de l’adoption, ni le titre de fils adoptif ne peuvent aucunement Lui convenir.
Telles sont les explications que nous avons cru devoir donner sur l’admirable Mystère de la conception du Fils de Dieu.
Et si les Fidèles veulent en retirer des fruits salutaires, ils doivent se rappeler souvent et méditer dans leur cœur ces vérités si importantes: que Celui qui a pris notre chair est Dieu, qu’Il s’est fait homme d’une manière si surnaturelle que notre esprit ne peut comprendre ce mystère, et encore moins l’expliquer ; qu’enfin Il a voulu se faire homme, pour nous faire redevenir enfants de Dieu. Et après avoir bien réfléchi, et avec attention, sur les mystères renfermés dans cet article, qu’ils s’appliquent à les croire et à les adorer d’un cœur humble et soumis, sans chercher à les scruter et à les pénétrer. (Ces sortes de curiosités sont rarement sans danger.) |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre § II. — QUI EST NÉ DE LA VIERGE MARIE _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Mardi 02 Décembre, 2008 0:08 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § II. — QUI EST NÉ DE LA VIERGE MARIE
C’est la seconde partie de notre article. Le Pasteur l’expliquera avec le plus grand soin. Car les Fidèles Sont obligés de croire, non seulement que Notre-Seigneur Jésus Christ a été conçu par l’opération du Saint-Esprit, mais encore qu’il est né de la Vierge Marie, et que « est elle qui L’a mis au monde. C’est avec une joie profonde et une vive allégresse que nous devons méditer ce mystère de notre Foi. La parole de l’Ange qui le premier en fit con naître au monde l’heureux accomplissement nous y invite. Je vous annonce, dit-il, [10] un grand sujet de joie pour tout le peuple. Et avec cette parole, le cantique des Anges: [11] Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Alors en effet commençait à s’accomplir la magnifique promesse que Dieu avait faite à Abraham [12] de bénir un jour toutes les nations dans sa postérité. Car Marie que nous reconnaissons hautement et que nous honorons comme véritable Mère de Dieu, puisque la personne qu’elle a enfantée est Dieu et homme tout ensemble, Marie descendait de David.
Mais si la conception du Sauveur est au-dessus de toutes les lois de la nature, sa naissance ne l’est pas moins ; elle est divine. Et ce qui est absolument prodigieux, ce qui dépasse toute pensée et toute parole, c’est qu’il est né de sa Mère qui est demeurée toujours Vierge. De même que plus tard Il sortit de son tombeau, sans briser le sceau qui Le tenait fermé, de même qu’il entra, les portes fermées, dans la maison où étaient ses disciples, de même encore — pour prendre nos comparaisons dans les phénomènes ordinaires — que les rayons du soleil traversent le verre sans le briser ni l’endommager, ainsi, mais d’une manière beaucoup plus merveilleuse, Jésus-Christ naquit de sa Mère qui conserva le privilège de la Virginité. Nous avons donc bien raison d’honorer Marie à la fois comme Mère et comme Vierge. Ce privilège inouï fut l’œuvre de l’Esprit Saint, suivant la profession de foi du Saint Concile de Constantinople citée plus haut: « Jésus-Christ s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie, par le Saint-Esprit, et Il s’est fait homme ». |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Mardi 02 Décembre, 2008 23:59 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § II. — QUI EST NÉ DE LA VIERGE MARIE
L’Apôtre Saint Paul appelle quelquefois Jésus-Christ le nouvel Adam, et Le compare au premier. En effet, de même que tous les hommes sont morts dans celui-ci, [13] ainsi tous sont rappelés à la vie dans Celui-là. Et de même encore que le premier a été le père du genre humain, selon l’ordre de la nature, de même le second est pour tous les hommes l’Auteur de la grâce et de la gloire. Par analogie, nous pouvons également comparer la Vierge-Mère à Eve, et montrer les rapports qui existent entre la première Eve, et Marie qui est la seconde ; comme nous venons de le faire entre le premier Adam et le second qui est Jésus-Christ. Eve, en croyant au serpent, [14] attira sur le genre humain la malédiction et la mort ; Marie, en ajoutant foi aux paroles de l’Ange, obtint pour les hommes, de la bonté de Dieu, la bénédiction et la vie. [15] Par Eve, nous naissons enfants de colère ; par Marie, nous recevons Jésus-Christ, qui nous fait renaître enfants de la grâce. A Eve il a été dit: [16] tu enfanteras dans la douleur ; Marie donne naissance à notre Seigneur Jésus-Christ et elle ne souffre pas, et, comme nous l’avons dit tout à l’heure, elle conserve le privilège de la Virginité parfaite.
Mais puisque la conception et la naissance du Rédempteur devaient renfermer des merveilles si grandes et si profondes, ne convenait-il pas que la divine Providence nous en instruisît d’avance par des figures nombreuses et des oracles formels ?
C’est pourquoi les Saints Docteurs ont appliqué à ce mystère beaucoup de textes de la Sainte Écriture, et principalement ceux-ci: [17] cette porte du sanctuaire qu’Ezéchiel vit fermée ; [18] cette pierre qui, dans Daniel se détache de la montagne, sans que les hommes y mettent la main, et devient elle-même une grande montagne qui couvre toute la terre ; [19] cette verge d’Aaron qui fleurit seule au milieu de toutes les verges des chefs d’Israël ; [20] enfin ce buisson que Moïse vit brûler sans se consumer. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
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Posté le: Jeudi 04 Décembre, 2008 0:19 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § II. — QUI EST NÉ DE LA VIERGE MARIE
Quant à la naissance même du Sauveur, elle est racontée par Saint Luc dans tous ses détails. Nous n’avons donc pas à y insister ici davantage. Le Pasteur la trouvera dans cet Evangéliste. Ce qui devra l’occuper surtout sera de graver fortement dans l’esprit et le cœur des Fidèles la connaissance de ces mystères qui ont été écrits pour notre instruction ; [21] afin que d’une part, le souvenir d’un si grand bienfait les porte à la reconnaissance envers Dieu, qui en est l’auteur, et d’autre part, que le spectacle d’une humilité si étonnante et si parfaite, devienne pour eux un exemple à imiter.
En effet, quoi de plus utile, quoi de plus propre à réprimer l’orgueil et la vanité de notre esprit, que la pensée fréquente (et comme la vue) d’un Dieu qui s’humilie jusqu’à communiquer sa gloire aux hommes, et se revêtir de leur faiblesse et de leur fragilité ? d’un Dieu qui daigne se faire homme ? d’une Majesté souveraine et infinie qui s’abaisse à servir l’homme, pendant que les colonnes du ciel, comme dit l’Ecriture [22] tremblent de frayeur au moindre signe de sa Volonté, et qui consent à naître et à vivre sur la terre, pendant que les Anges L’adorent dans le ciel ?
Or, puisque c’est pour nous que Dieu a fait toutes ces choses, que ne devons-nous pas faire, nous, de notre côté, pour Lui obéir ? Avec quel empressement, avec quelle allégresse ne devons-nous pas aimer, embrasser et remplir tous les devoirs que l’humilité nous impose ?
Ah ! de grâce, recueillons les salutaires leçons que Jésus-Christ nous donne en naissant, et avant même d’avoir prononcé une seule parole ! Il naît pauvre ; Il naît comme un étranger, dans un lieu qui ne Lui appartient pas ; Il naît dans une vile étable ; Il naît au milieu de l’hiver.
Car voici ce que nous rapporte Saint Luc: [23] Pendant qu’ils étaient là, il arriva que le temps s’accomplit où elle devait enfanter, et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’enveloppa de langes, et elle le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait point de place pour Lui dans l’hôtellerie.L’Évangéliste pouvait-il cacher sous des termes plus humbles, cette majesté et cette gloire qui remplissent le ciel et la terre ? Il ne dit pas seulement qu’il n’y avait point de place dans l’hôtellerie, mais qu’il n’y en avait point pour Lui, pour Celui qui a dit: [24] La terre est à Moi et tout ce qu’elle renferme. Et un autre Évangéliste a dit également: [25] Il est venu chez lui, et les siens ne L’ont pas reçu. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
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Posté le: Jeudi 04 Décembre, 2008 23:49 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre quatrième — Du troisième article du Symbole
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE.
| Citation: | § II. — QUI EST NÉ DE LA VIERGE MARIE
En contemplant ces mystères, les Fidèles n’oublieront pas que si Dieu a daigné se revêtir de la bassesse et de l’infirmité de notre nature, c’était pour élever le genre humain au plus haut degré de gloire. En effet, pour bien comprendre l’éminente dignité, même la supériorité que Dieu, dans sa bonté, a voulu accorder à l’homme, ne suffit-il pas de reconnaître que Jésus-Christ, qui est véritablement Dieu, est aussi véritablement homme ?
Et cela est si vrai qu’il nous est permis de nous glorifier que le Fils de Dieu est réellement notre chair et nos os, privilège qui n’appartient pas aux esprits bienheureux, car dit l’apôtre, [26] Jésus-Christ ne s’est point approprié la nature angélique, mais celle des enfants d’Abraham.
Enfin prenons garde qu’il ne nous arrive pour notre malheur ce qui arriva à Bethléem, et que, comme notre Seigneur ne trouva point de place dans l’hôtellerie pour y naître, de même Il n’en trouve pas davantage dans nos cœurs pour y prendre naissance, non plus selon la chair, mais selon l’esprit. Car Il souhaite ardemment de venir en nous, à cause de l’extrême désir qu’il a de notre salut. Et de même encore qu’il s’est fait homme, qu’Il est né, qu’il a été sanctifié, qu’il a été la sainteté même par la vertu du Saint-Esprit, et d’une manière toute surnaturelle, ainsi il faut que nous naissions [27] non du sang et de la volonté de la chair, mais de Dieu ; qu’ensuite [28] nous marchions comme des créatures nouvelles dans un esprit nouveau, et que nous conservions cette sainteté et cette pureté de cœur, qui conviennent si bien à des hommes régénérés par l’esprit de Dieu. De cette manière nous pourrons reproduire en nous-mêmes quelque image de cette Conception et de cette naissance si sainte du Fils de Dieu, que nous croyons d’une Foi ferme, et que nous adorons et admirons en même temps comme la Sagesse de Dieu [29] qui est cachée dans ce Mystère.
_____________________________
[1]Matth., 1, 20.
[2] Joan., 1, 14.
[3] Joan., 1, 1.
[4] Luc., 1, 38.
[5] Luc, 1, 31.
[6] Isa., 7, 14.
[7] Luc., 1, 43.
[8] Joan., 3. 34.
[9] Joan., 1, 16.
[10] Luc.. 2. 10.
[11] Luc., 2, 14
[12] Genes., 22. 18.
[13] 1 Cor., 15, 21, 22.
[14] Eccl., 25, 33
[15] Eph., 2, 3. (?)
[16] Genes., 3, 16.
[17] Ezech., 44, 2.
[18] Dan., 2, 34.
[19] Num., 17, 8.
[20] Exod., 3, 2.
[21] Rom, 15, 4.(?)
[22] Job., 26, 11.
[23] Luc., 2, 6, 7.
[24] Psal. 49, 12.
[25] Joan., 1, 11.
[26] Hebr., 2. 16.
[27] Joan, 1, 13.
[28] Rom., 6, 4, 5 et 7, 6.
[29] 1 Cor., 2. 7. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre : le 2e Avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Samedi 06 Décembre, 2008 1:06 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
(Le 2e Avènement)
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | | Notre-Seigneur Jésus-Christ remplit à notre égard trois offices, trois ministères d’une importance capitale, et bien propres à relever l’honneur et la gloire de l’Église, ce sont ceux de Rédempteur, d’Avocat et de Juge. Dans les articles qui précèdent nous avons fait voir que par sa Passion et sa Mort Il a racheté tous les hommes, que par son Ascension Il est devenu à jamais leur Avocat et leur Défenseur. Il nous reste à montrer maintenant qu’Il est aussi leur Juge. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre : § I. — CERTITUDE DU JUGEMENT. _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Dimanche 07 Décembre, 2008 0:45 Sujet du message: |
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Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | A suivre § I. — CERTITUDE DU JUGEMENT.
Voici le sens et la portée de cet Article: Au dernier jour, Notre-Seigneur Jésus-Christ jugera le genre humain tout entier. Les Saintes Écritures, en effet, mentionnent deux avènements du Fils de Dieu: le premier, lorsque pour nous sauver Il a pris notre nature, et s’est fait homme dans le sein d’une vierge ; le second, quand, à la consommation des siècles, Il viendra pour juger tous les hommes.
Ce dernier avènement est appelé, dans l’Ecriture, le jour du Seigneur. Le jour du Seigneur, dit l’Apôtre, [1] viendra comme un voleur dans la nuit, — personne ne connaît ce jour ni cette heure, dit le Sauveur Lui-même [2]. Pour prouver la réalité de ce jugement, Il nous suffira de citer cette parole de l’Apôtre: [3] nous devons tous comparaître devant le tribunal de Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû aux bonnes ou aux mauvaises actions qu’il aura faites, pendant qu’il était revêtu de son corps. L’Ecriture est remplie d’une foule de témoignages que les Pasteurs trouveront partout, et qui non seulement prouvent cette Vérité, mais peuvent la rendre sensible aux Fidèles.
Et si, d’après ces témoignages, dès le commencement du monde, tous les hommes ont désiré très ardemment ce jour du Seigneur où Il revêtit notre chair, parce qu’ils mettaient dans ce mystère l’espoir de leur délivrance, aujourd’hui que le Fils de Dieu est mort et qu’Il est monté au ciel, nos soupirs et nos désirs les plus ardents doivent être pour cet autre jour du Seigneur, [4] où nous attendons la réalisation de la bienheureuse espérance et l’Avènement glorieux du grand Dieu. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre : § II. — DEUX JUGEMENTS, L’UN PARTICULIER ET L’AUTRE GÉNÉRAL. _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Lundi 08 Décembre, 2008 0:06 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | § II. — DEUX JUGEMENTS, L’UN PARTICULIER ET L’AUTRE GÉNÉRAL.
Pour bien mettre en lumière cette vérité, les Pasteurs auront soin de distinguer deux temps différents où chacun de nous doit nécessairement comparaître devant Dieu, pour rendre compte de toutes ses pensées, de toutes ses actions, de toutes ses paroles, et pour entendre, séance tenante, la sentence de son Juge.
Le premier arrive au moment où nous venons de quitter la vie. A cet instant-là même, chacun paraît devant le tribunal de Dieu, et là il subit un examen rigoureux sur tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit, tout ce qu’il a pensé pendant sa vie. C’est ce qu’on appelle le Jugement particulier.
L’autre arrivera… |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Posté le: Mardi 09 Décembre, 2008 0:22 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: |
…L’autre arrivera lorsque tous les hommes réunis ensemble, le même jour et dans le même lieu, comparaîtront devant le tribunal de leur Juge. Là, sous les yeux de tous les hommes de tous les siècles, tous et chacun entendront le Jugement que Dieu aura porté sur eux. Et cette sentence ne sera pas la moindre peine et le moindre châtiment des impies et des scélérats. Au contraire, les Saints et les Justes y trouveront une partie de leur récompense, puisque leur conduite y sera manifestée, telle qu’elle aura été pendant la vie.
Ce jugement s’appelle le Jugement général. Mais ici il faut nécessairement montrer pourquoi, après un Jugement particulier pour chacun, les hommes doivent subir encore un Jugement général pour tous. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre : § III. — RAISONS DU JUGEMENT GÉNÉRAL. _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
Dómine, ad adiuvándum me festína.
¡Dios mio, venga a nosotros Tu Reino! |
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Louis Mc Duff

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Posté le: Mercredi 10 Décembre, 2008 2:36 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | § III. — RAISONS DU JUGEMENT GÉNÉRAL.
Les hommes, en mourant, laissent habituellement des disciples, ou des amis qui imitent leurs exemples, s’attachent à leurs maximes, défendent leur conduite et leurs actions. De là une augmentation nécessaire dans leurs peines et leurs récompenses d’outre-tombe. Mais cette influence bonne ou mauvaise que le plus grand nombre d’entre eux continue d’exercer après la mort, ne peut finir qu’au dernier jour du monde. La Justice demande donc qu’une enquête rigoureuse soit faite sur toutes ces paroles, toutes ces actions dignes de louange ou de blâme. Ce qui est impossible sans un jugement général de tous les hommes.
Une autre raison, c’est que souvent la réputation des bons est attaquée, pendant que les méchants reçoivent les louanges dues à l’innocence. La Justice divine veut que les bons recouvrent, dans une assemblée générale de tous les hommes, et par un jugement solennel, l’estime qu’ils méritent, et qui leur a été injustement ravie ici-bas. |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
A suivre _________________ Ô Dieu, venez vite à mon aide;
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Louis Mc Duff

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 3117 :
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Posté le: Mercredi 10 Décembre, 2008 23:21 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | § III. — RAISONS DU JUGEMENT GÉNÉRAL
D’autre part, chez les bons comme chez les méchants, les corps ne sont jamais étrangers aux actes de cette vie. Le bien et le mal appartiennent donc à nos corps d’une certaine manière, puisque nos corps ont été l’instrument de l’un et de l’autre. Voilà pourquoi il était de toute convenance de décerner pour les corps, aussi bien que pour les âmes, les récompenses ou les châtiments éternels que tous les deux méritent. Or ce double but ne peut être atteint qu’avec la Résurrection et le Jugement général de tous les hommes.
Enfin, comme sur cette terre, l’adversité et la prospérité, sont presque indifféremment le partage des bons et des méchants, il fallait prouver que la Sagesse et la Justice infinie de Dieu conduisent et gouvernent toutes choses.
Or ce n’était pas assez… |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
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Louis Mc Duff

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 3117 :
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Posté le: Vendredi 12 Décembre, 2008 1:31 Sujet du message: |
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Le Catéchisme du Saint Concile de TRENTE et les deux Avènements de Notre Seigneur.
Chapitre huitième — Du septième article du Symbole
D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS.
| Citation: | § III. — RAISONS DU JUGEMENT GÉNÉRAL
… Or ce n’était pas assez qu’il y eût dans l’autre monde des récompenses pour les bons et des châtiments pour les méchants, ces récompenses et ces châtiments devaient être décernés dans un Jugement publie et général. C’était le moyen de les faire connaître à tous d’une manière très éclatante, et d’obliger tous les hommes à rendre à la Justice et à la Providence de Dieu les louanges qu’elle mérite.
N’avait-on pas vu plus d’une fois les justes eux-mêmes, pendant leur séjour sur cette terre, se plaindre injustement de cette Providence, lorsque les méchants auprès d’eux vivaient au sein de l’opulence et des honneurs ?
Mes pieds ont chancelé, disait le Prophète David lui-même [5], mes pas se sont presque détournés de la voie, parce que j’ai vu avec jalousie et avec regret la paix des pécheurs. Voilà, dit-il un peu plus loin, voilà que les pécheurs et les heureux du siècle ont acquis les richesses, et j’ai dit: C’est donc en vain que j’ai gardé mon cœur pur et que j’ai conservé mes mains innocentes, puisque je suis frappé de plaies tout le jour, et que je suis châtié dès le matin.
Et cette plainte, plusieurs autres l’ont fait entendre comme lui. Il fallait donc de toute nécessité un Jugement général, pour que les hommes ne disent pas: Dieu se promène dans le ciel, sans se soucier des choses de la terre [6]. C’est donc avec raison que l’on a placé cette Vérité au nombre des douze Articles de notre Foi, pour affermir la croyance de ceux qui auraient pu douter de la Justice et de la Providence de Dieu.
D’ailleurs,… |
Tirée du Catéchisme du Saint Concile de Trente
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