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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Mardi 14 Avril, 2009 18:10 Sujet du message: Dubia et réponses oubliés par Suresnes ? |
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"Dubia" et réponses "oubliés" par ces MM. de Suresnes et Menzingen ?
| Lettre à nos frères prêtres Mars 2009 a écrit: |
Un tournant majeur pour la résolution de la crise
Ces entretiens doctrinaux que nous avons demandés, ces « nécessaires colloques » que le Siège apostolique a acceptés, sont une nouveauté absolument inouïe dans la crise actuelle.
Jusqu'ici, nos interrogations sur les points doctrinaux graves, qui posent réellement difficulté en conscience, ne recevaient comme unique réponse qu'une mise en demeure d'obéir.
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Ces Messieurs de La Rocque, de Suresnes et de Menzingen seraient-ils devenus "amnésiques" ?
Auraient-ils vraiment "oublié" les "dubia" envoyés à Rome par Mgr Lefebvre, et les réponses reçues avec introduction d'un certain Josef Ratzinguer ?
Auraient-ils vraiment "oublié" que la thèse fondamentale de ces réponses était d'ores-et-déjà celle de la "continuité" doctrinale ?
Auraient-ils vraiment "oublié" que non seulement Mgr L. a rejeté cette thèse de la "continuité", mais a vu dans ces réponses un des "signes" attendus par lui pour le confirmer de sacrer ou non ?
Alors ? Amnésie ? Mémoire courte ?
Ou volonté d'accepter à présent cette thèse de la "continuité" jusque là justement refusée comme indéfendable ?
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Vendredi 17 Avril, 2009 11:50 Sujet du message: |
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Voici les "dubia" envoyés à Rome par Mgr Lefebvre, et les réponses reçues selon l'abbé Tissier de Mallerais (TdM) :
| Citation: |
« Mgr Lefebvre avait remis à la S.C. pour la Doctrine de la Foi, à la fin du mois d'octobre 1985, des dubia, ou doutes, concernant la déclaration conciliaire DH sur la liberté religieuse.
Après un exposé préliminaire de la doctrine traditionnelle de l'Eglise en la matière, le document de l'Archevêque posait 39 doutes sur la conformité de la doctrine de la liberté religieuse avec l'enseignement antérieur des papes.
Une analyse rapide de la déclaration conciliaire la fait en effet apparaître comme une doctrine nouvelle :
mettant résolument de côté les « droits de la vérité » et des âmes chrétiennes, le Concile a défini un « droit de la personne humaine », abstraction faite de la vérité de la religion qu'elle professe.
En outre, tandis que Pie XI et Pie XII, face au totalitarisme, définissaient comme un des « droits fondamentaux » de l'homme le « droit au culte de Dieu » in abstracto, ce qui signifie, dans les pays chrétiens et catholiques, le droit au vrai culte du vrai Dieu,
le Concile a au contraire défini un droit appartenant à tous les groupes religieux, c.à.d. concernant l'exercice de tous les cultes quels qu'ils soient.
Autre changement de présentation, V 2 présente la liberté religieuse comme un « droit négatif », c.à.d. un droit de la personne à l'immunité vis-à-vis de la contrainte :
le droit de ne pas être empêché par l'Etat (ou par quelque pouvoir humain) dans l'exercice, privé ou public, isolé ou communautaire, de sa religion.
Or la question se pose de savoir si les papes du XIXe S, quand ils condamnèrent la « liberté de conscience et des cultes » n'ont pas
condamné en même temps cette prétendue immunité naturelle dont jouiraient les sectateurs de toutes les religions ?
Enfin, il est vrai, le Concile pose des limites à la liberté religieuse, mais est-ce reconnaître à l'Etat le droit que la doctrine traditionnelle
lui donne de limiter ou d'interdire l'exercice public des faux cultes, pour défendre le bien commun contre les discordes religieuses,
et la foi des fidèles contre le scandale et la contagion de l'erreur ?
Or la réponse aux dubia est enfin venue. Elle est présentée par une brève lettre du cardinal Ratzinguer à Mgr Lefebvre, en date du 9/31987.
Cette réponse rédigée en français, en un style très serein, par un « théologien de confiance particulièrement qualifié », couvre 50 pages
qui se donnent pour objectif de laver DH des doutes dont elle faisait l'objet de notre part, spécialement de celui de rupture avec la doctrine traditionnelle.
Sans vouloir révéler quoi que ce soit du contenu de cette réponse qui restera secret jusqu'à la fin de nos discussions avec Rome,
nous nous contentons de livrer aux lecteurs l'impression globale qu'en a retirée Mgr Lefebvre et dont il nous a fait part :
« en somme, dit-il, on nous avoue que la liberté religieuse est une nouveauté,
mais on assure qu'elle « s'inscrit dans la continuité ».
Le moins qu'on puisse dire, c'est que bien des doutes restent à éclaircir.» ( Fideliter n° 58, p. 8s)
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La remarque citée de Mgr Lefebvre montre clairement la contradiction radicale de la réponse ratzingérienne.
Tandis que celle de TdM la minimise et se trouve très pâlotte à côté, et plus encore par rapport à celle de Dom Gérard qui sera citée à la suite.
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Samedi 18 Avril, 2009 10:04 Sujet du message: |
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| Dom Gérard a écrit: |
« POURQUOI Mgr L A-T-IL SOUDAINEMENT PARLÉ DE L'ÉVENTUALITÉ D'UN SACRE ?
Cette mesure extrême ne peut avoir pour mobile que de très hautes raisons.
La raison essentielle, c'est qu'une rupture dramatique
s'est fait jour dans le Magistère de l'Eglise.
Cette rupture, hélas ! entérinée par les hommes du Vatican
est apparue dans les réponses qui ont été données aux « dubia » (objections)
que Mgr L a présentées au cal Ratzinguer, il y a 2 ans,
concernant la déclaration conciliaire Dignitatis humanae
et les conséquences dramatiques qu'elle a entraînées.
Résumons en deux mots : la nouvelle doctrine consiste à laisser l'erreur pulluler sous prétexte de liberté, en refusant d'annoncer les droits souverains du Seigneur Jésus sur les sociétés.
Or cette négation de fait de la Royauté du Christ s'accompagne de la reconnaissance d'un « espace d'autonomie » en faveur de toutes les religions, leur permettant de développer et de répandre leurs erreurs.
Non seulement, donc, le Vatican cesse d'affirmer l'unique médiation du Christ entre Dieu et les hommes, mais il interdit aux Etats (même aux Etats catholiques) de frayer un chemin à l'évangélisation.
Comme si d'autres voies de salut existaient en dehors du Christ. Comme si le Christ n'avait pas déclaré « Qui n'amasse pas avec moi dissipe ».
Jusqu'ici l'Eglise n'a eu de cesse d'affirmer les droits souverains de Dieu et de son Christ sur toute la société. C'est son unique raison d'être.
Son audace s'appuyait sur un dogme irrécusable que deux paroles résument : l'affirmation solennelle de Jésus en réponse à Pilate :
« Tu l'as dit : je suis roi » et l'injonction de saint Paul qui en est la conséquence : « il faut qu'Il règne ».
Pendant des siècles l'Eglise a rappelé aux pouvoirs temporels leur devoir de la protéger et de l'aider à répandre son message,
sa doctrine, ses sacrements, qui sont pour le Christ le moyen de régner sur le monde et de sauver les âmes.
Eh bien, cela, c'est fini. Maintenant les hommes du Vatican envoient des nonces dans tous les pays pour dire aux gouvernements, même catholiques :
il faut donner un " espace d'autonomie" à toutes les religions.
Même celles qui veulent renverser la royauté de Jésus-Christ ? Oui, même celles-là.»
(Sermon de Dom Gérard, 2/8/1987, Fideliter n° 67, p. 6s)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Samedi 25 Avril, 2009 9:55 Sujet du message: |
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| Lettre à nos frères prêtres Mars 2009 a écrit: |
La doctrine est la clé de la pratique
Certains penseront peut-être que les discussions doctrinales sont de vaines disputes « sur le sexe des anges », comme on dit, qui doivent être réservées à des cénacles obscurs de théologiens plus ou moins enragés.
Ceux-là estiment qu'il y a plus urgent à faire devant la crise dramatique que nous vivons : raréfaction du clergé, baisse des vocations, faillite financière des diocèses, etc.
Ce serait une grave erreur. Certes, il ne faut pas se lancer dans des discussions byzantines sur des sujets marginaux et indéfiniment discutables.
Mais la doctrine, la vraie doctrine de la foi, est la clé de toute la vie chrétienne.
On ne peut pas expliquer la crise actuelle sans remonter à un moment aux racines doctrinales qui l'expliquent au moins pour une part, même si d'autres causes (Mai 68, les évolutions techniques, l'hédonisme, le relativisme, etc.) participent également à l'explication.
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Voici un utile rappel qui, sous une telle plume s'asseyant si souvent dessus, pourrait être tenu pour un heureux aveu.
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Vendredi 19 Juin, 2009 11:08 Sujet du message: |
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| Citation: |
Mgr Fellay - Un silence assourdissant ? par Antoine (2009-06-19 10:41:54)
(...)
Deux préalables pour un seul but : les discussions doctrinales !!!
Toutes les forces de la FSSPX se sont conjuguées, ces dernières années, pour en arriver là, pour amener Rome à nous répondre enfin sur toutes ces questions que se posait Mgr Lefebvre et auxquelles Rome refusait de répondre, de façon totalement injuste, au nom d'une autorité dévoyée, d’une obéissance illégitime.
Les deux préalables n'avaient pour but que ces discussions, c'est essentiel d'avoir cela en tête, lorsque l’on veut juger des faits et gestes de Mgr Fellay
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En voici un de plus dont la mémoire est courte, sans doute avec plus d'excuses que les précédents.
En ce message, il loue la "praxis" à la marxiste, ici nommée "pragmatisme de Mgr Fellay".
Les marxites ont eux aussi pratiqué à outrance "le dialogue", comme les modernistes "conciliaires" dans "l'oecuménisme".
"Antoine" ajoute que "dissocier certains événements, du reste des événements et du contexte actuel, c'est faire preuve de manque de bon sens".
Mais n'est-ce pas ce qu'il fait là, précisément !?
Les modernistes "conciliaires" font de "l'oecuménisme" avec les protestants, orientaux, talmudistes, musulmans, etc..., pourquoi n'en feraient-ils pas avec les "tradis" !?
Quant au but vis-à-vis d'eux de l'actuel chef de la clique cacophonique moderniste, et au moyen à mettre en oeuvre pour la totale absorption de fait des FSSPX dans le Panthéon universel du synscrétisme mondialiste, les liens ci-dessus le rappellent brièvement.
Moyen-manoeuvre de totale absorption de fait qui est confirmé en ce vendredi 19 juin 2009 :
Mgr Fellay est-il sur le point d’accepter un "statut transitoire" de Rome ? |
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Vendredi 19 Juin, 2009 15:43 Sujet du message: |
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| Citation: |
L'urgence et la priorité! par Marc B. (2009-06-19 14:17:15)
L'urgence et la priorité sont ces jours-ci de permettre que les mois qui viennent puissent se passer sans donner la possibilité à ceux qui le désirent de "sortir à nouveau" la FSSPX de l'Eglise.
Manifestement Mgr FELLAY a cet objectif et sa petite phrase me semble avoir été un appel ou même une réponse positive à Rome: "si vous ne nous reconnaissez pas, même de manière provisoire, tout sera à recommencer". Cette phrase me semble montrer un grand sens des priorités. Se taire pendant quelques semaines n'hypothèque pas la liberté future de critique constructive. ICI, je crois que c'est même le contraire.
Quant à croire que la FSSPX va se taire, je fais partie de ceux qui croient qu'elle l'ouvre trop et qu'elle ne va pas changer....
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Et un rêveur de plus, un !
| Citation: |
je ne peux qu'adhérer par Scribe (2009-06-19 14:19:14)
à ce point de vue.
Scribe (qui ne se prive pas de l'ouvrir). Mais au bon moment
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Et un autre illusionné et illusionneur, un !
Il n'était "absolument pas question" pour ceux de Campos de se taire sur la nocivité du "NOM", si fortement et clairement dénoncée par eux durant des années, preuves à l'appui !
Pourtant, à peine absorbés, c'est d'abord la "langue de bois" qui a été de rigueur, avant l'assistance passive une fois de Riffan à une synaxe "conciliaire"... pour en arriver à diverses concélébrations en des "cérémonies" en partie assez "ollé, ollé" !
Mais, évidemment, chaque nouvelle escouade de "ralliés" commence par affirmer que, pour elle, il n'en sera pas question, et que ce sera "différent" ! |
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Samedi 20 Juin, 2009 9:33 Sujet du message: |
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| Citation: |
Dites, mon cher Marc, par Justin Petipeu (2009-06-19 15:04:32)
vous ne pensez pas que, vu nos positions respectives, nous ne serons pas forcément du même avis ?
Le fait est que s'il ne faut plus rien dire sur les propos hasardeux et ambigus et si, comme on nous l'annonce ici ou là, il faudrait trouver des évêques de rechange pour ordonner les prêtres de la FSSPX, alors il faudra nous dire aussi où est l'avantage que nous pouvons retirer de tout cela. M'est avis qu'en sacrant des évêques, Mgr Lefebvre nous a assuré une certaine liberté de manœuvre et de ton. Bien loin de moi l'idée de critiquer Mgr Fellay, mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse...L'ouvrir tout le temps ou la fermer tout le temps ?
Le rapprochement avec Rome doit nous procurer plus d'avantages que d'inconvénients. Sinon, vous pouvez dire bye-bye au processus tout entier.
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Assez étonnant que de pareils bruits circulent en ces milieux avant même l'absorption complète !
| Citation: |
Nous ne sommes pas si loin.... par Marc B. (2009-06-19 15:42:53)
En effet, je ne parle pas de trouver des évêques qui ordonnent les prêtres de la FSSPX, sauf éventuellement un cardinal romain.
Ce que je pense est qu'il y a urgence d'unir toutes les forces de l'Eglises pour restaurer la Foi. Benoît XVI me semble penser que la FSSPX peut en faire partie de ces forces vives. Qui argumentait sur le nombre de prêtres?
Si une sanction disciplinaire intervient fin juin de la part d'un évêque, Rome ne pourra pas de but en blanc désavouer cet évêque sans provoquer une bronca pas possible.
En revanche, si le jeu est calmé pendant quelques semaines, un accord de statut temporaire pourrait être mis en place pour couper toute possibilité de parasitage des discussions doctrinales à venir.
Allez, je vous propose que Mgr FELLAY la ferme jusqu'au 28 juin au soir..., cela ne met pas en péril l'avenir. Si?
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Comme les FSSPX ont refusé d'étudier sérieusement les motifs montrant l'invalidité du "nouveau rite épiscopal", ils le tiennent en soi "valide".
Comment, dès lors, pourront-ils refuser qu'au moins certains de leurs futurs prêtres soient "ordonnés" dans "le rite ancien" par un "cardinal" ou autre "envoyé romain" "ordonné évêque" dans "le nouveau" !?
Ou, autre scénario, refuser qu'un futur évêque leur soit donné par "sacre" fait en "l'ancien rite" par l'antichrist "saint-père" lui-même, "sacré" dans "le nouveau rite" qu'ils déclarent valide !?
Il n'est point difficile de saisir pourquoi les modernistes se donnent tant de mal pour arriver à cette totale absorption et dilution !
Certes, en un tout premier temps, cela entraînera un regain d'élan, une multiplication en nombre, mais à plus long terme cela ne fera qu'accélérer l'affadissement interne sur les plans tant doctrinal que moral.
Mais cela sera peut-être utile à plus long terme, voire nécessaire, pour mieux démontrer par les faits qu'on ne s'assied point sur les principes et sur des points fondamentaux de la doctrine catholique sans conséquences désastreuses à la longue.
Espérons que cela permettra à certains de le comprendre enfin, de se reprendre et d'accepter de regarder en face la crise rien moins qu'apocalyptique en laquelle nous sommes toujours plus plongés. |
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Mercredi 24 Juin, 2009 15:40 Sujet du message: |
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Il suffit de lire le fil sus-mentionné pour entrevoir à quelle vitesse grand V ou TGV les FSSPX totalement absorbés seront portés à suivre la courbe descendante de ceux de Campos sur le "N.O.M." ! |
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14615 :
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Posté le: Lundi 06 Juillet, 2009 12:43 Sujet du message: |
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Voici une intéressante analyse au sujet de ces "futures discussions doctrinales" :
| Citation: |
http://www.lavie.fr/
03.07.09 - WEB
Interview exclusive de Mgr Tissier de Mallerais
« Jamais nous ne signerons de compromis »
par Joséphine Bataille
Parmi les quatre évêques de la Fraternité Saint Pie X, Bernard Tissier de Mallerais, biographe du maître, Mgr Lefèbvre, est considéré comme « l’intellectuel » du groupe, et apparaît comme le tenant d'une ligne dure assumée.
Sans équivoque dans sa condamnation du Concile Vatican II, il n'hésite pas à afficher le fond de sa pensée en des termes qui ne font pas de place à la concession. Et avec ce qu'il qualifie de « nouvelle religion » — le catholicisme depuis Vatican II —, il maintient qu'il refusera tout compromis.
A côté, le supérieur général, Bernard Fellay, artisan du rapprochement de la FSSPX avec Rome, cherche très clairement — et c'est son rôle — à ménager la chèvre et le chou, en assurant les fidèles de sa fermeté, et Rome de son esprit de conciliation. L'élocution onctueuse et le sourire toujours aux lèvres, usant et abusant des métaphores, il cultive le flou de ses déclarations comme pour ne fermer aucune porte.
Confiant en « l'intervention de la Providence » dans la résolution des conflits même apparemment insolubles, et globalement très politique, l'évêque d'origine suisse ne se départ jamais d'un optimisme — réel ou de façade. D'ailleurs il se dit sûr de la bonne volonté de Benoît XVI, et de la proximité potentielle de leurs pensées respectives. « En fait, le problème n'est pas théologique, mais philosophique », déclarait-il le 29 juin. « Le pape, marqué par la philosophie moderne, insiste sur le sujet; nous, héritiers de la philosophie scolastique, insistons sur l'objet. Mais si ça se trouve, nous parlons de la même chose! »
Rien de semblable chez Mgr Tissier de Mallerais, qui n'envisage nullement les différends sous l'angle de la clarification des interprétations.
En 2008, pour la revue américaine de la Fraternité, The Angelus, il disait déjà clairement le fond de sa pensée, désignant à travers les communautés Ecclesia Dei (qui sont en pleine communion avec Rome), la voie à ne pas suivre. « Ils ont dû accepter de ne jamais critiquer le second Concile du Vatican ni la Nouvelle Messe. Ils ont été bâillonnés, et ils ont accepté de demeurer silencieux. C’était là le prix de leur “réconciliation.”», tançait-il.
Depuis la levée des excommunications intervenue le 21 janvier, l'évêque d'origine française n'a pas changé de position, et n'hésite pas à le dire, quand ses deux acolytes — Alfonso de Galarretta, toujours sur la réserve, et Richard Williamson, nettement plus incisif mais clairement mis sur la touche depuis ses déclarations négationnistes — ne font guère entendre leur voix.
Bernard Tissier de Mallerais suivra donc de près les débats théologiques qui sont supposés s'ouvrir avec le Vatican, dès que Benoît XVI aura formalisé le rattachement de la Commission « Ecclesia Dei » — chargée du rapprochement avec les communautés traditionalistes — à la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Lundi 29 juin, à l'occasion des ordinations, à Ecône, il livrait à La Vie ses priorités.
Comment la Fraternité Saint Pie X se prépare-t-elle en vue des discussions théologiques qui doivent avoir lieu avec le Vatican?
« Le supérieur général de la communauté a nommé tout récemment une commission composée d’une dizaine de prêtres qui sont spécialistes de la doctrine. Ils ont fait leur théologie à Ecône ou sont professeurs de séminaires ; ils seront capables d’exposer nos reproches au Concile et de répondre aux objections qui nous seraient faites. Les quatre évêques de la Fraternité sont également impliqués ; ils ont une fonction de supervision. »
Ces discussions devraient donc pouvoir s’ouvrir dès que Rome en aura fixé le cadre ?
« Non, car il faudra d’abord que nous ayons déterminé l’ordre dans lequel nous aborderons les différents sujets ; il faut aller dans un ordre croissant de difficulté, et résoudre un point après l’autre. Nous allons émettre nos souhaits. »
Quels sont-ils?
« Il faut commencer par la liturgie ; ce serait le plus simple, car l’on pourra montrer la déficience du nouveau rite des ordinations sacerdotales, par exemple. Déficience qui, en revanche, lorsqu’on parle de la nouvelle messe, tient plutôt de la contradiction pure et simple; car c'est une nouvelle théologie qui s'y exprime, donc une autre religion. Ensuite doivent venir l’œc*ménisme et de la liberté religieuse ; des thèmes qui sont beaucoup plus graves, parce qu’ils engagent la foi. La question de la collégialité des évêques ne peut venir qu’à la fin car c’est la plus difficile ».
Quand vous parlez de régler les dissensions, est-ce que vous envisagez la voie du compromis, qui permettrait que coexistent vos positions et celles de Rome ?
« Jamais nous ne signerons de compromis ; les discussions n’avanceront que si Rome réforme sa manière de voir et reconnaît les erreurs dans lesquelles le Concile a mené l’Eglise. »
En attendant la résolution des conflits, êtes-vous ouvert, comme Mgr Fellay dit l’être, à l’adoption d’un statut intermédiaire pour la Fraternité ?
La condition sine qua non pour que l’on s’interroge sur le statut à donner à la Fraternité Saint Pie X, c’est la résolution de nos dissensions. En attendant, nous conserverons le statut qui est le nôtre actuellement ; il n’y a aucune urgence à le faire évoluer, et nous ne changerons rien à notre apostolat. Par conséquent, les discussions pourront et devront prendre le temps qu’il faudra.»
Propos recueillis à Ecône par Joséphine Bataille
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