Mi ca El !? Index du ForumMi ca El !?

 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion            Calendrier



COMPULSORY UPGRADE!!! Request an upgrade NOW! 32+ Pre-installed Modifications! 3 Server Locations to choose from: USA, UK and JAPAN.

8th December 2012 - phpBBServer: All servers are upgraded to run using SSD drive. Click Here to report problems!

Neuvaine au Saint-Esprit.
Aller à la page Précédente  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Le Saint-Esprit
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Jeudi 28 Mai, 2009 22:27    Sujet du message: Répondre en citant

 
Huitième jour :

Citation:
DON DE SAGESSE

Hiérarchie des Anges, chef-d'œuvre de l'Esprit de Sagesse.

« Demande-moi ce qui plait à ton cœur, dit le Seigneur à Salomon, et je te l'accorderai. — Seigneur, je suis un jeune roi placé par vous à la tête d'un grand peuple, donnez-moi la sagesse. » Dieu, satisfait de cette demande, lui accorda avec la sagesse, la gloire, les richesses, les honneurs. Réponse admirable que devraient méditer non seulement ceux qui gouvernent les peuples, mais tous ceux qui exercent une autorité. S'ils ne demandaient à Dieu que les grâces surnaturelles !.. Mais, hélas! l'homme sensuel ne conçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, elles lui paraissent une folie, et il ne les peut comprendre, parce qu'elles sont spirituelles.

Celui qui est inspiré de l'Esprit divin, méprise les biens terrestres et ne respire que les joies éternelles. Qui a jamais vu le sage chercher la route qui mène aux honneurs? Nulle ambition ne l'agite : lui impose-t-on les dignités, il se soumet, se résigne, et n'accepte que pour servir ses frères
Les mots latins sapiens, sapientia se traduisent par sage et sagesse. « La sagesse, autrefois presque synonyme du mot science, quoique d'une signification plus étendue, renfermait l'idée de la plus haute perfection morale à laquelle l'humanité peut s'élever par les œuvres de l'intelligence, du savoir, du courage et de la vertu, à la fois dans le domaine religieux et dans la sphère profane (1). »

Isaïe indique la sagesse comme le premier des dons de l'Esprit qui reposa sur Notre-Seigneur.
« La sagesse, pour le vulgaire qui ne pénètre pas les profondeurs de la parole d'Isaïe, n'est plus que l'un des sept dons du Saint-Esprit, le premier sans doute, mais entre six autres équivalents. On ne remarque pas que la sagesse renferme tous les autres (2). »
Telle une reine puissante partage en vice-royautés ses trop vastes états, et conserve la suprématie sur tous.
Le mot sapientia, sagesse (3), qui dérive de sapere, avoir du goût, fait entendre que la sagesse est un goût : et ce goût attire vers tout ce qui est bon et beau, et repousse ce qui est mauvais : « Goûtez et expérimentez que le Seigneur est plein de douceur (4). » C'est comme un organe, comme un sens divin, « le sens de Jésus-Christ » : Ceux qui ne le possèdent pas sont appelés « insensés » par la sainte Ecriture.

Le livre de la Sagesse expose clairement les relations de la divine Sagesse avec Jéhovah, et son action dans le monde. A l'égard de Dieu, elle est « une vapeur de sa toute-puissante vertu et une très pure émanation de sa clarté ; c'est l'éclat de la lumière éternelle, le miroir sans tache de la majesté de Dieu et l'image de sa bonté (5). » Dans le monde, il n'est point de merveille opérée par Dieu qui ne lui soit attribuée. C'est elle qui crée le premier homme et le tire du péché...

Tout ce que les livres de l'Ancien Testament prêtent à l'Ange du Seigneur, les livres sapientiaux l'imputent non à un être vague, mais à la Sagesse de Jéhovah.

Si la sagesse est la modération inspirée par la raison, son principal caractère est d'avoir une conduite suivie : « L'homme sage reste permanent comme le soleil, le fou change comme la lune (6). »
Presque toujours le bonheur tire son origine de la sagesse. L'âme sage est pleine de paix ; elle jouit d'une douce quiétude; en un mot, elle se sent heureuse, elle épanche ses joies et ses peines dans le sein du Dieu d'amour ; elle se place dans ses bras pour être élevée au sommet de la science religieuse.


(1) Cardinal Meignan, Salomon.
(2) Cardinal Meignan, Salomon
(3) La science de la vie, la morale, qui fut la première philosophie des Grecs, avait un nom en Israël : on l'appelait sagesse. Etait-elle, dès lors, résumée dans des sentences, dans des proverbes, dans d'ingénieuses formules rythmées, à peu près comme ce qui chez les Grecs, sous le nom de gnome, est attribué à Hésiode, ou mieux encore comme les proverbes populaires des Arabes? M. Munk le pense. (Cardinal Meignan, Vie de Salomon.)
(4) Ps. vxx, 9.
(5) Sag., chap. VII, 25, 26.
(6) Ecc, chap. xVII, 12.


à suivre ...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Vendredi 29 Mai, 2009 21:40    Sujet du message: Répondre en citant

 
Huitième jour (suite):

Citation:
Don de sagesse, don le plus parfait accordé aux hommes par le Saint-Esprit, vous êtes le dernier degré, celui qui touche au ciel, de l'échelle mystérieuse entrevue par Jacob. Et vous avez, ô sagesse divine, enchaîné d'une manière si parfaite les différents ordres des créatures que l'un finit où l'autre commence ; à la hiérarchie des hommes succède immédiatement celle des anges.

Combien n'est-elle pas admirable, cette hiérarchie angélique, nouvelle échelle de Jacob ! se perdant en Dieu par son sommet, tandis que sa base touche en quelque sorte à l'humanité. Ouvrez-vous, portes éternelles, et laissez-nous contempler un instant toutes ces perfections inconnues à la terre, suprême chef-d'œuvre de l'Esprit Créateur.

Sur neuf degrés éblouissants qui s'élèvent jusqu'à la majesté du Très-Haut, mille millions d'anges contemplent, adorent, obéissent! C'est par la pureté de leur nature, nature élevée par la grâce, que ces êtres supérieurs reçoivent lès rayons de l'Eternelle vérité.

Sur ces neuf degrés reposent les neuf chœurs des anges, comme groupés trois par trois. Ces esprits immatériels brillent d'une beauté toujours variée, et qui croit avec leur élévation : cette élévation leur a été accordée d'après l'intensité de leur perception. Chacun des trois ordres, dont la réunion forme une hiérarchie, est commandé par un prince. Et entre les trois ordres semblent exister une certaine similitude et une parfaite union. Tous agissent sur un signe du Seigneur.

Ces chœurs angéliques se meuvent, et, sans bruit, se servent d'un langage incorporel : aucune distance ne saurait donc les empêcher de communiquer entre eux.

Dans les transports excités par la contemplation de la beauté suprême, ils parlent à Dieu et osent même l'interpeller : « Seigneur, Dieu des armées, jusques à quand durera votre colère sur Jérusalem (1)? »

Anges privilégiés de la première hiérarchie, Séraphins embrasés, étincelants Chérubins, Trônes rayonnants, « qui habitez
les vestibules de la Divinité », garde d'honneur du Très-Haut, « la lumière vous vient immédiatement du foyer divin (2).» Vous assistez au conseil de Jéhovah, et pénétrez les mystères célestes. C'est vous qui illuminez et purifiez les anges de la deuxième hiérarchie : et pourtant, malgré votre perfection, c'est à peine si vous pouvez soutenir les regards du Dieu trois fois saint, et vous vous voilez la face devant sa splendeur.

Dominations, à vous la garde des esprits du bien ! Puissances, vous contenez les démons, et vous, Vertus, vous protégez les êtres incorporels. Réunissez-vous pour transmettre les lumières déjà amoindries de la divinité à la troisième hiérarchie céleste. A elle la mission de veiller sur les hommes.

Principautés, l'humanité est confiée à vos soins; Archanges, le cri de guerre de votre chef saint Michel résonne encore : « Qui est semblable à Dieu ! »

Aimable guide du jeune Tobie, Archange Raphaël, redites : « La paix soit avec vous, ne craignez point. » Gabriel, auquel a résisté pendant vingt et un jours l'Ange gardien de la Perse, nous respectons en vous, bienheureux Archange, le messager du Saint-Esprit, le porteur de ses bonnes nouvelles, et nous saluons avec vous Marie, épouse de l'Esprit d'amour, mère du Messie promis au monde.

Anges, les moindres des esprits célestes, n'avez-vous pas demandé aux phalanges supérieures qui vous éclairent : « Quel est ce roi de gloire (3)? » A vous la plus humble des fonctions de la cour divine.

Et de vous, Anges gardiens, charitables guides de nos âmes, il a été dit : « Dieu enverra ses Anges pour vous garder dans toutes vos voies (4). » Témoins de notre naissance, c'est vous qui nous transmettez, affaiblis par les divers degrés de pureté qu'ils ont franchis, ces flots de lumière répandus par le Saint-Esprit dans les vestibules de la divinité, et qui ne nous parviennent qu'au travers des espèces grossières de nos sens.

« Toi qui es assis sur ceux qui lancent des rayons enflammés et se balancent sur leurs ailes, tu as été au jour de la Pentecôte répandu du haut des cieux par un ineffable amour sur la race humaine : tu es béni, ô Esprit-Saint, 0 Dieu (5) ? »


(1) Zacharie, chap. I, 12.
(2) Saint Denys l'Aréopagite.1
(3) Cité par saint Denys.
(4) PS. XVII.
(5) Chant de l'Église arménienne.


à suivre : neuvième jour.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Vendredi 29 Mai, 2009 22:26    Sujet du message: Répondre en citant

 
Neuvième jour :

Citation:
La Pentecôte.

Déjà, au-dessus de la montagne des Oliviers, le ciel s'entr'ouvrait... Et prêt à monter dans la demeure de son Père, Jésus faisait un suprême effort pour diriger la pensée de ses disciples vers l'Esprit consolateur : « Vous allez recevoir en vous la vertu de l'Esprit-Saint, qui va descendre sur vous, et vous serez mes témoins en Jérusalem et dans toute la Judée, et en Samarie, et jusqu'aux confins de la terre (1)

Telles furent ses dernières paroles. Puis, s'élevant au milieu de légions d'Anges, prosternés sur les nuées lumineuses et venus au-devant de lui, le Seigneur Jésus entra dans sa gloire et se déroba aux yeux de ses amis privilégiés, qui ressentirent un sentiment de profond abandon en se trouvant seuls sur cette montagne, où le divin Maître leur avait enseigné le Pater, et où ils l'avaient vu répandre des larmes sur Jérusalem endurcie ; seuls, sur le versant qui regarde Bethphagé et Bethanie, et où il campait pendant les fêtes de Pâques au milieu des Galiléens, ses compatriotes; seuls, sur l'emplacement du khan national, d'où chaque matin ils se rendaient au temple avec lui (2).

Les amis du Sauveur reprirent le chemin de la cité, longeant ou traversant des jardins qui, à Jérusalem (comme dans beaucoup de villes d'Orient), n'étaient pas dans l'enceinte, mais à l'entour, et principalement sur le versant occidental de la colline des Oliviers. A cent pas des murs, sur le bord du torrent de Cédron, ils s'arrêtèrent à Gethsémani, et, silencieux, contemplèrent l'endroit retiré où Jésus ressentit les angoisses de son agonie...

Mais le soleil déclinait derrière les murailles imposantes de la ville coupable, et ils se hâtèrent de franchir l'une des portes méridionales, et de monter au cénacle (3), tout en commentant la promesse du Maître pour s'y préparer à en recevoir l'accomplissement.

Ordinairement, les habitations juives comprenaient un rez-de-chaussée et un étage supérieur où était aménagée une chambre haute (cœnaculum) ; l'on s'y retirait pour prier et traiter des choses de la religion et de la foi. Chez les plus pauvres, la terrasse, formant le toit de la maison, servait à cet usage.


(1) Actes des Apôtres, chap. I, 8.
(2) A peine suffisant pour recevoir l'immense multitude qui débordait hors des murs de la cité.
(3) La maison du cénacle servait d'habitation aux Apôtres.


à suivre ...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Samedi 30 Mai, 2009 9:27    Sujet du message: Répondre en citant

 
Neuvième jour (suite):

Citation:
Parmi les heureux élus qui, au nombre d'environ cent vingt, remplissaient le Cénacle, premier temple du christianisme, on vit rassemblés tous les éléments divers qui composeront l'Eglise : Pasteur suprême, pontifes, diacres et saintes femmes. Les Actes des apôtres disent la part active dévolue à ces dernières dans les œuvres de charité et d'apostolat. Là, dans cette fraternité parfaite que la religion chrétienne a révélée au monde, vivaient des jeunes gens auprès de vieillards qu'ils entouraient de respect et de soins ; des âmes innocentes auprès d'âmes pénitentes et repenties.

La mort même à leurs yeux n'aura point de terreurs.
Mais lui, le Rédempteur, leur enverra des cieux
Pour les fortifier un appui merveilleux,
La promesse du Père et son esprit de flamme
Qui gravera la loi dans le fond de leur âme,
Et dans le vrai chemin saura les maintenir.
L'armure sans défauts dont il doit les couvrir
Défiera de Satan le pouvoir et les charmes :
Il verra s'émousser les pointes de ses armes.
Et que pourront sur eux les humaines fureurs?
Puisant dans leur espoir la force et le courage,
De leurs persécuteurs ils lasseront la rage
(1).

Il aurait pu se faire que le Saint-Esprit vint et que Jésus ne quittât pas la terre. Mais cela ne devait pas être selon les décrets divins. Suivant cet ordre, chacune des personnes devait paraître à son tour dans l'ouvrage de la rédemption : le Père en envoyant son fils, le Verbe en donnant sa vie et le Saint-Esprit en sanctifiant les âmes. Il n'y avait qu'un Dieu qui pût mettre la dernière main à l'ouvrage d'un Dieu.

Jamais retraite préparatoire ne fut plus parfaite que celle du cénacle, sous l'auguste présidence de la reine des Apôtres. Pour nous édifier et nous instruire, joignons-nous à ces premiers fidèles, que Marie charma par ses entretiens ; elle ne se lassait pas de leur raconter les traits inconnus de la vie de son divin Fils qui l'avait initiée aux plus sublimes mystères. Mais c'était principalement sur l'Esprit impatiemment attendu qu'elle aimait à les éclairer. Elle leur disait : Souvenez-vous de cette parole de mon Fils : « 0 mon Père céleste, donnez le bon Esprit à ceux qui le demandent (2), » « comme les enfants des rois, ajoutait-elle, offrent des présents à leurs sujets en faisant leur entrée dans leur royaume, Jésus, montant à la droite de son Père pour prendre possession de son trône, veut envoyer aux siens son Esprit et ses dons. » La grandeur de l'amour s'estime par la valeur du don : il vous donnera bientôt en droite ligne la divinité. Ce don d'un Dieu par un Dieu n'est autre que la troisième personne de l'adorable Trinité, l'amour substantiel du Père et du Fils. C'est un feu doux et pacifique qui viendra vous embraser : « Il reposera dans les âmes pures comme sur un lit de roses. »



(1) Paradis perdu de Milton.
(2) Saint Luc, chap. xi, 13.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Samedi 30 Mai, 2009 21:53    Sujet du message: Répondre en citant

 
Neuvième jour (suite):

Citation:
Les jours de la Pentecôte étant accomplis, vers la troisième heure du jour (neuf heures du matin), on entendit tout à coup un bruit semblable à celui d'un vent impétueux qui venait, du ciel, et qui remplit toute la maison où ils étaient assemblés (1).

La terre sembla trembler devant la majesté sainte ; pour frapper les imaginations, il était convenable que la venue du divin Paraclet fût accompagnée de signes saisissants et extérieurs, et que les lois ordinaires de la nature fussent renversées par des faits d'un ordre surnaturel. Si les anges du ciel bercèrent de leurs chants de paix le pacifique enfant de Bethléem, les vents servirent d'avant-garde impétueuse à l'esprit qui venait armer et diriger les soldats de la conquête : « L'Esprit souffle où il veut, vous entendez sa voix, mais vous ne savez ni d'où il vient, ni où il va ; ainsi en est-il de tout homme qui est né de l'Esprit (2). » Ce vent qui traversait les murailles du cénacle transportait la semence divine dans les sillons des âmes instruites par Jésus et bien préparées, par sa sainte Mère ; la moisson qui en germera sera pour restaurer le monde épuisé.

« Donnez-moi, dit saint Jean Chrysostome, un vaisseau, un pilote, d'habiles matelots, des voiles, des câbles, des ancres, tout ce qu'il faut, pour que le vaisseau soit complet. Si le vent manque, tout n'est-il pas retardé? Ainsi en est-il si le Saint-Esprit est absent, quelque riche que soit un discours, quelque science, quelque intelligence, quelque éloquence que l'on ait, tout est inutile sans l'aide de l'Esprit-Saint qui donne à toutes choses la puissance d'opérer. »

« Et, continue saint Luc, l'auteur des Actes des Apôtres, ils virent comme des langues de feu qui se partagèrent et se reposèrent sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint, et commencèrent à parler diverses langues, selon que le Saint-Esprit les faisait parler (3). »

« Au jour de la Pentecôte, une eau vive a jailli dans Jérusalem : les fleuves de Dieu en ont été remplis, et dans leur cours, ils ont enivré la terre comme les quatre sources qui arrosaient le Paradis terrestre ; rendons gloire au Saint-Esprit. »

Après l'auguste événement, la Vierge, épouse du Saint-Esprit, put en expliquer le mystère symbolique aux nouveaux confirmés.
L'Esprit d'amour, leur dit-elle, apparut sous la forme de langues de feu, parce que le feu purifie, chasse les ténèbres, éclaire et échauffe ; il s'incorpore les objets qu'il transforme en lui-même; ainsi agit l'Esprit-Saint, il purifie les âmes... il chasse les ténèbres du péché et des passions, il éclaire, il échauffe les cœurs; il transforme l'âme, la pénètre, et se l'assimile. Le Saint-Esprit s'est montré sous la forme de langues de feu pour signifier qu'il donnait des langues nouvelles aux Apôtres dont la parole de feu embraserait les cœurs les plus glacés, et que la langue, instrument très utile pour celui qui en fait bon usage, leur servirait à entraîner les peuples à la suite de Jésus-Christ. Car l'esprit, s'écoulant au plus intime de leur âme, s'emparait de leurs puissances jusqu'à parler pour eux.

Ces apparitions ignées rappelaient les flammes du buisson ardent et la colonne de feu du désert.

La descente de l'Esprit était bien ce qu'avait prédit Jean-Baptiste : « Un baptême de feu. »



(1) Actes, chap. II, 2.
(2) Jean, chap. III, 8.
(3) Actes, chap. II, 3, 4.


à suivre : méditation finale.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Lundi 01 Juin, 2009 15:53    Sujet du message: Répondre en citant

 
Méditation finale :

Citation:
Après la Pentecôte.

Dixit severum et venerandum os : Divisio vobis non fiet, ô amici : Ego enim ad paternum excelsum Thivonum. Considens, effundam spiritus splendore desiderantibus gratiam infinitam (1).

Le grave et auguste Maître avait dit à ses disciples :ne vous séparez point, ô mes amis. Lorsque je serai assis sur le trône sublime de mon Père, je répandrai la grâce infinie de l'Esprit dans tout son éclat sur vous qui désirez la connaître.


Les saints apôtres furent comblés de délices à l'arrivée du Saint-Esprit; en parlant diverses langues, ils ont attiré des disciples qu'aucun lieu n'aurait réunis.

Sortez du Cénacle, Simon, fils de Jonas (2) : « Il y a dans Jérusalem des Juifs religieux et craignant Dieu de toutes les nations qui sont sous le ciel (3). »

« Allez à eux, Simon, que ce même Esprit rend digne aujourd'hui du titre de Pierre par la fermeté qu'il vous donne : c'est à vous de parler pour vos frères, puisque vous êtes le chef du collège apostolique. Parlez donc, ô disciple, autrefois le plus hardi à promettre, et le plus faible à exécuter (4) ! » Vous êtes le chef de tant de hérauts qui publieront les articles de l'alliance et les commandements de la loi nouvelle, partout où il vous plaira de les envoyer !

« Dès que le bruit de la descente du Saint-Esprit se fut répandu, un grand nombre s'assembla, et ils furent interdits. Chacun d'eux entendant les disciples parler dans sa langue, ils étaient tous dans l'étonnement (5), et ils disaient avec admiration : « Ces gens qui nous parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment donc les avons-nous entendus parler chacun dans la langue de notre pays... nous les entendons tous raconter dans notre langue les merveilles de Dieu (6). »


(1) Saint Jean Damascène,
(2) Jonas, c'est-à-dire fils de la colombe régénérée par l'Esprit-Saint.
(3) Actes, chap. II, 3.
(4) Bossuet, Sermon sur la Pentecôte.
(5) « L'étonnement et l'admiration où les manifestations surnaturelles jetaient les païens montrent à quel point elles tenaient du miracle. Selon toute apparence, elles consistaient dans une extase où les fidèles possédés de l'Esprit divin exprimaient leurs sentiments en termes qui n'étaient point de leur idiome habituel.
« Au jour de la Pentecôte, nous avons vu les apôtres parler des langues étrangères intelligibles à chaque partie de l'auditoire, et nous ne pouvons douter qu'ils aient souvent joui de ce même pouvoir dans les pays dont ils ignoraient le langage. » (Abbé Fouard saint Paul.)
(6) Actes, II, 8.



à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Lundi 01 Juin, 2009 21:43    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Voilà donc l'accomplissement de l'oracle de Daniel : « Toutes les langues serviront au Seigneur. » Jusqu'à ce jour, la langue hébraïque fut seule l'interprète des secrets de Dieu; aujourd'hui, on les divulgue dans tous les dialectes.

L'Esprit du Seigneur qui sépara, par la division des langues, ceux qui s'étaient unis pour bâtir la tour de Babel, (1) a réuni en ce jour à Jérusalem les langues des nations en une seule, parlée par les apôtres et entendue de tous.

Dieu réservait au dix-neuvième siècle de confondre les impies qui prétendaient que Moïse n'avait écrit qu'une légende, et que la tour de Babel était construite en pierres.

Mais de récentes découvertes montrent que les briques sont encore unies avec du ciment, dans d'autres endroits, pétrifiées par le feu, et qu'en s'éboulant elles ont formé des collines. Babylone était construite sur l'emplacement de la tour de Babel.

Dans le récit des Actes des Apôtres, on distingue déjà deux multitudes. D'une part, un troupeau fidèle qui croit aux miracles et goûte les oeuvres de Dieu : « Ils étaient, disent les actes, dans la stupeur et l'admiration. » D'autre part, une multitude composée de ceux qui disaient en se moquant : « Ils ont trop bu de vin nouveau (2). »

Pierre qui, sans l'Esprit-Saint, a été vaincu par la parole d'une servante élève la voix avec autorité, afin de défendre, d'instruire et d'augmenter l'Eglise, exemple que ses successeurs suivront sans faillir.

« Hommes de la Judée et vous tous qui habitez Jérusalem, apprenez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ceux-ci ne sont pas ivres, comme vous le pensez... Mais c'est ce qui a été dit par le prophète Joël : il arrivera que dans les derniers jours, dit le Seigneur, je répandrai mon Esprit sur toute chair.

« Après donc que Jésus a été élevé à la droite de Dieu et qu'il a reçu de son père la promesse du Saint-Esprit, il a répandu cet Esprit que maintenant vous voyez et entendez (dans ses effets) (3)...
« Faites pénitence : que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ en rémission de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit...
« Ceux donc qui reçurent sa parole furent baptisés au nombre d'environ trois mille hommes (4). »

Et voilà que du simple pêcheur de Génésareth, l'Esprit de lumière avait fait soudain un prédicateur extraordinaire.

De la Pentecôte date donc la naissance de l'Eglise; ce jour-là elle fut parfaitement constituée. Saint Jean Chrysostome appelle la Pentecôte le complément de toutes les solennités, la première ou métropole de toutes les fêtes (5).


(1) « Ils se dirent : Faisons des briques que nous cuirons au feu. » (Genèse.)
(2) Il n'y avait pas encore à cette époque de vin nouveau, le peuple emploie cette expression, parce que ce vin porte davantage au cerveau, l'expression du texte musto peut aussi s'entendre d'une espèce de vin que les anciens empêchaient de fermenter.
(3) Actes des apôtres, chap. II, 14, 15, 33.
(4) Actes des apôtres, chap. II, 38, 41.
(5) Opera I, 11, Bened.



à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3514
:


Items

MessagePosté le: Lundi 01 Juin, 2009 22:58    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Autrefois on la solennisait presque à l'égal de Pâques, sa vigile était la même ; dans la nuit qui la précédait, on administrait le baptême aux catéchumènes (1), sacrement par lequel le Saint-Esprit prend possession des âmes. En souvenir de cette cérémonie, on bénit encore aujourd'hui les fonts baptismaux.

La Pentecôte était suivie d'une semaine entière de fêtes. Vers le milieu du dixième siècle, on ne laissa subsister que le lundi et le mardi, puis le lundi seulement ; enfin le concordat de 1802 abolit ce dernier jour.
Saint Hugues, abbé de Cluny, inaugura dans son monastère l'usage de chanter prosterné, le jour de la Pentecôte, à l'office de tierce, le Veni creator, hymne si touchante, attribuée par plusieurs à saint Ambroise, mais qui parait être plutôt l'œuvre de Charlemagne.

Jadis, pendant le chant du Veni sancte spiritus, on sonnait de la trompette dans nos églises pour rappeler le bruit qui précéda la descente de l'Esprit consolateur, ce qui, pendant le Veni creator, s'exécutait, à Rome, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran.

Autrefois, le dimanche qui précédait la Pentecôte, le souverain pontife célébrait en grande pompe à Sainte-Marie-des-Martyrs la messe du Saint-Esprit : on jetait de la coupole des roses sur l'autel et sur l'assistance. Pour cette raison, la Pentecôte s'appelait Pascha rosata (Pâques rosées ou des roses), nom que cette fête portait également en France, au moyen âge ?

A l'instant où les trompettes retentissaient, du haut des voûtes de nos cathédrales gothiques tombait une abondante pluie de roses rouges. « La couleur vermeille de la rose et son parfum, dit dom Guéranger, rappelaient à nos pères ces langues enflammées qui descendirent dans le Cénacle sur chacun des cent vingt disciples, comme les pétales effeuillés de la rose divine qui répandait l'amour et la plénitude de la grâce sur l'Eglise naissante. » Cette pluie de roses est encore en usage à Messine.
Durand de Mende, dans son rational, raconte qu'au treizième siècle on lâchait pendant la messe de la Pentecôte des colombes, qui voltigeaient au-dessus des fidèles, symbole de la première manifestation du Saint-Esprit lors du baptême du Christ.

On rappelait la seconde manifestation par des étoupes enflammées qui, des arceaux de la basilique, se dirigeaient sur le peuple assemblé, ainsi que les langues de feu sur les disciples du Cénacle.


    « Toi qui reposes sur le char des Chérubins, Esprit-Saint, tu es descendu aujourd'hui des cieux sur le chœur apostolique, sois béni, roi immortel!
    « Toi qui t'avances sur l'aile des vents, Esprit-Saint, tu t'es partagé en langues de feu, et tu t'es reposé sur les apôtres, sois béni, roi immortel !
    « Toi qui prends soin de toutes les créatures dans ta providence, Esprit-Saint, tu es venu aujourd'hui pour affirmer ton Eglise, sois béni, roi immortel !
    (2)


(1) L'empereur Constantin et Childebert furent baptisés la veille de la Pentecôte.
(2) Hymne arménienne du cinquième siècle attribuée à Moïse de Khorène.



fin de la neuvaine.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
     
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Le Saint-Esprit Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
Mi ca El !? topic RSS feed 


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

FREE FORUM HOSTING by AtFreeForum. Terms of Service - Privacy Policy
FASHION ACCESSORIES - BLING BLING - LADIES WATCHES - KOREAN CHILDREN CLOTHING - ONLINE BARGAIN STORE - FASHION JEWELLERIES