Mi ca El !? Index du ForumMi ca El !?

 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion            Calendrier



COMPULSORY UPGRADE!!! Request an upgrade NOW! 32+ Pre-installed Modifications! 3 Server Locations to choose from: USA, UK and JAPAN.

8th December 2012 - phpBBServer: All servers are upgraded to run using SSD drive. Click Here to report problems!

Pie XII - Temps nouveaux

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Place et rôle de la femme dans la société chrétienne
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Mercredi 04 Novembre, 2009 22:58    Sujet du message: Pie XII - Temps nouveaux Répondre en citant

 
Citation:
TEMPS NOUVEAUX

Al. aux jeunes filles d'A. C. 24 avril 1943.

[Joies d'un anniversaire (25 ans de J. F. A. C). Gravité de l'heure.]

Au cours des vicissitudes de l'histoire, il est bien rare que l'Église ait eu avec autant d'insistance qu'aujourd'hui, à chercher parmi ses fils et ses filles la phalange de ceux qui en renonçant par amour du Christ aux noces de la terre, consacreraient toutes leurs forces au soin des âmes, à l'éducation chrétienne, aux ceuvres de charité et à celles des missions étrangères. C'est là, la haute fin de l'Église, réalisée dès sa fondation par le Christ Fils de Dieu et par une Vierge Mère; c'est elle qui, au milieu du peuple chrétien, en face du rêve d'une Rome païenne entourant le temple de Vesta, suscita la soif et l'ardeur du martyre et de la sainteté virginale, quand, dans les amphithéâtres et les cirques, les vierges chrétiennes, intrépides dans les tourments, mais rougissant sous les regards, cachaient elles-mêmes cette beauté qui éclatait en elles, en la voilant de leur sang. Vous n'ignorez pas les sacrifices que les familles savent faire de leurs fils, de leurs filles, dans les séminaires, les monastères et les Congrégations religieuses, où le cœur s'ouvre bien grand pour embrasser le monde chrétien et païen et y paraître comme des pères et des mères, en virginité de corps et de cœur, uniquement appliqués au bien et au salut des âmes rachetées par le sang du Christ. Ainsi pourrez-vous comprendre et mesurer de quel prix aujourd'hui, au milieu de tant de périls et de ruines spirituelles, apparaissent revêtus le célibat ecclésiastique et la virginité religieuse, et quel appui urgent ils apportent à l'œuvre et à la mission de l'Eglise, soit par leur importance mystique et tant que libre renoncement, en union au sacrifice du Sauveur, à l'heure où tous doivent se soumettre à des privations exceptionnellement graves, soit en préparant par le ministère apostolique ou le concours social, les forces et appuis opportuns et durables pour l'Opus grande (le Grand Œuvre) qu'est la diffusion de la foi dans le monde, et pour le triomphe de la civilisation chrétienne que le Seigneur, avec les signes des temps, a confiés à l'Eglise. Qui potest capere capiat : que celui qui peut comprendre, comprenne, voudrions-nous crier aux jeunes gens et aux jeunes filles catholiques, en prenant la parole du Christ en son sens d'invitation et d'encouragement.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Jeudi 05 Novembre, 2009 22:14    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Transformation de la vie

De ce regard sur la gravité de l'heure où s'achèvent ces 25 premières années, il convient de porter sa pensée au delà de la guerre, sur un phénomène d'évolution sociale, favorisé ou accéléré par les circonstances belliqueuses, mais amorcé depuis longtemps et qui de toute manière doit attirer la vigilante attention et l'intervention de l'Eglise et de ses forces spirituelles; processus de grande importance religieuse et morale, qui est la transformation et le renversement de la vie féminine dans le peuple.

Le caractère de vie et l'orientation culturelle de la femme étaient, dans la tradition d'autrefois, inspirés par l'instinct naturel qui lui assignait la famille pour domaine propre de son activité, lorsqu'elle n'avait pas, par amour du Christ, choisi la virginité. A l'écart de la vie publique et étrangère aux professions du dehors, la jeune fille, comme un bouton de fleur soigneusement gardé et réservé, était destinée par sa vocation à devenir épouse et mère. Auprès de sa propre mère elle s'initiait aux travaux féminins, soins et affaires de la maison, et elle aidait à la surveillance de ses petits frères et sœurs, développant ainsi ses forces et ses aptitudes et s'exerçant dans l'art de diriger le foyer domestique. Les formes simples et naturelles où se déroulait la vie du peuple, l'éducation religieuse profonde et pratique, qui jusqu'à la fin du xixe siècle animait tout, l'usage de contracter mariage de très bonne heure, usage encore possible en ces conjonctures sociales et économiques, la primauté que gardait la famille dans la vie du peuple, tout cela et d'autres détails encore qui aujourd'hui sont radicalement changés, constituaient la première nourriture et le premier soutien naturel de ce caractère et de ce mode de culture de la femme.

Aujourd'hui, au contraire, l'antique figure féminine subit une transformation rapide. Vous voyez la femme et surtout la jeune fille sortir de leur retraite et pénétrer dans presque toutes les professions, hier champ de vie et d'action exclusivement réservé à l'homme. Les débuts d'abord timides, puis toujours plus affirmés de ce renversement s'étaient fait jour depuis déjà assez longtemps, surtout sous l'influence du développement de l'industrie et du progrès moderne. Mais depuis quelques années, pareille à un torrent qui, rompant les digues, déborde toute résistance, la gent féminine semble avoir pénétré tout le terrain de la vie du peuple. Si un pareil courant ne s'est pas encore également répandu partout, il n'est pourtant pas difficile de le rencontrer jusque dans le plus lointain village de montagne; tandis que dans le labyrinthe des grandes villes, comme dans les magasins, bureaux et usines, les coutumes et orientations anciennes ont dû céder la place, sans conditions, au mouvement moderne.



à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Vendredi 06 Novembre, 2009 22:02    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Conséquences sociales

Devant cette nouvelle condition sociale de la femme, que devait faire l'Eglise? Pouvait-elle nier ou ignorer le fait et n'en avoir cure? Dans une autre occasion, en l'étudiant sous son angle moral, nous en avons montré (a) les conséquences pour la vertu de chaque personne en particulier. Nous disions qu'un tel complexe de vie n'est pas un mal en soi, mais ne va pas ordinairement sans périls. Ces périls nous ne saurions les exclure ni les atténuer, même lorsque, comme aujourd'hui, nous avons le dessein d'examiner la situation actuelle de la femme pour autant qu'elle se réfère au bien commun et à l'avenir moral de son propre pays et des autres peuples.

La structure actuelle de la société, qui a pour fondement la parité quasi absolue de l'homme et de la femme, repose sur un fallacieux supposé. Il est vrai sans doute que l'homme et la femme ont, en ce qui regarde la personnalité, une égalité d'honneur, de dignité, de valeur et d'estime. Mais ils ne sont pas égaux en tout. Certains dons, inclinations et. dispositions naturelles sont propres seulement à l'homme ou à la femme, ou bien sont répartis inégalement chez l'un et chez l'autre, les uns plus développés chez l'homme, les autres chez la femme, si bien que la nature leur a attribué des champs d'activité et des rôles distincts. Il n'est point question ici de capacité ou de dispositions naturelles secondaires, comme seraient des aptitudes ou attraits pour les lettres, les arts ou les sciences, mais bien de qualités au retentissement essentiel dans la vie de famille et dans la communauté. Or qui ne sait que la nature, même réprimée avec violence, revient pourtant toujours, tamen usque recurret ? Il reste par suite à voir et à observer si elle n'imposera pas, un jour ou l'autre, une mise au point (ou une réforme) de la structure sociale d'aujourd'hui.


(a) - Al. du 17. 5. 42, aux lectrices de l' " Alba "; sup. : 130ss.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Samedi 07 Novembre, 2009 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Gravité du danger

On pourrait peut-être dire que si une telle déformation constitue un danger, c'est du moins à échéance lointaine; un péril qui ne menace la société ni ne sort immédiatement ses effets, surtout dans les cas particuliers, et sur lequel, surtout si on veut bien tenir compte des conditions difficiles de l'heure présente il vaut mieux pour l'instant n'accorder qu'un regard rapide et passer. Ce qui pourtant met l'âme en peine, c'est précisément la considération des circonstances où se réalisent ce retournement et cette transformation du caractère et de la vie de la femme.

D'un côté, depuis quelques dizaines d'années, l'humanité a atteint, dans les pays civilisés, un haut degré de culture et de développement matériels, peut-être sans exemple dans l'histoire. Si, en effet, même en d'autres temps, ont fleuri des jours lumineux de brillante prospérité matérielle, comme le fut, aux premiers siècles de l'ère chrétienne, l'empire romain à l'apogée de sa grandeur, qui ne voit pourtant combien ces siècles peuvent difficilement se comparer au nôtre.

Les découvertes des deux cents dernières années, le progrès scientifique, civil et économique ont fait naître, en période normale — Nous n'entendons pas parler de l'actuel et exceptionnel état de guerre —, un niveau moyen de vie, un état commun d'aisance tels, qu'aux époques précédentes, il eut été impossible de les concevoir ou même de les rêver.

Simultanément, d'autre part — non par nécessité intrinsèque, mais du moins par suite de connexions historiques — s'est manifesté un affaiblissement du sens religieux, de la vigueur de la foi, de l'ouverture de l'âme au surnaturel et aux choses de l'esprit. Une fois jointes ensemble, ces deux tendances se sont renforcées l'une l'autre.
Certainement pas chez tous. On a vu une élite large et généreuse surgir et répondre à la superculture matérielle par une conviction religieuse plus profonde encore. Mais beaucoup paraissent si aveuglés par l'éblouissante splendeur de la science et du bien-être matériel, que le regard intérieur de leur intelligence pour tout ce qui est suprasensible et surnaturel diminue et s'atténue toujours davantage. Le vide et l'abîme spirituel qui s'ouvre en eux, ils s'efforcent de le combler par les représentations et manifestations quotidiennes de la culture terrestre, par une philosophie de rêves, par tout ce que le monde, jusque dans la vie austère d'aujourd'hui, offre sans cesse de distractions, de luxe, de plaisirs et de réjouissances.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Lundi 09 Novembre, 2009 22:34    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Un triple péril

Ceci vous permettra de discerner le triple péril qui caractérise notre temps :

1. Avant tout un péril concernant la femme. Nous l'indiquons tout de suite dans sa forme extrême. Vous connaissez le sort des petites filles, qui, surtout dans les grandes villes, à peine atteint l'âge de l'adolescence, quittent leur famille pour chercher une place. Le mirage est hallucinant : indépendance de toute sujétion, possibilité de vie luxueuse, liberté sans retenue, facilité de nouer des amitiés, de fréquenter les cinémas, de s'adonner aux sports, de partir le samedi en joyeuse compagnie pour revenir le lundi, toujours loin des regards de sa propre famille. Le prix élevé qu'elles y gagnent, c'est souvent la perte de leur innocence et de leur pureté. Les énergies naturelles qui étaient destinées chez elles à permettre plus tard la fondation d'une famille, où vont-elles aboutir? Elles seront dissipées dans les plaisirs et dans la faute. Naturellement à côté de ce cortège de jeunes filles inconsidérées et malheureuses, il y en a une série d'autres, de moins en moins sujettes à un si grand mal, jusqu'à celles qui. au milieu de tous les périls, savent se maintenir pures et fortes. Ce serait toutefois une illusion de croire que la catégorie extrême se recrute seulement dans les régions et cités lointaines. Malheureusement vous la trouvez encore au milieu même de notre bon peuple et vous en voyez la route fatale.

2. De ce premier péril, il en découle un autre qui regarde le mariage. Des jeunes filles telles qu'on vient de les décrire, ne sont pas d'ordinaire choisies pour le mariage, encore moins pour un mariage conforme à la loi du Christ. Souvent, au contraire, elles-mêmes le repoussent comme une chaîne. Et combien d'autres sont contaminées par le même mal, du moins à un degré inférieur! D'autre part comment l'homme, qui lui aussi dans la force de sa jeunesse a mené une vie dissolue pourrait-il fonder dans la fidélité conjugale un saint et chaste mariage (casto connubio) (a). Vous connaissez l'idéal du mariage chrétien que nous essayons Nous-mêmes d'enseigner aux nouveaux époux qui viennent à Nous. Comment pareil idéal pourrait-il resplendir et se développer, si son présupposé, l'empreinte chrétienne de la vie et de la culture, tendait toujours plus à disparaître ?

3. Le troisième péril enfin regarde le peuple, qui a toujours trouvé sa force, son accroissement, son honneur dans la famille sainte et vertueuse. Si celle-ci est sapée en ses fondements religieux et moraux, la voie s'ouvre toute grande aux pires dommages pour les institutions sociales et pour la patrie elle-même.

[Le programme des secondes 25 an-nées de la J. F. A. C. I. — sauvegarde et défense de la famille chrétienne.]


(a) - Cf. Pie XI, Ency. Casti Connubii ; sup. : 19 ss.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Mardi 10 Novembre, 2009 22:52    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Education chrétienne

Comme vous l'indiquez vous-mêmes, en votre programme, le premier effort doit être présentement réservé à la famille. C'est une consigne urgente en même temps que riche d'espérance. Ce doit être pour vous une gloire et un vivant réconfort que de coopérer à conserver et à renforcer en votre patrie la saine et austère vigueur de la famille.

Mais comment et par où commencer? Vous l'avez déjà fixé dans les intentions de vos dernières 25 années. Il faut partir de l'éducation chrétienne de la jeunesse, fruit et racine de la famille. Pouvons-nous attendre dans l'espoir incertain que les saines forces de la nature et le progrès social trouveront d'eux-mêmes un équilibre idéal entre l'antique style de la vie féminine et le total contraste d'aujourd'hui? Il importe bien au contraire, et même dans les conditions de vie actuelles, de travailler à assurer le mieux possible leur force à la dignité de la famille et à ses éléments essentiels et toujours indispensables aux yeux de l'antique tradition catholique. Serait-il suffisant pour y arriver, d'enseigner et d'expliquer aux époux, à l'occasion de leurs noces, la dignité du mariage chrétien et les devoirs des époux catholiques? Quelque importants et efficaces que soient un tel ministère et un tel enseignement, ils n'obtiendront un avantage profond et durable que si les jeunes ont été éduqués et formés à temps à une foi vivante, à la pureté morale, à la maîtrise de soi.



à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Mercredi 11 Novembre, 2009 23:07    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Foi vivante

1. Education tout d'abord à la foi et à la foi vivante. Nous entendons ces mots en un double sens. En premier lieu au sens d'une foi consciente et bien comprise. Mais l'exercice de la foi et sa promptitude peut varier avec les hommes comme avec les temps et les conditions diverses de la société. A l'époque de vos aïeux, chacun était comme porté et entraîné par le large flot de la vie religieuse, à se montrer et à agir ouvertement en catholique. Aujourd'hui, sinon en tout pays et en toute région, du moins en beaucoup d'endroits, l'influence publique de la foi est amoindrie. Il importe par suite que la jeunesse ne soit pas ignorante, mais au contraire bien pénétrée de sa foi, et fortement consciente en sa fierté d'être et de vivre en catholique, afin de pouvoir affirmer plus tard : Scio cui credidi, "je sais en qui j'ai placé ma foi " (a).

Mais de plus, la foi, surtout chez les jeunes, doit être vivante, vivante par l'espérance, vivante par la charité et les œuvres. C'est là le second sens où Nous prenons le mot " foi ". Quiconque se propose de mener une vie entièrement catholique, doit être en état de grâce, adonné à la prière et en intime union avec le Christ.

N'est-ce point l'inspiration du Saint-Esprit qui ressuscite et ranime, si sensiblement aujourd'hui dans la chrétienté, le sens de la prière, invitant et entraînant les fidèles aux sources eucharistiques de la grâce, qui purifient et maîtrisent le ferment des passions naissantes et nourrissent les racines de toutes les vertus? Que votre parole éducatrice soit un appel et un stimulant, pour que dés sa petite enfance l'adolescent goûte la pratique de l'oraison comme les délices de son cœur, épanchement d'un grave devoir quotidien.


(a) - II Tim ,I. 12.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Jeudi 12 Novembre, 2009 23:09    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Pureté et force

2. De la foi, si elle est vivante, doit procéder la pureté morale. Autour du mystère de la naissance et de ses sources naturelles, qu'on apprenne toujours à la jeunesse à penser saintement, à y voir une œuvre du Créateur et à considérer que le Christ, qui a élevé le mariage à la dignité de sacrement, a aussi, par son séjour dans le sein de la Vierge, sanctifié la maternité et lui a conféré une si grande noblesse. Vous pourrez partir de là pour conclure à la forte, courageuse et ferme attitude qui doit être celle de la jeune fille catholique en face des publications ou spectacles qui ne font rien voir d'autre qu'audacieuse sensualité, intrigues d'adultères, langage équivoque, quand ce n'est pas scandales éhontés dans leur crudité. Pour vous opposer à de telles manifestations, qui souvent sont en même temps une infraction aux sages lois de l'Etat, vous avez toujours à votre disposition une arme puissante : l'abstention absolue! Si votre labeur et votre apostolat près de la jeunesse, votre zèle et votre prudence atteignaient ce but, une grande victoire serait la couronne de votre œuvre et de vos efforts, pour la garde et la sanctification du mariage, et par suite pour le bien même du pays !

Formez donc la jeunesse féminine catholique à cette haute et sainte dignité, source d'une protection si franche et efficace de l'intégrité physique et spirituelle. Cette dignité, cette fierté courageuse et indomptable est don précieux de l'esprit qui ne se laisse pas réduire en servitude; il renforce la vigueur morale de la femme, qui, dans son intégrité, ne se donne qu'à son époux pour la fondation d'une famille ou à Dieu, qui se fait gloire et honneur de sa vocation éternelle et surnaturelle, comme saint Paul qui écrivait aux premiers chrétiens : Empli estis pretio magno. Glorificate et portate Deum in corpore vestro : " Vous êtes achetés d'un grand prix. Glorifiez donc Dieu et le portez en votre corps " (a).

Dignité et liberté de la femme qui ne se fait esclave pas même de la mode ! Question délicate mais nécessaire que celle-là, pour laquelle votre action incessante permet d'attendre d'heureux fruits. Votre zèle contre les vêtements et les attitudes immodestes ne sera pas seulement réprobateur mais constructif, montrant pratiquement au monde féminin comment une jeune fille peut bien harmoniser en ses habits et ses manières la loi supérieure de la vertu avec celles de l'hygiène et de l'élégance.


(a) - I Cor., VI, 20.


à suivre...
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Laetitia



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 3515
:


Items

MessagePosté le: Vendredi 13 Novembre, 2009 23:25    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
Maîtrise de soi

3. De la foi vivante et de la pureté morale doit naître et grandir cette maîtrise de soi dont, petits garçons et petites filles, souvent des classes entières ou instituts ont fait preuve en des occasions diverses, en Nous offrant fièrement et à l'envi, comme un riche trésor spirituel, leurs petits renoncements et mortifications : enoncements et mortifications qui, souvent racontes en termes de dévotion et affection filiales, Nous ont ému jusqu'au fond du cœur. Ces enfants, grâce à leur sage instruction chrétienne, avaient appris à combattre et à se vaincre eux-mêmes dans leurs passions et leurs désirs, dans leurs inclinations et appét**s, en conquérant la palme qui les confirme dans la recherche du bien et de la vertu. Elle les fera croître, avec l'aide de la grâce jamais absente, et formera en eux ce caractère de franchise et de ténacité dans le vouloir et dans l'action; elle les gardera fidèles à Dieu, dévots à l'Eglise, utiles à la patrie et à la famille. Non, sans sacrifice on ne fait rien de grand. Les lâches et les pusillanimes ne font pas la conquête du Ciel. Non enim, s'exclame St Ambroise, dormientibus divina beneficia, sed observantibus deferentur (a).
De ce programme d'éducation, portez enfin, filles bien-aimées, votre regard sur le passé et vers l'avenir.

[Les vingt-cinq ans de la J. 0. C. ; les réalisations.]

Un pareil effort se tourne et vous porte vers l'avenir.
Regardez avec sang-froid cet avenir, quelqu'obscur et caché qu'il vous puisse apparaître. Mais au milieu de cette obscurité une chose apparaît en pleine lumière : la mission que vous avez à remplir.

Que chacune de vous avance en donnant l'exemple, en soutenantet stimulant les autres par son aide. Toutes ne peuvent pas tout et il n'est pas donné à chacune de travailler dans la même mesure et avec des fruits égaux, mais chacune de vous possède ce savoir-faire aimable et puissant qui peut conquérir les âmes à la bonne cause, la cause de Jésus-Christ.

Poursuivez donc avec entrain votre route au nom du Seigneur! Le Christ Roi et la Vierge Immaculée sont avec vous. Ayez confiance ! Le Christ a vaincu le Monde.


(a) - Expos, in Lucam,IV, 49.


 
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
     
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Place et rôle de la femme dans la société chrétienne Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
Mi ca El !? topic RSS feed 


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

FREE FORUM HOSTING by AtFreeForum. Terms of Service - Privacy Policy
FASHION ACCESSORIES - BLING BLING - LADIES WATCHES - KOREAN CHILDREN CLOTHING - ONLINE BARGAIN STORE - FASHION JEWELLERIES