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La charité au XXIè siècle
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Laetitia



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MessagePosté le: Vendredi 24 Février, 2012 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Depuis quelques décennies, les progrès de la science permettent les transplantations d’organes vitaux tels que le cœur ; se pose alors le problème de la détermination de la mort réelle, car ces organes doivent être prélevés encore vivants sur le corps mort.

Le Pape Pie XII nous avertit en ces termes :
Pie XII, Allocution à des Spécialistes de la Chirurgie de l’Œil, 14 mai 1956, a écrit:
Les pouvoirs publics et les lois qui concernent les interventions sur les cadavres doivent en général respecter les mêmes considérations morales et humaines, puisqu’elles s’appuient sur la nature humaine elle-même, laquelle précède la société dans l’ordre de la causalité et de la dignité. En particulier, les pouvoirs publics ont le devoir de veiller à leur mise en pratique, et d’abord de prendre des mesures pour qu’un « cadavre » ne soit pas considéré et traité comme tel avant que la mort n’ait été dûment constatée.


De nos jours, les médecins parlent de mort « cérébrale » ou mort « clinique », il s’agit « d’un coma dépassé ou coma de type IV, état de cessation complète et définitive de l'activité cérébrale, alors que la circulation sanguine persiste. »
Mais « l'absence apparente de fonctionnement cérébral ne saurait constituer le diagnostic à elle seule, la preuve devant être faite que cet état est irréversible. »
Une fois diagnostiquée, « la mort cérébrale est considérée par l'OMS comme le critère médico-légal du décès, par contraste avec un simple arrêt cardio-circulatoire.
En effet, contrairement à ce dernier, un individu en état de mort cérébrale est considéré comme étant engagé dans un processus irréversible vers le décès définitif ; il n'est maintenu en vie que par les procédures de réanimation modernes. »


Il apparait donc moralement douteux (voire impossible) de se limiter au seul critère cérébral pour déterminer la mort définitive et par conséquent de pratiquer le prélèvement d’organe.

Pie XII, Allocution sur les Problèmes de la Réanimation, 24 novembre 1957, a écrit:
... en général, on s’arrêtera à [la présomption] de la permanence de la vie, parce qu’il s’agit d’un droit fondamental reçu du Créateur et dont il faut prouver avec certitude qu’il est perdu
.

Peut-on moralement accepter le prélèvement d’organe sur une personne dont la mort n’est pas certaine ?


De plus, il faut savoir qu’avant de prélever des organes les médecins doivent s’enquérir auprès de la famille pour connaître l’avis du défunt à ce sujet et surtout avoir l’autorisation de la famille.

« Les proches du défunt sont appelés à témoigner de son éventuelle opposition, exprimée de son vivant. En cas de « non opposition », le sujet en état de mort cérébrale sera gardé sous ventilation mécanique jusqu'au prélèvement chirurgical de ses organes par une équipe spécialisée. »


Pour conclure, voici l'enseignement de l'Église concernant la déontologie médicale :

Pie XII, Allocution au XVI° Congrès de Médecine Militaire, 19 octobre 1953, a écrit:
La morale naturelle et chrétienne maintient partout ses droits imprescriptibles ; c’est d’eux, et non de considérations de sensibilité, de philanthropie matérialiste, naturaliste, que dérivent les principes essentiels de la déontologie médicale : dignité du corps humain, prééminence de l’âme sur le corps, fraternité de tous les hommes, domaine souverain de Dieu sur la vie et la destinée.

                **********


Documents utilisés pour faire ce résumé :

- GREFFES, TRANSPLANTATIONS ET DONS D’ORGANES Principes catholiques et applications concrètes de l'Abbé François Knittel. auquel on pourrait seulement reprocher sa référence à JPII (inutile puisqu'il s'agit de paroles rapportées de Pie XII).

- Les Documents Pontificaux du Pape Pie XII.

- La Somme Théologique de Saint Thomas d'Aquin.

- Wikipédia.
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Rosalmonte



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MessagePosté le: Mercredi 07 Mars, 2012 21:08    Sujet du message: Répondre en citant

Ma chère Laetitia, merci infiniement pour vos excellents développements.
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CAVE CAVE DOMINVS VIDET
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Laetitia



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MessagePosté le: Lundi 14 Mai, 2012 22:24    Sujet du message: Répondre en citant

Pour compléter cette étude, voici un article de Jean-Marc Dupuis, rédacteur de la lettre d'information « Santé & Nutrition », paru sur le site Santé Nature Innovation le 10 mai 2012.

La seule lecture de la phrase introductive en donne "froid dans le dos" ...
Citation:
Saviez-vous que, pour pouvoir prélever des organes, le « mort » doit souvent être… anesthésié ???


... et nous permet de rectifier la conclusion de cette étude :

Il apparait donc moralement impossible de se limiter au seul critère cérébral pour déterminer la mort définitive et par conséquent de pratiquer le prélèvement d’organe.


Cette lettre d'information relate le cas de Stephen Thorpe :

Citation:
Le journal anglais Daily Mail publie l’histoire d’un jeune britannique qui a eu la vie sauvée par son père qui s’était opposé à ce que ses organes soient prélevés pour servir à des transplantations.(1)

L’affaire s’est produite à l’hôpital universitaire de Coventry, dans le nord de l’Angleterre :

Stephen Thorpe, 17 ans, avait été gravement blessé à la tête lors d’un accident de voiture au cours duquel était mort son ami Matthieu, 18 ans, qui conduisait le véhicule.

Les médecins le mirent sous coma artificiel et, deux jours plus tard, le déclarèrent en état de « mort cérébrale ». La « mort cérébrale » permet l’ouverture de la procédure de prélèvement d’organes. Mais les parents de Stephen, qui étaient auprès de lui, affirmèrent qu’ils « sentaient que leur fils était encore là » et qu’il réagissait à certaines paroles.

Alors que quatre médecins de l’hôpital confirment la « mort cérébrale » et souhaitent que commence le prélèvement d’organes, les parents de Stephen font appel au Docteur Julia Piper, praticienne de médecines traditionnelles et alternatives. Celle-ci obtient l’autorisation de faire examiner Stephen par un neurochirurgien de confiance, qu’elle connaît.

Celui-ci conclut que le jeune garçon n’est absolument pas « mort cérébralement ». Il demande qu’il soit au plus vite sorti de son coma artificiel. Et en effet, cinq semaines plus tard, Stephen rentre chez lui, entièrement remis.

Aujourd’hui, Steven a 21 ans et étudie la comptabilité à l’université de Leicester. « Mon impression est que l’hôpital n’était pas très favorable à ce que mon père demande une contre-expertise médicale » a-t-il déclaré au Daily Mail.


(1) The Daily Mail, le 24 avril 2012 :The boy who came back from the dead: Experts said car crash teen was beyond hope. His parents disagreed


à suivre : d'autres cas semblables à celui du jeune stephen.
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Laetitia



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MessagePosté le: Vendredi 18 Mai, 2012 21:28    Sujet du message: Répondre en citant

Un mal de dents qui a failli virer en don d'organes ...

Citation:
... « Nos déboires ont commencé samedi dernier, explique-t-elle. Ma belle-mère était très enflée au niveau du cou et elle avait de la difficulté à manger. Je lui ai donc préparé de la nourriture liquide. Vu que ça ne se passait pas, j'ai décidé de l'amener à l'urgence samedi soir et, rapidement, on a diagnostiqué un abcès à une dent. Un médecin de l'urgence a fait une petite incision (drainage) et elle a reçu un antibiotique par intraveineuse. On nous a dit qu'elle pourrait sortir de l'hôpital le dimanche matin (26 juin) si tout se passait bien.»

De toute évidence, rien ne s'est bien passé, car au lieu d'aller chercher la dame le dimanche, le couple a plutôt reçu un appel d'une employée du centre hospitalier, vers 15h, l'informant de réunir rapidement tous les membres de la famille.

Madeleine Gauron était dans le coma.

Estomaqué, Normand Picard se précipite à l'hôpital et apprend, de la bouche du médecin traitant de sa mère, que celle-ci est morte cérébralement. Il n'en croit rien.

En posant des questions au médecin, il apprend qu'on a donné à sa mère de la nourriture en morceaux alors que sa condition ne le permettait pas depuis des années et qu'elle a été laissée sans surveillance durant son repas. La dame s'est étouffée.

«Le médecin traitant a admis les erreurs devant nous et tout de suite après, il nous a demandé de réfléchir à la possibilité du don d'organes. Il a beaucoup insisté sur la qualité de ses yeux. Il nous martelait que, de toute façon, elle resterait légume et que ça serait difficile étant donné sa schizophrénie», a raconté Mme Poitras, en jetant un œil sur la chambre vide de sa protégée.

Jugeant la situation irréaliste, le couple a décidé de mettre de côté la question du don d'organes, insisté pour que la dame subisse un examen au cerveau pour s'assurer qu'elle soit véritablement décédée et exigé la mise en place d'un soluté.

«Le médecin a refusé catégoriquement de faire passer un "scan" à Mme Gauron. Il nous a répété qu'il valait mieux tout arrêter ça…», a poursuivi la belle-fille.

Le lendemain, soit le lundi, le couple épuisé décide d'appeler à l'hôpital pour s'informer de l'état de santé de la septuagénaire. C'est à ce moment qu'il apprend que la dame est sortie du coma.

«On n'en revenait pas. Et mardi, elle s'est assise dans son lit et elle a mangé un yogourt! Elle n'était pas morte. Si on avait décidé de donner ses organes, on l'aurait tuée…»


Mme Gauron : Un mal de dent qui a failli virer en don d'organes

à suivre : Les donneurs à cœur arrêté.
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Laetitia



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MessagePosté le: Dimanche 20 Mai, 2012 21:22    Sujet du message: Répondre en citant

"Le donneur d'organes n'était pas mort" a écrit:
"Début 2008, à Paris, un homme âgé de 45 ans présente, sur la voie publique, tous les symptômes d'un infarctus du myocarde massif. On apprendra par la suite que, tout en sachant être à haut risque cardio-vasculaire, il ne suivait pas son traitement. Intervention quasi immédiate du SAMU, qui confirme le diagnostic.

Une réanimation adaptée est mise en œuvre moins de dix minutes après l'accident cardiaque. Elle ne permet toutefois pas d'obtenir une reprise spontanée des battements du cœur. La présence voisine du groupe hospitalier de La Pitié-Salpêtrière, où l'on peut pratiquer une dilatation des artères coronaires, fait que les médecins choisissent de poursuivre les manœuvres de réanimation durant le transport en urgence vers le service spécialisé. A l'arrivée, le cœur ne bat toujours pas et, après analyse rapide du dossier, l'équipe des cardiologues estime que la dilatation coronarienne n'est techniquement pas réalisable. Les médecins commencent dès lors à considérer leur patient comme un donneur potentiel d'organes : un donneur dit 'à cœur arrêté'.

La suite de l'affaire est rapportée dans le compte rendu officiel d'une réunion du groupe de travail sur les enjeux moraux de ce type de prélèvements qui a été récemment constitué au sein de l''espace éthique' de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). On y apprend que les chirurgiens pouvant pratiquer les prélèvements d'organes n'étaient pas immédiatement disponibles. Lorsqu'ils arrivent au bloc, leurs confrères pratiquent le massage cardiaque depuis une heure et trente minutes, sans résultat apparent.

Mais au moment même où ils s'apprêtent à opérer, les médecins ont la très grande surprise de découvrir que leur patient présente des signes de respiration spontanée, une réactivité pupillaire et un début de réaction à la stimulation douloureuse. 'Autrement dit, il existe des signes de vie (ou symptômes) - énoncé équivalant à l'absence des signes cliniques de la mort', peut-on lire dans le compte rendu, qui se poursuit ainsi : 'Après plusieurs semaines émaillées de complications graves, le patient marche et parle, les détails concernant son état neurologique ne sont pas connus.' Aucune précision n'est donnée quant au fait de savoir si ce malade a eu ou non connaissance du projet de prélèvement..."


à suivre : Les dons d'organes dits "à cœur arrêté"
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Laetitia



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MessagePosté le: Lundi 21 Mai, 2012 21:04    Sujet du message: Répondre en citant

La médecine actuelle, pour "sauver des vies", va de plus en plus loin dans les prélèvements d'organes, il faut savoir que par un décret du 2 août 2005 la pratique du "prélèvement d'organes à cœur arrêté" a été légalement acceptée :

« Il existe en France une pénurie d’organes. Afin de la pallier, des prélèvements d’organes sur donneurs à cœur arrêté (DCA) sont autorisés depuis 2005. » lit-on sur le net.

Voici de quoi il s'agit :
l'Espace éthique des Hôpitaux de Paris a écrit:

Habituellement, le prélèvement d’organe se fait sur des personnes en état de mort encéphalique (il est prouvé que le cerveau est irrémédiablement détruit par des examens : électroencéphalogramme ou angiographie) mais dont le cœur bat et chez lequel une oxygénation pulmonaire est maintenue artificiellement (par un ventilateur). Dans une telle situation où le cœur de la personne décédée continue de battre de façon « réflexe » pour un temps, les organes restent irrigués avec du sang oxygéné et ne se détériorent pas, ce qui permet une transplantation efficace.

Les proches du défunt sont consultés avant le prélèvement : on leur explique le décès, ce qu’est la mort encéphalique, et on leur demande si la personne n’avait pas manifesté d’opposition de son vivant. Un délai « long » avant l’acte chirurgical de prélèvement est rendu possible par le fait que, si la personne est décédée, les organes (sauf le cerveau) restent physiologiquement fonctionnels quelques heures.

La loi exige dans ce contexte où le cœur continue de battre que le diagnostic de mort soit étayé par la preuve que le cerveau est détruit.
Le prélèvement avec donneur à « cœur arrêté ».

La technique dite « cœur arrêté » (ou non battant) consiste à mettre en œuvre des moyens visant à éviter la détérioration des organes juste après le décès d’une personne… dont le cœur ne bat plus (ce qui est le cas de loin le plus fréquent).

Trois étapes doivent se succéder rapidement.

Premièrement, constater – et donc affirmer – le décès : les battements cardiaques de la personne ne reprennent pas malgré les manœuvres de réanimation – dont le massage cardiaque. Cinq minutes d’absence d’activité cardiaque après une réanimation intensive dont la durée varie selon les circonstances (30 minutes environ) conduisent au diagnostic de mort de la personne. Notons que dans ce contexte, le diagnostic de la mort de la personne repose sur le fait que son cœur a cessé irréversiblement de battre, et qu’aucun examen complémentaire n’est requis.

Dès ce moment, commence la deuxième étape. Il faut immédiatement effectuer des gestes identiques à ceux de la réanimation : massage cardiaque et ventilation artificielle, non plus dans l’espoir d’une reprise de la vie, mais dans le but d’irriguer les organes avec du sang oxygéné – en vue de leur conservation physiologique en cas de prélèvement. Le corps de la personne, sur lequel on ne cesse de pratiquer ces manœuvres, est transporté rapidement à l’hôpital s’il ne s’y trouvait pas déjà au moment de son décès.

La troisième étape est alors initiée. Elle consiste soit à remplacer le sang de la personne par un liquide glacé pour permettre un refroidissement aux vertus conservatrices, soit à mettre en place un système d’assistance circulatoire (circulation extra-corporelle) qui permet de maintenir une circulation de sang oxygéné dans les organes. Il ne doit pas s’écouler plus d’une heure trente entre la mise en place de la troisième étape et le prélèvement en tant que tel.


... cinq minutes d’absence d’activité cardiaque après une réanimation intensive dont la durée varie selon les circonstances (30 minutes environ) ... peuvent-elles suffire pour affirmer que son cœur a cessé irréversiblement de battre ?

... remplacer le sang de la personne par un liquide glacé ... aux vertus conservatrices ... cela ressemble à du formol !!

Tout cela fait froid dans le dos !!
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Rosalmonte



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MessagePosté le: Mercredi 06 Juin, 2012 12:59    Sujet du message: Répondre en citant

Merci chère Laetitia pour ces approfondissements détaillés.

Nous pouvons, je crois, à présent passer aux autres oeuvres:

3° vêtir ceux qui sont nus

Là, pas de problème, donc RAS.

4° donner l'hospitalité aux voyageurs

là aussi, RAS.

5° visiter les malades

RAS.

6° visiter les prisonniers

Là ça se corse, comme on dit à Bastia.

A première vue, j'ai l'impression que cette oeuvre est relative à la visite de prisonniers incarcérés en raison de la foi.

Mais aujourd'hui, au XXIè siècle, comment accomplir cette oeuvre de charité ? Car, ne nous voilons pas la face: prenons une centrale comme La Santé ou Fresnes, ou autre. La quasi-totalité des personnes incarcérées y sont pour traffic de drogue, hold up, meurtre ou proxénètisme. Que doit-on faire alors ? Aller rendre visite aux dealers ? Sûr qu'ils vont nous rire au nez...

De plus, en pratique, comment faire ? Si je me présente à la porte d'une prison, en disant que je souhaite rendre visite aux prisonniers pour accomplir une oeuvre de charité, on ne va jamais m'ouvrir la porte.

Donc, y a-t-il un moyen pour un catholique lambda d'accomplir, en France, cette oeuvre de charité qu'est la visite aux prisonniers ?
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CAVE CAVE DOMINVS VIDET
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Laetitia



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MessagePosté le: Mercredi 06 Juin, 2012 21:49    Sujet du message: Répondre en citant

Rosalmonte a écrit:

De plus, en pratique, comment faire ? Si je me présente à la porte d'une prison, en disant que je souhaite rendre visite aux prisonniers pour accomplir une œuvre de charité, on ne va jamais m'ouvrir la porte.


Il me semble que ce n'est pas cela que la Bon Dieu nous demande, surtout à notre époque.
Si vous vous rendez à l'hôpital en disant que vous désirez rendre visite aux malades pour faire œuvre de charité .... on vous le permettra certainement mais en se demandant d'où vous sortez ...

Par contre la Providence nous ménage des situations qui nous permettent plus facilement d'exercer les œuvres de charité, des occasions à ne pas manquer.

Imaginez que vous alliez à l'hôpital pour rendre visite à l'un de vos parents malade, vous avez bien des chances de rencontrer d'autres malades qui eux sont toujours seuls et apprécieront votre salut, votre gentillesse, ... se souviendront de vous et vous reconnaitront à la prochaine visite ... lors de laquelle vous ne manquerez pas de les saluer de nouveau et de prendre le temps de les écouter.

Pour visiter les prisonniers, il faut reconnaitre qu'une chose est l'énoncé de la règle, une autre chose est de pouvoir l'appliquer aujourd'hui ...
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Rosalmonte



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MessagePosté le: Samedi 16 Juin, 2012 11:11    Sujet du message: Répondre en citant

Excellent ! Merci chère Laetitia !!!

Etant fort pris ces temps-ci, et loin de toute connexion, je ne puis participer plus activement pour l'instant.

Mais dès que possible, nous continuerons !

Que Dieu vous garde.
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CAVE CAVE DOMINVS VIDET
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