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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Vendredi 04 Janvier, 2008 11:14 Sujet du message: Face à Face : Doctrine Catholique - V 2 (1981) |
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DOCTRINE CATHOLIQUE
FACE A FACE
VATICAN II
Résumé de présentation publié au dos de la couverture de cette plaquette de 1981 :
Vatican II et ses suites...
Ce mouvement de rénovation est-il un authentique progrès de la doctrine et des mœurs de l’Eglise,
ou bien, comme certains l’en accusent, une nouveauté opposée à la doctrine catholique et en rupture avec toute sa tradition ?
Dans cette plaquette, où l’on trouvera
sur la page de gauche la doctrine de Vatican II, Paul VI et Jean-Paul II,
et sur la page de droite, la doctrine bimillénaire de l’Église par la citation de nombreuses encycliques des Papes,
la réponse à cette question apparaîtra dans toute son évidence.
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Lundi 07 Janvier, 2008 11:18 Sujet du message: |
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PRÉFACE
PÉRENNITÉ DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE ET NOUVEAUTÉS
Début du Symbole de saint Athanase :
« Quiconque veut être sauvé, doit avant toutes choses tenir la foi catholique : si quelqu’un ne la conserve pas intégralement et sans tache, il n’est aucun doute qu’il périra éternellement. Or la foi catholique consiste en ceci : »
Saint Vincent de Lérins, Père de l’Eglise :
« Dans l’Eglise Catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours et par tous...
Que fera donc le chrétien catholique, si quelque parcelle de l’Eglise vient à se détacher de la communion de la foi universelle ?
Que doit-il faire si ce n’est de préférer à un membre corrompu et pestilentiel la santé de tout le corps ?
Mais si une contagion nouvelle s’efforce d’empoisonner non plus seulement une petite partie de l’Eglise, mais l’Eglise tout entière à la fois ?
Alors il doit s’attacher à l’antiquité, qui, évidemment, ne peut plus être séduite par les artifices de la nouveauté...
Lorsque le venin de l’arianisme eut infecté, non plus une faible partie, mais la presque totalité de l’univers, et que la plupart des évêques ayant été séduits, soit par la violence, soit par la fraude, on ne voyait presque plus ce qu’il fallait suivre dans cette grande confusion, tout ce qu’il y avait de vrais disciples et de vrais adorateurs du Christ préférèrent la foi antique à de perfides innovations et se préservèrent ainsi de la contagion du fléau...
Ainsi est catholique véritable et authentique, qui chérit la vérité de Dieu, l’Eglise, "le Corps du Christ" (Ephésiens I, 23) ; qui ne met rien au-dessus de la foi catholique, ni l’autorité, ni l’affection, ni le génie, ni l’éloquence, ni la philosophie d’un homme quel qu’il soit ;
qui, méprisant tout cela, fermement et inébranlablement attaché à la foi, est résolu à n’admettre et à ne croire que les vérités universellement admises par l’Eglise catholique depuis les temps anciens ;
et qui comprend enfin que toute doctrine nouvelle et inouïe, insinuée par quelqu’un en dehors de l’avis général des saints ou contre cet avis, n’a rien de commun avec la religion ;
elle constitue bien plutôt une tentation, selon l’enseignement du bienheureux apôtre Paul. (I Cor. XI, 19).
Plus je réfléchis à tout cela, plus je m’étonne de la folie de certains, de l’impiété de leur âme aveugle, de leur passion pour l’erreur.
Au lieu de se contenter de la règle de foi traditionnelle, admise une fois pour toute dès l’antiquité, il leur faut chaque jour du nouveau et encore du nouveau ;
ils sont toujours portés à ajouter quelque chose à la religion, à changer, à retrancher ;
comme si ce n’était pas un dogme céleste, qui une fois révélé nous suffit, mais une institution purement humaine qu’on ne puisse amener à sa perfection qu’en la réformant, ou, à dire vrai, en y remarquant tous les jours quelques défauts, tandis que les oracles divins nous crient :
« Ne déplacez pas les bornes qu’ont posées vos pères » (Prov. XXII, 28).
« Ne jugez pas quand le juge a jugé » (Si VIII, 19), « Celui qui coupe la haie sera mordu par le serpent » (Qo X, 8),
ou encore cette parole apostolique qui, tel un glaive spirituel frappe à la tête et frappera toujours les nouveautés scélérates de l’hérésie :
« O Timothée, garde le dépôt, fuyant les profanes nouveautés de paroles et les objections d’une prétendue science. Quelques-uns, pour s’y être attachés, se sont égarés loin de la foi » (I Tim. VI, 10).
... On entend dire certains d’entre eux :
« Venez, pauvres ignorants, que l’on appelle communément catholiques, apprenez la vraie foi, que personne, sauf nous, ne comprend. Elle est demeurée cachée pendant nombre de siècles, et vient seulement d’être révélée et produite au jour ».
...« Garde le dépôt », dit-il. Qu’est-ce que le dépôt ?
Un dépôt, c’est ce qu’on vous a confié, non ce que vous avez découvert ; ce que vous avez reçu et non ce que vous avez inventé ; une chose qui ne provient pas de notre intelligence mais de la doctrine ; qui n’est pas d’usage privé, mais de tradition publique ; une chose qui vous est venue et qui n’a pas été créée par vous, dont vous n’êtes pas l’auteur, mais dont vous devez être le simple gardien ; dont vous n’êtes pas l’initiateur mais le serviteur ; une chose que vous ne réglez pas, mais sur laquelle vous vous réglez.
Mais dira-t-on, peut-être : « La doctrine chrétienne n’est donc susceptible d’aucun progrès dans l’Eglise du Christ ? »
Certes, elle peut en avoir un, et très grand... Mais il faut que ce soit un progrès véritable et non un changement : le propre du progrès étant qu’une chose se développe en demeurant elle-même, le propre du changement ou de l’altération, qu’une chose se transforme en une autre.
Il faut donc que l’intelligence, la science la sagesse, et de chaque fidèle et de l’Eglise entière, s’augmentent avec les âges et les siècles, mais dans son genre, savoir, dans le même dogme, dans le même sens, et dans la même interprétation.
Le dogme chrétien n’admet aucune altération, aucune atteinte à ses caractères spécifiques, aucune variation dans ce qu’il a de défini ».
(Commonitorium Ve Siècle)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Mardi 08 Janvier, 2008 14:04 Sujet du message: |
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« Si quelqu’un dit, qu’il pourrait se faire que, selon le progrès de la science, on pourrait attribuer aux dogmes proposés par l’Eglise un autre sens que celui que l’Eglise lui donne et lui a donné, qu’il soit anathème.»
(Concile du Vatican (I), Canons sur la foi catholique : Ch. 4, Dentzinger 1818)
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« L’Esprit-Saint, en effet, n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le Dépôt de la Foi.»
(Pie IX, Constitution Pastor Aeternus, Vat. I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836)
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C’est pour que personne n’oublie ces vérités fondamentales, alors comme aujourd’hui si attaquées, que le dernier pape canonisé a imposé à tout le clergé de prêter le serment suivant sur les Saints Evangiles :
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« ... Quatrièmement : Je reçois sincèrement la doctrine de la Foi que les pères orthodoxes nous ont transmise des Apôtres, toujours dans le même sens et la même interprétation.
C’est pourquoi je rejette absolument la supposition hérétique de l’évolution des dogmes, d’après laquelle ces dogmes changeraient de sens pour en recevoir un différent de celui que l’Église lui a d’abord donné...
Enfin d’une manière générale, je professe être complètement indemne de cette erreur des modernistes prétendant qu’il n’y a rien de divin dans la tradition sacrée...
Pour conclure, je soutiens avec la plus grande fermeté et soutiendrai jusqu’à mon dernier soupir la foi des pères sur le critère certain de la vérité qui est, a été, et sera toujours dans l’épiscopat transmis par la succession des Apôtres, non pas de telle sorte que cela seul soit soutenu qui peut sembler mieux adapté au degré de culture que comporte l’âge de chacun, mais de telle sorte que la vérité absolue et immuable prêchée par les apôtres des l’origine, ne soit jamais ni crue, ni comprise, dans un autre sens.»
(Saint Pie X, extrait du Serment Anti-Moderniste)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Mercredi 09 Janvier, 2008 11:34 Sujet du message: |
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A la lumière de tout ceci, il apparaît nécessaire pour notre salut,
de savoir si Vatican II n’est qu’un progrès tout à fait conforme à la foi traditionnelle
en ne faisant que reprendre dans son enseignement ce que l’Église a toujours enseigné et affirmé,
ou bien si ce Concile, semblable à celui que les Pères de l’Église ont surnommé "le brigandage d’Éphèse",
est un changement de cap, une nouveauté en rupture avec le passé par une opposition radicale à la doctrine Catholique.
Pour trancher cette si importante question, puisque « quiconque veut être sauvé doit avant toutes choses tenir la Foi catholique et la conserver intégralement et sans tache »,
il est nécessaire et il suffit de mettre ces deux doctrines en regard l’une de l’autre.
Les textes de ce saisissant "Face à Face" montrent clairement ce qu’il en est.
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Jeudi 10 Janvier, 2008 9:45 Sujet du message: |
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AVERTISSEMENT
(Les anciens docteurs) « connaissaient la capacité des novateurs dans l’art de tromper : pour ne pas offusquer les oreilles catholiques, ils cherchent à masquer les entrelacs de leurs tortueuses manœuvres par des manières de parler trompeuses, de sorte que, par le choix des termes, l’erreur s’inscrive de façon plus douce dans les âmes, et que la vérité une fois corrompue par de légers changements ou additions, la confession de la foi qui opérait le salut, conduise par un détour subtil à la mort.
Cette manière de procéder camouflée et mensongère est vicieuse dans quelque mode d’expression que ce soit.
A plus forte raison est-il impossible de la tolérer dans un synode dont la gloire principale consiste précisément à enseigner avec limpidité la vérité, en excluant tout danger d’erreur.
En outre, s’il y a là un péché, on ne saurait l’excuser, comme on le voit faire, sous le fallacieux prétexte que les affirmations d’un passage apparaissant choquantes sont développées à d’autres moments de manière orthodoxe, et même se retrouvent à d’autres occasions dûment corrigées ; comme si précisément, cette possibilité d’affirmer et de nier, ou de mettre au goût de chacun - ce qui fut toujours la frauduleuse astuce des novateurs pour consolider l’erreur - avait une efficacité non seulement pour promouvoir l’erreur, mais aussi pour l’excuser.
Ou bien, comme si, surtout pour les simples fidèles qui éventuellement connaîtraient telle ou telle partie des conclusions exposées pour tous en langue vulgaire, il y avait toujours obligation urgente à présenter les autres passages.
Ou encore, comme si ces mêmes fidèles avaient, en les examinant, la capacité suffisante de juger par eux-mêmes, écartant toute confusion et évitant tout péril d’erreur.
Un artifice très blâmable pour l’insinuation de l’erreur doctrinale est celui qu’a déjà dénoncé notre prédécesseur Saint Célestin, en le découvrant dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il mît en évidence pour le réprouver avec plus de sévérité.
Ses textes une fois examinés avec soin, cet imposteur fut surpris et confondu, tandis qu’il se débattait dans un flot de paroles, mêlant des choses vraies avec d’autres obscures confondant à l’occasion l’une et l’autre, de sorte qu’il pouvait aussi bien confesser des choses niées et posséder une base pour nier les sentences confessées.
Pour mettre à jour de telles embûches,
renouvelées avec une certaine fréquence à toutes les époques,
il n’y a pas d’autre voie que celle-ci :
quand il s’agit de rendre visibles les sentences, qui sous un voile d’ambiguïté
renferment une erreur de sens suspecte ou dangereuse,
il faut dénoncer la signification perverse sous laquelle se camoufle
l’erreur opposée à la vérité catholique.»
(Pie VI - Bulle Auctorem Fidei)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Vendredi 11 Janvier, 2008 10:24 Sujet du message: |
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A défaut de pouvoir les publier ici, comme en cette brochure de 1981, vraiment face à face en colonnes parallèles, on citera d'abord les nouveautés dites "conciliaires", avant de citer à la suite la doctrine pérenne de l'Eglise Catholique.
| Citation: |
DOCTRINE CONCILIAIRE
INTRODUCTION
a) "L’Eglise se prépare par le prochain concile à entrer en contact avec le monde." (Montini, 27-4-1962)
b) "Que le monde le sache : l’Eglise le regarde avec une profonde compréhension, avec une admiration vraie, sincèrement disposée, non à le subjuguer mais à le servir, non à le déprécier mais à accroître sa dignité, non à le condamner, mais à le soutenir et le sauver." (Paul VI, Discours d’ouverture 2ème Session du Concile, 29-9-1963)
c) "Le Concile Vatican Il a jeté les bases de rapports substantiellement nouveaux entre l’Eglise et le monde, entre l’Eglise et la culture moderne.
On pourrait les définir, comme des rapports de compréhension, d’ouverture, de dialogue. A cela vient s’ajouter l’attention à l’aujourd’hui “l’aggiornamento".
d) "Le monde est une réalité en soi, il a sa propre légitimité.
Et cela, du même coup, entraîne l’autonomie de la culture et, avec elle, de l’art.
Cette autonomie, si elle est bien interprétée, n’est pas une protestation contre Dieu ou les énoncés de la foi chrétienne ; elle exprime plutôt que le monde de Dieu est une création propre, libre, confiée à l’homme pour sa culture et sa responsabilité." (Rencontre de J.P. Il avec des artistes et journalistes, 19-11-1980)
e) "Un courant d’affection et d’admiration a débordé du Concile sur le monde humain moderne... et une sympathie sans borne l’a envahi tout entier... L’Eglise s’est pour ainsi dire proclamée la servante de l’humanité." (Paul VI, Discours final de V 2, du 7-12-1965)
"La religion catholique dans sa forme la plus consciente et la plus efficace, comme est celle du Concile, se proclame tout entière en faveur et au service de l’homme." (Rencontre de J.P. Il avec des artistes et journalistes, 19-11- 1980)
f) "Le Concile Vatican II, en divers passages de ses documents, a exprimé cette sollicitude fondamentale de l’Eglise, afin que la vie en ce monde soit "plus conforme à l’éminente dignité de l’homme" à tous points de vue, pour la rendre "toujours plus humaine"." (Paul VI, Populorum Progressio).
"L’Eglise animée par la foi eschatologique, considère cette sollicitude pour l’homme, pour son humanité, pour l’avenir des hommes sur la terre et donc aussi pour l’orientation de l’ensemble du développement et du progrès, comme un élément essentiel de sa mission, indissolublement lié à celle-ci." (Red. Hom. n° 15)
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| Citation: |
DOCTRINE CATHOLIQUE
INTRODUCTION
a) « Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, et ta race et la sienne ; elle-même t’écrasera la tête, et tu mettras des embûches à son talon.» (Gen. III, 15)
b) « Que votre parole soit : est-est, non-non. Ce qui est en plus de cela vient du malin.» (Mathieu V, 37)
« Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi dissipe.» (Luc XI, 23)
c) « Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne, cela mène non seulement à l’affaiblissement de la foi, mais à sa perte totale.» (Saint Pie X - Pascendi)
d) « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien mais comme vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai tiré du monde en vous choisissant, à cause de cela le monde vous hait.» (Jn. XV, 18-19)
« Je ne prie pas pour le monde.» (Jn. XVII, 9)
« Je leur ai donné votre parole, et le monde les a pris en haine, parce qu’ils ne sont pas du monde, de même que moi, je ne suis pas du monde.» (Jn. XVII, 14)
« Le monde me hait, parce que je rends de lui ce témoignage que ses œuvres sont mauvaises.» (Jn. VII, 7)
e) « Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié du monde, c’est l’inimitié contre Dieu ? Quiconque veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.» (Jacques IV, 4)
« N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde, si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde, la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais du monde.» (I Jn. XI, 15-16)
f) « Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais voyez par l’épreuve si les esprits sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde ... eux, ils sont du monde : c’est pourquoi ils parlent du monde, et le monde les écoute.
Mais nous, nous sommes de Dieu. Celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute point ; c’est par-là que nous connaissons l’Esprit de vérité et l’esprit d’erreur.» (I Jn. IV,1)
« Le monde passe, et sa concupiscence aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.» (I Jn. II, 17)
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Abbé Zins

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Posté le: Samedi 12 Janvier, 2008 10:22 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
CHAPITRE I
LA "LIBERTÉ RELIGIEUSE", LES "LIBERTÉS", ET "LES DROITS DE L’HOMME"
1) "Qu’il me soit permis d’énumérer quelques-uns des droits inaliénables de l’homme parmi les plus importants ... le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, individuellement ou en commun, en privé comme en public ...
L’ensemble des droits de l’homme correspond à la substance de la dignité de l’être humain...
Ils se réfèrent à la satisfaction des nécessités essentielles de l’homme, à l’exercice de ses libertés, à ses relations avec d’autres personnes." (J.P. II à l’ONU n° 13, 2-10-1979)
"Parmi ces droits de l’homme, on compte à juste titre le droit à la liberté religieuse à côté du droit à la liberté de conscience." (Red. Hom. n° 17)
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| Citation: |
DOCTRINE CATHOLIQUE
CHAPITRE I
LA "LIBERTÉ RELIGIEUSE", LES "LIBERTÉS", ET "LES DROITS DE L’HOMME"
1) « De cette source empoisonnée de l’Indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans freins des opinions qui, pour la ruine de l’Eglise et de l’état, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter, comme avantageuse à la religion.
« Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l'erreur ! », disait Saint Augustin.»
(Grégoire XVI, Mirari vos)
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Notons ici quelques ambiguïtés et confusions de base entre :
1° La libertas Religionis (la liberté dont doit jouir l'unique vraie Religion), et la pseudo libertas religiosa (la fausse liberté ou licence laissant prospérer toutes les fausses religions et vraies irreligions, et les mettant de fait sur le même plan et à égalité avec la seule et unique vraie Religion). L'apothéose de cette hérésie fondamentale de V 2 a été atteinte avec le panthéon de tous les faux cultes à Assise.
2° La liberté (psychologique) de la conscience pour adhérer au vrai et au bien, et la fausse liberté (morale) ou licence de refuser la Vérité, le Bien, la vertu et d'adhérer sans frein à l'erreur, au mal, aux vices.
3° Une certaine tolérance du mal et de l'erreur en les limitant autant que possible, et la proclamation du droit à publiquement professer l'erreur, pratiquer le mal et le vice.
4° Plus fondamentalement encore, la déformation et dépravation de la notion même de liberté, qui est la possibilité du choix de bons moyens pour atteindre une fin bonne, en passant à la possibilité du rejet des fins bonnes inscrites par Dieu le Créateur dans la création ou révélées et dictées par Lui à des intermédiaires choisis (comme Moïse, pour le Décalogue) et du choix de fins mauvaises ou de moyens mauvais, injustes, pervers.
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Lundi 14 Janvier, 2008 10:29 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
2) "Le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l’a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même." ("V 2", Dign. Hum. n° 2)
"... la liberté ou immunité de toute contrainte en matière religieuse qui revient aux individus, doit aussi leur être reconnue lorsqu’ils agissent ensemble...
Dès lors, donc, que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées, ces groupes sont en droit de jouir de cette immunité afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d’un culte public la Divinité suprême..." (ibid. n° 4).
"Qui plus est, cette doctrine de la liberté a ses racines dans la révélation divine, ce qui, pour les chrétiens, est un titre de plus à lui être saintement fidèles." (Ibid. n° 9)
"... Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil." (ibid. n° 2)
"Aux groupes religieux appartient le droit de ne pas être empêchés d’enseigner et de manifester leur foi publiquement, de vive voix ou par écrit.
Mais dans la propagation de la foi et l’introduction des pratiques religieuses on doit toujours s’abstenir de toute forme d’agissements ayant un relent de coercition...
Une telle manière d’agir doit être regardée comme un abus de son propre droit et une entorse aux droits des autres." (ibid. n° 6)
"Tous et chacun des articles édités dans cette déclaration ont plu aux Pères du Sacro-Saint Concile.
Et nous par le pouvoir apostolique que Nous avons reçu du Christ, un avec les Vénérables Pères, Nous l’approuvons dans l’Esprit-Saint, Nous le décrétons et le statuons et Nous ordonnons de promulguer pour la gloire de Dieu ce qui a été ainsi statué synodalement. A Rome près saint Pierre, 7-12- 1965, Moi, Paul, Évêque de l’Eglise Catholique..." (in fine)
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DOCTRINE CATHOLIQUE
2) « Et contre la doctrine de la Sainte Ecriture, de l’Eglise et des Saints Pères, ils affirment sans hésitation que :
« La meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer, par des peines légales, les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande.».
A partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l’Eglise catholique, et le salut des âmes, que Notre prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, qualifiait de délire :
« La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme.
Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée.
Les citoyens ont droit à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par les moyens de la parole, de l’imprimé ou toute autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite.»
(Pie IX - Quanta Cura n° 5)
« Au milieu donc d’une telle perversité d’opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et pour le salut des âmes à Nous confiées par Dieu, et pour le bien de la Société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d’élever à nouveau Notre Voix Apostolique.
En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons et condamnons de Notre Autorité Apostolique, et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l’Eglise Catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.»
(Pie IX, Quanta Cura n° 14)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Mardi 15 Janvier, 2008 9:31 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
3) "Le deuxième Concile du Vatican a rappelé solennellement que le droit à la liberté religieuse est sacré pour tous les hommes." (Alloc. de J.P. Il au Sacré-Collège n° 8, 22- 12-1979)
"L’Eglise catholique a synthétisé le fruit de la réflexion sur la liberté religieuse dans la déclaration Dignitatis Humanae du Concile œcuménique Vatican II, promulguée le 7-12- 1963, document qui a pour le siège apostolique une valeur particulière d’obligation.
4) "Cette déclaration a été précédée de l’encyclique Pacem in terris du pape Jean XXIII, datée du 11-4-1963, qui insistait solennellement sur le fait que "chacun a le droit d’honorer Dieu suivant la juste règle de sa conscience."... (La liberté religieuse, Actes de J.P. Il du 1-9-1980, n° 3)
"Chacun a le droit d’honorer Dieu suivant la juste règle de la conscience et de professer sa religion dans la vie privée et publique". (Pacem in terris n° 15)
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| Citation: |
DOCTRINE CATHOLIQUE
3) « L’homme doit nécessairement rester tout entier dans une dépendance réelle et incessante à l’égard de Dieu, et par conséquent, il est absolument impossible de comprendre la liberté de l’homme sans la soumission à Dieu et l’assujettissement à Sa volonté.
Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est l’abus de la liberté et la révolte ; et c’est précisément d’une telle disposition d’âme que se constitue et que naît le vice capital du Libéralisme.»
(Léon XIII, Encyclique Libertas)
4) "Il est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’à la lumière de la raison, il aura regardée comme vraie." (15ème proposition condamnée par le Syllabus)
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Abbé Zins

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Posté le: Mercredi 16 Janvier, 2008 10:48 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
5) "La liberté de conscience et de religion, avec les éléments indiques ci-dessous, est un droit primaire et inaliénable de la personne ;
bien plus, dans la mesure où elle atteint la sphère la plus intime de l’esprit, on peut même dire qu’elle soutient la raison d’être, intimement ancrée en chaque personne, des autres libertés.” (La liberté religieuse, Actes de J.P. Il du 1-9-1980, n° 5)
"Dans l’expression et dans la pratique de la liberté religieuse, on relève la présence d’aspects individuels et communautaires, privés et publics, étroitement liés entre eux, en sorte que la jouissance de la liberté religieuse englobe des dimensions connexes et complémentaires :
a) sur le plan personnel, il faut tenir compte de :
- la liberté d’adhérer ou non à une foi déterminée et à la communauté confessionnelle correspondante :
6) La liberté d’accomplir, individuellement et collectivement, en privé et en public, des actes de prière et de culte, et d’avoir des églises ou des lieux de culte autant que le requiert les besoins des croyants ;
7) La liberté de ne pas subir pour des raisons de foi religieuse, des limitations et des discriminations par rapport à d’autres citoyens...” (La liberté religieuse, Actes de J.P. Il du 1-9-1980, n° 6)
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| Citation: |
DOCTRINE CATHOLIQUE
5) « C’est dans cette vue qu’on établit, comme un droit de l’homme en société, cette liberté absolue, qui non seulement assure le droit de n’être pas inquiété sur ses opinions religieuses
mais qui accorde encore cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion tout ce que peut suggérer l’imagination la plus déréglée ;
droit monstrueux qui parait cependant résulter, à l’assemblée, de l’égalité et de la liberté naturelles à tous les hommes.
Mais que pouvait-il y avoir de plus insensé que d’établir parmi les hommes cette égalité et cette liberté effrénées qui semblent étouffer la raison, le don le plus précieux que la nature ait fait à l’homme et qui le distingue des animaux ?...
où donc est cette liberté de penser et d’agir que l’Assemblée Nationale accorde à l’homme social comme un droit imprescriptible de la nature ?
Ce droit chimérique n’est-il pas contraire aux droits du créateur suprême à qui nous devons l’existence et tout ce que nous possédons ?
... cette égalité, cette liberté, si vantées ne sont donc pour lui, dès le moment de sa naissance, que des chimères et des mots vides de sens.» (Pie VI, Encyclique Quod aliquantum, 10-3-1791)
6) « A propos des individus, examinons cette liberté si contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, comme on l’appelle, qui repose sur ce principe qu’il est loisible à chacun de professer telle religion qui lui plaît ou même de n’en professer aucune...» (Léon XIII, Encyclique Libertas)
7) « A notre époque, il n’y a plus intérêt à ce que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’Etat, à l’exclusion de tous les autres cultes.» (77ème proposition condamnée par le Syllabus)
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Abbé Zins

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Posté le: Jeudi 17 Janvier, 2008 9:07 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
"b) sur le plan communautaire :
8) Il faut considérer que les confessions religieuses, réunissant les croyants d’une foi déterminée, existent en agissant comme corps sociaux qui s’organisent selon des principes doctrinaux qui leur sont propres.
L’Eglise, comme telle, et les communautés confessionnelles en général ont besoin, pour leur vie et pour la poursuite de leurs propres fins, de jouir de libertés déterminées parmi lesquelles il faut citer en particulier :
9) - La liberté d’avoir ses propres instituts de formation religieuse et d’études théologiques.
- la liberté d’annoncer et de communiquer l’enseignement de la foi par la parole et par l’écrit, même en dehors des lieux de culte...
10) - la liberté de recevoir et de publier des livres religieux touchant la foi et le culte et d’en faire librement usage ;
- la liberté d’utiliser dans le même but des moyens de communication sociale (presse, radio, télévision)."
(La liberté religieuse, Actes de J.P. Il du 1-9-1980, n° 7s)
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DOCTRINE CATHOLIQUE
8) « Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Eglise hors de laquelle il n’y a pas de salut.
En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs.
C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes :
« Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement.».»
(Pie VII, Encyclique Post tam diuturnas, 29-4-1814)
9) « Quant à ce qu’on appelle liberté d’enseignement, il n’en faut pas juger d’une façon différente, il n’y a que la vérité, on n’en saurait douter, qui doit entrer dans les âmes...
C’est pour ce motif que le devoir de quiconque se livre à l’enseignement est, sans contredit, d’extirper l’erreur des esprits et d’opposer des protections sûres à l’envahissement des fausses opinions.
Il est donc évident que la liberté dont Nous traitons, en s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison et qu’elle est née pour produire un renversement complet dans les esprits ;
le pouvoir public ne peut accorder une pareille licence dans la société qu’au mépris de son devoir.»
(Léon XIII, Encyclique Libertas)
10) « La liberté de la presse, liberté qui menace la foi et les mœurs des plus grands périls et d’une ruine certaine.» (Pie VII, Post tam diuturnas, 29-4-1814)
« L’expérience nous l’atteste et l’antiquité la plus reculée nous l’apprend : pour amener la destruction des états les plus riches, les plus puissants, les plus glorieux, les plus florissants, il n’a fallu que cette liberté sans frein des opinions, cette licence des discours publics, cette ardeur pour les innovations.
A cela se rattache la liberté de presse, liberté la plus funeste, liberté exécrable, pour laquelle on n’aura jamais assez d’horreur, et que certains hommes osent avec tant de bruit et tant d’insistance, demander et étendre partout...
Nous frémissons, vénérables Frères, en considérant de quels monstres de doctrine, ou plutôt de quels prodiges d’erreurs nous sommes accablés.»
(Grégoire XVI, Encyclique Mirari vos, 15-8-1832)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Vendredi 18 Janvier, 2008 10:48 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
11) "- Pour tout ce qui concerne les communautés religieuses qui, comme l’Eglise catholique, ont une autorité suprême possédant au plan universel, comme le prescrit leur foi, la responsabilité, par le magistère et la juridiction, l’unité de la communion qui lie tous les pasteurs et les croyants dans la même confession ; la liberté d’avoir des rapports réciproques de communication entre cette autorité et les pasteurs et les communautés religieuses locales, la liberté de diffuser les actes et les textes du magistère (encycliques, instructions)...
- Au plan international également, la liberté d’échanger, entre les communautés religieuses, des informations et des contributions de caractère théologique ou religieux." (n° 4) (La liberté religieuse, J.P. II, 1-9-1980)
12) "Le devoir de respecter la foi de chacun est, en même temps, corrélatif au droit naturel et civil de la liberté de conscience et de religion." (Lettre de J.P. II sur l’Eucharistie n° 8).
"Protéger et promouvoir les droits inviolables de l’homme est du devoir essentiel de tout pouvoir civil.
Celui-ci doit donc, par de justes lois et autres moyens appropriés, assumer efficacement la protection de la liberté religieuse...
Si en raison des circonstances particulières dans lesquelles se trouvent des peuples, une reconnaissance civile spéciale est accordée dans l’ordre juridique d’une cité à une communauté religieuse donnée, il est nécessaire qu’en même temps le droit a la liberté religieuse soit reconnu et respecté, par tous les citoyens et toutes les communautés religieuses." (Dign. Hum. n° 6)
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DOCTRINE CATHOLIQUE
11) « L’Eglise n’a pas le droit de définir dogmatiquement que la religion de l’Eglise catholique est la seule vraie religion.» (21ème proposition condamnée par le Syllabus)
« Relativement à la religion, penser qu’il est indifférent qu’elle ait des formes disparates et contraires équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune. C’est l’athéisme moins le nom...
Il n’est donc pas permis de mettre au jour et d’exposer aux yeux des hommes ce qui est contraire à la vertu et à la vérité, et bien moins encore de placer cette licence sous la tutelle et la protection des lois.» (Léon XIII, Encyclique Immortale Dei)
« Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels...
Tout ce que la licence y gagne, la liberté le perd ; car on verra toujours la liberté grandir et se raffermir à mesure que la licence sentira davantage le frein.» (Léon XIII, Encyclique Libertas)
12) « Une liberté de ce genre est ce qui porte le plus de préjudice à la liberté véritable, soit des gouvernants, soit des gouvernés.
C’est pourquoi offrir à l’homme la liberté dont nous parlons, c’est lui donner le pouvoir de dénaturer impunément le plus saint des devoirs, de le déserter, abandonnant le bien immuable pour se tourner vers le mal : ce qui, Nous l’avons dit, n’est plus la liberté, mais une dépravation de la liberté et une servitude de l’âme dans l’abjection du péché.» (Léon XIII, Encyclique Libertas)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Dimanche 20 Janvier, 2008 20:47 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
13) "Enfin, le pouvoir civil doit veiller à ce que l’égalité juridique des citoyens, qui relève en elle-même, du bien commun de la société, ne soit jamais lésée, de manière ouverte ou larvée, pour des motifs religieux et qu’entre eux aucune discrimination ne soit faite." (Dign. Hum. n° 6)
"L’Eglise déplore les différences de traitement que certaines autorités civiles établissent injustement entre croyants et incroyants, au mépris des droits fondamentaux de la personne.
L’Eglise réprouve donc comme contraire à l’esprit du Christ toute espèce de discrimination ou de vexations affectant des hommes en raison de leur religion". (Nostra Aetate n° 5)
"On sait la place que l’idée de liberté, d’égalité et de fraternité tient dans votre culture, dans votre histoire. Au fond ce sont la des idées chrétiennes." (J.P.II au Bourget, 1-6- 1980)
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DOCTRINE CATHOLIQUE
13) « Envisagé au point de vue social, cette même liberté veut que l’Etat ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public ; que nulle religion soit préférée à l’autre, que toutes soient considérées comme ayant les mêmes droits sans même avoir égard au peuple, lors même que ce peuple fait profession de catholicisme.
Mais, pour qu’il en fût ainsi, il faudrait que vraiment la communauté civile n’eût aucun devoir envers Dieu ; ou qu’en ayant, elle put impunément s’en affranchir, ce qui est également et manifestement faux...
C’est pourquoi la société civile, en tant que société, doit nécessairement reconnaître Dieu comme son principe et son auteur, et, par conséquent, rendre à sa puissance et à son autorité l’hommage de son culte...
Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie et que reconnaît sans peine, surtout dans les pays catholiques, aux signes de vérité dont elle porte en elle l’éclatant caractère.
Cette religion, les chefs de l’état doivent donc la conserver et la protéger, s’ils veulent, comme ils en ont l’obligation, pourvoir prudemment et utilement aux intérêts de la communauté.»
(Léon XIII, Encyclique Libertas)
« On doit des éloges à certains pays de nom catholique, où la loi a pourvu à ce que les étrangers qui viennent s’établir puissent jouir de l’exercice public de leurs cultes particuliers.» (78ème proposition condamnée par le Syllabus)
« En effet, il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir attribué à tous de manifester ouvertement et publiquement n’importe quelles opinions et n’importe quelles pensées, conduisent plus facilement les peuples à la corruption des mœurs et des esprits, et propagent la peste de l’indifférentisme.» (79ème proposition condamnée par le Syllabus)
« C’est bien là véritablement cette liberté philosophique qui tend à corrompre les esprits, déprave les mœurs, renverser toutes les lois et les institutions reçues...
Ces avocats tant vantés du genre humain ont ajouté au mot faux et trompeur de liberté, un autre mot qui ne l’est pas moins, celui d’égalité ; comme si, entre des hommes réunis en société et pourvus de facultés intellectuelles si différentes, ayant des goûts si opposés et une activité si déréglée, si dépendante de leur convoitise individuelle, il ne devait y avoir personne qui réunit la force et l’autorité nécessaires pour contraindre, réprimer, ramener au devoir ceux qui s’en écartent, afin que la société, bouleversée par tant de passions diverses et désordonnées, ne soit pas précitée dans l’anarchie et ne tombe entièrement en dissolution.»
(Pie VI Allocution au Consistoire, du 17-6-1793)
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Abbé Zins

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Posté le: Lundi 21 Janvier, 2008 10:39 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
14) "Si l’Eglise revendique en effet pour elle-même la liberté religieuse... il est normal qu’elle respecte aussi les conventions des autres." (Réponse de J.P. II à Giscard, 30- 5-1980)
"L’Eglise ne revendique aucun privilège, elle veut simplement être libre." [1] (J.P. II - Message aux peuples d’Asie n° 13, 21-2-1981 à Manille)
"L’Eglise ne demande rien d’autre que de pouvoir coopérer avec tous les régimes et tous les peuples, quelles que soient leurs tendances et leurs idéologies, pour la constante élévation de l’humanité." (Alloc. de J.P. II au Sacré Collège, 22-12-1979 n° 5)
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[1] Formule qui reprend celle de Lamennais (prêtre apostat) : "L'Eglise libre dans l'Etat libre", dont la doctrine a été condamnée par le Pape Grégoire XVI, notamment dans son Encyclique Mirari vos.
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DOCTRINE CATHOLIQUE
14) « De fait, la société du genre humain a été constituée par Dieu, auteur de la nature.
De Lui, comme principe et comme source, découlent dans leur force et dans leur pérennité les bienfaits innombrables dont elle nous enrichit.
Aussi, de même que la voix de la nature rappelle à chaque homme en particulier l’obligation où il est d’offrir à Dieu le culte d’une pieuse reconnaissance, parce que c’est à Lui que nous sommes redevables de la vie et des biens qui l’accompagnent, un devoir semblable s’impose, pour la même raison, aux peuples et aux sociétés.»
(Léon XIII, Encyclique Humanum Genus - contre la Franc-Maçonnerie - , 20-4-1884)
« Les chefs d’Etat doivent donc tenir pour saint le nom de Dieu et mettre au nombre de leurs principaux devoirs celui de favoriser la religion, de la protéger de leur bienveillance, de la couvrir de l’autorité tutélaire des lois, et ne rien statuer ou décider qui soit contraire à son intégrité.»
(Léon XIII, Encyclique Immortale Dei, 1-11-1885)
« Le socialisme... repose sur une théorie de la société qui lui est propre et qui est inconciliable avec le christianisme authentique... personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste.»
(Pie XI, Encyclique Quadragesimo Anno, 15-5-1931)
« Le communisme est intrinsèquement pervers et l’on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne.»
(Pie XI, Encyclique Divini Redemptoris, 19-3-1937)
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 8477 :
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Posté le: Mardi 22 Janvier, 2008 10:22 Sujet du message: |
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DOCTRINE CONCILIAIRE
15) "L’Eglise sent le besoin d’élever sa voix pour la défense des droits de l’homme." (Alloc. de J.P. II au "Sacré Collège", 22-12-1979 n° 6)
"En définitive la paix se réduit au respect des droits inviolables de l’homme." (J.P. II Red. Hom. n° 17)
"La déclaration universelle des droits de l’homme est une pierre milliaire placée sur la route longue et difficile du genre humain". (J.P.II à l’O.N.U., n° 7)
"La volonté du peuple est la base de l’autorité du pouvoir public." (Déclaration des droits de l’homme, Art. 21, par. 3)
"Que peut-on souhaiter de plus à chaque peuple et à toute l’humanité, à tous les enfants du monde, sinon cet avenir meilleur, où le respect des droits de l’homme deviennent une pleine réalité, dans le cadre de l’an 2000 qui approche ?" (J.P. Il à l’O.N.U., n° 21)
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DOCTRINE CATHOLIQUE
15) « Il Nous suffit de rappeler les 17 articles sur les droits de l’homme qui ne sont qu’une répétition fidèle de la déclaration faite par l’Assemblée Nationale de France de ces mêmes droits, si contraires à la religion et à la société.»
(Pie VI, Encyclique Adeo Nota, 23-4-1791)
« On voit donc clairement pourquoi certains hommes, ne tenant aucun compte des principes les plus certains de la saine raison, osent publier que : la volonté du peuple manifestée par ce qu’on dit être l’opinion publique ou autrement, constitue la loi suprême, indépendante de tout droit divin et humain.»
(Pie IX, Encyclique Quanta Cura)
« Bon nombre de nos contemporains, marchant sur les traces de ceux qui, au siècle dernier se sont décernés le titre de philosophes, prétendent que tout pouvoir vient du peuple...
C’est en quoi les Catholiques se séparent de ces nouveaux maîtres ; ils vont chercher en Dieu, le droit de commander, et le font dériver de là, comme de sa source naturelle et de son nécessaire principe.
C’est de cette hérésie que naquirent au siècle dernier, la fausse philosophie et ce qu’on appelle le droit moderne, la souveraineté du peuple, et cette licence sans frein en dehors de laquelle beaucoup ne savent plus voir de vraie liberté.
De là on s’est avancé jusqu’aux dernières erreurs, le communisme, le socialisme, le nihilisme, monstres effroyables qui sont la honte de la société et qui menacent d’être sa mort.»
(Léon XIII, Encyclique Diuturnum illud, 29-6-1881)
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