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Résumé des place et rôle de la femme d'après le Magistère

 
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Laetitia



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MessagePosté le: Samedi 06 Février, 2010 22:05    Sujet du message: Résumé des place et rôle de la femme d'après le Magistère Répondre en citant

 
Pour avoir une vision d'ensemble des Enseignements pontificaux sur le sujet, voici le plan de la table logique proposée concernant la place et le rôle de la femme dans la société chrétienne.

Citation:
Introduction : L’Eglise et la femme.

Première partie : Le drame actuel du monde féminin
    Chap. 1er : la dignité de la femme
    Chap. 2me : La femme dans le monde moderne
    Chap. 3me : La dignité de la femme en péril

Deuxième partie : Les devoirs actuels de la femme en face du courant de l’évolution.
    Chap.1er : Dans sa propre vie
    Chap. 2me : Dans son action extérieure
    Chap. 3me : Les moyens d’action


Par la suite nous donnerons le détail de cette table logique, tel que nous le proposent les Enseignements Pontificaux de Solesmes et qui n'est autre qu'un résumé de l'étude de la place et du rôle de la femme dans la société chrétienne.

 
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Laetitia



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MessagePosté le: Dimanche 07 Février, 2010 14:18    Sujet du message: Répondre en citant

 

Citation:
Introduction : L’Eglise et la femme.

La question de la femme gravite toute entière autour de cette interrogation :

            Comment, au milieu des circonstances actuelles :
                         - maintenir et fortifier la dignité de la femme
                         - sauver la famille et lui maintenir sa place dans l'activité féminine ?

            Inséparable de l'ordre divin, la question de la place et du rôle de la femme ne peut-être résolue :
                        - par ceux qui ne veulent la considérer que sous un seul de ses aspects,
                        - ni par ceux qui, excluant Dieu de la vie sociale, méconnaissent le point essentiel de la question.

            En raison de son importance morale et religieuse et de son actualité, elle fait l'objet de la sollicitude de l'Eglise, dont la mission est de reconquérir au Christ tous les secteurs de la vie humaine, et qui seule a pu restaurer la dignité de la femme et la famille, méconnues par le paganisme et beaucoup de chrétiens d'aujourd'hui.
 

 
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Laetitia



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MessagePosté le: Lundi 08 Février, 2010 21:13    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
 
Première partie : Le drame actuel du monde féminin

    Chap. 1er : la dignité de la femme.

           - Sa dignité de personne et de chrétienne :

                Dans sa nature, telle que Dieu l'a créée, élevée et rachetée, la femme a reçu, au même titre que l'homme, sa dignité de personne, d'image et d'enfant de Dieu, membre du corps Mystique, appelé à la plénitude de la vie chrétienne, et à l'union à Dieu dans la vie éternelle.

                La dignité personnelle de la femme se manifeste, dans l'échange du consentement matrimonial, donné en pleine liberté et égalité des deux conjoints, et qui n'a pas de meilleure garantie que l'indissolubilité du lien conjugal.

                L'égalité entre les époux est limitée par la répartition inégale de leurs dons naturels et par la hiérarchie nécessaire à la société familiale.

           - Sa dignité propre de femme :
                
                La véritable dignité de la femme, chef-d'œuvre de la création, vient du caractère propre de son organisme, de ses qualités spirituelles, générosité, sensibilité, tact et délicatesse, perspicacité, qui sont complémentaires de celles de l'homme et ont un retentissement essentiel sur la vie de famille et la communauté, et sont ordonnées par le Créateur à la mission essentielle de la femme, la Maternité, et à la fondation d'une famille.

           - Sa dignité dans l'état matrimonial :

                Dans la vie conjugale, coopération à l'œuvre de Dieu pour le développement du genre humain et la croissance du Corps mystique, la maternité fait la gloire de la mère chrétienne. Elle est la récompense de l'héroïsme des mères et le principe de leurs joies les plus pures.
    Elle a été exaltée par la Maternité divine, source de tous les privilèges de Marie, et qui fait d'elle la gloire, l'idéal et le modèle de toutes les femmes.

                Les qualités distinctes de la femme lui assignent sa place dans la famille, fondée sur le consentement matrimonial comme société véritable et comportant par suite une hiérarchie, instituée par Dieu même, qui ne peut être modifiée par l'homme et qui impose à la femme d'être soumise à son mari comme l'Eglise au Christ.

                La soumission de la femme à son mari n'est pas une violation de ses droits, elle réduit à l'unité leurs deux volontés, comporte une juste liberté et est transfigurée par l'amour et le mariage chrétien.

                Ses dons naturels et son mariage assignent à la femme ,le soin du foyer, dont elle est la lumière et le charme, la reine et qu'elle gouverne en vraie "maîtresse de maison". C'est la vraie dignité de l'épouse.

                La collaboration de la femme avec l'homme a son retentissement dans toute la vie humaine et sociale, sur l'état, dont la mère chrétienne est le plus ferme appui, et sur l'Eglise elle-même, à laquelle la mère chrétienne a la gloire de donner sas ministres et ses religieuses.
    Loin d'être compromise par le veuvage, elle y trouve, au contraire, son expression la plus haute.

           - Sa dignité dans le célibat volontaire :

                Le mariage n'est pas pour la femme le seul moyen de développer sa personnalité. Ses aptitudes l'orientent aussi vers la maternité spirituelle, non moins réelle que l'autre.

                La virginité religieuse, idéal remontant au début de l'Eglise et suscité par l'exemple de Notre-Dame, n'est pas une méconnaissance des biens du mariage mais constitue un état plus parfait.

                Sa beauté réside dans le don total du cœur et de la vie à Dieu et au service du prochain, dans le renoncement aux noces de la terre, pour une activité plus universelle ou pour un contact plus direct avec Dieu dans la vie contemplative, la plus haute forme de vie.

                L'état religieux n'est donc pas nuisible au bien commun, mais un ferment de vie pour le monde, par sa valeur mystique de renoncement et par le concours qu'il apporte à l'œuvre du christianisme.

                Son but coïncide avec celui de l'Eglise qui désavoue ceux qui déprécie la vie religieuse dont elle a un besoin urgent.
                Aussi la vocation ne doit pas être contrariée par les parents, ni manquée par négligence coupable.

                Elle peut prendre des formes diverses, parfois celle des circonstances qui interdisent la mariage et conduisent ainsi au célibat dans le monde, qui est de plus en plus nécessaire et doit être estimé à son juste prix.
                


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Laetitia



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MessagePosté le: Mercredi 10 Février, 2010 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:

Première partie : Le drame actuel du monde féminin

    Chap. 2me : La femme dans le monde moderne

           - Le progrès et l'évolution de la vie :

                Le progrès matériel et les inventions nouvelles ont introduit des mutations profondes dans toute l'activité humaine et au niveau, jusque-là inconnu, de bien-être et de culture.

                Dans le domaine économique, cette évolution a produit la croissance du capitalisme, le développement des grandes industries, l'agglomération des populations dans les villes, la crise du logement, l'extension du chômage et souvent, la misère;

                et par suite, dans le domaine social, des conflits politiques, une évolution des conditions sociales, une dépendance de plus en plus étroite envers la collectivité qui prend en charge jusqu'aux travaux domestiques.

           - L'évolution de la vie et la femme :

                L'évolution de la vie a retenti sur la femme en raison de la guerre, des difficultés économiques obligeant la femme à chercher un salaire, des dispositions de la loi, proclamant l'égalité de ses droits avec l'homme, de l'émancipation de la femme, prônée par les systèmes matérialistes, du mirage d'une vie libre et facile.

                Ces influences ont amené un rythme vertigineux l'évolution de la femme, dont les vertus surnaturelles ne se sont pas développées au rythme du progrès matériel.

                Elles l'ont fait sortir du foyer, centre naturel et traditionnel de ses activités, pour la jeter au milieu du monde dans toutes les charges et professions, même politiques ou militaires.

           - Dans le monde déchristianisé :

                Dans le monde où la femme se trouve aujourd'hui entraînée, les efforts des puissances du mal redoublent de violence, contre la civilisation chrétienne, les fondements de la vie sociale et l'influence de l'Eglise.

                Ils s'adressent surtout aux jeunes et aux femmes.

                Leur but est d'inaugurer une humanité sans Dieu, où dominent le laïcisme et le matérialisme, un nouveau paganisme.

                Au sein même des familles chrétiennes pénètrent aujourd'hui l'indifférence religieuse et sociale, l'ignorance, de grossières erreurs et un formalisme bourgeois qui enlève à la religion toute influence pratique.

           - Aggravation du mal par l'influence réciproque du progrès matériel et de la déchristianisation.

                Le progrès matériel et celui de la déchristianisation se renforcent mutuellement l'un l'autre.

                Le progrès multiplie les excitants des passions, jamais éteintes depuis le péché; ces excitants deviennent la seule ambition des foules, provoquent l'indifférence religieuse, l'aveuglement de la conscience, la chute des barrières morales et causent un vide spirituel qui exaspère à son tour la soif de plaisir.

                Cette coïncidence produit dans toutes les classes sociales, surtout dans la jeunesse et jusque dans les campagnes, une décadence des mœurs, vraie menace pour l'ordre social.

           - Du progrès matériel et des systèmes matérialistes.

                La coïncidence du progrès des systèmes d'inspiration matérialiste donne à l'évolution social un caractère tragique.

                Ces systèmes utilisent les instruments et méthodes de propagande et de plaisir créés par le progrès et la situation économique, pour ouvrir une nouvelle civilisation, sans autre but que la production et la jouissance des biens matériels, sans autre hiérarchie que celle du système économique, sans autre loi que le jeu des intérêts.

                Ils détruisent la famille par la théorie de la triple émancipation de la femme, déchargée des soins domestiques, mise en possession des mêmes droits que l'homme et assujettie aux mêmes charges.

                Dans ces systèmes la personne se trouve liée à la collectivité pour devenir un simple instrument de travail et de combat, et perd dans l'existence de masse toute sa dignité reçue de Dieu.



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Laetitia



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MessagePosté le: Mercredi 10 Février, 2010 21:47    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:
 
Première partie : Le drame actuel du monde féminin

    Chap. 3me : La dignité de la femme en péril

                Cette "promotion" confère à la femme un nouveau style de vie et une allure plus dégagée et plus virile qui n'est pas, en soi, un mal et peut être légitime si elle se développe dans un sens chrétien.

                Mais, en raison du rythme trop rapide de l'évolution et de la rupture d'équilibre qu'il produit avec le caractère immuable de la nature féminine, il constitue une crise dangereuse, à laquelle la double coïncidence avec l'affaiblissement de la foi et la diffusion des systèmes matérialistes, confère un caractère de tragique gravité.

           - Dangers pour la dignité personnelle de la femme :

                Sa nature féminine, blessée par le péché originel et malgré son éducation moderne et son allure assurée, demeure toujours substantiellement la même avec son cœur sensible et généreux mais impressionnable et crédule, son imagination, sa présomption et parfois son orgueil, sa coquetterie, son étourderie.

                Malgré son illusion de force et d'expérience, la jeune fille d'aujourd'hui est mal défendue par son éducation insuffisante et contaminée par l'influence d'un milieu déchristianisé.

                Elle court par suite un grave danger dans le contact continuel, où elle se trouve impliquée avec les hommes, blessés eux aussi par le péché, et avec le monde, où sans cesse la sollicitent les doctrines spécieuses, périlleuses pour sa foi et son intelligence, les spectacles et divertissements immoraux, dangereux pour ses sens, les techniques modernes de diffusion, les lectures romanesques et fréquentations, funestes au cœur de la femme mariée et de la veuve, elles-mêmes.

                Elle ne peut compter sur la réaction des milieux chrétiens, insouciants ou contaminés, tandis que se liguent contre sa dignité les ennemis de Dieu, les séducteurs inconscients, délibérés ou professionnels, exploiteurs des conditions sociales et de la misère, pour l'entraîner à dissiper dans la faute les énergies destinées à la fondation d'une famille, et parfois à consommer sa ruine.

           - Dangers pour le rôle de la femme dans la famille :

                Le rôle de la femme dans la famille est menacé
                            par l'évolution de la vie entraînant la femme à travailler au dehors, dans l'égalité professionnelle avec son mari et sans amélioration réelle pour l'économie familiale,
                            par le matérialisme, par les erreurs morales d'aujourd'hui, en particulier celles concernant la dignité de la femme, la fidélité conjugale et le divorce, par les complicités de la nature féminine elle-même,
                            par les assauts que lancent contre la famille les totalitarismes, les partis politiques, en particulier, le communisme,
                            par les promesses d'aide sociale aux femmes qui, malgré leurs avantages partiels, ne sont qu'une promotion de l'Etat totalitaire et sont contraires au vrai bien de la femme.

                Ces diverses causes provoquent :
                            le renversement de la hiérarchie familiale
                            la ruine de l'amour conjugal
                            l'abandon du foyer par la femme au détriment de son mari, des vieux parents, des enfants, de leur éducation, de la formation de la jeune fille à ses devoirs futurs;

                Elles acculent ainsi la famille à la ruine surtout dans les classes élevées.

           - Dangers pour la société elle-même :

                Les erreurs féminines et familiales nuisent à l'action de l'Eglise, compromettent le bien de la société civile et entraînent sa ruine totale.



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Laetitia



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MessagePosté le: Jeudi 11 Février, 2010 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:

Deuxième partie : Les devoirs actuels de la femme en face du courant de l’évolution.
           - En face de l'évolution qui menace la femme et la famille :

                Il ne s'agit pas de se perdre en plaintes stériles sur la passé dans une attitude purement passive, mais de dominer les problèmes de l'heure, en s'appuyant sur Dieu et sur les droits acquis, pour régler la marche du temps et transmettre aux autres la grâce du Christ, par une action apostolique obligatoire pour tout chrétien.

                Une mission est spécialement confiée aux femmes, en particulier aux jeunes, à celles des élites sociales et à leurs mouvements, en raison des dons spécifiques de leur nature.

                Elle est ordonnée à la conservation de leur dignité féminine, au salut de la famille et de toute la société.

                Elle doit orienter l'effort de la femme vers le perfectionnement de sa propre vie et vers l'action pour le salut du prochain, par le triple apostolat de la vérité, de l'amour et de l'action, et par l'action sociale.

        Chap. 1er : Dans sa propre vie

                La femme doit opposer au courant de déchristianisation :

           - une vie de foi éclairée et vivante :

                L'heure exige de la femme une personnalité chrétienne, capable :
                  de résister et de faire face par elle-même au courant,
                  de réagir contre la la laïcisation de la vie,
                  de répondre au progrès de la culture matérielle par un approfondissement surnaturel afin d'être un ferment de régénération pour le monde.

                La mesure de la victoire, c'est la foi, premier objectif du redressement féminin et nécessaire pour répondre aux exigences morales d'aujourd'hui, vivifier les coutumes religieuses, permettre à la femme de découvrir ses responsabilités et d'accomplir l'œuvre du salut.

                Pour défendre et maintenir la vertu et agir efficacement sur le plan social, la foi de la femme d'aujourd'hui doit être consciente et éclairée, et soumise à l'Eglise.

                Pour conduire à la maturité de la vie chrétienne la foi doit être vivante par la charité et les œuvres, et répondre aux totalitarismes par l'acceptation totale des commandements de Dieu.

           - la pureté morale :

                De la foi vivante, doit procéder la pureté, qui n'est pas faiblesse ou inexpérience, mais une force, procédant de l'amour de Dieu, de la foi en sa présence en nous et de la fierté chrétienne, et qui seule peut garantir contre les périls d'aujourd'hui et assurer la fidélité conjugale et l'héroïsme maternel.

                La femme et la jeune fille doivent défendre leur pureté par leur modestie, consciemment cultivée, par leur à-propos et la fermeté de leur allure, l'alimenter par leurs vertus profondes, piété, prudence, humilité, signes et fruits de la foi.

           - la force chrétienne :

                Répondre aux exigences de sa foi et garder la pureté est impossible sans la maîtrise de soi et une lutte continuelle, contre le monde, l'esprit du mal et les passions; lutte que ne suppriment jamais complètement, ni la grâce, ni l'éducation chrétienne, ni le travail professionnel ou l'habitude.

                Cette lutte est le sceau du véritable chrétien et principe de croissance spirituelle.

                Cette lutte exige de la femme et de la jeune fille chrétiennes :
                  une force et un courage devant aller souvent jusqu'à l'héroïsme comparable à celui des martyrs,
                  et un esprit de pénitence et de sacrifice, fruit de la foi vive et condition de la maîtrise de soi, de la joie, de l'union au Christ et au prochain dans l'épreuve.

           - l'esprit de prière :

                Pour répondre aux exigences de la lutte d'aujourd'hui, les forces naturelles sont insuffisantes, sans la grâce et l'union à Dieu.

                L'aide de Dieu s'obtient :
                  par la prière, signe de la foi vivante, besoin du cœur, source de joie et de sainteté et dont le Saint-Esprit ranime aujourd'hui le sens,
                  par la fréquentation des sacrements, en particulier de l'Eucharistie,
                  et par la dévotion à Notre Dame, qui développe notre esprit filial envers Dieu et nous donne le Christ.

           - la fidélité de la femme au foyer :

                La femme doit résister au courant pour demeurer fidèle au foyer, son vrai royaume, auquel aucune évolution sociale ne saurait l'arracher.

                Si la nécessité l'en éloigne, elle doit lui garder son cœur et redoubler d'empressement aux heures libres, pour resserrer les liens de la famille.

                La jeune fille elle-même doit accepter les renoncements requis pour rester au foyer, en s'appuyant sur sa vie intérieure.

                Les enfants sont la joie de la mère, source de son salut, l'objet principal de sa mission, exaltée par l'exemple de Notre Dame.

                A la mère revient l'éducation de ses enfants, fils adoptifs de Dieu.
                Cette tâche commence dès le berceau.
                La mère doit avoir à cœur :
                  de nourrir elle-même ses enfants,
                  de prendre soin de leur santé,
                  mais surtout de former leur sensibilité, leur intelligence, leur caractère, leur cœur.

                Elle doit éviter les préférences, les faiblesses comme l'excès de rigueur, souveraine importance de l'éducation.

                Le rôle de la mère dans l'éducation n'est pas restreint à la première enfance;
                Elle doit collaborer à la formation chrétienne de l'enfant et à son instruction religieuse, par l'enseignement du catéchisme et de l'évangile, par son exemple et sa vue chrétienne du monde.

                La mère doit choisir librement les maîtres de ses enfants, collaborer avec eux, exiger l'enseignement religieux.

                La mère doit avoir soin de ses enfants dans la crise de l'adolescence, préparer les filles à leur rôle futur en veillant attentivement sur elles et surtout en façonnant leur cœur et leur volonté, en leur proposant l'exemple et l'aide de Notre Dame.

                L'éducation doit être préparée dès avant la naissance par la formation du foyer chrétien.
                La femme doit mettre tout son dévouement à rendre ce foyer agréable, à y maintenir les saines traditions, en évitant de le glacer par trop de rigueur, en agissant avec tact et mesure et en ayant un soin vigilant et affectueux des domestiques.

                La vie de famille doit être établie sur la paix domestique, qui naît de la conformité de la vie au plan divin, de l'amour conjugal fidèle et dévoué jusqu'au sacrifice, et de l'obéissance de la femme à l'autorité de son mari.

                L'autorité du mari doit être non seulement acceptée, mais aimée; elle ne doit jamais être usurpée par la femme; elle n'exclut pas une sainte liberté pour refuser le mal, rappeler au mari son devoir et le suppléer au besoin.

                L'influence silencieuse exercée par la femme dans la famille, base de la vie sociale, retentit sur la société tout entière, comme une contribution de première valeur au bien commun.       
                  


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MessagePosté le: Vendredi 12 Février, 2010 23:31    Sujet du message: Répondre en citant

 
Citation:

Deuxième partie : Les devoirs actuels de la femme en face du courant de l’évolution.
    Chap. 2me : Dans son action extérieure

       I - Extension et normes de l'activité féminine.

           - Besoins nouveaux :

                La mission de la femme, jadis cantonnée au foyer et dans les œuvres charitables et éducatrices, toujours nécessaires, s'étend aujourd'hui, pour des besoins nouveaux à une action politique et sociale d'extrême importance.

                Cette action s''impose à la femme parce qu'elle est responsable du salut de la famille, en particulier du retour de la mère au foyer, qui dépend des conditions sociales et de la législation, parce qu'elle est coopératrice de l'homme dans la charge du bien commun dont elle est plus apte à résoudre certains problèmes.

                Cette action extérieure ne doit pas empêcher la mère de réserver le meilleur de ses soins à sa famille, elle revient donc normalement à celles qui sont providentiellement libres de leur temps.

           - Les normes d'action : les principes chrétiens.

                Le but des efforts doit être l'unité de l'ordre : la paix.
                L'ordre ne peut régner que si chaque chose est à sa place.
                Pas d'ordre véritable, si la première place n'est pas à Dieu, source de toute autorité légitime.

                Les plans de redressement ne sauraient être efficaces :
                            s'ils admettent le principe du mal, le matérialisme,
                            s'ils comptent sur le seul jeu des forces naturelles et du progrès social, sur l'efficacité de coutumes chrétiennes, vides de foi, sur une adaptation du christianisme,
                            s'ils nourrissent le songe creux de gagner l'adversaire en marchant à sa remorque,
                            s'ils veulent exclure l'Eglise du domaine temporel ou la faire entrer dans les cadres des organisations humaines.
     
       II - Les objectifs de l'action féminine.

           - La restauration de la famille :

                Le premier effort doit être réservé à la famille, cellule vivante de la société qui doit lui assurer des conditions normales d'existence.

                La femme doit sauvegarder la famille, en améliorant ses conditions matérielles d'existence, en s'efforçant de maintenir la mère au foyer, en l'aidant dans le soin des enfants, en combattant les courants et doctrines qui menacent la famille, surtout en lui rendant le sens hiérarchique, celui de la fidélité conjugale et l'esprit chrétien.

           - L'éducation féminine :

                Pour restaurer la famille, commencer par l'éducation, conforme aux directions de l'Eglise et l'amélioration du régime scolaire.

                L'éducation chrétienne, méthode la plus sûre de formation humaine, vise à conduire à la sainteté, les enfants d'Adam, rachetés par le Christ; elle est une coopération à la fois exigeante et optimiste, à l'œuvre de la Rédemption.

                Le collège chrétien, lieu privilégié de l'éducation.

                Les Religieuses, instruments spécifiques de l'Eglise pour l'éducation des jeunes filles. Maternité spirituelle des enseignantes chrétiennes.

                L'éducation doit se proposer aujourd'hui de former des femmes capables de conserver leur dignité chrétienne, de préparer la jeune fille à ses devoirs futurs de fondatrice d'une famille chrétienne, de maîtresse de maison, de mère et d'éducatrice, à ses activités apostoliques et sociales.

                L'éducation doit s'appuyer, non sur le sentiment, mais sur l'intelligence et la foi consciente et vive, ainsi que sur la prière et l'exemple de l'éducatrice. Elle est alors le meilleur remède aux déviations féminines et la meilleure préparation au mariage.

                L'éducation doit unir la religion et la vie en s'appuyant sur la pensée de la présence de Dieu, en formant dès l'enfance à l'obéissance, à la prière, à la maîtrise de soi et au sacrifice, conditions de la pureté morale.

                L'éducation chrétienne ne doit pas exclure de l'éducation féminine l'éducation physique, source de santé et d'équilibre. Mais l'éducation physique n'est pas un but en soi, et doit être ordonnée au bien spirituel, qui impose au sport ses conditions d'exercice.

                L'éducation féminine doit comporter une culture sociale et commencer dès l'enfance à former à l'aumône, à l'amour du prochain, à une vie excluant le luxe.

           - L'apostolat doctrinal :

                L'apostolat doctrinal, vraie maternité spirituelle, est d'une souveraine importance.

                Sans lui le zèle ne pourrait porter tous ses fruits.

                La jeune chrétienne doit de s'y préparer par la pratique, l'étude, de manière à être en garde contre les erreurs et les dangers du monde, et à pouvoir rendre raison de sa foi.

           - Pour se faire comprendre :

                La jeunesse d'aujourd'hui est accessible aux vraies valeurs, mais souvent désabusée.

                Pour répondre à sa plainte d'incompréhension, il ne faut pas vouloir la réformer par la seule contrainte ou le refus de toute nouveauté, ni par la condescendance à tous les abus, mais lui inspirer confiance, en la traitant avec naturel et sérieux et une méthode pédagogique adaptée, en essayant de comprendre ses difficultés, l'origine de ses erreurs et ses légitimes aspirations, qualités requises de l'éducatrice.



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MessagePosté le: Dimanche 14 Février, 2010 17:25    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Deuxième partie : Les devoirs actuels de la femme en face du courant de l’évolution.
    Chap. 2me : Dans son action extérieure

       II - Les objectifs de l'action féminine (suite)

           - L'assainissement des mœurs :

                La femme doit s'appliquer à sauver la dignité féminine, à protéger la jeune fille, à remettre en l'honneur la morale de l'évangile,
                            en exigeant que la morale publique protège l'honneur de la femme,
                            en donnant vie à la législation, par une action concrète et immédiate, toujours puissante sur les mœurs, appuyée sur les principes de foi et sur l'exemple de l'intercession de Notre Dame
                            et s'exerçant par la parole, l'exemple de la maîtrise de soi, de la modestie et de la pureté, l'amabilité et le soin du foyer et par l'abstention absolue des divertissements immoraux,
                            par une action d'ensemble, seule capable de répondre à toutes les formes du danger, d'ouvrir les yeux des indifférents, d'arracher efficacement les jeunes filles aux séductions qui les entourent par des œuvres attrayantes et formatrices.

           - La lutte contre les modes immodestes :

                La mode, en soi, n'a rien de condamnable. Comme la modestie, elle devrait indiquer la mesure vertueuse à garder dans le vêtement pour se mettre en harmonie avec ses semblables, et permettre à la femme de plaire à son mari.
                Mais elle doit s'incliner devant les principes de la loi morale, qui pose des limites qu'aucune mode ne peut franchir.

                Les toilettes immodestes viennent de la corruption, et de l'esprit matérialiste de ceux qui en lancent la mode, de l'inconscience de celles qui les portent, des mères qui les tolèrent, des femmes pieuses qui les autorisent de leur exemple, des maris vaniteux, de la tyrannie de la mode, qui en fait méconnaître l'inconvenance.

                Les toilettes immodestes sont un des plus puissants dissolvants des mœurs, elles font perdre le sens de la modestie et sont un danger et un déshonneur pour celles qui les portent et plus encore pour l'âme d'autrui.

                C'est un devoir strict de résister à l'emprise de la mode, pour sauver son âme, ne pas mettre en péril celle des autres et ne pas autoriser les modes immodestes par son exemple.

                C'est un devoir de combattre les modes immodestes à son foyer et par une action d'ensemble, qui ne peut être que bien accueillie de tous.

                L'apostolat contre les modes immodestes doit être avant tout celui de l'exemple de la vraie modestie, le plus bel ornement de la femme chrétienne, témoignage et protection de sa vertu.
                La modestie ne demande pas d'être démodée, mais elle donne le sens de la vraie mesure et apprend à unir vertu et élégance.

           - Le redressement social :

                La femme doit s'efforcer de ramener la société à Dieu, en lui rendant un esprit chrétien et d'en reconstruire les structures d'après la saine nature et les principes chrétiens, pour refaire de la multitude grégaire une société organique, dans l'harmonieuse coordination de familles stables et fécondes, pour conserver la civilisation chrétienne et faire reculer le communisme devant la communauté des hommes, achevée dans la communauté chrétienne, où tous les secteurs de vie, privée et publique, sont harmonisés avec la loi de Dieu.

                En travaillant au redressement social, la femme contribue au salut de sa famille et de sa patrie.
                Elle peut compter sur l'appui de la saine nature, des esprits droits et de Dieu, et peut être assurée de la victoire.

                Pour le redressement social, la femme doit faire connaître et triompher la doctrine sociale de l'Eglise, telle que l'enseignent les papes.

    Cette doctrine est la mieux fondée pour procurer le vrai bien des individus, des famille et des peuples, par la pratique de la justice et de la charité.

                L'Eglise soutient les justes revendications sociales, mais non dans un esprit de haine des classes qu'elle s'efforce au contraire de rapprocher pour les intégrer dans une communauté harmonieuse.

    Elle encourage la lutte contre la misère et le chômage et la crise des logements, les efforts pour le respect des règles sociales et de la personne des travailleurs, pour l'adaptation des droits de la femme.

                Elle demande le salaire familial , la parité de salaire à travail égal, et une formation pour les classes laborieuses.

                Elle demande le renoncement au luxe et la pratique des œuvres de miséricorde corporelle ou spirituelle.
                Rôle de l'infirmière et de l'assistance sociale, de l'employée de maison.

           - La paix internationale :

                Au double titre de son nom de catholique et de ses aptitudes, la femme doit exercer une action pacificatrice lente, mais profonde, pour rendre à la multitude ethnique son unité de filiation divine et de fraternité humaine.

                Cette action à la fois psychologique et moralisatrice aussi bien que politique et sociale, doit viser à supprimer les causes de conflits : misère et chômage, richesses injustes et luxe, mœurs immorales, haines entre les hommes, à créer des liens fraternels entre les peuples, par la formation des enfants aux sens de la fraternité et leur éducation selon la vision chrétienne du monde; elle doit compter avant tout sur la prière.



à suivre...
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Laetitia



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MessagePosté le: Lundi 15 Février, 2010 22:25    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Deuxième partie : Les devoirs actuels de la femme en face du courant de l’évolution.
    Chap. 3me : Les moyens d'action

           - L'exemple de la sainteté personnelle :

                La sainteté est la source du plus grand pouvoir de la femme pour le bien, apostolat irremplaçable et efficace, à la portée de tous, elle suppose fermeté de principes et dévouement.

                Elle agit, au foyer comme au dehors, par l'exemple, premier devoir de tous, témoignage d'une foi solide et agissante, témoignage que ne doivent pas obscurcir les passions, mais qui doit être illuminé par la doctrine, embelli par la pureté, vivifié par le courage chrétien, toujours aimable et modeste.

           - La prière :

                La vie sainte agit par la prière, moyen nécessaire et efficace pour l'apostolat, œuvre de la puissance divine.

                La prière apostolique a recours à l'intercession de Notre Dame, mère de toute grâce, protectrice de la France, et dont la dévotion, pierre de touche des vrais fidèles, est un gage assuré de succès.

           - L'action personnelle sur le prochain :

                L'action personnelle sur le prochain, d'urgente nécessité aujourd'hui, reste le rôle de quelques-unes qui doivent l'exercer suivant leurs dons personnels et sous leur propre responsabilité mais dans la soumission à l'Eglise.

           - L'apostolat de l'amour :

                L'apostolat, formé à l'exemple du Seigneur, doit être animé du zèle intelligent et discret, humble et désintéressé, et procédant de la charité, débordant du cœur de l'apôtre, en un dévouement effectif adapté aux besoins des âmes.

           - Echecs de l'apostolat :

                L'apostolat des militantes requiert souvent de l'héroïsme; il n'est pas toujours responsable de ses échecs ou de ses lenteurs, qui viennent parfois de la seule liberté des âmes, ou des desseins de Dieu, mais souvent aussi de ce qu'il n'apporte pas assez de lumière.



 
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