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  <title>Mi ca El !?</title>
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  <language>french</language>
  <copyright>(c) Copyright 2013 by Mi ca El !?</copyright>
  <managingEditor>micael@usa.com</managingEditor>
  <webMaster>micael@usa.com</webMaster>
  <pubDate>Dimanche 19 Mai, 2013 22:40</pubDate>
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    <title>Mi ca El !?</title>
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                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56114#56114</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Vendredi 15 Juin, 2012 22:04&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Onzième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                              &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Le Cœur charitable.(suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;II.&lt;/span&gt; Quels sont nos sentiments, et quels sont les vôtres, ô Cœur adorable de mon Sauveur ? Vous nous aimez tous, et nous ne pouvons nous aimer les uns les autres ; vous nous supportez, et nous ne savons pas nous supporter entre nous ; vous nous comblez de bienfaits, et nous refusons tout à nos frères ; nous ne nous donnons mutuellement que de mauvais exemples et des occasions de péché pour nous pervertir et nous perdre, au lieu de nous aider l'un l'autre à nous sanctifier par une édification mutuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    O charité divine, ne régnez-vous pas dans nos cœurs, et ne trouverez-vous plus d'asile que dans le Cœur adorable de Jésus-Christ ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Charité compatissante, charité bienfaisante : tels seraient les caractères sacrés de la nôtre, si elle était réglée sur le modèle que le Cœur de Jésus nous présente. Mais, hélas ! comment pourrait-elle se concilier avec les sentiments si contraires qu'elle trouve trop souvent dans nos cœurs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Tant de susceptibilités, de vivacités, tant d'impatiences, tant de saillies, de mauvaise humeur à l'égard des autres, tant de paroles sèches, de paroles dures, piquantes, aigres, qui nous échappent en maintes occasions ; tant de manières blessantes, de manières brusques, de dédains de refus, de caprices que nous leur faisons essuyer, quels rapports peuvent-ils avoir avec la charité ? Ces antipathies, ces envies, ces jalousies, ces animosités, ces ressentiments, ces rancunes, funeste levain du cœur, quelles plaies sensibles faites à la charité ! Ces soupçons injustes, ces injustes préventions, cette odieuse acception de personnes si opposée à l'esprit de Dieu sont-ils conformes à l'esprit de charité ? Ces rapports pernicieux et indiscrets, ces confidences perfides et meurtrières, véritable poison de la société, de la paix et de l'union des cœurs, ne voyons-nous pas que tout cela, en affligeant te cœur de nos frères, blesse en même temps le Cœur de Jésus-Christ ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    On ne sait rien pardonner, on ne sait rien excuser, rien dissimuler à l'égard des autres ; on ne leur fait grâce sur rien, on relève tout, on porte un jugement sévère surtout ; on juge jusqu'à leurs pensées, on interprète, on dénature leurs sentiments, on leur prête des motifs et des intentions mauvaises ; on exagère leurs défauts, on diminue leurs vertus ; est-ce la charité qui inspire une pareille conduite ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    De là naissent souvent les disputes, les querelles, les altercations, les contestations, les démêlés, quelquefois même les scènes, les éclats, les scandales publics, où la charité sacrifiée, immolée, reçoit des atteintes funestes, et le cœur, des blessures mortelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    O charité ! vertu céleste, vertu divine, êtes-vous encore connue parmi les hommes ? Où trouverez-vous un asile assuré, si les cœurs mêmes des chrétiens sont pour vous une terre étrangère ? Et vous, adorable Sauveur, reconnaîtrez-vous à ces traits des disciples dignes de vous et selon votre Cœur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Ah ! si nous avions dans le cœur les sentiments de cette charité compatissante à l'égard des autres, ne nous engagerait-elle pas à supporter leur humeur, à excuser leurs défauts, à user d'indulgence envers eux, à étouffer nos ressentiments, à dissimuler, à laisser tomber mille choses en maintes occasions ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Encore, pour être juste envers le prochain, il ne suffit pas de s'abstenir de lui faire du mal, il faut encore lui faire du bien ; une charité qui ne serait que compatissante ne suffirait pas à l'observation du précepte : il exige une charité bienfaisante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    Adorable Sauveur  formez vous-même cette charité dans nos cœurs, faites que nous la puisions dans le vôtre. Chrétiens, disciples, enfants, héritiers d'un Dieu patient et mourant par un excès de charité pour nous, tâchons de faire du bien aux autres quand nous le pouvons ; et quand nous ne le pouvons pas, souhaitons-leur-en, faisons en sorte de leur en procurer, aimons à rendre service à nos frères, secourons-les dans leurs besoins, encourageons-les dans leurs peines, prévenons-les dans leurs désirs, ayons pour eux de la considération, des égards, des attentions ; soyons pour eux un sujet d'édification et de bon exemple ; surtout offrons pour eux à Dieu l'encens et l'hommage de nos prières ; souvenons-nous que nous sommes les enfants d'un même père, assis à la même table, nourris du même lait de la grâce, destinés à la possession de la même félicité ; enfin, selon le conseil de Jésus-Christ et les désirs de son Cœur, tâchons de n'avoir tous qu'un cœur et qu'une âme ; c'est de cette façon que nous deviendrons les enfants du Très&amp;#8209;Haut qui fait pleuvoir sur les bons et sur les méchants, et fait lever son soleil sur les justes et sur les pécheurs. Sa grâce est offerte à tous, et il est prêt à nous recevoir tous dans son cœur ; la charité nous l'a ouvert, la charité doit nous y introduire pour nous y réunir à jamais.</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56114#56114</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Vendredi 15 Juin, 2012 22:04</pubDate>
                                        <guid isPermaLink="true">http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56114#56114</guid>
                                      </item>
                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56082#56082</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Dimanche 10 Juin, 2012 22:33&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Dixième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                                   &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Le Cœur charitable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;I.&lt;/span&gt; O Cœur adorable d'un Dieu ! quelles ont été les effusions de votre ineffable charité envers nous ! nos cœurs pourront-ils jamais assez apprécier tout ce que cette divine vertu vous a porté à faire et à souffrir pour nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, ô Dieu Sauveur, qui vous a fait descendre sur la terre pour venir chercher nos cœurs qui s'étaient éloignés de vous et avaient livré toutes leurs affections aux créatures, au préjudice du Créateur dont ils sont l'ouvrage. C'est cette vertu, ô Dieu incarné, qui vous a engagé à vous revêtir de notre humanité, et à vous rendre, au péché près, semblable à nous, afin de nous attirer à vous par les liens de la plus étroite union.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, ô Médecin charitable, qui vous a inspiré une tendre compassion pour les blessures de nos âmes et un sincère désir de les guérir, en préparant des remèdes salutaires à tous nos maux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, ô tendre Pasteur, qui vous a fait courir après les brebis égarées, à travers les ronces, les épines et les précipices où elles se jetaient pour se perdre : vous les avez rappelées, la voix de votre charité a retenti à leurs oreilles ; vous les avez chargées sur vos épaules pour les ramener heureusement au bercail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, ô divin Modèle, qui vous a fait passer toute votre vie dans les peines, dans les afflictions et les persécutions, dans un martyre continuel, pour nous donner l'exemple de la patience dans nos travaux et nous adoucir les chagrins inséparables de la vie, dans cette vallée de larmes où nous gémissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, ô Victime sainte, innocent Agneau ! c'est cette immense charité de votre cœur qui vous a élevé sur la croix, qui a couvert de plaies votre corps, qui a fait couler votre sang par torrents, qui vous a enfin immolé sur cette croix comme sur un autel, où vous vous êtes offert en véritable holocauste à votre Père céleste pour le salut de nos âmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      C'est cette vertu, c'est toujours cette charité divine, qui, encore à présent, vous place sur nos autels, comme sur un trône de miséricorde et de grâce ; elle nous y ouvre votre Cœur sacré pour nous recevoir, et dans ce Cœur adorable elle nous ouvre en même temps le trésor de toutes les grâces pour nous en combler et les répandre sur nous dans tous nos besoins : grâces de lumières dans nos doutes, grâces de force dans nos tentations, grâces de consolation dans nos peines, grâces de victoire dans nos combats ; quelle est, en effet, la source ineffable de toutes ces grâces, sinon votre Cœur tout divin ? Tous les jours encore reposant sur nos autels et animé de votre charité, vous êtes toujours prêt, non seulement à nous recevoir, mais à nous écouter et à vous entretenir avec nous ; toujours disposé à exaucer nos prières, à compatir à nos maux, à nous pardonner nos péchés, à nous secourir dans nos besoins ; en un mot, vous êtes toujours prêt à nous ouvrir votre Cœur, et en lui la source de tous les biens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Adorable Sauveur, quel parfait modèle ne nous présentez-vous pas ! et que votre charité, si ardente dans ses sentiments, condamne bien hautement nos sentiments si contraires aux vôtres !</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56082#56082</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Dimanche 10 Juin, 2012 22:33</pubDate>
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                                      </item>
                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56081#56081</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Samedi 09 Juin, 2012 21:46&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Neuvième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Jésus-Christ demande notre cœur. (Suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Vous demandez mon cœur au point même d'en être jaloux et de me menacer des derniers châtiments si je ne vous le donne pas. Eh ! mon Dieu, pourrais-je vous le refuser ? Si je vous le refusais , à qui le donnerais-je ? Qu'a-t-il trouvé hors de vous ? et sans vous, que trouvera-t-il jamais, que vide, qu'agitation, qu'amertume ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Je me rappelle avec douleur ces jours de séduction, ces temps de triste mémoire où mon cœur vivait loin de vous et avait oublié le droit sentier ; à quel déplorable état n'était-il pas réduit ? où était-il ce cœur, lorsque, entraîné par le monde qui l'avait séduit, il s'abandonnait à ses folles joies et s'enivrait de ses funestes plaisirs ? Où était-il, lorsque, criminellement attaché aux biens de la terre, il ne songeait qu'a accumuler des richesses périssables, et paraissait avoir perdu de vue les biens éternels ? Où était-il, lorsque, tyrannisé par ses passions , il s'abandonnait à leurs coupables penchants, élevant au dedans de lui-même une idole à laquelle il sacrifiait son repos, sa liberté, son honneur, sa conscience, sa religion et son Dieu, courant ainsi d'objet en objet, et se précipitant d'abîme en abîme ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Aussi, dans ce déplorable état, qu'a-t-il éprouvé, que misères, qu'afflictions, que disgrâces, que malheurs ? Car un état criminel, que peut-il être qu'un état malheureux et misérable ? De quelles inquiétudes n'a-t-il pas été agité, de quels chagrins n'a-t-il pas été dévoré, quand la cupidité l'enflammait, quand il était rongé par la jalousie, transporté par la haine ; quand toutes les passions, comme autant de furies, le tourmentaient, le tyrannisaient, lui faisaient éprouver une espèce d'enfer ; quand, voyant son état et craignant d'en sortir, il gémissait dans ses chaînes, et ne pouvait les briser, détestant mille fois son sort, et s'obstinant pourtant sans cesse dans son malheur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Mais ce qu'il y a de plus admirable en vous, ô mon Dieu ! et de plus détestable en moi, c'est que, même dans cet état de perdition et d'égarement, jamais vous n'avez cessé de rappeler mon cœur, jamais vous ne l'avez laissé tranquille au milieu de ses désordres ; votre grâce était toujours à la porte de ce cœur, pour le solliciter de revenir à vous, excitant en lui un trouble secret qui l'agitait, de salutaires remords qui le déchiraient intérieurement, des alarmes continuelles qui détrempaient d'amertume tous ses plaisirs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Et maintenant ce cœur qui a été si infidèle, ô mon Dieu ! daignerez-vous encore le recevoir, et moi oserai-je bien vous l'offrir ? Oui, grand Dieu ! telle est votre ineffable bonté ; vous voulez, vous demandez encore ce cœur, prêt à l'accueillir dans votre propre Cœur ; en ce moment même j'entends votre voix qui me dit :&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt; Fili, prœbe cor tuum mihi &lt;/span&gt;: Mon fils, donne-moi ton cœur. Si en ce moment tu me le donnes sincèrement, je suis disposé à le recevoir avec tendresse ; ce cœur eût été encore plus longtemps infidèle, ingrat, égaré ; malgré ses infidélités, j'oublie ses résistances et je ne me souviens plus que de mes anciennes miséricordes, pour le combler de nouvelles faveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Telle est votre bonté, ô Dieu des miséricordes ! tels sont vos sentiments à mon égard, pour m'engager à vous rendre mon cœur !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Eh bien ! mon Dieu ! pour vous l'offrir ce cœur, me voici prosterné à vos pieds à la face du ciel et de la terre que je prends à témoins de mon engagement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Dieu de bonté ! voici, puisque vous daignez encore l'agréer, voici le cœur le plus coupable, le plus indigne de tous les cœurs ; le voilà au pied de votre croix tout inondé de vos grâces, tout arrosé de vos larmes et de votre sang : tout mon déplaisir est de vous l'offrir si peu digne de vous, couvert de tant de blessures, usé au service du monde, profané par tant de passions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Je vous offre mon cœur, et je vous l'offre dans toute son étendue ; je vous consacre mon cœur, et tous ses sentiments, et toutes ses affections, et tous ses désirs ; trop longtemps il vous a résisté, il vous a offensé ; je le rends à celui qui l'a formé, pour qui seul il aurait dû soupirer sans cesse. Je reconnais à ma honte et à votre gloire qu'il n'y a de véritable félicité et de solide paix du cœur qu'en vous ; je l'ai cherchée ailleurs, et je n'ai trouvé qu'amertume : je vous donne mon cœur sans retour et sans réserve, et, peu content de vous donner mon cœur, que n'ai-je les cœurs de tous les hommes qui sont sur la terre pour vous les offrir ? Que n'ai-je les ardeurs, les transports amoureux de tous les Anges, de tous les esprits bienheureux pour vous les consacrer ? Je n'ai qu'un cœur, mais du moins sera-t-il tout à vous et à vous seul ; je ne le partagerai plus avec le monde et les créatures ; trop longtemps elles l'ont séduit, elles l'ont entraîné vers sa perte ; vous seul serez mon partage, vous seul serez mon Dieu et le Dieu de mon cœur : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Deus cordis mei.&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;PsaIm&lt;/span&gt;. 72).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Hélas ! si vous m'aviez traité selon mes mérites et la rigueur de votre justice, présentement ce cœur serait à jamais éloigné de vous, séparé de vous pour l'éternité, abreuvé de fiel et d'amertume, buvant à longs traits au calice de vos redoutables vengeances ; présentement ce cœur serait consumé, dévoré par le feu de l'enfer ; et vous voulez au contraire qu'il brûle encore du feu céleste de votre amour ; vous voulez bien encore lui donner une place dans votre Cœur, et lui en réserver une dans votre gloire.</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56081#56081</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Samedi 09 Juin, 2012 21:46</pubDate>
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                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56067#56067</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Vendredi 08 Juin, 2012 22:14&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Huitième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Jésus-Christ demande notre cœur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Oh ! qu'elle est ineffable la bonté de ce Dieu Sauveur ! si heureux qu'il soit en lui-même, et encore qu'il ne manque de rien dans l'océan immense de ses adorables perfections, il sollicite néanmoins notre cœur et il semble aussi désireux, aussi avide de le posséder que si nous pouvions contribuer en quelque chose à la félicité de son Cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Jésus-Christ demande notre cœur, et que de titres n'a-t-il pas à cette jouissance ! Notre cœur est son ouvrage ; il l'a formé de ses mains et il n'a pu le créer que pour lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Notre cœur est son héritage : son Père céleste le lui a donné en partage. La possession du monde entier lui est moins précieuse que celle d'un cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Notre cœur est sa conquête ; il l'a acquis au prix de son sang ; est-il étonnant qu'il réclame un cœur qui lui a coûté si cher et sur lequel il a tant de droits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Notre cœur est son domaine ; il veut y régner et y établir son empire. Les rois de la terre règnent sur les villes, sur les états ; Jésus-Christ veut régner sur les cœurs et sur les sentiments.&lt;br /&gt;
Il me semble donc qu'en ce moment le Cœur de Jésus fasse entendre sa voix, et que cette voix , sortant des sacrés Tabernacles, nous adresse à tous ces douces et touchantes paroles : Mon fils , donne-moi ton cœur: &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Fili, prœbe cor tuum mihi&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Prov&lt;/span&gt;. 23.) Que répondrons-nous à cette tendre invitation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Est-il bien vrai, ô mon Dieu ! que vous demandez mon cœur, et que votre bonté lui ouvre encore les entrailles de votre miséricorde ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Mais qu'a donc ce cœur qui puisse attirer vos regards ? Que n'a-t-il pas, au contraire, qui doive les éloigner ? Mais ce cœur n'est-il pas à vous ? et à combien de titres ne vous appartient-il pas ?</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56067#56067</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Vendredi 08 Juin, 2012 22:14</pubDate>
                                        <guid isPermaLink="true">http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56067#56067</guid>
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                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56059#56059</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Jeudi 07 Juin, 2012 10:29&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Septième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Les outrages que Jésus reçoit dans le Saint-Sacrement. (suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Adorable Sauveur, vous nous avez donné votre Cœur, et ce Cœur a été percé d’une lance ; mais ce n’est pas là la blessure la plus douloureuse pour lui ; ce qui le blesse le plus cruellement, ce sont nos ingratitudes, nos irrévérences, nos profanations, nos excès, qui portent l’abomination de la désolation dans le lieu saint, dans la maison du Seigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Est-il possible, ô divin Sauveur, qu’ayant prévu toutes ces horreurs, tous ces excès, votre amour pour les hommes vous ait engagé à vous y exposer ? Mais est-il possible que les hommes ayant reçu de vous tant de marques d’amour n’y aient répondu que par des outrages ? Il faut, Dieu de bonté, que la tendresse de votre Cœur dépasse toutes les bornes, pour vous abandonner ainsi aux opprobres ; mais il faut aussi que l’ingratitude du cœur humain soit bien monstrueuse pour se porter à de pareils excès !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Adorable Sauveur ! vous êtes descendu du ciel pour chercher les hommes et les sauver ; et ces ingrats vous fuient, vous abandonnent, se soustraient à vos amoureuses recherches ; vous les comblez de grâces et de bienfaits, et ils s’y montrent insensibles ; que dis-je ! ils en abusent, ils s’en servent pour vous offenser et ils en font le sujet de leur propre condamnation. Vous êtes toujours avec eux et au milieu d’eux, et l’on dirait qu’ils ignorent votre présence ou qu’ils n’y font attention que pour la braver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Vous leur ouvrez votre Cœur, et ils refusent d’y entrer ; ou s’ils y entrent, ce n’est que pour l’affliger, l’offenser et le percer chaque jour de mille plaies toujours nouvelles et toujours plus sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      O Dieu Sauveur, vous êtes présentement sur nos autels ; que pensez-vous de nous et de nos excès ? Comment pouvez-vous supporter nos désordres et nos crimes ? Comment votre Cœur outragé ne se ferme-t-il pas, comment peut-il ne pas nous méconnaître et nous rejeter ? Comment se fait-il que votre bras vengeur ne s’arme pas contre les coupables pour les perdre et les exterminer ? Ah ! fallait-il descendre sur la terre pour y être aussi indignement insulté ! Est-ce pour cela que vous vous étiez donné à nous, que vous vous étiez placé sur nos autels ? Remontez, ô Dieu outragé, remontez au ciel ; abandonnez ces cœurs indignes, cette terre maudite, cette nation ingrate et perverse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Mais non, mon Dieu ! que deviendrions-nous, si l’Arche d’alliance s’éloignait de nous, si l’Hostie de propitiation n’était plus offerte pour nous, si le Sang de l’Agneau sans tache cessait de couler sur nos autels, et nous abandonnait à toute la rigueur des vengeances célestes ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      O Cœur adorable, soyez-nous encore propice, convertissez nos cœurs, vengez-vous en Dieu de bonté ; répandez sur ces cœurs de nouvelles grâces, secouez leur insensibilité, amollissez leur dureté, attirez à vous ces cœurs égarés, sanctifiez ces cœurs pervertis, ranimez ces cœurs languissants, fortifiez ces cœurs faibles et chancelants ; attirez à vous tous les cœurs, afin que tous de concert ils déplorent leurs égarements, reconnaissent vos bienfaits, rendent à votre majesté les hommages qui lui sont dus, et se rendent dignes de votre Cœur et de votre tendresse.</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56059#56059</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Jeudi 07 Juin, 2012 10:29</pubDate>
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                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56058#56058</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Jeudi 07 Juin, 2012 10:27&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Sixième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Les outrages que Jésus reçoit dans le Saint-Sacrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     &lt;br /&gt;
     Après tout ce que Jésus-Christ avait fait et enduré pour nous montrer son amour, après nous avoir donné son Cœur embrasé des flammes de la plus ardente charité, après s’être immolé et livré à la mort la plus douloureuse afin de nous rendre la vie, que n’avait-il pas droit d’attendre des hommes ? Est-il témoignage d’amour, de reconnaissance, de zèle, de dévouement, qu’il ne dût recevoir de notre part ? Tous les cœurs ne devraient-ils pas être enflammés d’amour pour lui, et disposés à s’immoler pour sa gloire ? Mais non, adorable Sauveur, au lieu de ce juste retour de reconnaissance, d’empressement et de zèle, votre cœur ne recevra de la part des hommes que des outrages et des ingratitudes. Durant votre vie, vous vous serez sacrifié, immolé pour eux, et néanmoins leur cœur sera peu touché de vos souffrances et de vos douleurs ! Votre mort a répandu la consternation dans la nature, le ciel s’est couvert de ténèbres, les sépulcres se sont ouverts, les rochers se sont fendus ; et le cœur de l’homme, plus dur que les rochers, se refusera à vos empressements et à vos ardeurs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ah ! divin Sauveur, dites-nous ; de quels sentiments votre Cœur devait-il être touché, pénétré, au moment où vous instituiez cet adorable Sacrement, alors que, jetant un regard vers l’avenir et perçant les nuages des siècles futurs, vous prévoyiez ce qui devait arriver, vous comptiez les outrages et les opprobres que vous auriez à essuyer de la part des hommes dans le Sacrement même où vous leur donniez les preuves les plus touchantes de votre Amour ? Quel horrible spectacle vint alors s’offrir à vos yeux et affliger votre Cœur ! Vous vîtes dans ce moment toute la haine des ennemis de l’Eglise, toutes les horreurs de l’impiété, toute la rage de l’enfer se déchaîner contre le Sacrement de votre amour ; vous vîtes les temples renversés, les autels détruits, les croix abattues, vos ministres égorgés et nageant dans leur sang,  les Hosties saintes elles-mêmes arrachées par des mains sacrilèges de leurs sacrés tabernacles et foulées aux pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     O cieux ! soyez saisis d’effroi, et vous, portes du ciel, soyez plongées dans la désolation, à la vue des outrages que Jésus-Christ a reçus et reçoit encore tous les jours de ceux-là mêmes pour lesquels il a versé son sang ! &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Obstupescite, Cœli.&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Jerem&lt;/span&gt;. 2.) Mais ce serait peu encore, s’il n’avait vu s’élever contre lui que les ennemis de son nom ; et si les fidèles au moins, si son peuple et ses enfants s’efforçaient par leurs adorations de réparer son honneur outragé ! Mais hélas ! n’est-ce point précisément de la part de ceux-ci qu’il reçoit les injures les plus sanglantes et aussi les plus sensibles à son Cœur ? Et jusqu’où ces chrétiens qui n’ont de chrétien que le nom ne poussent-ils pas souvent leur ingratitude et leurs excès envers le Cœur de Jésus dans le Sacrement adorable de son amour ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ingratitude qui va jusqu’à l’indifférence : comment ce sentiment peut-il trouver place dans nos cœurs à l’égard de Jésus-Christ ? comment est-il possible que nous soyons si insensibles envers un Dieu, qui nous a tant aimés, et qui s’est mis dans un état si propre à nous marquer son amour ? N’est-ce pas un prodige diabolique, dit un Saint, que le cœur de l’homme demeure glacé au milieu de tant de charbons ardents ? &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Tot congestis carbonibus, miraculo diabolico friget.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ingratitude qui va jusqu’à l’oubli, jusqu’à l’abandon : Jésus-Christ est au milieu de nous, et nous semblons l’ignorer. J’entre dans nos temples, et ces temples, à certaines heures du jour, ne sont que de vastes solitudes, de véritables déserts. Quoi ! mon Dieu, partout il y aura foule, foule sur les places et les promenades publiques, foule dans les assemblées, foule aux spectacles, foule dans les cercles de divertissements et de jeux ; la solitude et l’abandon n’existeront qu’autour de vous et dans votre maison ! Les grands et les rois de la terre seront entourés d’une cour nombreuse, et vous, le Roi des rois, vous serez seul et délaissé ! Les heures entières et souvent les journées passeront sans qu’un vrai adorateur en esprit vienne vous visiter et vous offrir ses hommages !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ingratitude qui va jusqu’à l’irrévérence : quel spectacle scandaleux que celui que présentent tant de chrétiens indignes d’un si beau nom, qui semblent n’entrer dans nos temples que pour y étaler leur vanité, y produire leur faste, y porter leur scandale ! Des esprits distraits, des regards immodestes, des cœurs dépravés, des langues indiscrètes, au point de troubler le service divin et d’interrompre les louanges de Dieu, au point d’insulter, en quelque manière, à la souveraine majesté de Dieu : c’est-à-dire qu’ils n’entrent dans la maison du Seigneur que pour la profaner, s’y comportant avec moins de décence qu’ils n’en auraient dans une maison mondaine et profane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Que dirons-nous encore ? Ingratitude qui va jusqu’à l’abus, jusqu’à la profanation et même le sacrilège ; le sacrilège, crime énorme, où, par un perfide baiser, on renouvelle l’infâme trahison de Judas ; crime affreux, où l’homme coupable boit et mange sa propre condamnation ; crime au-dessus de tous les crimes et de toutes les horreurs, où l’on outrage Jésus-Christ, non seulement dans sa loi, dans ses maximes, dans ses grâces, dans ses exemples, mais en lui-même, dans son Corps sacré, dans son précieux sang, dans son adorable personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     O esprits célestes, venez pleurer entre le vestibule et l’autel, venez prendre part aux opprobres dont votre Dieu est abreuvé !</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56058#56058</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Jeudi 07 Juin, 2012 10:27</pubDate>
                                        <guid isPermaLink="true">http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56058#56058</guid>
                                      </item>
                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56036#56036</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Lundi 04 Juin, 2012 21:45&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Cinquième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;L’amour immense de Jésus-Christ envers nous.(suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Si l’amour de Jésus-Christ est ineffable, considéré en lui-même, combien le devient-il davantage envisagé avec toutes ses circonstances ? Quel est, en effet, le moment que vous avez choisi, adorable Sauveur, pour nous donner votre Cœur et pour instituer le divin Sacrement où vous nous laissez votre Cœur ? Ah ! si vous l’aviez institué lorsqu’entouré d’une multitude innombrable qui vous suivait sur la montagne, vous faisiez entendre les oracles de la sagesse ; si vous l’aviez institué lorsque le peuple sortant en foule de Jérusalem venait à votre rencontre pour vous recevoir en triomphe, en faisant retentir les airs de chants d’allégresse, ce serait encore un bienfait infini, un don inestimable. Mais non, ce n’est point là le temps que vous avez choisi pour établir ce Sacrement d’amour ; et quel temps donc ? le temps de votre passion, la veille de votre mort, la nuit même où vous deviez être trahi et sacrifié : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;In qua nocte tradebatur&lt;/span&gt;. (1 &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Cor&lt;/span&gt;. 11.) O amour ! ô Cœur ! ô prodige ! Tout Jérusalem est en feu, toute la populace en fureur, les cœurs animés, transportés de rage, conspirant votre perte, et, comme des tigres altérés, ne songeant qu’à s’abreuver de votre sang ; et c’est alors même que vous leur préparez le plus grand, le plus incompréhensible de tous les bienfaits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     C’est-à-dire que, tandis que les hommes vous dressent des embûches, et trament contre vous les plus noirs complots, vous n’avez au contraire pour votre peuple que des pensées de douceur et de paix : c’est-à-dire que, tandis qu’un infâme concert de voix se fait entendre pour vous charger d’anathèmes et vous immoler à la haine publique, vous ne songer qu’à dresser un autel où, comme victime de propitiation, vous vous immolerez tous les jours pour notre salut ; c’est-à-dire que, tandis qu’on se prépare à verser votre sang même, vous nous préparer un breuvage d’immortalité, qui fera la consolation et la joie de nos âmes. C’est ainsi que vous vouliez terminer votre carrière, c’est ainsi que vous désirez nous montrer votre amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     O divin Sauveur ! ô Rédempteur adorable ! si nous avons un cœur, et si notre cœur est capable de sentiments et d’amour, à qui devons-nous consacrer nos sentiments, notre amour et nos cœurs, si ce n’est à vous qui nous avez donné des témoignages si précieux, des preuves ineffables de votre tendresse ? Formez vous-même cet amour dans nos cœurs, attirez-les tous à vous, embrasez-les de ce feu céleste, consumez-les de ces divines ardeurs ; arrachez-les au monde, à la terre, à eux-mêmes, pour vous les attacher à jamais par les liens indissolubles de votre amour ; faites que désormais nos cœurs n’aiment plus que vous, ne cherchent plus que vous, ne vivent et ne respirent plus que pour vous. Ajoutez encore ce prodige à tant d’autres : ce ne sera pas le moindre des miracles que vous ayez opéré de faire que nos cœurs vous aiment tendrement, qu’ils vous aiment sincèrement, qu’ils vous aiment ardemment, qu’ils vous aiment efficacement, constamment dans le sacrement de votre amour, pour vous aimer pendant l’éternité dans le royaume de votre gloire. Ainsi soit-il.</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56036#56036</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Lundi 04 Juin, 2012 21:45</pubDate>
                                        <guid isPermaLink="true">http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56036#56036</guid>
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                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56027#56027</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Dimanche 03 Juin, 2012 21:22&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Quatrième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;L’amour immense de Jésus-Christ envers nous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Jésus-Christ nous a aimés, et il nous a aimés en Dieu. Pouvait-il nous donner une preuve plus sûre de son amour que de nous donner son Cœur, et de nous en consacrer tous les sentiments ? Quand même il ne nous aurait laissé que le précieux trésor de ses grâces, de ses mérites, de ses exemples, de ses souffrances, de ses travaux, ce serait déjà de sa part le témoignage d’un amour immense, surtout envers des créatures qui en étaient si peu dignes. Mais non, son amour n’aurait point été satisfait, si à tous ces dons il n’avait ajouté encore le don de son propre Cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Or, ici que ne m’est-il donné d’entrer pour un instant dans ce Cœur adorable, de pénétrer dans ce sanctuaire caché, d’y admirer, d’y contempler, d’y adorer les caractères sacrés de cet amour tout divin ! Amour ineffable tout à la fois, et dans ses sentiments, et dans ses circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour tendre, au point d’épuiser, en quelque sorte, la sensibilité et toutes les effusions de son Cœur pour nous. A-t-on jamais vu une mère aimer ses enfants aussi tendrement que Jésus-Christ nous a aimés ? Et qu’avons-nous fait cependant pour mériter un tel amour ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour sincère : quand c’est le cœur qui parle, quand c’est le cœur qui anime, tout est vérité, tout est sincérité, tout est sentiment. On trouvera toujours ces dispositions dans le Cœur de Jésus : est-on bien assuré de les trouver dans le monde ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour ardent ; il est venu allumer ce feu divin sur la terre, et il ne désire que de nous communiquer ses célestes ardeurs. Heureux les cœurs qui sont disposés à en recevoir les divines étincelles et s’en laissent facilement embrasser ! malheur à qui résiste volontairement à ses amoureuses recherches !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour libéral : que peut-on donner de plus grand, quand on donne le cœur et avec le cœur tous les biens dont il est la source ? Dieu ne cherche qu’à distribuer ses faveurs ; ouvrons nos cœurs au Cœur adorable de Jésus-Christ ; il y entrera pour le combler de ses dons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour désintéressé : heureux par lui-même, que pouvait-il attendre de nous et quel autre motif que son infinie bonté a pu l’engager à nous vouer son amour ? N’est-ce pas dans son Cœur et dans l’océan inépuisable de ses bontés qu’il a puisé les motifs qui l’engagent à nous aimer malgré nos imperfections ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour efficace : ce n’est point par des paroles qu’il se manifeste à nous, mais par des prodiges, mais par des excès. O Cœur adorable ! que de merveilles n’opérez-vous pas dans un cœur, quand une fois vous vous en êtes rendu maître !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour généreux, capable de surmonter tous les obstacles, d’embrasser tous les sacrifices, jusqu’à s’immoler pour nous et se faire victime pour notre salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Amour constant : si nous ne l’abandonnons pas les premiers, ne craignons pas qu’il nous abandonne jamais : il nous avait aimés durant sa vie, il nous a aimés jusqu’à la mort ; et la mort même, loin d’éteindre les flammes de son amour, n’a fait que leur donner une nouvelle ardeur : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;C&lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;&lt;/span&gt;um dilexisset suos, in finem dilexit eos&lt;/span&gt;. (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Joan&lt;/span&gt;. 13.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Dans le monde, lorsque les rois, les grands de la terre viennent à mourir et qu’ils marquent leur dernière volonté, ils lèguent leur cœur ; mais à qui ? à leurs plus chers amis, à ceux qu’ils ont plus tendrement aimés ; comme s’ils disaient : C’en est fait, je vais vous quitter, je vais terminer ma course ; mais je ne vous quitterai pas tout entier ; je vous laisse mon cœur, je vous donne mon cœur, je vivrai encore avec vous, je serai encore en quelque manière au milieu de vous ; ayant été unis durant la vie, la mort même ne sera pas capable de nous séparer ; vous avez possédé mon cœur jusqu’ici, vous l’aurez encore après ma mort : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;in finem dilexit eos&lt;/span&gt;. Aussi avec quel respect, quelle reconnaissance, ne reçoit-on pas ce précieux gage ? on le conserve avec soin, on le renferme dans des urnes précieuses, monuments éternels de tendresse et de douleur. Telle est la manière dont Jésus mourant se comporte envers nous ; il nous a aimés durant sa vie, il nous aime jusqu’à la fin, en nous laissant, au moment de mourir, son divin Cœur pour dernier gage de son amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Le voilà, ce Cœur de notre Dieu, de notre roi, de notre père, de notre ami, du céleste époux de nos âmes, c’est un père mourant qui le présente à ses enfants affligés : Chers enfants, nous dit-il, tendres et bien-aimés enfants, je suis venu au monde pour vous, et maintenant je vais vous quitter ; je retourne à mon Père, mais je ne vous quitterai pas tout entier, je vous laisse mon Cœur, je vous donne mon Cœur, et ainsi je serai encore avec vous. Je rentre dans le sein de mon Père, pour jouir de sa gloire, mais mon Cœur sera encore avec vous sur la terre pour partager vos douleurs ; vous avez eu durant ma vie le dépôt de mes affections, vous aurez encore après ma mort le dépôt de mon Cœur ; quel autre gage plus cher et  plus précieux pourrais-je vous donner de mon amour et de ma tendresse ?</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56027#56027</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Dimanche 03 Juin, 2012 21:22</pubDate>
                                        <guid isPermaLink="true">http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56027#56027</guid>
                                      </item>
                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56021#56021</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Samedi 02 Juin, 2012 21:57&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Troisième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Jésus-Christ nous donne son Cœur. (suite)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Que dirons-nous de plus ? Laissons parler les effets. Faut-il accomplir le grand ouvrage du salut des âmes et de la rédemption du genre humain ? Le Verbe divin descend sur la terre, il s’unit à ce Cœur adorable et nous en consacre tous les sentiments, tous les désirs, tous les soupirs, toutes les ardeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Faut-il vivre parmi nous sur la terre ? Ce Dieu Sauveur, en suivant les inspirations de son Cœur, trouve ses délices d’habiter au milieu des enfants des hommes ; il supporte leurs défauts, il les assiste dans leurs besoins, il compatit à leurs peines ; Médecin charitable, il guérit les plaies de nos âmes ; tendre Pasteur, il court après les brebis égarées : c’est son Cœur qui le conduit ; qui pourrait dire jusqu’où va sa tendresse ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Doit-il enfin terminer sa carrière ? Voilà son corps meurtri, déchiré, ensanglanté, suspendu à la croix ; mais voilà son Cœur encore ouvert sur la croix pour nous recevoir et nous servir de refuge et d’asile. Ce Cœur adorable, il nous en consacre les derniers soupirs, et du haut de la croix, il le dépose sur les autels et nous le laisse en héritage jusqu’à la fin des siècles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     On trouve des cœurs parmi les hommes ; mais hélas ! quels cœurs ! et ces cœurs, quels sentiments nourrissent-ils le plus souvent ? O mon dieu ! qu’ont-ils de comparable au Cœur adorable que vous nous offrez avec tant de bonté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœur des hommes, cœurs indifférents, incapables de se laisser attendrir sur nos misères et d’y prendre part ; les choses mêmes les plus propres à les émouvoir les laissent tellement froids qu’ils semblent privés de sentiment et d’affection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœurs intéressés qui n’aiment qu’eux-mêmes, qui ne pensent qu’à eux-mêmes, et qui semblent n’avoir été mis au monde que pour eux-mêmes. Aussi longtemps qu’ils ont quelque chose à attendre de vous, ils cultivent votre amitié avec soin ; mais dès que vous cessez de leur être utile, ils ne pensent plus à vous.&lt;br /&gt;
Cœurs ingrats, vous les aurez comblés de bienfaits, vous vous serez intéressé en leur faveur, vous vous serez épuisé, sacrifié mille fois pour eux ; une occasion se présente de vous payer de retour, vous ne trouvez en eux qu’ingratitude, qu’abandon, qu’éloignement, au point d’oublier vos bienfaits et peut-être même de les tourner contre vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœurs inconstants, qui changent de sentiments, quand nous changeons de fortune ; aujourd’hui ils nous promettent tout, demain ils nous refuseront jusqu’à un simple regard, ne cherchant plus qu’un honnête prétexte pour s’éloigner et nous abandonner à notre mauvais sort, sans que nous ayons d’autre crime à nous reprocher que d’être tombés dans le malheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœurs dissimulés, sur lesquels on ne peut compter ; protestations d’amitié au dehors, sentiments tout opposés au-dedans ; ils ont toujours le miel sur les lèvres, et bien souvent le fiel et l’amertume au fond de l’âme. Ah ! quelle horreur n’en aurait-on pas, si le déguisement ne jetait un voile sur leur infâme dissimulation !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœurs traîtres, qui étouffent en embrassant. Main perfide ! nous croyons qu’elle nous soutient, et c’est elle qui creuse sous nos pieds l’abîme pour nous engloutir et nous perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Cœurs dénaturés, cœurs barbares ; n’en avons-nous pas fait mille fois l’épreuve dans le monde, et n’avons-nous pas eu autant de fois motif d’en gémir amèrement dans notre cœur ? Parlez, amis trop fidèles, vous qui dans ces prétendus amis auxquels vous vous sincèrement attachés, n’avez trouvé que des amis lâches qui se sont éloignés de vous, ou des ennemis déclarés qui se sont élevés contre vous. Parlez, pères infligés, qui, après vous être épuisés pour l’établissement d’un enfant, n’avez plus trouvé en lui qu’un monstre d’ingratitude, qui étouffe tous les sentiments naturels, qui vous refuse les secours nécessaires dans votre vieillesse, et en vient peut-être jusqu’à trouver vos jours trop longs. Parlez, mères désolées, qui ayant cru nourrir une fille qui serait la consolation de votre vieillesse, avez nourri au contraire une vipère qui n’est sortie de vos entrailles que pour les déchirer de douleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Tels et plus ingrats, et plus injustes encore sont bien souvent les cœurs que l’on rencontre dans le monde ; et pourtant on s’y attache, on compte sur eux ! Ah ! que nous méritons bien les amères déceptions dont nous sommes victimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Oh ! que le Cœur que vous nous présentez, adorable Sauveur, est bien différent ! J’entre dans ce divin Cœur, et j’y trouve le cœur d’un roi, le cœur d’un ami, le cœur d’un époux, le cœur d’un père, le cœur d’un Dieu. Le cœur d’un roi qui ne veut régner sur moi que par voie de tendresse et ne veut exercer en moi qu’un empire d’amour ; le cœur d’un ami, et du seul ami sur qui je puisse me reposer avec sécurité ici-bas ; le cœur d’un père qui ne se lasse jamais de supporter mes défauts, de soulager mes besoins, qui, dans un pécheur qui l’outrage, ne laisse pas de reconnaître un enfant qui lui appartient ; et pour tout dire en un mot, le cœur d’un Dieu qui m’a si tendrement aimé, à qui j’ai coûté tant de soupirs, qui m’a arrosé des torrents de son précieux sang, et qui ne cherche qu’à me rendre heureux de son propre bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Tel est l’objet que cette dévotion nous présente ; en fut-il jamais de plus grand, de plus saint, de plus sublime, de plus divin et par là même de plus digne de nos cœurs et de nos affections ?</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56021#56021</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Samedi 02 Juin, 2012 21:57</pubDate>
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                                      </item>
                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56015#56015</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Samedi 02 Juin, 2012 14:58&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                      &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt; Deuxième Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                         &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Jésus-Christ nous donne son Cœur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Pour entrer dans ce grand sujet et en établir solidement les principes, supposons d’abord, comme une vérité de foi, que le Cœur adorable de Jésus-Christ est vraiment, réellement et littéralement le Cœur d’un Dieu, un Cœur tout divin ; car du moment que le Cœur de Jésus-Christ est uni au Verbe incréé, à la personne du Verbe ; du moment que cette union est véritable et réelle, que ce n’est point une union purement morale de sentiments, comme celle qui existe entre deux amis unis ensemble d’esprit et de cœur, ni une union figurative, qui ne serait qu’une ombre et une image imparfaite, ni une union passagère et de peu de durée, mais bien une union véritable, réelle, substantielle et durable, dès lors, et en vertu de cette union, il est vrai de dire à la lettre et dans toute la rigueur du terme, que le Cœur de Jésus-Christ appartient à un Dieu, qu’il vit de la vie d’un Dieu, qu’il subsiste de la subsistance d’un Dieu ; en un mot qu’il est vraiment, réellement et substantiellement le Cœur même d’un Dieu ; par suite, de même qu’en vertu de l’union substantielle de l’humanité avec la divinité, en parlant de la personne adorable de Jésus-Christ, nous pouvons dires proprement les mérites d’un Dieu, les souffrances d’un Dieu, la passion et la mort d’un Dieu, ainsi et pour la même raison, nous pouvons dire à la lettre l’Âme d’un Dieu, le Corps d’un Dieu, le Sang d’un Dieu, et, s’il s’agit de l’adorable mystère qui nous occupe, le Cœur d’un Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Or, du moment que le Cœur de Jésus-Christ est le Cœur même d’un Dieu, quelles sont et quelles doivent être les perfections, les grandeurs, la bonté, les amabilités infinies de ce Cœur adorable ? C’est le Cœur le plus grand, le plus saint, le plus pur qui ait jamais été, qui soit et qui sera jamais. Est-ce même assez dire ? Pour exprimer ce qu’il est, ne faut-il pas ajouter que non seulement il est saint, mais qu’il est la sainteté même ; que non seulement il est pur, mais la pureté même ; que non seulement il est juste, mais la justice même ? puisque dès lors il est saint, de la sainteté de Dieu, pur de la pureté de Dieu, juste de la justice de Dieu ; puisque par là même que c’est le Cœur d’un Dieu, la plénitude de la divinité réside réellement et substantiellement en lui : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;In ipso inhabitat omnis plenitudo divinitatis corporaliter. &lt;/span&gt;(&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Coloss&lt;/span&gt;. 2.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ces principes une fois établis, entrons dans l’intérieur de cette dévotion et du grand sujet de méditation qu’elle nous présente dans le Cœur adorable de Jésus-Christ. Le voilà ouvert, s’offrant lui-même à nous ; sondons les dispositions de ce Cœur, admirons les sentiments qu’y produit la tendresse, et les prodiges qu’y opère l’amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Ce Cœur tout divin étant l’objet privilégié des complaisances de Dieu, c’est là que s’est consommé le grand ouvrage de la rédemption, et qu’a été cimentée l’alliance éternelle entre Dieu et les hommes ; que la justice et la paix se sont rencontrées et se sont donné le baiser de réconciliation pour demeurer à jamais réunies : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Justitia et pax osculatœ sunt&lt;/span&gt;. (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Psalm&lt;/span&gt;. 84) C’est dans ce Cœur, comme sur un autel vivant et animé, qu’un Dieu Sauveur, après s’être immolé une fois en sacrifice à son Père éternel, s’offre de nouveau tous les jours pour nous, et lui offre les hommages qui lui sont dus, mais que nos cœurs étaient hors d’état de lui rendre ; sacrifice de louanges, pour honorer sa grandeur ; sacrifice de propitiation, pour expier nos péchés ; sacrifice d’action de grâces, pour le remercier de ses bienfaits ; sacrifice de supplications, pour nous obtenir tous les jours de nouvelles grâces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     C’est dans ce Cœur, comme dans un sanctuaire vivant, que les sacrements de la nouvelle alliance puisent leur vertu, leur force, leur efficacité ; la vertu qui nous anime, la force qui nous soutient, l’efficacité qui nous purifie, qui nous rend saints et nous transforme en hommes nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     C’est toujours de ce Cœur sacré, comme d’une source abondante à jamais intarissable, que découlent sur nous les grâces, les eaux salutaires qui jaillissent jusqu’à la vie éternelle ; grâces pour toutes les personnes, pour tous les temps, pour toutes les circonstances, pour tous les états ; grâces de lumières dans nos doutes, grâces de force dans nos épreuves, grâces de consolation dans nos peines ; grâces de victoires dans nos combats. Nous recevons tout de ce Cœur adorable, c’est à lui que nous sommes redevables de tout ; et, à dire vrai, n’est-ce pas là ce que nous avons mille fois éprouvé aux pieds des autels, dans ces visites faites à Jésus-Christ, et où Jésus-Christ a parlé à nos cœurs ? Quels effets admirables ! Quels changements ineffables ! nous nous sommes présentés à lui parfois tristes, affligés, abattus, et nous nous sommes retirés ranimés, fortifiés, consolés.</description>
                                        <comments>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56015#56015</comments>
                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Samedi 02 Juin, 2012 14:58</pubDate>
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                                      <item>
                                        <title>Re: Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
                                        <link>http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=micael&amp;p=56003#56003</link>
                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Vendredi 01 Juin, 2012 21:33&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                       &lt;br /&gt;
                                  &lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;Premier Jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
          &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Origine, excellence et progrès de la dévotion au sacré Cœur de Jésus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     La dévotion au sacré Cœur de Jésus est un des moyens les plus efficaces de sanctification dont Dieu ait enrichi son Église dans ces derniers temps. Toujours sans rides et sans tache, cette sainte Épouse sera toujours précieuse à ses yeux, toujours chère à son Cœur, et continuellement elle recevra de nouveaux gages de sa tendresse. Les bienfaits de Dieu sont entre ses mains, le temps de les distribuer est dans le sein de la divine Providence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Le grand mystère qui avait été comme caché aux siècles passés, est enfin manifesté au monde : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Mysterium quod absconditum fuit a sœculis, nunc manifestatum est&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Coloss&lt;/span&gt;. 4.) Dieu a daigné nous faire connaître les richesses ineffables renfermées dans l’adorable Sacrement de son amour : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Voluit Deus notas facere divitias Sacramenti&lt;/span&gt;. Ces grandes paroles nous montrent l’accomplissement de l’oracle par lequel le Prophète annonçait qu’il viendrait un temps où, dans les jours de sa miséricorde, Dieu donnerait aux hommes un cœur nouveau : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Dabo vobis cor novum&lt;/span&gt;. (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Ezech&lt;/span&gt;. 36.) En divers temps, Dieu avait accordé aux hommes différents bienfaits. Sous la loi ancienne, il leur avait prodigué avec sa grâce tous les prodiges de sa puissance : le monde tiré du néant, le firmament et la splendeur de ses astres, les productions variées de la terre, tous les prodiges et toutes les harmonies de la nature ; sous la loi écrite, il leur avait donné ses commandements et ses promesses, ses prophéties et ses oracles, qui devaient préparer la voie à des évènements plus merveilleux ; dans la plénitude des temps, Dieu étant venu sur la terre, dans le cours de sa vie mortelle, il leur a dispensé, avec encore plus d’abondance, ses grâces, ses sacrements, ses mystères, ses vertus et ses exemples. Finalement, au terme de sa Vie, il leur a accordé et laissé son Cœur, et avec son Cœur son amour, sa tendresse, ses affections, car en nous donnant son Cœur, comment ne nous aurait-il pas donné tous les biens avec lui ? &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Quomodo etiam cum illo non omnia nobis donavit ?&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Rom&lt;/span&gt;. 8.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Mais dès lors faut-il s’étonner qu’une dévotion si solide et si salutaire ait fait des progrès si rapides, si étendus et si prodigieux par tout le monde ? Dans l’origine, elle eut à essuyer beaucoup de contradictions : des difficultés et des oppositions surgirent de toute part ; on suscita mille obstacles, on souleva une infinité de questions, on l’accusa de nouveauté, de singularité, d’inutilité. Les impies, les libertins, les faux sages, toutes les puissances de l’enfer se déchaînèrent contre elle. C’est le propre des œuvres de Dieu d’être marquées au sceau des épreuves et des contradictions ; mais que peuvent tous les efforts de Dieu ? Bientôt les ténèbres se dissipèrent, la vérité brilla dans tout son jour, et cette dévotion parut elle-même dans tout son éclat. Les âmes fidèles l’embrassèrent à l’envi ; les peuples s’y consacrèrent en foule ; les villes, les provinces, les royaumes entiers mirent en elle toute leur confiance ; les docteurs s’empressèrent de lui donner leurs suffrages, les évêques la consacrèrent par leurs lettres pastorales, les Souverains Pontifes eux-mêmes la recommandèrent à la vénération des fidèles. Aux difficultés effrayantes qu’elle rencontra dans le principe, succéda un empressement, une ardeur sans pareille à l’embrasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Dès lors que de monuments érigés en son honneur ! combien d’autels consacrés à sa gloire ! quelle multitude innombrable de confréries établies sous ses auspices !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Du sein de la France où elle prit naissance, elle passa rapidement dans les pays voisins et dans les contrées les plus éloignées ; en moins de quarante ans, on la vit se répandre dans toute la France, dans toute l’Italie, dans toute l’Espagne, toute la Belgique, l’Allemagne, la Pologne, la Bohême, la Lithuanie, et franchissant les mers, en Syrie, en Perse, en Chine même et jusqu’aux extrémités de la terre, et pour tout dire en un mot, dans l’univers tout entier. Parcourons les noms de ceux qui l’embrassèrent, nous trouverons les grands et les petits, les riches et les pauvres, le sage à côté du simple ; le roi avec le sujet, nous les verrons tous saintement avides d’en recueillir les précieux avantages ; de telle sorte que si, dans la solennité de ce saint mystère, toutes les voix s’élevaient en même temps de toutes parts, l’univers entier retentirait de louanges, et ces voix diverses formeraient sur la terre un mélodieux concert à l’honneur et à la gloire de ce Cœur adorable ; à cette mélodie suave s’uniraient avec joie les Intelligences célestes, ravies de mêler leurs adorations aux hommages qui sont rendus à celui qui est par excellence le Roi des Anges, le Roi des cœurs, le Roi des vertus, le Rois des siècles, à qui seul soit honneur et gloire : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Regi sœculorum immortali, soli Deo honor et gloria&lt;/span&gt; (1 &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Tim&lt;/span&gt;. 1.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
     Entrons donc, nous aussi, en partage de ces heureux sentiments, afin d’avoir part aux grâces abondantes qui en sont le fruit et la récompense ; devenons de véritables adorateurs en esprit de ce divin Cœur ; et si nous avons le bonheur d’y obtenir une place, nous aurons par là même un gage précieux de celle que nous espérons posséder éternellement dans le Ciel.</description>
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                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Vendredi 01 Juin, 2012 21:33</pubDate>
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                                        <title>Le petit mois du Sacré-Coeur de Jésus</title>
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                                        <description>&lt;br /&gt;
                                      Auteur: &lt;a href='http://www.phpbbserver.com/phpbb/profile.php?mforum=micael&amp;mode=viewprofile&amp;u=85'&gt;Jeanne-Françoise&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
                                      Posté le: Vendredi 01 Juin, 2012 21:24&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16px; line-height: normal&quot;&gt;Par le R. P. S. Franco,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14px; line-height: normal&quot;&gt; de la compagnie de Jésus&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;ul&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16px; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold&quot;&gt;Considérations pour chaque jour du mois de juin, consacré au divin Cœur de Jésus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;</description>
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                                        <author>Jeanne-Françoise</author>
                                        <pubDate>Vendredi 01 Juin, 2012 21:24</pubDate>
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