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Rosalmonte

Inscrit le: 20 Jan 2009 Messages: 345 :
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Posté le: Jeudi 29 Décembre, 2011 21:12 Sujet du message: La charité au XXIè siècle |
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Par ce titre à la mode de Mgr Gaume, je souhaiterais parler des oeuvres de charité, et voir comment les mettre... en oeuvre de nos jours.
Pour commencer par le commencement, si je ne m'abuse, je crois qu'il est fait état de sept oeuvres de charité matérielle, et de sept oeuvres de charité spirituelle.
On pourrait peut-être en dresser la liste, et voir ensuite, pour chacune d'elles, comment la mettre en pratique au mieux, pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes.
Qu'en pensez-vous ? _________________ CAVE CAVE DOMINVS VIDET |
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Abbé Zins

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 14606 :
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Posté le: Vendredi 30 Décembre, 2011 12:37 Sujet du message: Re: La charité au XXIè siècle |
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| Rosalmonte a écrit: |
Par ce titre à la mode de Mgr Gaume, je souhaiterais parler des oeuvres de charité, et voir comment les mettre... en oeuvre de nos jours.
Pour commencer par le commencement, si je ne m'abuse, je crois qu'il est fait état de sept oeuvres de charité matérielle, et de sept oeuvres de charité spirituelle.
On pourrait peut-être en dresser la liste, et voir ensuite, pour chacune d'elles, comment la mettre en pratique au mieux, pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes.
Qu'en pensez-vous ?
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Pour en dresser la liste en la trouvant plus facilement, il faut chercher dans les Catéchismes à :
oeuvres de miséricorde temporelles et spirituelles.
Voilà certes un fort utile sujet à aborder. |
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Rosalmonte

Inscrit le: 20 Jan 2009 Messages: 345 :
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Posté le: Vendredi 30 Décembre, 2011 13:57 Sujet du message: |
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Voilà déjà une bonne correction de faite !
Je tente une petite liste; n'ayant pas présentement de catéchisme à portée de main, cette liste sera infirmée ou confirmée par la suite:
A. Oeuvres de miséricorde temporelles:
- Nourrir l'affamé,
- abreuver l'assoiffé,
- accueillir l'étranger,
- vêtir les malheureux,
- soigner les malades,
- visiter les prisonniers,
- ensevelir les morts.
B. Oeuvres de miséricorde spirituelles:
- conseiller,
- enseigner les vérités de foi,
- reprendre les erreurs,
- consoler les malheureux,
- pardonner les offenses,
- supporter,
- prier pour son prochain.
Je l'ai un peu dit avec mes mots... une fois la liste correctement établie, on pourra entrer dans le détail. _________________ CAVE CAVE DOMINVS VIDET |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Vendredi 30 Décembre, 2011 22:25 Sujet du message: |
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Voici ce que nous donne le grand catéchisme de saint Pie X sur les oeuvres de miséricorde.
| Citation: |
D. - Quelles sont les bonnes oeuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement ?
R. - Les bonnes oeuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement sont les oeuvres de miséricorde.
D. - Qu'entend-on par oeuvre de miséricorde ?
R. - Par oeuvre de miséricorde on entend celle par laquelle on secourt les besoins corporels et spirituels du prochain.
D. - Quelles onst les oeuvres de miséricorde corporelles ?
R. - Les oeuvres de miséricorde corporelles sont les suivantes :
1° donner à manger à ceux qui ont faim,
2° donner à boire à ceux qui ont soif,
3° vêtir ceux qui sont nus,
4° donner l'hospitalité aux voyageurs,
5° visiter les malades,
6° visiter les prisonniers,
7° ensevelir les morts.
D. - Quelles sont les oeuvres de miséricorde spirituelle ?
R. - Les oeuvres de miséricorde spirituelle sont les suivantes :
1° conseiller ceux qui sont dans le doute,
2° instruire les ignorants,
3° avertir les pécheurs,
4° consoler les affligés,
5° pardonner les offenses,
6° supporter patiemment les personnes désagréables,
7° prier Dieu pour les vivants et les morts.
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Rosalmonte

Inscrit le: 20 Jan 2009 Messages: 345 :
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Posté le: Lundi 09 Janvier, 2012 16:43 Sujet du message: |
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Merci chère Laetitia.
J'ai trouvé dans un vieux livre de morale une autre oeuvre de miséricorde corporelle, qui en fait la liste en groupant en une seule oeuvre donner à manger et donner à boire: le rachat des captifs.
On va donc pouvoir les analyser en détail, si vous le voulez bien.
1° donner à manger à ceux qui ont faim
A qui exactement ? Aux pauvres affamés en Afrique ou dans le monde ? Car personnellement je n'ai jamais vu dans ma ville ou ailleurs près de chez moi, ou même en France, un seul affamé qui m'ait demandé à manger. L'Etat s'occupe des plus démunis, et il est rarissime de trouver un affamé sur sa route sous nos latitudes ne nos jours... Encore plus pour un assoiffé; dans chaque ville ou village de France on trouve des fontaines, et tout un chacun peut s'y désaltérer, de sorte qu'il n'y a personne qui meure de soif. En revanche, dans les pays touchés par la famine et la sécheresse, oui. Mais ils sont à des milliers de kilomètres...
En un mot comme en cent, comment bien remplir cette première oeuvre de miséricorde corporelle ? _________________ CAVE CAVE DOMINVS VIDET
Dernière édition par Rosalmonte le Mardi 10 Janvier, 2012 17:55; édité 1 fois |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Lundi 09 Janvier, 2012 23:00 Sujet du message: |
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| Rosalmonte a écrit: | Merci chère Laetitia.
J'ai trouvé dans un vieux livre de morale une autre oeuvre de miséricorde corporelle, qui en fait la liste en groupant en une seule oeuvre donner à manger et donner à boire: le rachat des captifs.
On va donc pouvoir les analyser en détail, si vous le voulez bien.
1° donner à manger à ceux qui ont faim
A qui exactement ? Aux pauvres affamés en Afrique où dans le monde ? Car personnellement je n'ai jamais vu dans ma ville ou ailleurs près de chez moi, ou même en France, un seul affamé qui m'ait demandé à manger. L'Etat s'occupe des plus démunis, et il est rarissime de trouver un affamé sur sa route sous nos latitudes ne nos jours... Encore plus pour un assoiffé; dans chaque ville ou village de France on trouve des fontaines, et tout un chacun peut s'y désaltérer, de sorte qu'il n'y a personne qui meure de soif. En revanche, dans les pays touchés par la famine et la sécheresse, oui. Mais ils sont à des milliers de kilomètres...
En un mot comme en cent, comment bien remplir cette première oeuvre de miséricorde corporelle ? |
Il me semble qu'il faut commencer par aider notre prochain... notre prochain, c'est en premier lieu celui qui est proche de nous : ce peut être, quelqu'un de notre famille, un voisin, un ami ...
Peut-être n'avez-vous jamais vu, cher Rosalmonte d'affamé dans nos villes françaises, pourtant il y en a ...
En tout cas, ce dont il certain c'est que de plus en plus de familles ont du mal à se nourrir ...
D'ailleurs, les "Restos du cœur" nous sollicitent chaque année, par exemple à la sortie des magasins de distribution alimentaire pour récupérer des dons en matière de nourriture. Voilà une occasion de pratiquer cette première œuvre de miséricorde corporelle.
Donner à manger à ceux qui ont faim cela peut aussi vouloir dire donner des légumes de son jardin ou des fruits (plutôt que de les laisser pourrir, quand il y en a en trop grande quantité), à son frère, ses voisins ou ses amis.
Cela peut aussi signifier donner un kilo de pommes ou une baguette de pain à un clochard plutôt qu'une pièce de monnaie (dont il ne fera peut-être pas bon usage ...).
Donner à boire à ceux qui ont soif semble en effet plus difficile à réaliser à la lettre de nos jours, mais imaginons une situation : imaginons en pleine chaleur estivale, quelqu'un qui rentre dans un bar ou un restaurant pour demander un verre d'eau, car de nos jours, dans nos villes et villages françaises, l'eau des fontaines n'est plus potable
... et bien ne pas lui faire payer ce verre d'eau me paraît appliquer cette œuvre de miséricorde.
Voici pour illustrer ces deux œuvres de miséricorde corporelle un petit exemple :
| Citation: | voici un pèlerin en marche pour saint Jacques de Compostelle, moi qui suit en voiture, je le reconnais à la coquille attachée sur son bâton de marche. Il est tard, je décide de m'arrêter pour lui proposer l'hospitalité pour la nuit, ... il accepte volontiers ... ce soir-là, à la table familiale, se trouve un étranger venu d'Allemagne à pieds, il marche depuis plusieurs semaines en direction de saint Jacques de Compostelle. Le lendemain matin avant de repartir, il en profite pour se refaire un pantalon avec la vieille machine à coudre à pédales de ma grand-mère.
Notre pèlerin repart ensuite après avoir fait le plein d'eau. |
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Rosalmonte

Inscrit le: 20 Jan 2009 Messages: 345 :
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Posté le: Mardi 10 Janvier, 2012 17:51 Sujet du message: |
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| Laetitia a écrit: | Peut-être n'avez-vous jamais vu, cher Rosalmonte d'affamé dans nos villes françaises, pourtant il y en a ...
En tout cas, ce dont il certain c'est que de plus en plus de familles ont du mal à se nourrir ...
D'ailleurs, les "Restos du cœur" nous sollicitent chaque année, par exemple à la sortie des magasins de distribution alimentaire pour récupérer des dons en matière de nourriture. Voilà une occasion de pratiquer cette première œuvre de miséricorde corporelle. |
C'est exactement ça, chère Laetitia, que je voulais dire, en réalité.
Certes, il y a des affamés, même en France, en Suisse, en Espagne ou en Italie, etc. Mais il y a les "restos du coeur", et autres association plus ou moins en vue dans les média, ce qui fait que personne d'affamé ne mendie de la nourriture à des privés, si j'ose dire, mais va directement à ces centres de distribution ou de repas.
Avant, c'était l'Eglise qui s'en occupait, mais maintenant, ce sont des fondations, des associations show-business, souvent maçonniques ou scandaleuses...
Par exemple, donner de l'argent ou de la nourriture à ces associations est-ce un moyen de remplir cette oeuvre ? Et si ces associations sont clairement anticatholiques, est-ce égal, du strict point de vue de nourrir son prochain ?
Et on pourrait élargir au niveau international, avec l'UNICEF et ces autres groupes. _________________ CAVE CAVE DOMINVS VIDET |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 10 Janvier, 2012 22:29 Sujet du message: |
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| Rosalmonte a écrit: | | Laetitia a écrit: | Peut-être n'avez-vous jamais vu, cher Rosalmonte d'affamé dans nos villes françaises, pourtant il y en a ...
En tout cas, ce dont il certain c'est que de plus en plus de familles ont du mal à se nourrir ...
D'ailleurs, les "Restos du cœur" nous sollicitent chaque année, par exemple à la sortie des magasins de distribution alimentaire pour récupérer des dons en matière de nourriture. Voilà une occasion de pratiquer cette première œuvre de miséricorde corporelle. |
C'est exactement ça, chère Laetitia, que je voulais dire, en réalité.
Certes, il y a des affamés, même en France, en Suisse, en Espagne ou en Italie, etc. Mais il y a les "restos du coeur", et autres association plus ou moins en vue dans les média, ce qui fait que personne d'affamé ne mendie de la nourriture à des privés, si j'ose dire, mais va directement à ces centres de distribution ou de repas.
Avant, c'était l'Eglise qui s'en occupait, mais maintenant, ce sont des fondations, des associations show-business, souvent maçonniques ou scandaleuses...
Par exemple, donner de l'argent ou de la nourriture à ces associations est-ce un moyen de remplir cette oeuvre ? Et si ces associations sont clairement anticatholiques, est-ce égal, du strict point de vue de nourrir son prochain ?
Et on pourrait élargir au niveau international, avec l'UNICEF et ces autres groupes. |
En effet, quand il s'agit de donner de l'argent, il n'est pas toujours sûr qu'il soit employé à nourrir les affamés.
Cependant lorsque vous donnez un paquet de farine ou de riz pour les "restos du cœur" ou autres associations à même but, vous avez des chances qu'il soit employé à bon escient (enfin vu ce que je viens de lire sur internet j'ai maintenant des doutes !!).
De toute façon votre intention étant bonne, il me semble que vous faites œuvre de miséricorde même si, à votre insu, votre action est détournée de son but initial. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Lundi 16 Janvier, 2012 23:15 Sujet du message: |
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| Les dons d'argent (directement aux personnes concernés : telle communauté religieuse, tel personne seule, telle famille dans le besoin etc.) peuvent être, à notre époque, une façon plus facile de pratiquer les trois premières œuvres de miséricorde, à savoir nourrir ceux qui ont faim,donner à boire à ceux qui ont soif et vêtir ceux qui sont nus ... on pourrait rajouter offrir un toit à ceux qui n'en ont pas (surtout en hiver), chauffer ceux qui ont froid (ou payer la note d'EDF à ceux qui ne peuvent la payer etc.) |
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Rosalmonte

Inscrit le: 20 Jan 2009 Messages: 345 :
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Posté le: Lundi 13 Février, 2012 0:06 Sujet du message: |
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Tout à fait ma chère.
Dans un tout autre registre, qu'en est-il des dons tels que dons d'organes avant ou après la mort, don du sang, etc. ? _________________ CAVE CAVE DOMINVS VIDET |
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7753 :
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Posté le: Mercredi 15 Février, 2012 14:17 Sujet du message: |
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Dans ma ville, bien qu'il y ait des organismes, il est facile de trouver des mendiants,
Ils ont faim et soif et sont de tout âges.. même dans mon petit quartier, je n'ai qu'à faire deux rues et certains jours je trouverai un mendiant grelottant assis par terre la main tendue.
Je crois que Notre-Seingeur emploie le verre d'eau pour nous indiquer que nous sommes tous tenus à donner, même les moins nantis . Notre Divin Maître à choisit l'eau parce que c'est la chose la plus simple à trouver.
Pour les dons d'organes, il y a un gros point d'interrogation. Un organe doit être prélevé quand la personne est en vie, la question qui se pose: qu'est-ce que la vie pour la médecine de nos jours.
Pour le sang, cela aide beaucoup, je ne vois pas d'obstacle. Ce don, ne dérange en rien la santé du donneur... j'ai moi-même profiter de ce don, en chimiothérapie, ayant eu besoin de transfusion sanguine. _________________ Il ne faut plus se taire.
Criez avec cent mille langues.
Je vois, qu'à force de se taire, le monde est pourri. ( Sainte Catherine de Sienne) |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mercredi 15 Février, 2012 23:21 Sujet du message: |
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| Rosalmonte a écrit: |
Dans un tout autre registre, qu'en est-il des dons tels que dons d'organes avant ou après la mort, don du sang, etc. ? |
Plusieurs principes doivent toujours être appliquer pour résoudre ces questions de bioéthique :
Premier principe :
Dieu est le maître du corps humain :
| Pie XII dans son Allocution au Congrès de Chirurgie, 20 mai 1948 a écrit: | | « Le principe est inviolable. Dieu seul est le maître de la vie et de l’intégrité de l’homme, de ses membres, de ses organes, de ses puissances, de celles en particulier qui l’associent à l’œuvre créatrice. Ni les parents, ni le conjoint, ni l’intéressé lui-même ne peuvent librement en disposer. » |
L'homme n'en est que l'usufruitier :
| Pie XII dans son Allocution au Ier Congrès International de Neuro-psycho-pharmacologie, 9 septembre 1958 a écrit: | | « L’homme a le droit de se servir de son corps et de ses facultés supérieures, mais non d’en disposer en maître et seigneur, puisqu’il les a reçus de Dieu son Créateur, de qui il continue de dépendre. » |
L'homme doit user des membres et organes de son corps selon leur finalité naturelle :
| Pie XII dans son Allocution aux Médecins Alliés, 30 janvier 1945 a écrit: | | « Car l’homme n’est pas réellement le propriétaire et le maître absolu de son corps : il en a seulement l’usage et Dieu ne peut lui permettre d’en user de façon contraire aux fins intrinsèques et naturelles qu’Il a assignées aux fonctions des différentes parties du corps. » |
Deuxième principe :
Le principe de totalité.
Chaque partie est subordonnée au tout, donc l'homme peut disposer d'une partie de son corps pour sauver le tout.
| Saint Thomas d'Aquin, II-II, 65, 1c a écrit: | | « Puisque chaque membre est dans l’ensemble du corps humain comme une partie dans un tout, il existe pour le tout, comme l’imparfait existe pour le parfait. On devra donc traiter un membre selon que le demande le bien de tout le corps. Or, si de soi un membre est utile au bien de tout le corps, il arrive cependant accidentellement qu’il soit nuisible ; ainsi un membre infecté peut corrompre le corps tout entier. En conséquence, un membre sain et dans un état normal ne peut être coupé sans que tout le corps en pâtisse. » |
à suivre ... |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 21 Février, 2012 22:47 Sujet du message: |
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Dans son Discours à des spécialistes de la chirurgie de l'œil, le 14 mai 1956, le Pape Pie XII distingue l'autogreffe, l'homogreffe et l'hétérogreffe.
| Pie XII, Discours à des spécialistes de la chirurgie de l'œil, le 14 mai 1956, a écrit: | La "terminologie" que nous avons trouvée dans les rapports et dans les textes imprimés, distingue "autoinnesto", ou autogreffe, transferts de tissus d'une partie à l'autre du corps d'un seul et même individu; "omoinnesto", ou homogreffe, transferts de tissus d'un individu à un autre de la même espèce (c'est-à-dire ici d'homme à homme); "eteroinnesto", ou hétérogreffe, transferts de tissus entre deux individus d'espèces différentes (c'est-à-dire entre un animal et un organisme humain)
|
L’autogreffe, transferts de tissus tels que sang, peau, vaisseaux sanguins, …d’une partie à l’autre du corps d’un seul et même individu, ne posent aucun problème au point de vue médical.
Selon le principe de totalité, exposé ci-dessus, ces transferts sont moralement autorisés lorsqu’ils sont nécessaires pour le bien de l’être tout entier.
L’hétérogreffe, transferts de tissus entre deux individus d'espèces différentes (ici entre un animal et un organisme humain).
Il est évident que des problèmes d’immunité vont souvent entraîner le rejet de ces greffes.
Voici l’enseignement de l’église à ce sujet :
| Pie XII, Allocution à des Spécialistes de la Chirurgie de l’Œil, 14 mai 1956, a écrit: | Ce dernier cas appelle quelques précisions du point de vue religieux et moral. On ne peut pas dire que toute transplantation de tissus (biologiquement possible) entre individus d’espèces différentes soit moralement condamnable ; mais il est encore moins vrai qu’aucune transplantation hétérogène biologiquement possible ne soit interdite ou ne puisse soulever d’objection. Il faut distinguer d’après les cas et voir quel tissu ou quel organe il s’agit de transplanter.
La transplantation de glandes sexuelles animales sur l’homme est à rejeter comme immorale ; par contre, la transplantation de la cornée d’un organisme non-humain à un organisme humain ne soulèverait aucune difficulté morale, si elle était biologiquement possible et indiquée.
Si l’on voudrait fonder sur la diversité des espèces l’interdiction morale absolue de la transplantation, il faudrait en bonne logique déclarer immorale la thérapie cellulaire, qui se pratique actuellement avec une fréquence croissante ; on emprunte souvent des cellules vivantes à un organisme non-humain pour les transplanter dans un organisme humain, où elles exercent leur action. » |
Il s’agit donc d’examiner chaque cas pour en déterminer la moralité.
à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mercredi 22 Février, 2012 21:57 Sujet du message: |
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L’homogreffe, transferts de tissus d’un homme à un autre, pose en médecine un problème d’immunologie puisqu’il faut que les groupes sanguins du donneur et du receveur soient compatibles.
Du point de vue moral, il faut toujours se reporter au premier principe, l’homme n’est pas propriétaire de son corps et n’a ainsi pas le droit de le mutiler. L’intégrité fonctionnelle du corps du donneur et, à fortiori, sa vie doivent donc être respectées.
Il faut ici distinguer divers cas.
1 - Le don du sang ou d’autres tissus renouvelables (tel que moelle osseuse, peau, …) : S’il est pratiqué sans dépasser une certaine mesure, il ne semble pas poser de problème moral puisque, en soi, la mutilation qui en résulte n’en est pas une, le corps réparant de lui-même le manque.
Moralement, la considération de l’inconvénient subi par le donneur et l’avantage acquis par le receveur permet de déterminer si la charité oblige à faire ce don.
2 – Le don d’un organe :
Moralement sont permises les greffes d’un organe dont l’homme peut se séparer sans préjudice pour sa santé : c’est le cas du don d’un rein. En effet l’homme peut vivre avec le seul rein restant qui compense.
Mais puisqu’il y a atteinte à l’intégrité physique du donneur même si son intégrité fonctionnelle n’est pas affectée, il faut donc considérer dans quelle mesure la charité fraternelle oblige à cette donation (lien de parenté, ...).
Quant aux autres organes doubles que l’homme possède, il n’a moralement pas le droit de s’en défaire car cela atteindrait à son intégrité fonctionnelle et à une mutilation grave que la charité ne saurait justifier.
à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Jeudi 23 Février, 2012 21:04 Sujet du message: |
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3 – La transplantation d’un organe prélevé sur un cadavre.
Pie XII, dans son Allocution à des spécialistes de la Chirurgie de l’œil, nous enseigne que la greffe de la cornée prélevée sur un cadavre est licite du point de vue moral tant par rapport au malade qu’au défunt :
| Citation: | Du point de vue moral et religieux, il n’y a rien à objecter à l’enlèvement de la cornée d’un cadavre, c’est-à-dire aux kératoplasties lamellaires aussi bien que perforantes, quand on les considère en elles-mêmes.
Pour qui les reçoit, c’est-à-dire, le patient, elles représentent une restauration et la correction d’un défaut de naissance ou accidentel.
À l’égard du défunt dont on enlève la cornée, on ne l’atteint dans aucun des biens auxquels il a droit, ni dans son droit à ces biens. Le cadavre n’est plus, au sens propre du mot, un sujet de droit ; car il est privé de la personnalité qui seule peut être sujet de droit.
L’extirpation n’est pas non plus l’enlèvement d’un bien ; les organes visuels, en effet, (leur présence, leur intégrité) n’ont plus dans le cadavre le caractère de biens, parce qu’ils ne lui servent plus et n’ont plus aucune relation à aucune fin.
Cela ne signifie pas du tout qu’à l’égard du cadavre d’un homme, il ne pourrait y avoir, ou il n’y ait pas en fait, des obligations morales, des prescriptions ou des prohibitions ; cela ne signifie pas non plus que les tiers, qui ont le soin du corps, de son intégrité et du traitement dont il sera l’objet, ne puissent céder, ou ne cèdent en fait, des droits et des devoirs proprement dits. Bien au contraire. |
Dans certains cas le prélèvement d’organes sur un cadavre peut être immoral.
| Pie XII, Allocution à la VIII° Assemblée de l’Association Médicale Mondiale, 30 septembre 1954, a écrit: | | En ce qui concerne l’enlèvement de parties du corps d’un défunt à des fins thérapeutiques, on ne peut pas permettre au médecin de traiter le cadavre comme il le veut. Il revient à l’autorité publique d’établir des règles convenables. Mais elle non plus ne peut procéder arbitrairement. Il y a des textes de loi, contre lesquels on peut élever de sérieuses objections. Une norme, comme celle qui permet au médecin, dans un sanatorium, de prélever des parties du corps à des fins thérapeutiques, tout esprit de lucre étant exclu, n’est pas admissible déjà en raison de la possibilité de l’interpréter trop librement. Il faut aussi prendre en considération les droits et les devoirs de ceux à qui incombe la charge du corps du défunt. Finalement, il faut respecter les exigences de la morale naturelle, qui défend de considérer et de traiter le cadavre de l’homme simplement comme une chose ou comme celui d’un animal. |
à suivre. |
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