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Anne-Marie

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Posté le: Mardi 26 Juin, 2007 0:36 Sujet du message: LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU. |
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Amour de Dieu pour nous.
Il fallait convaincre l’homme de la grandeur de l’amour de Dieu pour nous et de ce que nous étions ; de la grandeur de cet amour, pour ne pas tomber dans le désespoir ; de ce que nous étions, pour ne pas tomber dans l’orgueil. ( S. Augustin, de la Trinité )
Dieu avertit les hommes qui sont ses membres de tenir leurs coeurs en haut. Qu’ils l’entendent donc, agissent et lèvent vers le ciel ce coeur qui est mal sur la terre ; le coeur qui s’élève à Dieu ne peut se corrompre.
Si vous aviez du blé dans un endroit bas et malsain, vous le monteriez, dans la crainte qu’il ne se gâtât. Vous faites changer de place à votre blé, et vous permettez que votre coeur se corrompre sur la terre.
Quoique vivant sur la terre, vous êtes dans le ciel, si vous aimez Dieu. Le coeur ne s’élève pas en effet de la même manière que le corps. Pour s’élever le corps change de place ; le coeur au contraire, change de volonté.
Jésus suit avec amour ceux qui s’éloignent et s’écartent de lui ; ils les presse, les supplie de ne pas l’abandonner, eux qu’il poursuit avec tant d’amour.
Quant à ceux qui diffèrent de venir, il les supporte avec bonté, les invite à force de promesses, et s’efforce de les gagner à force de caresses.( S. Denis, lettre 8 )
À suivre...
Vénérable Louis de Grenade ( 1865 ) _________________ Maranatha
Anne-Marie
Levez-vous Seigneur ! Confondez ces traîtres de V2, par l’avènement de votre règne, afin que soit exalté, à la face tous ses ennemis, Notre Mère la Sainte Église, pour votre plus grande gloire et le salut des âmes.
Dernière édition par Anne-Marie le Mercredi 29 Août, 2007 0:23; édité 2 fois |
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Anne-Marie

Inscrit le: 15 Fév 2007 Messages: 10695 :
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Posté le: Mardi 26 Juin, 2007 12:03 Sujet du message: |
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Amour de Dieu pour nous
Nous osons dire, et cela pour la vérité, que Dieu lui même, vu la grandeur de son amour pour nous, se met en dehors de lui dans sa providence pour ses créatures, qu’il s’adoucit par l’amour, et que du haut de son trône il s’abaisse jusqu’à être au milieu de toutes choses.
C’est pourquoi on l’appelle un Dieu jaloux, comme se portant avec ardeur à ce qui doit être aimé ; et il est tout- à fait- de son essence qu’il soit la chose digne d’être aimée et l’amour lui-même.
On appelle Dieu quelque fois amour, et quelque fois aimable ; aimable, parce qu’il est son stimulant et son moteur à lui-même et pour lui-même; amour, parce qu’il fait mouvoir et attire tout à lui.
Bienfaits de Dieu.
C’est à votre grâce et à votre miséricorde, Seigneur que j’attribue d’avoir effacé mes péchés comme se fond la glace : c’est à votre grâce que j’attribue tout ce que je n’ai pas fait de mal . ( S. Augustin, confessions. )
Il n’y a personne qui, riche des dons de Dieu, se soit montré ingrat envers celui qui les lui a faits.
On doit regarder toutes les fautes dont Dieu nous préserve comme si elles nous étaient remises et pardonnées. N’allez pas lui donner peu d’amour comme s’il vous avait peu remis, mais plutôt aimez-le beaucoup, comme ayant beaucoup reçu de lui.
Car si celui à qui on a fait la remise de sa dette, aime, combien plus doit aimer celui à qui on à donnée à posséder .
Tout homme en effet, qui est constamment demeuré chaste, a été gouverné et mené par Dieu ; tout homme impudique qui est revenu à la vertu, a été corrigé par lui ; et tout homme qui est resté impudique jusqu’à la fin, est abandonné de lui.
Dieu peut faire tout cela par suite de desseins cachés ; mais ces desseins ne sont jamais injustes, et peut-être ne les cache-t-il que pour exciter plus de crainte et faire concevoir moins d’orgueil.
À suivre...
Vénérable Louis de Grenade ( 1863 ) _________________ Maranatha
Anne-Marie
Levez-vous Seigneur ! Confondez ces traîtres de V2, par l’avènement de votre règne, afin que soit exalté, à la face tous ses ennemis, Notre Mère la Sainte Église, pour votre plus grande gloire et le salut des âmes. |
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Anne-Marie

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Posté le: Mercredi 27 Juin, 2007 0:19 Sujet du message: |
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Connaissez-vous l’amour de Dieu pour vous ?
Comprenez ô chrétien que tout vient de Dieu ; c’est son ciel qui vous couvre, sa terre qui vous porte, son air qui vous entretient, son souffle vital qui vous donne la vie, sa lumière et son soleil, son serviteur, qui vous réjouissent, son jour qui vous charme, et sa nuit qui vous donne repos.
C’est lui qui, après tant de bienfaits, s’est encore donné lui-même, quand il vous a rachetés à un si haut prix : lui qui a donné à l’homme esclave les mêmes dons qu’il préparera pour l’homme libre, une fois que le péché aura été vaincu ; lui qui a accordé à l’homme gisant dans la mort tout autant qu’il lui accordera une fois ressuscité .
Celui que l’on adore pour qu’il ait pitié de nous, a déjà eu pitié de nous pour se faire adorer.
Créés et renouvelés par lui ; réjouissons-nous maintenant plus que jamais dans se bienfaits : car plus beaux et meilleurs sont les jours où nous avons été délivrés que ceux où, en naissant, nous avons été lancés dans les périls de cette vie.
Meilleurs en effet sont les jours où nous sommes nés à la vie éternelle que ceux où nous avons été créés pour cette vie mortelle : les dons de la grâce sont plus grands que ceux de la nature.
Plus sont grands les bienfaits accordés aux hommes, plus sévères seront les jugements de Dieu pour ceux qui pèchent.
Les avantages dont nous usons. La lumière dont nous jouissons, l’âme qui nous anime, c’est Dieu, nous le voyons bien, qui nous les donne et nous les répartit.
À suivre...
Vénérable Louis de Grenade. ( 1865 ) _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Jeudi 28 Juin, 2007 0:02 Sujet du message: |
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Connaissez-vous l’amour de Dieu pour vous ?
Créés et renouvelés par lui ; réjouissons-nous maintenant plus que jamais dans se bienfaits : car plus beaux et meilleurs sont les jours où nous avons été délivrés que ceux où, en naissant, nous avons été lancés dans les périls de cette vie.
Meilleurs en effet sont les jours où nous sommes nés à la vie éternelle que ceux où nous avons été créés pour cette vie mortelle : les dons de la grâce sont plus grands que ceux de la nature.
Plus sont grands les bienfaits accordés aux hommes, plus sévères seront les jugements de Dieu pour ceux qui pèchent.
Les avantages dont nous usons. La lumière dont nous jouissons, l’âme qui nous anime, c’est Dieu, nous le voyons bien, qui nous les donne et nous les répartit.
Providence de Dieu
Sur ces paroles de Job : « Sauvez son âme, » voici ce que dit Saint Grégoire : En gardant son serviteur, le Seigneur l’abandonne, et tout en l’abandonnant, il le garde : d’un coté, il le livre, de l’autre, il le défend.
C’est afin que de cette manière son humble serviteur avance et soit vainqueur, et que l’ennemi succombe. Il est donc en même temps dans la main de Dieu, et au pouvoir de Satan. ( Saint Grégoire, liv. III. C. II. )
Dieu pourvoit à chacun, comme s’il n’avait point à s’occuper de tous ; et il pourvoit à la fois à tous, comme s’il n’avait point à s’occuper de chacun.
Autant un persécuteur est acharné pour la mort d’un coupable qui avoue son crime, autant Dieu est libéral à récompenser celui qui persévère.
De même en effet que les méchants usent mal des biens de Dieu, de même Dieu se sert en bien des mauvaises actions des méchants. L’oeil de l’homme est un bien de Dieu ; et cependant ses regards se souillent de concupiscences indignes.
À suivre...
Vénérable Louis de Grenade
( 1865 ) _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Mercredi 29 Août, 2007 0:26 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
| Citation: |
Notre devoir envers l'Être Suprême. Il serait d'un grand intérêt d'étudier la genèse et la hiérarchie de nos devoirs envers Dieu, mais cela déborderait le cadre de ces notes toutes simples,et beaucoup plus destinées à nous faire connaître ces devoirs et à nous les faire pratiquer qu'à nous en enseigner la théorie, suivant le conseil du pieux Thomas de Kempen, l'auteur de l'Imitation, qu'il "vaut mieux sentir la componction, que d'en savoir la définition". Nous nous bornerons à signaler au passage à l'occasion ce qui nous paraîtra de nature à nous faire mieux accomplir nos devoirs et par là à nous faire mieux vivre notre vie.
Le premier, le plus fondamental de nos devoirs envers Dieu, celui qui donne naissance à tous les autres, et que tous les autres supposent, c'est de l'adorer.
Il ne saurait guère y avoir de doute sur ce point, puisque c'est celui qui fait l'objet du (premier commandement du Décalogue : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. (Mat., 4, 10 ; cf. Deut., 6, 13). C'est celui qu'inculque avant tout la Loi mosaïque, et tout l'Ancien Testament.
En effet, il ne faut pas une longue réflexion pour comprendre que le premier acte qui s'impose à l'homme après être arrivé à la connaissance de Dieu, c'est de l'adorer. Dès l'instant qu'il sait qu'il a un Créateur, et que ce Créateur ne peut être qu'un Être suprême, Celui qui Est indépendamment,éternellement, infiniment, il doit le reconnaître comme tel. L'excellence de son être et sa qualité de Créateur (ou de cause totale de toutes choses) s'imposent à lui et exigent son estime. et le témoignage de cette estime qu'on appelle le respect ou l'hommage. Et comme ce qui pèse sur notre âme pour lui commander l'estime et le respect est quelque chose d'infini, ou pour parler comme les philosophes, comme la raison formelle et déterminante de l'acte exigé est l'être infiniment excellent de Dieu lui-même, l'estime et l'hommage que nous lui devons sont nécessairement et toujours les plus grands dont nous sommes capables, au-dessus de l'estime et du respect que nous pouvons avoir pour tout autre être et sans comparaison possible. Tout acte inférieur à cet ordre serait indigne de Dieu. Cet acte, le plus profond de notre être, le plus grand dont nous sommes capables, qui exalte Dieu à l'infini dans notre âme, et l'abaisse elle-même à l'infini devant Dieu, s'appelle adorer. |
À suivre...
MGR HENRI JEANNOTTE
COMMENT VIVRE SA VIE. _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Jeudi 30 Août, 2007 0:27 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
| Citation: | L'adoration est donc le premier de nos devoirs envers Dieu.C'est aussi le plus fondamental, parce que c'est de cette reconnaissance de l'Être souverain de Dieu et de sa qualité de Créateur que naissent tous nos autres devoirs envers lui. Quand saint Ambroise écrit que la religion est le fondement de toutes les vertus il pense sans doute aux vertus morales proprement dites, mais la profondeur et la justesse de son observation demeurent, et elle vaut pour les vertus religieuses. Qui aimera Dieu comme le Souverain Bien, ou comme le Souverain Bienfaiteur, s'il ne l'a pas d'abord reconnu comme le Souverain Être et comme le Créateur, c'est-à-dire s'il ne l'a pas adoré? Qui le craindra comme le Vengeur Tout- Puissant, qui se soumettra à Lui avec un suprême abandon, s'il ne voit d'abord en Lui l'Être orné de tous les attributs et ne lui rend hommage, ou l'adore? Et comment ne pas aimer comme le Bien, celui qu'on adore comme l'Être? Comment ne pas aimer comme le Bienfaiteur, celui qu'on adore comme le Créateur? Comment ne pas croire en lui, ne pas le craindre,comment ne pas tendre à Lui comme à la fin dernière ? L'adoration met dans notre âme le germe de toutes les vertus religieuses.
Si le mouvement bolchéviste est si pernicieux, ce n'est pas tant parce qu'il s'attaque aux formes sociales actuelles, à l'organisation capitaliste de la société et à la propriété privée, que parce qu'il cherche à détruire la religion, non pas telle forme de religion, mais l'adoration de Dieu, telle que nous venons de la décrire, la disposition à rendre à Dieu les devoirs d'estime et de respect auxquels l'excellence infinie de son être lui donne le droit. En ruinant la religion, ( Ce qu'on fait les hommes de l'église concilliaire ) il détruit infailliblement toutes les autres vertus religieuses, comme on fait écrouler une maison quand on ruine les fondations sur lesquelles elle repose.
L'acte par lequel nous adorons Dieu laisse après lui dans l'âme une certaine disposition ou manière d'être, de même que l'acte de s'asseoir laisse dans un certain état, assis, aussi longtemps qu'un autre acte opposé, comme par exemple, se lever, se coucher, ne vient pas détruire le premier. Cette disposition d'estime et de respect envers Dieu créée par l'adoration, et qui nous lie en quelque sorte à Lui, s'appelle religion. Quand on l'a, on est dit religieux, et qui ne l'a pas n'est pas un homme religieux. Tel est notre langage. Un homme qui s'acquitte de son devoir d'adorer Dieu, est un homme religieux. Religion et adoration en ce sens sont synonymes. |
À suivre... _________________ Maranatha
Anne-Marie
Levez-vous Seigneur ! Confondez ces traîtres de V2, par l’avènement de votre règne, afin que soit exalté, à la face tous ses ennemis, Notre Mère la Sainte Église, pour votre plus grande gloire et le salut des âmes. |
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Anne-Marie

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Posté le: Vendredi 31 Août, 2007 0:29 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
| Citation: |
Quand on multiplie les actes d'adoration, ou de religion, cette disposition religieuse s'affermit et s'accentue. La vertu de religion prend naissance. Par la logique et le penchant de son être, l'homme est porté à reconnaître et à adorer Dieu, mais la vertu de religion lui rend cet acte plus facile, l'aide à le faire plus souvent, et enfin le lui fait mieux faire.
L'acte d'adoration par lequel nous exprimons nos premiers devoirs de créature envers Dieu et nous reconnaissons ce qu'il est en lui-même et ce qu'il est pour nous est un acte complexe. On y distingue généralement quatre actes plus particuliers, l'adoration proprement dite, ou le pur hommage rendu à la majesté divine, l'action de grâces ou la reconnaissance que tout ce que nous avons est venu de Dieu, l'impétration (prière) ou la reconnaissance que tout ce que nous aurons viendra de Dieu, enfin dans l'hypothèse du péché commis, la propitiation ou demande de pardon. Nous retrouverons ces actes principaux de la vertu de religion en parlant du sacrifice.
La vie dans laquelle la vertu de religion tient une grande place s'appelle une vie pieuse ou dévote. La dévotion et la piété ne sont autre chose que la vertu de religion à un grand degré de ferveur. L'objet principal de la religion: La Trinité, Le Dieu-Homme.
La simple raison nous apprend à rendre à Dieu les devoirs d'hommage que nous venons de décrire, et que nous désignons sous le nom de religion. Celui qui suit les dictées de sa conscience, celui qui agit conformément aux conclusions les plus claires et les plus sûres de sa raison est vraiment un homme religieux en théorie et en pratique.
Cependant l'homme n'est pas laissé sur ce point si grave aux seules lumières de sa raison. Dieu lui-même a voulu l'éclairer, ou lui dire comment il doit lui rendre ses devoirs. C'est par les prophètes de l’ancienn Testament et surtout par Notre Seigneur Jésus-Christ que Dieu a fait connaître aux hommes sa volonté. L'ensemble des vérités qui nous sont ainsi proposées, et auxquelles nous devons adhérer avec une certitude souveraine, comme nous le montrerons bientôt en parlant de la vertu de foi, portent le nom de Révélation.
Or le premier objet sur lequel la Révélation nous éclaire, c'est Dieu lui-même, et elle nous le montre un dans sa nature et triple dans ses personnes ou, comme on dit habituellement, un en trois personnes. Les devoirs que la simple raison nous apprenait à rendre à Dieu, la Révélation nous enseigne à les rendre au même Dieu, mais mieux connu, à Dieu qui est en trois personnes, à la Sainte Trinité. |
Mgr Henri Jeannotte
Comment vivre sa vie 1949 _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Samedi 01 Septembre, 2007 0:11 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
| Citation: |
Le chrétien, qui agit selon les lumières que lui donne la Révélation, n'adore pas Dieu comme le faisaient les Juifs de l'Ancien Testament, ou comme peuvent le faire les Musulmans. La foi lui fait sans cesse apercevoir les trois personnes qui sont en lui, la Trinité. Le Dieu qu'il adore, qu'il loue, qu'il exalte, qu'il remercie, qu'il implore, ce n'est pas l'Eloh (Dieu) des Juifs, l'Allah (Dieu) des Musulmans, ou plutôt non, c'est le même Dieu, mais vu dans une lumière plus haute et plus réelle, la Trinité.
Le dogme de la Trinité est une des premières vérités que nous avons apprises au catéchisme. Elle est à la base de toute la doctrine chrétienne, et on ne peut être chrétien sans l'admettre avant tout. Mais cette notion primordiale de Dieu ne doit pas rester purement intellectuelle ou théorique, elle doit être à la base de notre culte, comme elle est à la base de notre foi. Cela ne signifie nullement que nous devions rendre un culte distinct et séparé aux trois personnes, car elles ne se distinguent pas en tant qu'elles sont objet de notre culte, mais uniquement en tant qu'elles procèdent l'une de l'autre, selon l'axiome bien connu des théologiens. Mais tous nos hommages doivent s'adresser à un Dieu qui s'est révélé à nous être en trois personnes.
Jetons les yeux sur l'Église et voyons comment elle adore Dieu et le prie. Tout ce qu'elle fait, elle le fait Au nom du Père et du Fils et du- Saint-Esprit- Elle baptise, elle remet les péchés, elle administre tous les sacrements au nom de la Sainte Trinité. Elle bénit, elle consacre, elle prie Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Quand elle loue Dieu, elle dit: Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit. L'Eglise ne perd jamais de vue la Sainte Trinité dans son culte: toute sa religion est le culte de la Sainte Trinité. Tel doit être aussi la religion du vrai chrétien, s'il veut lui donner son expression la plus haute et la plus digne du Dieu qu'il veut servir.
Nous n'avons pas de culte à rendre aux personnes divines dans la Trinité, et à proprement parler nous ne le pouvons pas, parce que la distinction des personnes divines cesse dès qu'il est question d'autre chose que de leur opposition d'origine ou de leur procession, mais nous devons rendre nos devoirs aux personnes divines dans leurs manifestations particulières à l'égard des créatures raisonnables. |
Mgr Henri Jeannotte
Comment vivre sa vie 1849 _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Dimanche 02 Septembre, 2007 0:21 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
| Citation: |
La première de ces relations, la plus étonnante et la plus glorieuse pour nous, c'est l'Incarnation de la seconde personne de la Trinité. A un moment du temps choisi par lui, le Verbe ou Fils de Dieu s'est fait homme, en prenant naissance d'une vierge appelée Marie. Cet Homme-Dieu a reçu le nom de Jésus (Sauveur), auquel S. Paul a ajouté le surnom de Christ (l'Oint de Dieu attendu des Juifs) ,c'est Jésus-Christ, le Rédempteur des hommes, le fondateur du christianisme et de l'Église. Jésus-Christ est donc le Verbe incarné.
Dès lors que la foi nous enseigne que Dieu s'est incarné en Jésus-Christ, et que Jésus-Christ est le Verbe incarné, il est évident non seulement que nous devons adorer Jésus-Christ puisqu'il est le Fils de Dieu, mais que Jésus-Christ, le Verbe incarné, doit être le centre de notre religion ou de tous les devoirs que nous devons rendre à Dieu. Jésus-Christ, ou le Verbe incarné c'est Dieu plus près de nous, Dieu avec nous, Dieu comme nous, Dieu l'un de nous, Dieu notre frère.
Le but de l'incarnation, tel que la révélation nous le fait connaître,est la rédemption du monde par voie de mérite. N'en cherchons pas d'autre. Mais comment Dieu peut-il se rapprocher ainsi de nous, sans vouloir que nous lui rendions nos hommages avant tout dans son Verbe incarné, en Jésus-Christ? C'est donc en Jésus-Christ que nous devons adorer Dieu, en Jésus-Christ que nous devons la louer et l'exalter, en Jésus-Christ que nous devons le remercier, en Jésus-Christ que nous devons le prier, suivant l'enseignement de Notre Seigneur lui-même, en Jésus-Christ surtout que nous devons lui demander pardon de nos offenses, parce que c'est Lui que Dieu a donné comme victime propitiatoire par son sang. {Rom., 3, 25).
Nous n'avons du reste qu'à nous laisser guider par l'Église. Toute sa liturgie avec ses magnificences évolue autour du Verbe incarné. Elle attend son avènement. Elle chante sa naissance. Elle pleure sa passion. Elle prend le deuil de sa mort et de son tombeau. Elle triomphe de sa résurrection. Elle admire son ascension. Elle se nourrit de son Eucharistie. ( Dans notre situation communion spirituelle )
Le centre de la vie religieuse d'un homme profondément chrétien, c'est Dieu, mais Dieu en Jésus-Christ. Le Christ Jésus remplit son âme, comme il remplissait celle de saint Paul. Il vit et souffre avec lui, il pense à lui, il tient les yeux sans cesse fixés sur lui, il fait tout pour lui, il espère en lui, il l'aime de toute son âme, et il sait qu'en aimant Jésus-Christ, en recourant à Jésus-Christ, en adorant Jésus-Christ, il aime Dieu, il appelle Dieu à son secours, il loue Dieu, il adore Dieu, mais un Dieu qui est plus près de nous et plus accessible, et qui par une condescendance ineffable, nous rend les devoirs qu'il attend de nous et plus faciles et plus doux à remplir.
La dévotion au Verbe incarné doit donc tenir une place fondamentale dans la vie de tout homme qui veut s'acquitter de ses devoirs envers Dieu tels que Dieu les attend de lui, et donner à sa vie sa pleine valeur chrétienne. |
Mgr Henri Jeannotte
Comment vivre sa vie 1849 _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Lundi 03 Septembre, 2007 0:23 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
La pratique de la religion, surtout intérieure: la prière.
| Citation: | L'exercice de la vertu de religion porte dans le langage courant le nom de prière. Rendre ses devoirs à Dieu, comme le demande la vertu de religion, c'est prier; adorer Dieu et lui rendre ses hommages, c'est aller prier; consacrer un certain temps chaque jour à s'acquitter de ses devoirs de penser à Dieu, de l'adorer, de le remercier, de lui demander ses besoins, c'est faire sa prière.
Cette manière de nous exprimer est peut-être imparfaite, et elle ne favorise pas à première vue l'intelligence du vrai caractère de la prière. Mais elle n'est pas propre à la vertu de religion : la vertu de foi nous fait croire, la vertu de charité nous fait aimer Dieu, et la vertu de religion nous fait prier.
De plus, le mot prière a dans le langage ordinaire deux sens, qui sont souvent confondus par beaucoup d'esprits, et d'autant plus facilement qu'ils se distinguent simplement comme le genre et l'espèce, comme le mot animal, par exemple, qui désigne ordinairement l'espèce non- raisonnable; quand on entend le mot animal, on pense à un chien, un cheval, etc.,mais qui peut aussi désigner le genre, comme lorsqu'on dit que l'homme est un animal (raisonnable).
Ainsi, la prière a un sens général, ou plus exactement générique, celui d'acte par lequel on rend à Dieu ses devoirs (y compris celui de demander ses besoins) ,et un sens particulier, ou spécifique, celui d'acte par lequel on rend à Dieu l'un de ces devoirs, celui de demander ses besoins. Beaucoup d'imprécisions et quelques méprises proviennent de ce qu'on n'a pas toujours bien présente à l'esprit cette distinction. Dans le langage populaire, la prière a habituellement le second sens, celui de demande. Ainsi une maman dira par exemple à ses enfants : Mes enfants, votre père est malade, vous allez bien prier (c'est-à-dire demander à Dieu sa guérison).
Ce que nous avons à dire ici de la prière s'entend de la prière au sens général, et ne s'applique que proportion gardée à l'espèce de prière qui est la demande à Dieu de ses besoins. |
Mgr Henri Jeannotte _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Mardi 04 Septembre, 2007 0:33 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
La pratique de la religion, surtout intérieure: la prière.
| Citation: | Les théologiens définissent généralement la prière proprement dite une élévation de l'âme à Dieu pour lui rendre ses devoirs. Élévation est une métaphore, qu'est-ce en réalité, sans métaphore? C'est une application de notre âme à Dieu. L'âme détourne ses facultés des autres objets pour les concentrer sur un seul, qui est Dieu, et non pas pour étudier sa nature et le mieux connaître, ce serait acquérir la science de Dieu ou la théologie, ce ne serait pas prier ; non pas pour méditer ses perfections, sa Providence, la Trinité, l'Incarnation, cette méditation est très profitable à l'âme, très propre à la disposer à la prière, mais ce n'est pas encore la prière ; dans la prière, l'âme s'applique à Dieu pour lui rendre ses devoirs, avant tout pour l'adorer, puis, le remercier, lui demander ses besoins, implorer le pardon de ses fautes.
Cela peut se faire de deux manières, soit intérieurement par un pur exercice des facultés spirituelles, soit avec des manifestations extérieures du corps, surtout avec des paroles qui traduisent les sentiments dont l'âme est remplie. Dans le premier cas, la prière est intérieure ou mentale (mental veut dire de l'esprit) . Dans le second, elle est extérieure on vocale (vocal veut dire de la bouche) : on se met à genoux, par exemple, et on récite le Notre Père, un Psaume, ou une autre formule de prière. Très souvent, presque toujours, la prière soit mentale, soit vocale, est accompagnée de gestes du corps : on joint les mains, on incline la tête, etc. Les premiers chrétiens priaient debout, les bras étendus, nous prions habituellement à genoux, les mains jointes. C'est l'attitude de la prière. Elle n'est pas nécessaire à la prière, mais elle la favorise. C'est déjà un commencement de prière, la prière du corps en unisson avec l'âme.
La prière peut se faire en commun. Notre Seigneur nous le recommande. Les formules et les attitudes du corps prennent alors une grande importance. Elles sont réglées d'avance dans les prières officielles et deviennent la liturgie.
La vraie prière est nécessairement une prière intérieure ou mentale. Si la prière est purement extérieure et consiste uniquement en formules répétées, et à plus forte raison en simples gestes du corps, inclinations, génuflexions, etc., et si le coeur n'est pas appliqué à Dieu, Dieu n'est pas honoré, et il n'y a pas de vraie prière. Notre Seigneur s'est servi des paroles du prophète Isaïe pour reprocher aux Pharisiens leur prière purement extérieure : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. |
MGR HENRI JEANNOTTE _________________ Maranatha
Anne-Marie
Levez-vous Seigneur ! Confondez ces traîtres de V2, par l’avènement de votre règne, afin que soit exalté, à la face tous ses ennemis, Notre Mère la Sainte Église, pour votre plus grande gloire et le salut des âmes. |
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Anne-Marie

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Posté le: Mercredi 05 Septembre, 2007 0:48 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
CHAPITRE I
LA RELIGION
La pratique de la religion, surtout intérieure: la prière.
| Citation: |
La prière vocale, qui consiste ordinairement dans la récitation de formules stéréotypées, apprises par coeur, n'est pas sans valeur. L'usage des formules, ou des prières, comme on les appelle, est fortement à conseiller, car elles sont propres à faire naître dans l'âme la véritable prière, quand on les récite avec attention. Mais elles ne sont pas nécessaires, et peuvent être nuisibles, en donnant l'illusion qu'on prie, alors qu'en réalité il n'y a presque pas de prière. Celui qui répète et répète des formules, même la meilleure de toutes, le Notre Père, est exposé à tomber dans la routine. Les mots sortent machinalement de sa bouche, et ne correspondent pas aux sentiments de son coeur. Survient la distraction; les facultés ne sont pas appliquées à Dieu, mais à des objets étrangers: on pense aux événements du jour, on fait des combinaisons pour le lendemain, mais les lèvres marmottent toujours les formules, il n'y a plus de prière.
La forme la plus haute de la prière est ce qu'on appelle l'oraison (oraison signifie prière) la prière purement mentale, sans formules, sans paroles, sans représentations dans l'imagination, même sans mouvement de l'esprit d'une idée à une autre, la pure application de l'âme à Dieu pour lui rendre ses devoirs, sans aucun retour sur elle-même. |
1 A quoi servent les paroles de la bouche, si le coeur est muet (quid prodest strepitus oris, muto corde). Aug., Commentaires sur les Psaumes, 9, 13. _________________ Maranatha
Anne-Marie
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Anne-Marie

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Posté le: Jeudi 06 Septembre, 2007 0:50 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
| Citation: | Pour bien vivre sa vie, il ne suffit pas de consacrer quelques instants, ou même de longs moments, le matin ou le soir, le dimanche, à la prière ou à l'exercice de la vertu de religion, et de se détourner ensuite complètement de Dieu pour s'appliquer entièrement et exclusivement aux créatures, il ne suffit même pas de remplir sa vie d'actes religieux ou de prières. Il y a quelque chose de mieux à faire, c'est de faire de sa vie une vie de prière continuelle.
Est-il possible dans notre vie si active, si pleine de mouvement, si occupée, de toujours prier, de prier sans intermittence, comme le demandait saint Paul aux Thessaloniciens? Faut-il donc renoncer à faire quoi que ce soit, s'isoler du monde, et se consacrer entièrement et exclusivement à penser à Dieu pour l'adorer et lui rendre ses hommages?
Il ne saurait y avoir de doute que l'acte le plus excellent que l'homme puisse faire est de prier Dieu, surtout par l'oraison proprement dite. Celui qui passerait toute sa vie à faire oraison, sans faire autre chose, aurait sûrement donné à sa vie sa plus haute valeur. Il est bon qu'il y ait, et il y aura toujours, des hommes qui se consacrent exclusivement à la prière et y emploient le maximum possible de leurs journées en réduisant tout le reste à un minimum. Ce sont les religieux contemplatifs. Mais le conseil de saint Paul de toujours prier ne s'applique pas uniquement à eux, puisqu'il s'adressait à de simples chrétiens. L'union complète à Dieu dans l'adoration et la louange ne se réalisera que dans la contemplation de l'éternité, la vision béatifique. C'est pour cette vie, à des hommes appliqués aux mille occupations de la terre, que l'Évangile recommande de toujours prier et de ne jamais cesser.
Comment toujours prier?
Deux méthodes, ou deux moyens. La première consiste à faire toutes ses actions en esprit de prière, c'est-à-dire avec l'intention aussi actuelle que possible de rendre ses devoirs à Dieu en les faisant. C'est l'intention, le mobile qui fait agir, plus que l'action matérielle elle-même, qui détermine le sens et la valeur de l'acte accompli. Celui qui est poussé par l'affection à rendre un service à un ami lui témoigne son amitié bien plus efficacement que par des paroles ou n'importe quelles démonstrations. Ainsi celui qui a véritablement l'intention d'honorer Dieu en accomplissant sa tâche quotidienne, celui qui fait toutes ses actions de chaque jour pour rendre hommage à Dieu, continue véritablement sa prière tout le long du jour. Il fait toutes ses actions en esprit de prière, avec l'intention de rendre à Dieu ses devoirs en accomplissant son travail, comme il le fait dans l'exercice même de la prière. Il prie sans cesse. C'est là une première manière de toujours prier. |
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Anne-Marie

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Posté le: Jeudi 06 Septembre, 2007 18:36 Sujet du message: |
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LES VERTUS QUI SE RAPPORTENT A DIEU.
| Citation: | Il y en a une autre, plus excellente encore, sur laquelle nous voulons attirer particulièrement l'attention. Elle consiste à vivre habituellement en présence de Dieu. Dieu n'est dans aucun lieu en particulier, "il n'est nulle part", comme dit saint Hilaire de Poitiers, il est partout, comme une vérité, non pas simplement par son action et sa connaissance de toutes choses, mais en propre personne. Se rappeler à chaque instant que Dieu est présent, faire attention à cette présence de Dieu, tenir ses yeux fixés sur lui comme le serviteur en présence de son maître, devrait être aussi naturel à l'homme que de respirer l'air qui l'environne. Rien à coup sûr n'est plus réconfortant ni plus consolant que de vivre en présence de Dieu.
On peut se souvenir de la présence de Dieu pour plusieurs motifs. Bien des âmes, vivant dans la crainte de Dieu, se souviennent que Dieu est présent pour se garantir contre le péché : Dieu est là, Dieu me voit.
Cette pensée suffit pour les éloigner du péché. D'autres cherchent dans la pensée de Dieu présent le soutien de leur confiance en lui: je ne crains rien, Dieu est avec moi. Les âmes aimantes sentent avec bonheur à côté d'elles le Bien-Aimé de leur coeur.
Le souvenir habituel de la présence de Dieu peut être et devrait être avant tout un moyen de prier sans cesse. Le premier mouvement de l'âme qui prend conscience de la présence de Dieu doit être de reconnaître son excellence infinie, de l'adorer et de lui rendre hommage, puisque c'est son premier et son plus fondamental devoir. C'est ce que doit s'efforcer de faire celui qui veut bien vivre sa vie. Non seulement il doit consacrer un temps convenable à prier Dieu, mais il doit s'efforcer d'oublier le moins possible qu'il vit en présence de Dieu. |
FIN...
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Posté le: Mardi 02 Octobre, 2007 17:16 Sujet du message: |
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LE ZÈLE POUR LA CAUSE DE DIEU
Notre devoir envers le Souverain Roi des âmes.
| Citation: | Les devoirs envers Dieu que nous avons exposés jusqu'ici, devoir de l'adorer, devoir de l'aimer, de lui obéir, etc., sont nos devoirs individuels, les devoirs que chacun de nous doit rendre à Dieu pour son propre compte, et dont il devrait s'acquitter même s'il était la seule créature dans l'univers. Il y en a un autre qui nous est imposé par le fait de l'existence d'autres créatures raisonnables comme nous, et tenues aux mêmes devoirs que nous, c'est celui de faire tout en notre pouvoir pour les porter à s'acquitter de ces devoirs, afin que Dieu reçoive les hommages auxquels il a droit.
Nous avons tous le devoir non seulement d'adorer Dieu, mais aussi de le faire adorer, le devoir de l'aimer et de le faire aimer, le devoir d'établir son règne dans notre coeur et de le faire régner si possible sur tous les hommes. Serait-on un adorateur de Dieu en esprit et en vérité, si on se contentait de lui rendre ses devoirs et si on restait indifférent au fait que d'autres hommes ne le connaissent pas, ne l'adorent pas, ne le prient pas, ne le remercient jamais, ne l'aiment pas, n'observent pas sa sainte loi, ne sont pas en état de grâce ?
Aimerait-il Dieu de tout son coeur celui qui verrait tant d'âmes échapper à l'empire de la grâce de Jésus-Christ, sans être dévoré de zèle pour la gloire de Dieu, comme Jésus-Christ entrant au Temple et le trouvant tout livré à un commerce profane? Quand Notre Seigneur nous fait demander dans l'oraison dominicale l'avènement du règne de Dieu : Que votre règne arrive, ne nous fait-il pas entendre que nous avons tous le devoir de travailler à l'extension du règne de Dieu?
Le royaume de Dieu ne ressemble pas aux royaumes de la terre. Les rois de la terre exercent une domination tout extérieure sur leurs sujets : ils s'imposent à eux, par la force et la contrainte. Ils n'atteignent les âmes qu'indirectement, et ordinairement, les âmes leur échappent complètement. Le royaume de Dieu est tout entier dans les âmes : c'est un royaume spirituel et surnaturel.
Dieu règne dans les âmes quand elles se soumettent à son empire : quand elles le reconnaissent et l'adorent, quand elles croient à sa parole, quand elles l'aiment de toutes leurs forces, quand elles lui obéissent et font sa volonté sur la terre comme au ciel, en un mot quand elles lui rendent les devoirs que nous avons successivement exposés.
Examinons d'un peu plus près comment s'établit le règne de Dieu dans une âme. Dieu commence à régner dans l'âme, quand il devient la loi de son intelligence, quand l'âme s'incline devant lui par l'adoration et le reconnaît comme le premier Être, le Maître de toutes choses, quand elle croit à sa parole et adhère à tout ce qu'il a révélé avec la plus grande fermeté dont elle est capable : plus l'esprit se pénètre de la vérité divine et plus le règne de Dieu s'affermit dans l'intelligence. |
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Anne-Marie
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