Mi ca El !? Index du ForumMi ca El !?

 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion            Calendrier



COMPULSORY UPGRADE!!! Request an upgrade NOW! 32+ Pre-installed Modifications! 3 Server Locations to choose from: USA, UK and JAPAN.

8th December 2012 - phpBBServer: All servers are upgraded to run using SSD drive. Click Here to report problems!

La joie dans l'Amour de Dieu
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Vraie nature de la Charité
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Mardi 27 Mars, 2007 0:03    Sujet du message: La joie dans l'Amour de Dieu Répondre en citant

Voici donc quelle est la joie spécifique du chrétien

Sa joie de disciple du Seigneur: savoir avec certitude que le Seigneur est aujourd'hui et pour toujours dans un état de gloire que l'Évangile décrit par ces mots:
'' Assis à la droite du Père, '' ce qui veut dire qu'il est infiniment au-dessus des vicissitudes et des tristesses de ce bas monde et qu'il domine l'histoire avec une maîtrise absolue. Savoir cela doit nous consoler de tout le reste et nous réjouir plus que tout le reste, plus même que les dons de Dieu qui nous rendent plus saints.

Cette joie spécifiquement chrétienne est un très grand acte. Ce n'est pas un acte facile. Non seulement ce n'est pas un acte naturel à l'homme, mais la foi seule n'y suffit pas. C'est, comme dit Dom Vonier, l'acte le plus élevé du détachement de soi, le plus opposé à l'égoïsme. On ne le perçoit vraiment que chez ceux pour qui vivre, c'est le Christ.

Il suppose un esprit qui ne se lasse pas de contempler le visage glorieux du Seigneur, ce qui est le propre d'un grand amour. Sans un grand amour une telle fidélité de la pensée est impossible à des natures aussi inquiètes et préoccupées d'elles-mêmes que les nôtres. D'autant plus que tout dans la vie, et jusqu'à nos devoirs, semble ligué pour nous rabattre sur nous-mêmes.

L'excercice des vertus est une occupation pénible absorbante. Nos luttes et nos débats intimes nous accaparent. Les puissances du mal nous cernent parfois de si près, qu'elles réussissent à nous terroriser. Les maux qui accablent le monde à l'heure présente sont d'une telle gravité, qu'à côté d'eux la figure du Seigneur nous paraît lointaine, inconsistante, presque irréelle.

Quand il nous arrive encore par-dessus le marché d'avoir à souffrir quelque contrariété ou quelque injustice, la peine du moment peut être si aiguë que nous perdons le coeur de nous réjouir de quoi que ce soit, fût-ce même de la gloire du Fils qui à rejoint le Père.

Le niveau spirituel de notre vie descend ainsi progressivement. Sans même le remarquer, nous en venons à ne plus penser qu'à nous, à nos petites peurs,à nos petits chagrins. à nos petits ennuis, à nos défaites, et nous nous éloignons de plus en plus de la parole du Seigneur, qui, elle, reste toujours vraie: ''Si vous m'aimez, vous vous réjouirez... ''


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Mardi 27 Mars, 2007 13:47    Sujet du message: Répondre en citant

.

Caractère illusoire et précaire du désir d'échapper à la souffrance :

Ainsi donc, d'une manière ou d'une autre, Notre Sauveur se présente toujours ici-bas avec sa Croix.

Et comme le remarque le Bienheureux Thomas a Kempis dans le ch. XII du L. II de l'Imitation de Jésus-Christ, les tièdes et les impies n'y échappent pas non plus.


La souffrance frappe régulièrement à leur porte, et plus ils l'appréhendent et la fuient, plus elle leur est pesante et accablante quand elle les atteint malgré toutes leurs précautions et leurs vaines échappatoires, leurs lâches concessions et abandons.

Souvent, ils ont ainsi à perdre de toute façon dès ici-bas ce dont ils n'ont point voulu se détacher de bon gré.

En outre, plus ils échappent injustement à la souffrance ici-bas, plus leur peine sera grande dans l'au-delà.

Quant aux nombreuses souffrances terrestres auxquelles ils n'échappent pas, elles les affectent beaucoup plus que les fidèles, même si elles sont bien moindres que celles de ceux-ci.
Sans parler des châtiments spéciaux que Dieu réserve parfois dès ici-bas aux impies et aux vicieux, ni des remords cuisants de leur conscience en des moments de lucidité ou de revers après l'ivresse de la faute, ou quand la justice les menace ou s'appesantit sur eux.



Tandis que l'âme qui est arrivée, par une grande grâce de Dieu qu'il faut implorer, au degré d'union avec Notre Seigneur où elle a l'amour des croix, comme saint Louis-Marie,
l'amour des souffrances non en elles-mêmes (4) mais comme moyens privilégiés de détachement, de réparation,
d'union plus intime au Sacré-Coeur, de propitiation ou d'obtention de grâces pour le prochain,
pourra voir fondre sur elles des épreuves soudaines et multiples, comme des décès dans sa famille la privant d'êtres très chers,
une maladie particulièrement douloureuse,
la privation même des moyens ordinaires de sanctification, tout en gardant
sa joie intérieure,
qui est essentiellement fondée sur l'union intime avec Notre Seigneur,

qu'une seule chose peut lui ôter, à savoir le péché.

C'est pourquoi la seule chose qu'elle déteste et fuit de façon absolue, ce n'est point la souffrance, la douleur, les efforts ou les épreuves,
mais le péché et tout ce qui y conduit, l'état de péché et ce qui y maintient, pour elle et pour autrui. (5)

Notes :

(4) Il ne s'agit pas de prétendre ou de s'efforcer de ne point ressentir les douleurs et les afflictions ni de les mépriser comme les Stoïciens, et de ne point avoir de compassion pour celles d'autrui ni d'omettre de s'appliquer à les soulager, consoler, soigner et faire passer.
Mais il importe de savoir les tourner à bien, d'en faire des occasions et des moyens de mérites, de mortifications, de réparations, de détachements et d'élévations dans la vertu et la vie intérieure.

Il s'agit encore moins de chercher à parvenir à une jouissance prolongée et relativement stable en supprimant ou diminuant le plus possible les causes de douleurs et d'afflictions par un usage équilibré et tempéré des biens matériels et des délices sensuels comme les Epicuriens, car cet état plus apparent que réel engendre l'égoïsme, la pusillanimité, de dangereuses illusions, de douloureux réveils ou de terribles surprises.

Il est bon au contraire de savoir être dégagé de ses affections naturelles et de ses biens temporels et même spirituels, de ne point ménager sa peine, son labeur et son avoir pour le bien d'autrui, de ne point chercher ici-bas de récompenses ou de repos, et pour tout cela de savoir affronter les fatigues et les souffrances, les railleries et les périls quand cela est nécessaire ou en vaut la peine, de savoir s'exposer pour une cause supérieure.

Il ne s'agit pas non plus de se complaire dans les causes d'afflictions ou dans les pensées ou rêveries mélancoliques tournant au narcissisme ni dans la tristesse, à la manière des Romantiques.
Mais il importe de surmonter les causes naturelles des souffrances et des désolations par la considération de leur caractère passager ou temporaire, par la méditation des biens surnaturels et éternels ; et il convient de nous réjouir des croix et des épreuves que la Providence nous ménage en tant qu'elles nous rapprochent de Notre divin Sauveur et Seigneur et qu'elles constituent la voie royale vers un plus grand bonheur pour l'éternité.

(5)

46.
"Quand par votre faiblesse
Vous venez de tomber
La Charité vous presse
De vous humilier."

47.
"Voyez Dieu comme un Père
Demandez-lui pardon,
Souffrez votre misère
Le mal deviendra bon."

.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Mercredi 28 Mars, 2007 0:13    Sujet du message: Répondre en citant

Savez-vous où se trouvait le secret de saint Paul?

A coup sûr dans la faculté qu'il avait de se réjouir en la joie personnelle du Fils de Dieu glorifié. On ne s'expliquerait pas autrement qu'il ait réussi à entretenir en lui une telle égalité d'humeur, une telle allégresse même au milieu d'une vie faite de soucis, de tracasseries, d'échecs et souvent de détresse.

'' Je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon Nom. '' avait dit le Seigneur.

Ce ne fut point là parole en l'air, il suffit de lire le chapître onzième de la seconde épître aux Corinthiens pour s'en convaincre.
Saint Paul y énumère la gamme impressionnante des épreuves qu'il lui fallait endurer au service du Seigneur. Il appartenait à cette catégorie d'hommes qui s'attirent partout des difficultés; il a vu le destin s'organiser pour ainsi dire systématiquement contre lui; il a été harcelé, humilié, battu.


Et pourtant, il le déclare lui-même, la joie ne l'abandonnait jamais; non seulement, mais'' je déborde de joie au milieu de toutes nos épreuves, '' écrivait-il aux Corinthiens.

Comment était-ce possible?
Tout simplement, parce que son coeur goûtait la joie d'un autre, la joie parfaite du Seigneur que le Père a souverainement exalté et à qui il a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. La vraie cité de saint Paul était dans les cieux, où le Christ siège à la droite de Dieu. C'est pourquoi son coeur était joyeux et libre.


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Mercredi 28 Mars, 2007 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

.

Insistance de l'Apôtre pour donner à entendre l'importance de cette joie spirituelle :


Voilà donc le moteur principal de la vie chrétienne :

"Gaudete in Domino semper, iterum dico, gaudete".


Saint Paul ne nous dit pas cela en passant, mais le répète avec insistance :

"Je vous le dis encore, réjouissez-vous".

Pourquoi insiste-t-il tant ?


Parce que cette joie dans le Seigneur est le moteur principal de la religion, donc de ce qui unit à Dieu.

N'oublions pas que saint Thomas nous disait au début :

"La joie spirituelle est nécessaire pour avancer" dans la vie intérieure.

On a effectivement besoin d'éprouver cette joie intérieure de se donner à Dieu ou de Lui apppartenir,
ou de l'avoir comme protecteur, pour progresser dans la vie spirituelle.



Que cela soit si important dans la vie chrétienne, on le verra encore dans les textes liturgiques au moment de Noël.

Que va dire l'Ange aux bergers ? "Evangelizo vobis"; "je vous évangélise", je vous annonce la Bonne Nouvelle de ce qui vous arrive...

Quelle est cette Bonne Nouvelle que Dieu nous fait annoncer par ses Anges ?

Quel est ce premier message, cet objet premier de l'Evangile ?...


"Evangelizo vobis... gaudium... magnum ! " Je vous annonce...

quoi ?... une grande joie !

Voilà ce que l'Ange vient annoncer en premier aux bergers.

Et en quoi consiste cette joie ?

Un sauveur, le Sauveur, vous est né, est né pour vous.

Voilà l'heureuse nouvelle, la joie immense qui est l'objet premier et essentiel de l'Evangile.

Voici l'annonce évangélique par excellence.


.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Jeudi 29 Mars, 2007 0:16    Sujet du message: La joie dans l'Amour de Dieu Répondre en citant

Souvenons-nous aussi du diacre Étienne!

Ce chrétien magnifique, tout rempli de l'Esprit-Saint. Alors que ses accusateurs frémissaient de rage autour de lui et avaient déjà décidé sa mort, lui restait fixé les yeux au ciel. Et que contemplait-il? Toujours la même chose: le Fils dans la gloire de Dieu le Père:

'' Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite du Père. ''

Saint Étienne est à cause de cela le type même du martyr chrétien. Les puissances du mal peuvent se déchaîner contre lui, l'oppression et la tribulation peuvent fondre sur lui; elles ne peuvent avoir raison de lui. Pour lui, les cieux sont déjà ouverts et il contemple le Christ dans sa gloire définitive.

Cette vision resplendit au milieu de ses épreuves, non seulement comme la promesse d'un renversement futur des conditions, mais comme la certitude d'une victoire déjà acquise.

Celui qui croit au mystère du Christ assis à la droite de Dieu est capable de résister à toutes les puissances et à toutes les gloires qui veulent prendre la place de Dieu. C'est de cette foi que saint Jean a pu dire qu'elle a le pouvoir de vaincre le monde. Et ce pouvoir, la foi l'exerce par la joie qu'elle procure à tous ceux qui en vivent.

'' CETTE JOIE EST NOTRE JOIE INDESTRUCTIBLE, SI NOUS AIMONS. ''


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Jeudi 29 Mars, 2007 12:29    Sujet du message: Répondre en citant

.

La joie intérieure, signe de santé spirituelle :

Cela est si important que les maîtres de la vie spirituelle nous disent que

lorsque la joie est habituellement absente dans une vie intérieure, c'est un indice très mauvais.
(6)

Quand la tristesse est présente, c'est que le démon tourne autour.

Ils déclarent notamment : quand vous voyez un jeune homme ou une jeune fille dans la tristesse....
Bien sûr, cela peut venir d'une cause naturelle : cela peut venir d'une rage de dents, d'une maladie ou d'une contrariété passagère.
Et il n'y a là que des tristesses normales.

Par contre, quand il n'y a aucune cause de cet ordre, et que vous voyez, surtout chez les adolescents
mais pour les plus âgés également, une humeur sombre et triste,
rêveuse, susceptible et sans patience, c'est un signe que le démon est là qui tourne autour.


Le démon qui fait miroiter d'autres joies ou apparences de joies que celles qui sont légitimes, "dans le Seigneur",
qui vous fait voir les possessions du voisin, la vie apparemment facile que mène tel libertin,
la réussite matérielle de tel homme d'affaires ou commerçant malhonnête, et qui vous suggère :

Regarde ta pauvre vie, combien tu es misérable, combien ton labeur est mal récompensé,
tu mérites beaucoup plus que cela ; regarde ceci, vois cela...

Si l'on s'attarde à de telles insinuations et suggestions, alors la tristesse nous envahit peu à peu,
parce que l'on commence à désirer d'autres joies que celles que l'on a légitimement dans le Seigneur,
et comme on ne les a pas, on commence à en éprouver de la tristesse.


Or cette tristesse est un terrible ver rongeur qui mine la fermeté de nos résolutions les meilleures et les plus solides,
un dangereux virus qui affaiblit notre santé morale.

Il importe donc de ne point la laisser prendre racine et se développer en notre coeur, en la combattant au plus vite,


selon l'exhortation de l'Apôtre saint Jacques (5,13) :

« L'un d'entre vous est-il triste ? Qu'il prie.».


Note :

(6)
45.
« Cette douleur maligne,
Ce trouble et noir chagrin
Est un très mauvais signe,
C'est l'effet du malin.»

.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Vendredi 30 Mars, 2007 0:13    Sujet du message: La joie dans l'Amour de Dieu Répondre en citant

La joie de l'Espérance

Nous avons vu que la foi et la charité sont normalement des sources de joie pour le chrétien. Il me reste à vous montrer que l'espérance en déborde. Saint Thomas va, une fois de plus, nous mettre sur la voie:

'' La joie spirituelle que Dieu nous donne, dit-il, est double:
La première vient de la considération du bien divin pris en lui-même '' (de la considération que Dieu est Dieu, la plénitude de l'être, de la vie et de la béatitude; de la considération aussi que le Christ est désormais dans la gloire de Dieu le Père et que tout pouvoir lui a été donné: c'était l'objet du chapitre précédent.)

'' La seconde joie spirituelle que Dieu nous donne vient de la participation qui nous est réservée à ce bien divin. La première joie est plus parfaite, c'est le fruit de la charité. La seconde joie procède de l'espérance qui nous fait vivre dans l'attente de jouir un jour du bien de Dieu. ''


Or, celui qui vit dans l'attente d'entrer un jour en possession du bien qu'il aime, s'en réjouit d'avance comme s'il le possédait déjà:
Laetatus sum in bis quae dicta sunt mibi: in domun Domini ibimus: '' J'ai été dans la joie quand on m'a dit: nous allons à la maison de Yahweh. ''

Car la possession est essentielle à la joie: possession actuelle ou possession anticipée grâce à la certitude. C'est cette certitude qui rend l'attente joyeuse, c'est elle qui permet à saint Paul de nous dire: '' Soyez joyeux dans l'espérance, '' spe gaudentes.

Oui, car pour saint Paul, l'espérance chrétienne vit de la certitude que, par la grâce du Christ, nous posséderons un jour dans la claire vision, le Dieu que par la charité nous ne possédons encore que dans l'obscurité de la foi. Pour saint Paul l'espérance est certaine, l'espérance est comme une ancre sûre et ferme, qui pénètre jusqu'au-delà du voile.

''L'espérance ne déçoit pas.''
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Vendredi 30 Mars, 2007 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

.

Seule la joie dans le Seigneur peut être perpétuelle :

C'est pourquoi, encore une fois, il est si important
de placer comme une ancre, et de ne plus en bouger, notre
joie là où il faut, c.à.d. « dans le Seigneur ».


C'est pour cela que Notre divin Maître déclare dans l'Evangile :

« Là où est votre trésor, là est votre coeur » (Lc.12,34).


Si votre joie, votre bonheur, ce qui vous est cher, c'est Notre Seigneur et le bon vouloir divin (Mt.12,50 ; Jn. 14,15,21s.),
alors votre coeur s'y portera sans cesse et s'y fixera, et tout vous ramènera vers Lui.


Si par contre votre bonheur c'est de bien manger, tout vous y portera, votre coeur n'aspirera qu'à de bons repas, qu'à de perpétuelles friandises.

Si vous placez votre bonheur dans une grosse situation, beaucoup d'argent, la victoire de telle équipe, l'avènement de tel régime ou des vacances au bout de la terre, alors votre coeur se portera là.

Dans la mesure où vous n'aurez pas ou plus ce que vous désirez, vous serez dans la tristesse et l'ennui.

Or la seule chose que vous pouvez avoir toujours et partout, c'est l'union à Dieu.

Tout le reste, c'est caduc.

Un jour ou l'autre, on le perd, on en est privé à une minute ou une autre. Il n'y a que l'union à Dieu qui peut être constante.


Que l'on soit en prison, dans une mine très profonde ou au sommet d'une montagne élevée, au bureau, dans la rue, dans le train ou l'avion, à l'hôpital ou à la maison, au coeur d'une forêt épaisse ou d'une immensité désertique, en mer ou dans un magasin,

que l'on soit n'importe où, le seul être qui nous est toujours présent, c'est Dieu.


Même les personnes qui nous sont les plus intimes et liées, les membres de notre famille ou des amis très chers avec qui l'on passe la majeure partie de son temps, on est bien obligé d'en être séparé à certains moments, ne serait-ce que pour quelques heures, quelques jours, ou durant une période inhabituelle d'absence plus prolongée.

Un temps vient où les parents voient s'éloigner leurs enfants, qui eux quittent la maison paternelle et leurs frères et soeurs, où les enfants perdent leurs parents et leurs proches, ou plus douloureusement les parents leurs enfants, où les conjoints eux-mêmes se voient séparés par la mort.

Il est un temps où des liens d'amitié se nouent, un temps où ils se resserrent ou se relâchent, un temps où les circonstances rapprochent, un temps où elles éloignent et séparent de la plupart, de chacun tour à tour, enfin de tous, du moins ici-bas.


Le seul Etre de qui on peut toujours et constamment avoir la présence,
c'est Notre Seigneur, qui, de surcroît, est le seul Etre parfait et le Souverain Bien, Celui qui seul ne déçoit jamais et en rien,
le seul apte à nous rendre infiniment, et de plus éternellement !,
heureux et bienheureux : « Si scires Donum Dei !... » (Jn.4,10)
.


C'est pourquoi, il ne faut pas craindre de répéter avec insistance comme l'Apôtre :

« Gaudete semper in Domino ! »

C'est pour cela que cette joie chrétienne est si stable :

« Je vous annonce une grande joie :

Le Sauveur est né pour vous »
.


.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Samedi 31 Mars, 2007 0:03    Sujet du message: La joie dans l'Amour de Dieu Répondre en citant

Mais cette certitude de l'espérance, sur quoi repose-t-elle?

Sur un pricipe évident en bonne théologie, à savoir que Dieu, cause première de tout bien, est aussi première du meilleur des biens qu'est le salut de l'homme. Dieu n'est pas un simple surveillant qui prend acte de notre conduite. Dieu est l'auteur du salut et il dit: '' IL n'y a point de Dieu qui sauve que moi.'' '' C'est mon affaire que ta conversion; ne crains point.''

Notre conversion et notre salut sont avant tout l'oeuvre de Dieu. Le moindre de nos actes salutaires est le fruit d'un arbre dont les racines s'alimentent au coeur de Dieu. ''Sans moi vous ne pouvez rien faire, nous a dit le Seigneur.''

Et le concile d'Orange explicite:

''Dieu fait dans l'homme beaucoup de choses bonnes que l'homme ne fait pas; mais l'homme ne fait nul bien que Dieu ne lui donne de faire.''

C'est la grâce de Dieu qui prévient notre libre arbitre pour nous faire vouloir, c'est elle encore qui vient à notre aide pour que nous ne veuillons pas en vain. Sans doute avons-nous le pouvoir de nous dérober à la grâce, mais la grâce a aussi ce pouvoir de nous empêcher de nous y dérober ou de nous reprendre si Dieu a permis que pour un temps nous nous dérobions. '' Tout ce que Dieu veut, il le fait.''

Le coeur du roi est un cours d'eau dans la main de Yahweh, il l'incline partout où il veut. Notre espérance s'appuie donc sur l'aide de quelqu'un dont l'action ne saurait faillir. C'est pour cela qu'elle est une espérance théologale: elle espère Dieu, et ne l'espère que par Dieu. '' Il est fidèle celui qui vous appelle, dit saint Paul, et c'est lui qui fera cela. ''


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Samedi 31 Mars, 2007 3:20    Sujet du message: La joie dans l'Amour de Dieu Répondre en citant

Rien n'éclaire ce thème de l'espérance comme la lecture de saint Paul. Lorsque, en une phrase capitale, il énumère aux fidèles de Rome les raisons qui fondent leur espérance et la rendent certaine, nous constatons qu'il n'énonce que des actes divins. Dieu agit seul, semble-t-il; l'homme est entrainé et n'aboutit à sa fin dernière qu'en vertu d'une prescience divine, d'une prédestination, d'un appel et d'une justification par Dieu.

Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, même leurs péchés, précise hardiment saint Augustin. Car quels sont ceux qui aiment Dieu ? Ne nous y trompons pas, ce sont ceux que Dieu aime, ceux qu'il a appelés selon son dessein, ce dessein de nous faire participer à sa vie intime que nous appelons le surnaturel; car ceux qu'il a connus d'avance et aimés avant tout mérite de leur part, il les a aussi prédestinés à être conformes à l'image de son Fils, c'est-à-dire glorifiés avec lui et comme lui après l'épreuve terrestre; et ceux qu'il a prédestinés hors du temps, il les a aussi appelés dans le temps; et ceux qu'il a appelés, il les a justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a glorifiés dans l'éternité.

Tel est l'ordre des faits. Saint Paul ne supprime certes pas la part des coopération requise de chacun pour correspondre au libre dessein de Dieu. Cette part de coopération est incluse dans le fait de la justification, car la justification de saint Paul n'est pas celle de Luther; elle ne consiste pas à être tenu pour juste, mais à l'être vraiment. Ceci dit, nulle part saint Paul ne suppose un instant que cette coopération indispensable à la justification et à la glorification dépende finalement d'un acte dont notre volonté aurait la première initiative.


Dans la ligne du bien, c'est toujours Dieu qui a la première initiative. Il n'y a pas au monde une ombre de bonté qui n'ait l'amour de Dieu pour source première, à plus forte raison s'il est question de cette singulière bonté qu'est notre libre coopération.

'' C'est Dieu qui opère en vous de ses bienveillants desseins.'' '' Tout dépend de la miséricorde divine. ''



A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Samedi 31 Mars, 2007 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

.

Caractère intérieur et discret de la joie chrétienne :

Précisons encore que si cette joie n'est pas n'importe laquelle, mais celle « en Notre Seigneur »,

elle ne doit pas non plus s'exercer de n'importe quelle façon.


D'où le fait que Saint Paul ajoute :

« Modestia vestra nota sit omnibus hominibus ». « Que votre modestie apparaisse à tous les hommes ».

Autrement dit, cette joie doit être modeste, mesurée.

Il s'agit d'une joie intérieure.


Il ne s'agit pas de faire des manifestations extravagantes de joie extérieure, par des rires, des chants, des mouvements incontrôlés.

Car le démon cherche à tourner à son avantage la joie, comme tout le reste.

C'est pourquoi les maîtres spirituels nous mettent aussi en garde à ce sujet, en déclarant :

là où il y a l'excitation, l'agitation, là est le démon.

On en a un exemple actuel dans ceux qui sont pompeusement nommés les "charismatiques".

La joie à laquelle nous exhorte l'Apôtre est une joie intérieure, intime, une joie profondément ancrée dans l'âme.

.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Dimanche 01 Avril, 2007 3:32    Sujet du message: Répondre en citant

Ce n'est pas ici le lieu de nous demander comment la causalité divine et la liberté de l'homme s'accordent entre elles. C'est là un des problèmes, c'est un mystère impossible à évacuer. Il sera toujours impossible ici-bas à l'intelligence de l'homme de voir comment Dieu touche les ressort de notre liberté sans les forcer. mais si le comment échappera toujours à notre intelligence, le fait ne constitue pour elle aucune difficulté véritable, dès qu'elle sait ce que veulent dire transcendance et analogie.

La touche de Dieu n'est pas celle d'un agent physique du même ordre que nous, dont la puissance serait seulement porté è l'infini. La touche de Dieu est celle d'un agent transcendant, celle de la cause créatrice qui, ne supposent absolument rien dans ses effets, loin de s'opposer à eux, les pose tout entiers.

L'influx d'un agent du même ordre que nous, même si on l'imagine d'une puissance infinie, réduirait nécessairement notre liberté; l'influx du créateur, loin de réduire notre liberté, la porte au contraire à son plein épanouissement. En nous touchant, Dieu nous fait agir selon le mode de la nature qu'il nous a donnée, c'est-à-dire librement.

Comment Dieu pourrait-il embarrasser une liberté qui est toute entière son effet?

Cette liberté n'est ce qu'elle est que par la vertu de la causalité divine. Il est clair que son jeu est d'autant plus libre, qu'il est davantage sous l'influence de la causalité qui la être. (1)

Quoiqu'il en soit du comment de ce mystère, le fait reste hors de doute que nous ne sommes sauvés en difinitive qu'en vertu d'une élection divine aussi infaillible dans son exécution que gratuite dans son principe: ''C'est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.'' (2)

1. S. Th. q. 83, a. I. ad 3m: '' Notre libre-arbitre est cause de son acte, mais il n'est pas nécessaire qu'il en soit la cause première, pas plus qu'il n'est requis, pour être la cause de quelque chose, d'être sa cause première. Dieu est la cause première qui meut les causes naturelles et les causes volontaires, et de même qu'en mouvant les causes naturelles, il ne détruit pas la spontanéité ou le naturel de leurs actes, ainsi en mouvant, les causes volontaires, il ne détruit pas la liberté de leur action, mais bien plutôt il la fait en elles.''

2. Éphés. 2, 8.


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Dimanche 01 Avril, 2007 16:40    Sujet du message: Répondre en citant

.

L'exemple des Saints :

Cette joie spirituelle, qui est le résumé de la vie chrétienne authentique, a été le bonheur dès ici-bas de tous les Saints.

Songeons à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus disant :

Lorsque je paraîtrai devant Dieu au ciel, je ne pourrai plus Lui prouver mon amour par de nouveaux sacrifices,
par de nouvelles peines supportées joyeusement pour son amour,
je serai terriblement éprouvée si je ne peux pas penser à ce moment là que pendant que je le pouvais,
maintenant ici-bas, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour Lui démontrer mon amour.

Et comment ?

Elle le dit bien : par des sacrifices.

Elle dit encore : Un des Saints envers qui j'ai le plus d'attrait, c'est Saint Théophane Vénard. (7)

C'était un jeune Saint, jeune et par l'âge et par la Béatification,
puisqu'il venait à peine d'être martyrisé au moment où Sainte Thérèse était au couvent.

Et pourquoi l'aimait-elle tant ?

Parce que c'était un Saint particulièrement joyeux.


Il aimait donner de lui-même et se donner tout entier à Dieu et au service du prochain, et le faisait sans cesse avec grande joie.

Il avait pourtant beaucoup à souffrir, puisqu'il vivait au Tonkin durant une persécution des plus acharnées,
avait constamment à se cacher, à changer de lieu.

Et du reste il a fini par être pris, et on lui a coupé la tête après l'avoir mis dans une cage
où toute la population venait voir comme une bête curieuse cet étranger venu d'un pays si lointain.

Dans ces circonstances de soi si défavorables et pénibles, il était souverainement joyeux.

On a de lui plusieurs lettres rédigées tandis qu'il était en cage et savait son martyre imminent.

On sent dans ces écrits une joie profonde et extraordinaire, une jubilation contenue par sa seule modestie.

Dans celle adressée à son père, il écrit :
Citation:
« Un léger coup de sabre séparera ma tête, comme une fleur printanière que le maître du jardin cueille pour son plaisir.» (8).


Pour son martyre, il s'était fait acheter par des Chrétiens courageux qui avaient pu l'approcher de somptueux habits blancs,
comme pour la plus belle fête de sa vie.

Les habits portés par les victimes revenant en ce pays au bourreau, celui-ci lui demanda s'il aurait l'amabilité de s'en dépouiller auparavant, afin qu'ils ne soient point tachés par son sang.

Il accepta avec joie ce dépouillement extrême comme une ultime imitation du divin Sauveur avant sa Crucifixion.


Notes :

Citation:
(7) « C'est une âme qui me plaît. Il y a des jeunes saints qu'on nous montre comme étant sérieux, même pendant les récréations,

mais lui, il était gai toujours.»


(Novissima verba, Ed.de 1927, Bar-le-Duc, Imp.Saint Paul, p.19 ; cité par Mgr.Trochu, « Le Bienheureux Théophane Vénard », Ed. Emmanuel Vitte 1929, p.106.)


(8) Cf.Mgr.Trochu, ibid.p.474.
.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monique



Inscrit le: 23 Jan 2007
Messages: 5825
:
Localisation: Canada-Français

Items

MessagePosté le: Lundi 02 Avril, 2007 2:20    Sujet du message: La joie dans l'amour de Dieu Répondre en citant

Et c'est pour cela que, non seulement le désespoir ne nous est jamais permis, mais encore que toute les entreprises et toutes les audaces sont de bon ton. '' Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. '' ( 2 Cor. 12, 10 ) Je ne mets plus alors ma confiance en moi, mais en Dieu auteur du salut. Le chrétien doit au motif formel de son espérance que l'épreuve, quelle qu'elle soit, loin de l'abattre, l'affermit.

Nous nous glorifions dans nos tribulations, sachant que la tribulation produit la constance, la constance la vertu éprouvée, la vertu éprouvée l'espérance. Or l'espérance ne déçoit pas, car l'amour de Dieu a été répandu dand nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné.

La preuve que l'espérance ne déçoit pas, nous dit saint Paul, c'est que '' l'amour de Dieu a été répandu en nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. ''

Qu'est-ce que cela veut dire?
Que pour avoir le droit d'espérer avec certitude, pour que l'espérance ne déçoive pas, il faut avoir en soi l'amour de Dieu. Or cette condition indispensable à la certitude de notre espérance, c'est Dieu lui-même qui se charge de la remplir. Il nous donne son Esprit-Saint pour qu'il soit en nous la source vivante et personnelle de notre amour pour lui.

Celui donc qui espère en Dieu, celui qui à la vue de sa misère n'attend plus le salut que de la miséricorde du Dieu qui sauve, celui-là ne sera pas déçu. Dieu lui donnera son Esprit pour qu'il répande en lui la charité.


A suivre...
_________________
En Jésus, Marie, Joseph
Monique

Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Abbé Zins



Inscrit le: 06 Oct 2006
Messages: 14612
:


Items

MessagePosté le: Lundi 02 Avril, 2007 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

.
Une belle devise chrétienne :

Pendant son apostolat, il avait significativement repris la devise de son Evêque dans la Mission du Tonkin, qui était :

« Vive la joie, quand même ! »
(9)


Certes, n'importe qui peut dire : Vive la joie.
Cependant, dans les circonstances particulièrement éprouvantes
dans lesquelles vivaient continuellement ces missionnaires âprement pourchassés,
le "quand même ! " en dit très long.


« Vive la joie quand même ! » ... Voici l'âme chrétienne :

Vive la joie quand même, malgré les souffrances et les désolations multiples.

Ce "quand même" prend donc toute sa valeur quand l'âme chrétienne est sur la Croix.

Or, quand n'y est-elle pas ?
Il est écrit dans le Livre de l'Ecclésiastique (2,1) : « en entrant au service de Dieu prépare ton âme à la tentation » , à l'épreuve.

Et Notre divin Maître nous dit : « Si quelqu'un veut venir à ma suite,
qu'il renonce à lui-même et porte sa croix chaque jour, et qu'il me suive.»
(Lc.9,23).

Pourtant, malgré cela : Vive la joie quand même !


Parce que c'est pour Notre Seigneur que nous le faisons.
Parce que c'est la meilleure façon pour nous de Lui prouver notre amour et de Lui en donner des gages.

Alors, nous ne pouvons qu'être joyeux de cela : Vive la joie quand même !

Devise que les Jésuites de Paris avaient reprise et transmise aux Auxiliatrices des Ames du Purgatoire,
en lui donnant une formulation plus typiquement chrétienne et religieuse :

« Alleluia! quand même ! » ; louons Dieu, Dieu soit béni et loué, quand même !


Note :

Citation:
(9) « La devise de l'évêque était austère et reflétait bien le côté héroïque de son âme :

« Fac me cruce inebriari », que je m'énivre de la croix !


Mais dans son train de vie ordinaire, il en avait une autre : « Vive la joie quand même ! »
- devise que Théophane connaissait, transcrivait, pratiquait depuis longtemps, l'ayant lue jadis dans la correspondance de Mgr.Retord .»

(Mgr.Trochu, ibid.p.242).

Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
     
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Mi ca El !? Index du Forum -> Vraie nature de la Charité Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivante
Page 3 sur 7

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
Mi ca El !? topic RSS feed 


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

FREE FORUM HOSTING by AtFreeForum. Terms of Service - Privacy Policy
FASHION ACCESSORIES - BLING BLING - LADIES WATCHES - KOREAN CHILDREN CLOTHING - ONLINE BARGAIN STORE - FASHION JEWELLERIES