 | Mi ca El !?
|
|
|
COMPULSORY UPGRADE!!! Request an upgrade NOW! 32+ Pre-installed Modifications! 3 Server Locations to choose from: USA, UK and JAPAN.
8th December 2012 - phpBBServer: All servers are upgraded to run using SSD drive. Click Here to report problems!
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Mercredi 01 Octobre, 2008 0:50 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
TÉNÈBRES
| Citation: | Sanglots vers l'Aube
Mon âme, pourquoi tant de lassitude et de tristesse soudain ? Il te semble qu'une très douce lumière au fond de toi-même s'est voilée.
Et tu n'oses plus bouger dans les ténèbres.
Tu ne discernes plus l'escalier d'or qui menait ton amour aux astres. Tu t'épouvantes d'entendre gronder, autour de toi, les abîmes.
Le regret du soleil te poignarde et tes pensées sont des cadavres d'alouettes dans les sillons.
Tous tes beaux désirs de pureté et de beauté sont des cygnes m à la dérive des flots noirs...
Tous tes clairs désirs de joie, des blés atrocement fauches.
Et, voici que, courbée sous la rafale, dans la nuit, désespère tu sanglotes vers l'Aube.
Jamais jeunesse, plus que la mienne, ne fut de lumière baignée. Tout le trésor des rêves m'avait été donné... Ma vie était déjà fleurie à son aurore...
Une extase continuelle m'éblouissait l'âme et je ne trouvais devant la Beauté que des mots d'adoration.
Jamais jeunesse, plus que la mienne, ne fut de lumière baignée. Tout le trésor des rêves m'avait été donné... Ma vie était déjà fleurie à son aurore...
Une extase continuelle m'éblouissait l'âme et je ne trouvais devant la Beauté que des mots d'adoration.
Mais l'ennemi guettait ! — Et tout ce que j'avais reçu, haineusement, il me l'a pris. Le beau paradis où mon âme vivait son rêve, m'a été brusquement fermé...
J'ai abandonné la Lumière, croyant trouver par delà les ténèbres, une autre lumière...
Je n écoutais plus les douces voix plaintives qui pleuraient au fond de moi-même - et je ne voulais point voir les bras désespérés qui le tendaient...
Avec orgueil, je me suis précipité par des routes inconnues... et je n'ai rien trouvé rien trouvé...
Après tant d'années de souffrances, de désespoirs, d'angoisses, me voici revenu devant les portes toujours closes du beau paradis dédaigné. Je suis las d'avoir erré par tous les chemins du monde...
Mon corps et mon âme sont usés... Et, de tous les biens qui m'avait été donnés il ne me reste plus que le trésor des larmes.
Oh ! les portes du jardin miraculeux ne s'ouvriront-elles plus jamais devant ma misère et devant mon repentir ?
Et l'immense Tendresse, plus miséricordieuse que toute les ten dresses humaines ne se penchera-t-elle pas sur moi avec le sourire du pardon? |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Jeudi 02 Octobre, 2008 0:30 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
TÉNÈBRES
| Citation: | Mon Coeur s'est brisé en Etoiles
Mon coeur, ce soir, s'est brisé en étoiles...
Il étouffait de contenir trop de force, trop de clarté, trop de joie... Le voici en miettes, à travers le ciel.
Je me sens délivré d'être ainsi répandu.
Je n'entends plus en moi ce tumulte qui m'assourdissait. C'est, dans mon âme, l'adorable silence des choses éternelles. Plus de rythmes violents, de sursauts, de chocs, de tempêtes...
Un lac paisible, fleuri de corolles blanches et de cygnes...
Plus rien de trouble, ni d'impur dans mon amour, un filtre divin le laisse s'éparpiller en gouttes d'or dans l'infini.
Devant moi, s'est apaisé la mer qui hurlait et ses vagues ne sont plus sur la plage que des dentelles et des fleurs où se jouent les doigts de la lumière.
Mon coeur, ce soir, s'est brisé en étoiles...
Il étouffait de contenir trop de force, trop de clarté, trop de joie... Le voici en miettes, à travers le ciel.
Je me sens délivré d'être ainsi répandu.
Je n'entends plus en moi ce tumulte qui m'assourdissait. C'est, dans mon âme, l'adorable silence des choses éternelles. Plus de rythmes violents, de sursauts, de chocs, de tempêtes...
Un lac paisible, fleuri de corolles blanches et de cygnes...
Plus rien de trouble, ni d'impur dans mon amour, un filtre divin le laisse s'éparpiller en gouttes d'or dans l'infini.
Devant moi, s'est apaisé la mer qui hurlait et ses vagues ne sont plus sur la plage que des dentelles et des fleurs où se jouent les doigts de la lumière.
Je n'ai plus d'âge. Je ne suis plus d'un temps mais de tous les temps. La jeunesse éternelle du monde palpite en moi. Mes pensées s'ouvrent avec les fleurs, jaillissent avec les blés, chantent avec les oiseaux.
Mon coeur, ce soir, s'est brisé en étoiles. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Vendredi 03 Octobre, 2008 0:53 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
TÉNÈBRES
| Citation: | Les Haleurs...
Coupés en deux par des sangles, six hommes tirent un lourd chaland à travers la plaine de Flandre...
On n'entend que le bruit rythmé de leurs sabots et le halètement de leurs poitrines.
Le câble, fixé au grand mât, racle les herbes longues de la rive. Les haleurs vont sans fin sous de tragique ciel d'hiver.
Ils vont, ils vont...
Leurs pauvres corps sont déformés par tant d'efforts démesurés. La bise cingle leurs visages mornes et tragiques comme le ciel. Aucune pensée derrière leurs fronts. La misère a complètement
vidé leurs cerveaux et leur âme est à jamais paralysée.
Ils vont, ils vont...
Il leur semble que c'est toute leur lamentable vie qu'ils traînent ainsi derrière eux, sans fin...
N'ont-ils pas été affamés et grelottants depuis toujours ? Aucune espérance ne peut plus illuminer leur détresse. Aucune douceur ne peut plus les apaiser. Ils n'espèrent rien. Ils n'ont jamais osé espérer.
Comme ce chaland est lourd ! et glaciale la bise ! Comme ces sangles leur entrent dans les chairs !
Ils vont, ils vont...
Le batelier repousse les rives avec une longue gaffe...
Au gouvernail une jeune fille chétive, au châle flottant, se cramponne.
Les glaçons refoulés font contre la coque un bruit monotone et doux.
Des mouettes tournoient en criant au-dessus du bateau et, parfois, s'abattent sur les eaux remuées où elles dansent un moment, comme des fleurs.
Ils vont, ils vont...
Ils ne voient point les mouettes se changer en fleurs !... Quelle poésie pourrait encore les toucher ?
Le visage et les mains bleuis, les membres de plus en plus raides, ils continuent leur travail de forçats...
Personne ne viendra donc à ces souffrants ?
Personne ne viendra leur dire : "Mes frères, réchauffez-vous, voici un beau feu de bûches pour dégeler vos mains, pour dégeler vos coeurs.
Un moment arrêtez-vous autour des flammes et que leur reflet soit comme un sourire sur vos visages."
Ce chaland devient de plus en plus lourd !
Les malheureux se demandent Parfois avec épouvante si ce n'est pas un immense cercueil qu'ils traînent, avec en lui, le bonheur du monde à jamais glacé...
Plusieurs ont clos leurs yeux et vont machinalement dans la nuit infinie de leur désespoir.
La plaine est comme écrasée sous un ciel livide.
Les tilleuls sont, au long du canal, des squelettes recroquevillés...
La jeune fille, au gouvernail, tousse affreusement.
Le batelier s'acharne avec sa gaffe comme s'il voulait éloigner la mort.
La neige commence à tomber...
Ils vont, ils vont...
Leurs silhouettes maigres et noires se courbent de plus en plus sous la rafale.
La neige est un suaire qui se déchire en mille morceaux dans leurs coeurs.
Tout à coup , l'un des misérables — sait-il lui-même pourquoi - se hasarde à murmurer quelques notes plaintives. Et, peu à peu, oh prodige! ce murmure devient un chant, ma chant sourd, poignant, arraché du plus profond de sa poitrine, un chant qui est une plainte, presqu'un sanglot, un vieil air flamand grelottant comme eux, un air navrant qui, au cours des âges, n'a jamais retenti que sur des lèvres de parias.
Il chante !
Et d'abord les autres, avec une sorte de stupeur l'écoutent, puis, lun après l'autre, ils unissent leurs voix à cette voix chevrotante.
Ils chantent !
Ils chantent pour oublier leur effroyable peine et l'absence douceur, de toute tendresse, de toute espérance. Ils chantent !
Pour oublier la vie, l'hiver, le monde, pour s'oublier eux-même Ils chantent dans le vent glacial, dans la neige. Ils chantent ployés en deux.
Ils chantent les yeux brûlés de larmes.
Ils vont, ils vont...
Et leur chant se prolonge; il leur semble que des millions d'êtres douloureux unissent leurs voix à la leur et que toute l'humanité, à travers les siècles, chante et pleure avec eux.
Coupés en deux par des sangles, six hommes tirent un lourd chaland à travers la plaine de Flandre...
Ils vont, ils vont...
Sans le voir, ils passent devant un grand crucifix de pierre, érigé au bord du canal...
Ils passent sans voir le supplicié divin qui, de son doux regard mélancolique, les suit...
Ils passent !
Leur voix est pleine de sanglots. Leur chant a la beauté infinie d'une prière jaillie du plus profond de la misère humaine, et s'essayant à monter vers Dieu.
Ils chantent les yeux brûlés de larmes.
Ils vont, ils vont...
Et leur chant se prolonge; il leur semble que des millions d'êtres douloureux unissent leurs voix à la leur et que toute l'humanité, à travers les siècles, chante et pleure avec eux.
Coupés en deux par des sangles, six hommes tirent un lourd chaland à travers la plaine de Flandre...
Ils vont, ils vont...
Sans le voir, ils passent devant un grand crucifix de pierre, érigé au bord du canal...
Ils passent sans voir le supplicié divin qui, de son doux regard mélancolique, les suit...
Ils passent !
Leur voix est pleine de sanglots. Leur chant a la beauté infinie d'une prière jaillie du plus profond de la misère humaine, et s'essayant à monter vers Dieu.
Et voici une toute petite lumière en eux, une étoile tremblante au
fond de leur épouvantable nuit intérieur... Un miracle? Dieu leur a-t-il répondu ?
Eux qui n'ont jamais osé regarder les étoiles voici qu'ils voient
poindre une étoile dans leur coeur !
Dans leur ravissement ils oublient de poursuivre leur chant et une à une leurs voix se taisent...
Quelque chose d'infiniment tendre et doux berce leur âme. Quel est ce petit enfant merveilleux qui, en eux-mêmes, leur tend les bras?
Noël! Serait-ce Noël enfin!...
Ils n'osent ouvrir les yeux de peur de voir fuir la radieuse vision Ils ne sentent plus la fatigue, ni le froid, ni la faim.
Une vie nouvelle, une vie de douceur et d'amour leur tend les bras.
Est-ce possible ?
Tout doucement leurs fronts se relèvent et voici qu'ils osent regarder.
Déjà la ville est proche avec ses lumières en bouquets dans le soir qui vient.
Ils regardent avec d'autres yeux, avec une autre âme, si allégée si
paisible, si débordante de joie inconnue.
Pour la première fois peut-être ils sentent fleurir en eux une espérance et, devant la ville illuminée, ils se prennent à songer à quelque vague cité promise.
Tandis que, là-bas, le Crucifié incline plus profondément sa tête couronnée d'épines comme si, à l'immensité de sa souffrance, il avait encore ajouté celle de ces misérables. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Samedi 04 Octobre, 2008 0:58 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Le sourire de Saint François d'Assise
Tu es venu vers moi avec, sur tes lèvres et dans tes yeux... l'aurore.
Tout l'amour chantait dans ta voix, toute la joie dans ton enseignement, toute la poésie dans ta pensée.
J'ai baissé mon front orgueilleux et mes yeux se sont remplis de larmes.
Déjà, à mon âme tremblante, tu parlais comme jadis tu avais parlé aux oiseaux.
Pour la toucher tu trouvais des mots que jamais personne n'avait trouvés.
Une cigale chantait sur ton doigt, tu l'as déposée dans mon coeur et tu as murmuré : "Plus que jamais, chante, cigale." Et l'insecte s'est mis à chanter en moi éperdument.
Tu as levé tes bras dans le ciel plein d'hirondelles et tu as supplié : "Mes soeurs les hirondelles, bâtissez en lui un nid de lumière où "toute sa vie pourra renaître, battre des ailes et chanter Dieu." Et les hirondelles, par centaines, sont venues vers moi, avec, au bec, des rayons.
Un agneau te suivait et tu m'as demandé : ''Caresse mon frère l'agneau" — et il m'a semblé que par cette caresse mon âme devenait toute blanche.
Tu tenais l'Enfant-Dieu dans tes bras triomphants et tu me l'as tendu dans un sourire en murmurant : "Laisse-toi aimer."
Sans horreur tu t'es penché sur ma misère, comme jadis tu te penchais sur les ulcères des lépreux. Avec quel baume divin tu as guéri mon âme !
J'étais mort à toute vie supérieure. Je longeais l'abîme avec l'envie de m'y précipiter.
Et, soudain, ta tendresse, lumineuse colombe, a traversé ma nuit et ses ailes de flammes se sont closes, éblouissantes, sur ma douleur.
J'étais sans confiance, sans élan, sans amour, et voici que tu as rallumé sur l'autel tous les cierges ardents de la beauté et de la joie. Mes lèvres ne murmuraient plus que des mots de lassitude et de dégoût et tu m'as appris à balbutier l'Hymne au Soleil."
O François, tout l'amour que, durant tant d'années j'ai cherché par toutes les routes de la terre et du ciel, tu me l'as donné dans un sourire ! |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Dernière édition par Monique le Vendredi 10 Octobre, 2008 18:17; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Dimanche 05 Octobre, 2008 1:58 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Un Baptême d'azur et d'or.
Jamais âme, plus que la tienne, ne fut débordante d'amour... ton âme, coupe d'azur céleste où montait sans fin le jaillissement d'or des astres.
Et la voici, à travers les siècles, goutte à goutte, répandue!... Baptême d'azur et d'or qui nous rend dignes de posséder l'indicible amour.
Comme une forêt dans l'aube, notre pensée est, par toi, rafraîchie. Par toi nous est donné un bonheur qui dépasse tous les bonheurs, un bonheur que nul ne peut nous ravir, un bonheur fait de rosées, de reflets, de parfums, d'harmonies...
Par toi nous est donnée la naïveté délicieuse des anges et des petits enfants.
Oh dresse-toi, lumineux et grave, devant l'avenir et beau comme un archange !
Dis-nous que l'humanité n'ira pas toujours par des chemins sanglants et que le ciel ne sera pas toujours troué d'incendies.
Dis-nous que l'Amour est né, vraiment que, tôt ou tard, il sera le seul Maître, et qu'un jour le monde aura l'apaisement d'un champ de blés dans une éternelle lumière. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Dernière édition par Monique le Vendredi 10 Octobre, 2008 18:18; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Lundi 06 Octobre, 2008 23:20 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Laissez venir à moi les petits enfants.
Après une marche épuisante sous le chaud soleil de l'Ombrie, François avait pénétré dans ce village vers le soir.
En tout premier lieu il avait été saluer Jésus au Tabernacle et, maintenant, il se reposait sur une grosse pierre devant le porche de l'église. Les enfants du village — qui le connaissaient bien — s'étaient groupés autour de lui.
"Laissez venir à moi les petits enfants" avait dit un jour le Maître.
Comment François d'Assise — en tout semblable au Christ — n'aurait-il pas répété ces mêmes paroles avec une même tendresse ? Comme Jésus, il caressait les têtes blondes ou brunes et s'émerveillait de voir les tout-petits venir à lui en titubant. Il ne se lassait point de répondre aux questions naïves, mille fois répétées : "Comment fais-tu pour que se taisent les hirondelles quand tu prêches ?" — "Pourquoi as-tu racheté ces colombes au petit Beppo ?" — "Pourquoi as-tu échangé ton manteau contre un agneau ?"
Mais rien ne pouvait charmer François comme la douce musique de ces voix pures enchevêtrées. Il lui semblait que cette lumineuse guirlande de jeunes vies le séparait à tout jamais des méchancetés et des haines du monde.
La joie de ces enfants ressemblait tellement à la sienne !
Le soleil, les fleurs, les nuages n'étaient-ils pas pour eux, comme
pour lui, merveilles !
Rêve exquis : enseigner la bonté, la beauté, l'amour, à une toute première humanité que rien n'avait encore pu ni déformer, ni souiller.
Elever ces âmes innocentes vers une vie qui serait lumière, candeur, harmonie, s'épanouissant en Dieu.
"Laissez venir à moi les petits enfants"! Presque malgré lui ses lèvres balbutiaient ces paroles du Sauveur... Et il songeait : Quelle plus délicieuse tendresse Jésus avait-il rencontrée ici-bas celle, toute spontanée, toute fraîche, des enfants de Galilée ? N'était-ce pas elle qui l'avait consolé des affronts, des avanies dont l'accablaient pharisiens et scribes ?
Avec leurs bras levés, leurs lèvres souriantes, leur cœur pur ces petits n'étaient-ils pas déjà l'humanité qu'il rêvait ? Entre les maisons claires et les jardins fleuris n'étaient-ils pas toute la joie qu'il voulait donner au monde ? Celle qu'on possède sans l'avoir désirée, sans l'avoir cherchée, simplement parce qu'on aime... Et, François songeant à tout cela, s'exaltait. Pourquoi ne serait-il pas celui qui réapprendrait aux hommes à balbutier la vie avec les petits enfants ?
Plus de vaine jactance et plus d'orgueil, soumission et confiance absolues; se laisser conduire pour ne plus s'égarer. Mais, tout de suite, il pencha son front avec humilité en murmurant : "Pourquoi moi ? Pourquoi moi ?"
Puis, en souriant, il recommença à caresser les têtes blondes ou brunes. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Dernière édition par Monique le Vendredi 10 Octobre, 2008 18:19; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Mercredi 08 Octobre, 2008 1:08 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | La Noël de Grecchio
Les flammes des cierges constellaient la grotte obscure de points d'or...
Sur la crèche vide se penchaient l'âne et le boeuf.
Reconstitution naïve ! Toute la candeur de la nuit merveilleuse de
Bethléem ressuscitée !
François, bras étendus, priait dans l'extase. Il ne se lassait point de considérer le boeuf et l'âne et souriait à la crèche vide. Oh c'était bien ainsi qu'il avait rêvé dans son coeur simple la pauvre demeure où devait naître Jésus.
Noël, Noël, chantaient des voix innombrables. Des pèlerins, avec des torches, arrivaient sans discontinuer.
Au fur et à mesure qu'ils approchaient, ils s'agenouillaient en silence autour de François.
L'on ne percevait plus que le crépitement des résines et, parfois, le roucoulement étouffé d'un ramier qui rêvait sous les feuilles.
Mais, dans le lointain, des milliers de voix continuaient à chanter : Noël ! Noël ! et les plaines et les montagnes, à l'infini étaient illuminées de flambeaux en marche.
Lentement, avec une joie indicible, François laissait son âme se pénétrer de toute la magnificence de l'ombre étoilée; en lui, déjà, des milliers d'anges chantaient "Gloria in excelsis Deo".
Un prêtre vint dire l'office divin devant la crèche pour que le Sauveur, sous les espèces saintes, fût présent. Puis, des milliers de voix, supplièrent : François ! François ! François !
Plusieurs fois déjà, le Bienheureux avait voulu parler mais l'émotion, trop forte, l'étranglait.
Sans cesse, ses regards se reportaient sur la crèche, avec une admiration toujours renouvelée.
Soudain — parmi la paille — il vit un enfant merveilleux qui lui tendait les bras et, dans l'ombre, les visages de Joseph et de Marie. Son coeur se fondit de tendresse; sa langue se délia subitement et toute la joie qui le comblait put enfin s'exprimer.
Lentement, il se tourna vers la multitude et étendit les bras dans un geste immense de miséricorde et de joie.
Là-haut tressaillaient les étoiles, là-bas les flammes des torches — et le saint croyait parler entre deux firmaments.
"Noël ! Noël ! Noël ! — Nuit, à la fois, rayonnante et voilée !
Noël ! Pour la première fois la coupe des tendresses infinies est
tendue vers nos lèvres avides...
Voici que nous avons trouvé Celui que, depuis tant de siècles, par tous les chemins du monde, nous avons cherché ! Avant sa venue, seules, les haines, les violences étaient reines. Par Lui, l'Amour, splendidement, nous est donné.
Noël ! Chaque étoile est une porte d'or brusquement ouverte... et
les anges par milliers glissent vers nous.
L'enfant de Bethléem vous sourit, là, dans cette crèche.
Et, par ce sourire, une beauté nouvelle vous est révélée.
Par ce sourire vous est révélée la beauté suprême de la souffrance.
Un jour, cet enfant vous dira : "Venez à moi, vous qui pleurez, et je vous soulagerai."
Maintenant, il ne peut encore que sourire mais, toutes les paroles adorables qu'il prononcera plus tard, dans ce sourire, resplendissent déjà.
Oh voyez, il vous tend les bras ! Songez-y : un Dieu vous tend les bras et, non pas un Dieu brutal et sanguinaire tel que le paganisme en pouvait enfanter, mais un Dieu d'amour, qui ne veut pas être votre bourreau mais votre victime.
L'enfant de Bethléem ! C'est bien lui qui est là, devant vous, tout petit.
S'il ouvrait ses mains mignonnes, dans chacune d'elles, vous verriez palpiter une étoile, mais, l'heure où le semeur divin répandra à travers les siècles de prodigieuses semailles n'est pas encore venue.
Ce n'est qu'un enfant ! Mais, dans son coeur, tout l'amour infini palpite déjà.
Agenouillez-vous devant lui, avec les anges, avec les bergers, avec les mages. Ne lui offrez point de fastueux présents, mais seulement votre coeur humain, votre pauvre coeur déchiré, votre coeur sanglant.
L'enfant de Bethléem ! Hélas, hommes — oh malheureux ! — un jour vous immolerez ce doux enfant qui vous sourit. Il vous apportait la joie, il vous apportait la plus lumineuse des tendresses, il vous apportait la paix.
Il venait pour être votre frère, pour partager votre douleur, pour sécher vos larmes.
Et vous, vous le clouerez, sans pitié, sur une croix, sauvagement !
C'est seulement lorsque vous le verrez qui vous regarde, tristement, du haut de son supplice que, tout d'un coup, votre coeur se fondra et que vous sangloterez "Mon Dieu, mon Dieu, pardon".
Et Lui, malgré sa douleur infinie, se penchera sur votre désespoir et votre repentir, murmurant avec des paroles qui dépassent l'amour "Mon fils ne pleure plus."
Prodige ineffable ! Ce sera celui que vous aurez martyrisé qui vous consolera. Du haut de cette croix d'infamie, une idéale lumière s'irradiera et l'Amour, pour la première fois, pleurera, en larmes de sang, sur l'effroyable misère humaine."
Epuisé d'émotion, François se tut. L'ombre était pleine de sanglots.
La brise agitait les flammes des torches et, dans les ténèbres, passait un frémissement de sang et d'or.
Devant la joie de cette nuit de Noël, un moment, la croix du calvaire s'était dressée.
Mais, l'enfant souriait dans la crèche et, peu à peu les ténèbres du Golgotha se dissipèrent dans ce sourire.
Et François pressentit que la lumière de ce sourire, un jour, serait
victorieuse de toutes les ombres accumulées...
La joie rentra en lui, plénière.
Sa voix s'éleva de nouveau ardente, impétueuse...
"Ne pleurez plus ! alors que chantent les anges. Oubliez toute tristesse devant le sourire de cet enfant.
La croix du calvaire ne dominera pas toujours le monde. Le grand jour de la Joie, malgré tout viendra... et cette croix ensanglantée brusquement, deviendra une croix de roses.
Et tout le sang répandu pour elle, à travers les siècles, fera du monde, à perte de vue, des champs de roses.
Derrière la croix du Calvaire se cache la plus merveilleuse aurore que jamais les hommes ont pu rêver.
Et cette aurore regardez-la poindre, dans le sourire de cet enfant...
Noël ! Noël ! nuit à la fois rayonnante et voilée, rayonnante de contenir des promesses de soleils, voilée de contenir le secret des tendresses infinies."
Et, dans une exaltation formidable, tous les pèlerins avec François clamaient Noël ! Noël !... tendaient leurs torches en offrandes vers le ciel... et, c'était comme si, soulevées par l'éloquence du Bienheureux, toutes les âmes humaines étaient devenues de flamme et montaient vers Dieu.
Noël ! Noël ! toutes les espérances du monde, toutes les angoisses de millions d'êtres tressaillaient dans ces cris éperdus...
Noël ! Noël ! clameurs si fortes, si ardentes, si profondément jaillies
des âmes qu'après sept siècles je les entends encore retentir en
moi...
Et, l'un des derniers de cette foule, le coeur débordant d'un même formidable espoir je crie : Noël ! Noël !... et je crois voir l'ombre immense de François se dresser éperdue devant la grotte illuminée.
|
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Dernière édition par Monique le Vendredi 10 Octobre, 2008 18:20; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Jeudi 09 Octobre, 2008 1:47 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Le Sermon aux Oiseaux
Dans la basilique d'Assise, Giotto poursuivait son travail pour la gloire de Dieu et l'exaltation de François...
En ce moment, cette parole du Saint chantait surtout à ses oreilles :
"Je veux prêcher à mes frères les petits oiseaux". Mais, comment traduire, avec la seule couleur, la poésie et la naïveté de ce langage ?
Et Giotto, dans sa rêverie, s'imaginait François entouré d'un petit peuple ailé qui voletait parmi des arbres bleus dans un paysage d'or.
Autour de la basilique tournoyaient les hirondelles et leurs ombres passaient et repassaient sans cesse derrière les vitraux et leurs cris, dans la lumière, étaient encore de la lumière.
Parfois l'une d'elles entrait par le portail entrouvert et tournoyait autour des piliers.
Et, pour peindre son rêve, Giotto eut voulu que son pinceau fut doux comme la caresse d'une aile...
« Je veux prêcher à mes frères, les petits oiseaux". C'était dans ces paroles peut-être que François avait mis ce que son amour contenait de plus fin, de plus délicat ! sans doute, parce qu'il Savait que, par delà les oiseaux, les hommes l'écouteraient et que ses paroles deviendraient, à leur tour, ailées et s'éparpilleraient à travers les âges.
"Parler aux oiseaux...!" — ricaneront les beaux esprits... Mais l'Amour s'en voudrait de mépriser la moindre des créatures. Le ciel n'est-il pas enclos dans l'oeil d'une alouette aussi bien que dans le nôtre ? et le rythme qui fait battre ce coeur minuscule et chanter ce gosier n'est-il pas, aussi bien que pour nous, le rythme grandiose de la Vie ?
Avec quelle souffrance François ne devait-il pas songer parfois aux hommes tueurs d'illusions et tueurs d'oiseaux, à tous ceux qui haïssent d'instinct ce qui vole, ce qui chante, ce qui rayonne...!
Le sermon aux oiseaux, mais c'était l'appel aux formes les plus humbles de la vie. C'était l'intelligence élevant jusqu'à elle l'instinct. C'était, entre la vie supérieure et la vie inférieure, une fraternité exquise. Lorsque François sentait palpiter entre ses mains le corps tiède d'une colombe, sans doute lui semblait-il que son amour le reliait par cet oiseau à des millions d'êtres et que la paix entre toutes les créatures était signée.
Et, lorsqu'après avoir approché de ses lèvres cette jolie chose ailée, il la lançait ensuite vers le ciel, il lui semblait que c'était l'amour à jamais délivré qui jaillissait vers Dieu.
Et, Giotto, avec toutes ces claires pensées bruissantes dans son cerveau et dans son coeur, poursuivait son oeuvre et, parmi toutes les fresques dont il avait déjà décoré la basilique, celle-ci lui semblait la plus émue.
Ses lèvres, presque inconsciemment murmuraient sans cesse : "Je veux prêcher à mes frères les petits oiseaux".
Et, parfois, il souriait de percevoir derrière lui le furtif claquement d'une sandale — quelque novice qui venait rêver, un moment, devant cette nouvelle évocation de la vie merveilleuse de son Père François. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!''
Dernière édition par Monique le Vendredi 10 Octobre, 2008 18:21; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Vendredi 10 Octobre, 2008 1:30 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Saint François d'Assise
et le Miracle de la Beauté
La beauté des choses est presque l'âme des choses puisqu'elle reflète Dieu.
Lorsqu'on goûte la beauté on goûte Dieu.
Le plus doux moyen de s'élever jusqu'à la Divinité c'est de suivre le sentier lumineux de la Beauté.
Saint François d'Assise, toute sa vie, a rêvé dans ce sentier... De là sa perpétuelle exaltation...
Il était ravi en Dieu parce qu'il était ravi en la Beauté... La Beauté ! — C'est Dieu parmi nous.
Une âme ne possède Dieu que pour autant qu'elle possède la Beauté.
La beauté n'est jamais matérielle; elle est un rayon d En-Haut qui anime les choses.
La Beauté est l'ange qui mène le plus d'âmes à Dieu. Saint François l'avait bien compris.
Jamais un artiste n'avait mieux possédé la beauté. La Beauté, il la Vivait, elle éblouissait son coeur et ses yeux...
Chaque fois qu'il rencontrait la Beauté, il adorait parce qu'il sentait la présence de Dieu...
Lorsqu'il contemplait une fleur, il voyait en elle condensées toutes les splendeurs célestes. Dans un chant d'oiseau il entendait chanter les anges.
A ceux qui disaient : Dieu est invisible, nous ne l'avons jamais vu, nous ne croyons qu'à ce que nous voyons. — "Sans doute", répondait-il, "la Beauté, c'est Dieu parmi nous. Lorsque notre frère le soleil se lève à l'horizon, Dieu est dans la splendeur de ses rayons. "Lorsque notre soeur l'eau chante sous les feuilles c'est la tendresse de Dieu qui nous parle, adorablement cachée. L'arc-en-ciel, après l'orage, c'est le sourire de Dieu."
O Saint François d'Assise, âme illuminée de fleurs et traversée d'oiseaux, par le miracle de la beauté, je t'en supplie, change le monde... |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Samedi 11 Octobre, 2008 0:54 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Saint François d'Assise et l'enseignement de la Joie
Si la joie n'est pas de ce monde, c'est la faute des hommes. C'est l'ambition des uns, l'égoïsme des autres qui la chassent. Or la joie est en dehors de tous les égoïsmes; elle ne se vend pas. C'est un pain de lumière, distribué gratuitement à tous ceux qui tendent les mains. Les plus dépourvus, les plus misérables peuvent posséder la joie.
Et je crois voir l'angélique sourire de Saint François d'Assise, son doux visage extasié, son allégresse devant toute chose créée. Lui ne possédait rien, absolument rien. Son dénuement, il avait voulu le pousser jusqu'à l'héroïsme. Mais, il savait que seul le sacrifice total d'un être à son idéal peut toucher les coeurs endurcis.
Nous, qui sommes si accommodants pour nous-mêmes, nous voulons que la vie des prophètes, des sages, des annonciateurs, soit tout à fait conforme à ce qu'ils enseignent. Nous ne tolérons pas la moindre faiblesse, nous exigeons presque leur sang. Saint François savait tout cela dans la divine simplicité de son coeur et il n'a pas voulu marchander son héroïsme. Il a été plus loin dans le sacrifice que tout ce que nous aurions pu exiger. A l'exemple du Christ il a donné sa vie pour nous avec un tel élan d'amour que nous en sommes encore confondus.
Et voici, qu'après tant de siècles chante encore la source jaillie de son coeur. Elle chante, rafraîchit, apaise, purifie, éclaire. Saint François avait compris que toutes les guerres ne résultaient que du sens exagéré de la propriété. Ne possédons plus rien, avait-il conclu, ainsi plus personne ne nous enviera et nous aurons la liberté et la paix."
Au sein de ce tragique XIIIe siècle, dans cette Italie moyenâgeuse où l'on se battait de famille à famille, de château à château, de ville à ville, il a osé dire : "Aimez et pardonnez. Dépouillez-vous de tous vos biens et la joie vous sera donnée".
Et quelles richesses ne créait-il pas pour remplacer les biens perdus! Avec son imagination, il magnifiait les plus simples choses. Une pierre, un morceau de pain, une source et il s'écriait : "Nous ne sommes pas dignes d'un pareil trésor".
Et je l'évoque, entouré de simples gens, sur la place d'une petite ville ombrienne. Il a fait taire les hirondelles babillardes et il parle :
"Mes doux frères en Jésus-Christ, ce ciel si bleu où chantaient mes soeurs les hirondelles, ce ciel est à vous.
Les fleurs de ces prairies, ces longs cyprès pleins d'oiseaux, l'argent de ces feuilles d'olivier, tout cela est encore à vous.
A vous la lumière, les parfums, le velouté des horizons, le chant des cigales...
A vous l'immense bonté répandue dans l'air, la jeunesse éternelle du monde.
"Partagez vos biens s'ils sont trop grands pour vous seuls et les haines s'éteindront et vous aurez la paix.
Il y a suffisamment de richesses dans le monde pour que tous soient rassasiés.
Avec l'argent que vous gaspillez en armées et en batailles vous chasseriez la misère du monde.
"Si vous éprouviez du bonheur à voir vos frères heureux, leur bonheur deviendrait le vôtre par reflet mais plus tendre et plus doux; et, peut-être, seriez-vous plus heureux que vos frères.
''Si vous sentiez l'infini bonté de Dieu penchée sur vous, vous ne vous troubleriez plus; vous ne seriez plus les artisans de votre malheur.
Vos souffrances ne viennent pas de Dieu mais de vos vices et de vos crimes.
"Pourquoi suivez-vous les superbes, hallucinés par leurs armes éblouissantes et leurs cuirasses d'or ?
Ils vous conduiront à la mort pour des intérêts qui ne sont pas les vôtres.
"Allez plutôt aux humbles, aux tout-petits dans le Seigneur, ils vous mèneront au bonheur véritable.
"N'écoutez pas les démagogues, les tribuns, les tyrans, tous ceux qui, avec de grands mots, disent de toutes petites choses.
Allez à ceux qui viennent à vous comme les messagers de Notre Seigneur.
Allez à ceux qui ne savent que sourire, aimer et pardonner.
"Soyez humbles surtout. Toute force réside dans l'humilité. Tôt ou tard les orgueilleux sont abaissés.
"Les plus belles, les plus suaves, les plus pures créations de l'art et de la pensée ont été l'oeuvre des humbles. La beauté n'est donnée qu'à ceux qui l'implorent, le front dans la poussière. Jésus-Christ aurait pu être un empereur fastueux, il n'a voulu être qu'un petit enfant dans une crèche.
Ne dites plus : La joie n'est pas pour les pauvres. La joie est pour les pauvres.
Ce sont les riches qui ignorent la vraie joie. Ils nous donnent l'illusion d'être heureux mais leurs coeurs sont vides et leurs âmes en loques.
La plupart des riches sont des pauvres honteux qui n'osent avouer leur misère d'âme. Ayez pitié des riches au lieu de les envier.
Voyez, autour de vous, la beauté du monde. Oh si elle pouvait se prolonger en vous lumineuse et pure ! |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Dimanche 12 Octobre, 2008 2:49 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Louanges à Sainte Claire
Quelle aile de cygne s'est ouverte un jour dans ton âme qu'elle est restée à jamais éblouie, soeur Claire?
Quelle rose blanche s'est en toi, magiquement, épanouie ?
En ce clair dimanche des Rameaux, Jésus, entouré de palmes, est entré dans ton coeur, vraiment — et, cette fête intérieure s'est prolongée, toute ta vie...
Tu n'as pas chassé ce Pauvre qui arrivait humblement en si pitoyable appareil, mais tu as reconnu sa Royauté et, devant sa gloire, tu t'es prosternée à jamais...
On ignorera toujours la floraison multiple de tes vertus, violettes cachées dans le jardin de Saint-Damien mais dont l'air de l'Ombrie est encore parfumé...
Les hommes n'ont jamais pu voir autre chose que les racines de ta vie spirituelle et leurs yeux n'ont jamais pu s'extasier devant la luminosité de toutes ses fleurs en plein ciel...
François t'avait menée devant le sentier qui montait dans la montagne, vers Dieu...
Et, sans hésiter, malgré les meurtrissures de tes genoux et les plaies de tes mains, tu es montée, montée...
Toute ta vie a été une ascension éblouissante dans l'amour...
Toujours, ton âme plus épurée, plus dégagée de toute étreinte charnelle, montait...
En toi c'était un perpétuel et adorable élan de tendresse...
Ta vie a été un chant profond où toutes les forces de ton être éperdument, se donnaient...
Ton corps était rongé de mille maux, tu souffrais du froid, de la faim, mais ton âme chantait quand même... Tu n'étais plus qu'un chant...
Tous ceux qui entendaient ce chant étaient bouleversés... Et maintenant que des milliards de voix se sont tues, maintenant que des milliards d'êtres ne sont plus qu'un peu de poussière emportée par les vents, ce chant vibre encore, merveilleux d'avoir traversé tant de siècles, il domine toutes les voix d'aujourd'hui, si fervent, si doux, si exaltant qu'il semble n'avoir voulu traverser toutes les ténèbres des âges rien que pour nous apporter TA JOIE... |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Lundi 13 Octobre, 2008 4:09 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Paroles aux Blés
'' Blés — herbes, entre toutes, sacrées — vous chuchotez, doucement bercés aux bras de la lumière. Et l'azur est penché sur vous...
Quelles paroles éternelles je voudrais pouvoir surprendre dans votre chuchotement !
Ne sais-je pas que Dieu, toujours, se sert des êtres les plus faibles pour communiquer sa pensée. Rien n'est muet comme un roc — on n'y sent pas le frémissement de l'amour, mais, dans vos tiges doucement balancées, toute la tendresse divine frissonne...
O blés ! chaque année vous nous répétez les mêmes paroles d'amour et, après tant de siècles, les hommes ne vous ont pas encore compris !
Vous êtes la richesse des plaines, la caresse des nuits d'été, la lumière de l'Orient.
Lorsque se dressent à l'infini vos sceptres clairs, la campagne semble devenir royale.
Et, parfois je me demande si vous n'êtes pas des milliers de flèches d or dont, le soir, le ciel sera criblé.
O blés, c'est grâce à vous que la vie peut se continuer... et les enfants se presser en riant autour des tables sur lesquelles embaume le pain frais !
O blés, c'est, grâce à vous, qu'un jour notre doux Seigneur Jésus pût partager son coeur entre ses disciples !
Et, depuis lors, vous êtes l'hostie qui, chaque matin, met de la lumière dans l'âme de celui qui la reçoit à genoux.
Et, je songe à cette heure de suprême bonté où la main divine s'ouvrit pour laisser choir quelques grains de blés sur le monde. Sans doute, les anges étonnés de voir le Créateur interrompre ses prodigieuses semailles d'astres se penchaient-ils avec curiosité, se demandant ce qui pouvait naître d'une poignée de pauvres grains. Mais, lorsqu'à l'heure de la moisson, ils virent pour la première fois la terre, à l'infini dorée, ils s'écrièrent : "Hosannah, un soleil encore !
O mon Dieu, soyez béni pour votre munificence. Vous m'accablez sous le poids de vos richesses.
Qu'est-ce que l'or entassé par les hommes dans leurs coffres à côté de l'or vivant des épis.
L'un provient souvent du crime et amène le crime. L'autre provient de l'amour et sert à l'amour pour se manifester."
Et François, débordant d'émotion, s'agenouilla parmi les épis et ceux-ci mettaient à son front une couronne d'or. Longtemps, se prolongea sa méditation extasiée. Lorsqu'il releva la tête, le soir était venu et, la lune montait, adorablement pâle, par dessus les blés...
Et François, ravi en Dieu, croyait voir monter dans le ciel lilas, l'apothéose blanche d'une gigantesque hostie. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Mercredi 15 Octobre, 2008 1:54 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Ste Claire aux Colombes
Sur les roses et les lis de ton minuscule jardin de St-Damien tes lèvres pieuses se sont posées.
Dans ce pur baiser, ta tendresse et ta joie se sont exprimées tout entières.
Maintenant, rêveuse, tu te penches sur la douce plaine d'Assise. Journée bénie pour toi, soeur Claire !
Ce matin, sur les plaies d'un lépreux, tes mains de lumière ont mis un baume.
Tantôt, tu as donné toutes les provisions du monastère à des errants. Ni tes compagnes, ni toi, n'ont mangé aujourd'hui ! Mais, une tendresse si vaste, si pure, si céleste baigne ton coeur que tu n'y songes point.
Mains jointes tu contemples la plaine adorablement mauve et bleue et, le soleil couchant te semble une rose merveilleuse ployée vers ton amour.
Avec humilité tu t'extasies devant la radieuse beauté du monde et c'est dans ton âme angélique la révélation du bonheur qui serait celui des hommes si la parole du Christ était en eux, comme en toi, éperdument vivante.
Dieu seul peut comprendre ton allégresse, soeur Claire.
Sur le mur bas, étoile de vignes vierges rougies, sautillent des colombes et la douceur de leurs roucoulements s'ajoute à la douceur de la plaine et des fleurs.
Tu murmures : "Colombes chéries, ne vous lassez jamais de louer Dieu, o soeurs de la neige et des anges..."
Et tu souris de les entendre roucouler sans fin sous la caresse de tes longues mains fines.
Déjà le soir, séraphin vêtu de bleu, t'apporte les premières gerbes d'étoiles. Et tu courbes le front et fermes les yeux, un moment, pendant qu'il dépose en ton coeur, sa moisson scintillante...
Oh François, François, ton séraphique père François ! ne reviendra-
t-il pas bientôt avec une pareille gerbe d'étoiles ?
Où peut-il chanter Dieu en ce moment ?
A qui dit-il son rêve ? aux hommes ? aux oiseaux ?
Devant quelle misère est-il agenouillé ?
Sur quelle peine, la lumière de son sourire est-elle penchée ? Quelles richesses distribue-t-il aux âmes éblouies, avec toute la fougue de son amour ?
François, François, ton séraphique père François !
Tes yeux se voilent de larmes, soeur Claire ! Mais qui peut songer à lui sans pleurer ?
N'est-il pas toute la grâce et tout l'amour ?
Depuis le Christ, quelle tendresse plus merveilleuse s'est penchée sur la misère humaine ? Quel être a manifesté d'une façon plus exquise, la bonté de Dieu ?
Tu es inquiète aussi ! Les cailloux des routes ne blesseront-ils pas ses pieds nus ?
Le pain et l'eau ne lui seront-ils pas refusés ?
Ne le chassera-t-on pas des villages à coups de pierres ?...
Tu considères avec une indicible mélancolie l'horizon où, comme le dernier pétale d'une rose morte, flotte une dernière lueur... Avec quel élan tu murmures : "Oh s'il pouvait revenir ce soir, François, mon doux père François !"
Les anges s'affligent : "Pourquoi pleure-t-elle notre pauvre petite soeur Claire, pourquoi, pourquoi ?
Ne sait-elle donc pas que les âmes qui seront sauvées par elle et par lui, au cours des siècles, seront plus nombreuses que toutes les lumières du ciel ?
Oh chère petite soeur Claire, tu es une lampe qui veilles sur la montagne, lui, la flamme dévorante de l'amour divin qui va de plaine en plaine.
Ta vie est un humble bouquet de violettes offert à Dieu pour détourner ses regards des pécheurs...
Chère petite soeur Claire, tu seras à jamais le pur miroir où les hommes verront se refléter le sourire de saint François".
La Sainte divinement réconfortée, sourit.
Les gens d'Assise qui rentrent chez eux s'émerveillent de voir sa frêle silhouette se dresser là-haut... et murmurent : "Soeur Claire, priez pour nous".
Et, dans le soir criblé d'or, les bras éperdument tendus vers Dieu, elle prie, le coeur débordant de joie et d'amour... L'odeur des roses se mêle à sa prière comme un encens et les colombes roucoulent sans fin. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Jeudi 16 Octobre, 2008 2:38 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | L'âge d'or Franciscain: Rivo-Torto
Comme chaque nuit, François s'était levé, exultant de bonheur et, seul devant la grande croix noire qui dominait l'enclos, il restait, bras étendus, ravi en Dieu...
Dans la paix heureuse de cette nuit de mai on percevait sous les huttes de branchages la respiration des frères endormis. Un rossignol chantait...
Il semblait à François que dans cette nuit de printemps une rose merveilleuse s'était pour la première fois épanouie, la rose de la Grâce et de l'Amour. Et il murmurait dans sa joie : "Pour tant de douceur et de beauté, mon Dieu, merci ! Ma félicité est trop grande, trop vaste, mon pauvre coeur plie sous ce fardeau éblouissant... Jadis, j'avais domestiques, habits somptueux, festins, et sans m'en douter, j'étais pauvre...
"Maintenant que j'ai tout abandonné, je suis riche d'une richesse que personne ne peut plus me ravir.
"Mon coeur déborde de pierreries et de joyaux et devant l'immensité de ce trésor je reste confondu.
"Je suis riche, je suis trop riche. Jamais je n'eus osé rêver opulence pareille...
"Il me semble qu'après des siècles je n'aurais pas encore dépense tout ce que je dois à ta munificence...
"J'ai accompli ta parole, ô Jésus, et voici que j'ai reçu aussitôt pour mes frères et pour moi tout le bonheur du ciel, dès ce monde. Mes frères ! Je les aime comme tu as voulu que nous nous aimions. Ils dorment autour de moi paisiblement sous ces toits de feuillages et les anges sur leur sommeil sont inclinés...
"Par ta grâce leurs âmes sont pures et harmonieuses comme cette nuit de printemps où toutes les mains devraient être jointes. "Et, dans leurs rêves, ce rossignol chante...
"Ils réalisent, Seigneur, l'humanité heureuse que tu annonçais lorsque, sur la montagne, tu nous révélais tous les secrets de la Joie, tous les secrets de l'Amour. "Tout ce que tu avais promis aux hommes dans les Béatitudes, tu nous l'as donné.
"Nous vivons dans ce paradis que tu avais désiré nôtre et la nature avec ses sources, ses oiseaux, ses fleurs, ses feuilles et ses fruits est autour de nous comme ta tendresse toujours présente. "Il y a quelques années à peine nous étions encore plongés dans le tumulte des armes, le coeur sans cesse agité de haines féroces. "Nous voici des frères par le miracle de ton amour ! Et c'est à nous, à nous les plus misérables de tous que tu as voulu révéler le bonheur des élus, le bonheur qui n'appartiendra à l'humanité que dans dix mille ans peut-être et après quels désastres ! "Avec quelle force, sous le dôme constellé de cette nuit de printemps, uni au chant de ce rossignol éperdu, mon hymne de reconnaissance et d'amour jaillit vers toi, mon Dieu et mon Tout." |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Monique

Inscrit le: 23 Jan 2007 Messages: 5825 : Localisation: Canada-Français
Items
|
Posté le: Vendredi 17 Octobre, 2008 3:16 Sujet du message: |
|
|
..........................................................................................
..................................................................................................L'ÂME RETROUVÉE
..................................................................................... PAR LA GRÂCE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
LE SOURIRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
| Citation: | Ma soeur la Source
A travers les feuilles et les herbes ton frais visage me sourit et tes lèvres chantent.
Ta joie est immense et inexprimable d'être faite de rien... Elle jaillit de ton sein, sans cesse, en bulles d'or.
Ma soeur la source — tendresse exquise, toujours chantante vers Dieu — tes yeux d'eau sont si transparents, si purs, que tu vois les anges, ailes closes, se pencher, en souriant, sur toi.
Chère petite source, quelle amie, plus que toi, me parle d'humilité, de pureté !...
Chacune de tes paroles est de cristal.
Dieu t'a fait jaillir dans ce monde pour que, par toi, le secret du bonheur nous soit révélé.
Mais personne ne t'écoute et personne, à part les anges, ne se penche sur ton visage.
La mer est vaste, tumultueuse comme la passion.
Le fleuve, semblable à l'humanité, roule ses flots, aveuglément, vers l'abîme.
Toi, tu nais et renais sans cesse et la vie semble inépuisable.
Les montagnes, les torrents, les gouffres nous crient la grandeur de Dieu, toi, tu ne veux nous parler que de sa bonté et de sa miséricorde.
Tu es une voix délicieuse qui ne se lasse point de nous chuchoter les tendresses du ciel.
Heureuse la fleur qui peut éclore, dans l'herbe, auprès de toi et vivre, un jour, bercée par ta chanson !
Heureux l'oiseau qui peut plonger son bec à petits coups rapides dans ton sein et secouer ensuite en perles autour de lui, tous les trésors qu'il a puisés.
Ma soeur l'eau, précieuse et chaste, puisses-tu à jamais dire ton rêve et ton amour en moi... et continuer — à travers les siècles — sous les herbes et les fleurs, à chanter Dieu.
Et lorsque viendra le grand jour de la lumière où les seules forces du bien seront reines — les hommes te voyant passer sur la route du ciel, avec ta chevelure mêlée de diamants et ta robe d'azur et d'or s'étonneront : "Quoi, c'était cette petite source ? Qu'a-t-elle donc fait d'extraordinaire pour être récompensée ainsi, avant tous?..." Mais Dieu se penchera vers toi et murmurera dans un sourire : Tu fus humble et pure, tu chantas ton Créateur, naïvement, parmi les fleurs et les herbes, tu ne voulus pas être autre chose que toi-même, sois la première à entrer dans ma gloire. |
TERTIAIRE ÉMILE SCHWARTZ
MÉDITATIONS PROSES POÉTIQUES
EDITIONS DU BIEN PUBLIC
1563, rue Royale Trois-Rivières, P. Qué.
1948 _________________ En Jésus, Marie, Joseph
Monique
Combattez enfants de lumière, Vous petit nombre qui y voyez...
''Finalement mon coeur immaculé triomphera!'' |
|
| Revenir en haut |
|
 |
| |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|