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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Jeudi 29 Octobre, 2009 11:35 Sujet du message: |
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Il s'agit de Saint Louis de Gonzague, qui, pendant une absence de son père, reçut le saint cardinal Charles Borromée qui lui donna, pour la première fois, la communion, le 22 juillet 1579.
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Joannes

Inscrit le: 03 Sep 2009 Messages: 27 :
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Posté le: Jeudi 29 Octobre, 2009 14:37 Sujet du message: |
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Oui, en effet : http://www.insecula.com/oeuvre/O0018691.html
Bravo, Domitille... J'espère que la tête n'a pas trop chauffé pour trouver la réponse à une question si difficile ! ;)
Corsons un peu la difficulté : il s'agit maintenant de savoir de quel saint S. Thomas et un certain nombre de Pères disent qu'il est mort mais se trouve maintenant au ciel en corps et en âme.
N.B. : Il ne s'agit ni de la très sainte Vierge Marie (dont la mort est discutée parmi les théologiens) ni d'Hénoch et de Élie qui ne sont pas morts, mais ont été enlevés par Dieu et réservés pour le temps de l'Antéchrist... En outre l'utilisation des moteurs de recherche est bien autorisée pour cette question. A vous de les bien utiliser... _________________
In principio erat Verbum (...) et Verbum caro factum est.
Ecce filium tuum (...) Ecce mater tua. |
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Samedi 31 Octobre, 2009 18:11 Sujet du message: |
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Pour cette question, il s'agit de Saint Jean, le disciple bien-aimé de Notre-Seigneur...
| Citation: | Au moment de sa mort, il se fait creuser une fosse et y descend en priant Dieu. Dès qu'il a fini sa prière, il est entouré d'une lumière si vive que personne ne peut la regarder. Une fois la lumière disparue, on trouve la fosse remplie de manne divine.
Une autre version de sa mort veut qu'il se soit fait enterrer encore vivant et recouvrir de terre par ses serviteurs, mais, lorsque ses disciples arrivèrent et voulurent le déterrer, il avait disparu. Tous pensèrent que son corps avait été ressuscité et était monté au ciel, selon la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je revienne qu'est-ce que cela te fait ? » (Jean XXI:22). | ( source : wikipédia )
| Citation: | CHAINE D’OR SUR L’ÉVANGILE DE SAINT JEAN
Explication suivie des QUATRE EVANGILES, par le docteur angélique saint Thomas d'Aquin, composée des interprètes grecs et latins, et surtout des ss. Pères
Théophylactus : Pierre ayant appris qu'il devait souffrir la mort pour Jésus-Christ, lui demande si Jean doit mourir de la même mort. « Pierre s'étant retourné vit le disciple que Jésus aimait, » etc. — S. Augustin : Il se nomme le disciple que Jésus aimait parce qu'en effet Jésus avait pour lui un amour plus intime et plus tendre que pour les autres, et c'est pour cela que, pendant la cène, il le fit reposer sur sa poitrine. Je crois que le Sauveur a voulu ainsi nous donner une haute idée de l'excellence de l'Evangile que Jean devait annoncer. Il en est qui pensent (et ce ne sont pas les interprètes les moins distingués des saintes Ecritures) que l'amour plus particulier de Jésus pour Jean avait pour cause la chasteté que cet Apôtre avait toujours inviolablement gardée depuis sa première enfance.
« Pierre donc, l'ayant vu, dit à Jésus : Seigneur, mais celui-ci, que deviendra-t-il ? » — Théophylactus : C'est-à-dire, suivant l'explication de quelques interprètes, est-ce qu'il ne doit pas mourir aussi ?
« Jésus lui dit : Je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne; que vous importe ? » — S. Augustin : Et il lui répète : « Suivez-moi, » paroles qui semblent nous indiquer que Jean ne le suivrait point, parce qu'il voulait qu'il restât jusqu'à ce qu'il vint lui-même. Il semble qu'on ne pourrait facilement admettre d'autre interprétation de ces paroles que celle qui vint à l'esprit des disciples qui étaient présents : « Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. » Mais Jean lui-même combat cette interprétation en ajoutant : « Et Jésus ne lui dit pas : Il ne mourra point, mais je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne, que vous importe ? » On peut insister cependant si l'on veut, et dire qu'à la vérité Notre Seigneur n'avait pas dit que « ce disciple ne mourrait point, » mais que c'est le sens qui résulte des paroles rapportées par saint Jean. — Théophylactus : On peut dire encore : Jésus-Christ n'a point nié que Jean dût mourir (car tout ce qui naît doit mourir), mais il lui a dit simplement : Je veux qu'il demeure, c'est-à-dire qu'il vive jusqu'à la fin du monde, et c'est alors qu'il souffrira pour moi le martyre. Voilà pourquoi il en est qui prétendent que Jean vit encore, et qu'il doit être mis à mort par l'antéchrist, après avoir annoncé le nom de Jésus-Christ avec Elie et Enoch. On montre, il est vrai, son tombeau, mais il y est entré vivant pour en sortir bientôt après.
S. Augustin : Il en est même qui vont jusqu'à dire que dans son tombeau, que l'on montre encore à Ephèse, Jean y est enseveli dans le sommeil plutôt que dans la mort, et ils en donnent pour preuve que la terre qui recouvre son tombeau se soulève et fait comme jaillir des flots de poussière, ce qu'ils attribuent obstinément à l'effet de sa respiration. Mais pourquoi le Sauveur aurait-il accordé, comme une grâce privilégiée au disciple qu'il aimait plus que les autres, un sommeil du corps aussi prolongé, tandis que par la gloire éclatante du martyre il a délivré Pierre du fardeau de ce corps terrestre et l'a mis en possession de ce bonheur que saint Paul désirait si vivement lorsqu'il disait : « Je désire d'être dégagé des liens du corps pour être avec Jésus-Christ ? » (Ph 1, 23). Si donc il faut en croire la renommée sur le fait en question, nous dirons que Dieu le permit pour relever la mort de son disciple qui n'a pas été rehaussée par la gloire du martyre, ou pour toute autre cause qui nous est inconnue. Cependant il reste toujours à résoudre cette question : Pourquoi le Seigneur a-t-il pu dire d'un homme qui devait mourir : « Je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne ? »
Il nous est également intéressant d'examiner pourquoi le Sauveur avait pour Jean un amour plus particulier, alors que Pierre aimait son divin Maître plus que les autres. Autant que je puis en juger, je serais porté à dire que celui qui a pour Jésus-Christ un plus grand amour vaut mieux que les autres, taudis que celui qui est plus aimé de Jésus-Christ est plus heureux, si je voyais comment défendre en cela la justice de notre divin Rédempteur. Je vais donc essayer de résoudre cette importante et difficile question. L'Eglise connaît deux vies différentes que la prédication divine lui a enseignées, l'une est la vie de la foi, l'autre la vie de la claire vision; la première est personnifiée dans l'apôtre Pierre, à cause de la primauté de sa dignité apostolique; l'autre dans l'apôtre Jean. Jésus dit à Pierre : « Suivez-moi, » tandis qu'on parlant de Jean, il dit : « Je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne, » paroles dont voici le sens : Pour vous, suivez-moi en supportant, à mon exemple, les souffrances de cette vie; quant à lui, qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne le mettre en possession des biens éternels. Ou pour parler plus clairement encore : Que la vie active parfaite me suive en imitant l'exemple que je lui ai donné dans ma passion, et que la vie contemplative, qui ne fait que commencer ici-bas, demeure jusqu'à ce que je vienne lui donner toute sa perfection. Cette expression demeurer ne doit pas s'entendre dans le sens de rester, être permanent, mais dans le sens d'attendre, parce que la vie dont Jean est la figure aura son parfait accomplissement lorsque Jésus-Christ viendra. Or, dans cette vie active, plus nous aimons Jésus-Christ, plus aussi nous sommes délivrés facilement du mal. Cependant Jésus nous aime moins dans l'état où nous sommes, et il nous en délivre pour que nous n'y restions pas éternellement. Dans la vie du ciel, au contraire, il nous aime davantage, parce qu'il n'y aura plus rien en nous qui lui déplaise et dont il doive nous délivrer. Que Pierre donc aime Jésus-Christ afin que nous soyons délivrés de cette vie mortelle; que Jean soit aimé par lui, afin que nous possédions l'immortalité sans crainte de la perdre. Si vous demandez maintenant pourquoi Jean, qui figurait la vie où Jésus est plus aimé, l'aimait cependant moins que Pierre, je répondrai : C'est parce que le Sauveur a dit : « Je veux qu'il demeure (c'est-à-dire qu'il attende) jusqu'à ce que je vienne, » c'est parce que nous n'avons pas encore, mais que nous attendons dans l'avenir cet amour plus parfait que Jésus nous donnera lorsqu'il viendra. Voilà ce qui nous est figuré dans la personne de Pierre, qui aime davantage Jésus-Christ, mais qui en est moins aimé, parce que le Sauveur nous aime moins dans l'état d'épreuve que dans la vie bienheureuse; et nous-mêmes nous aimons moins la contemplation de la vérité telle qu'elle doit se dévoiler un jour, parce que nous n'en avons encore ni la connaissance, ni la possession. C'est ce qui nous est figuré par Jean, qui aime Jésus-Christ moins que Pierre. Que personne cependant ne songe à séparer ces deux illustres apôtres, car tous deux vivaient de cette vie qui se personnifiait dans Pierre, comme tous deux devaient vivre un jour de cette vie dont Jean était la figure.
La Glose : Ou bien encore ces paroles : « Je veux qu'il demeure ainsi, » veulent dire : Je ne veux pas qu'il termine sa vie par le martyre, mais qu'il attende en paix la délivrance de son corps, lorsque je viendrai le mettre en possession de la félicité éternelle.
Théophylactus : Ou bien autrement, par ces paroles : « Suivez-moi, » le Seigneur le place à la tête de tous les fidèles; et ce mot : « Suivez-moi, » emporte l'imitation générale de toutes ses paroles, de toutes ses actions. Il lui prouve aussi par là l'amour qu'il a pour lui, car ce sont ceux que nous aimons le plus que nous voulons voir à notre suite.
S. Jean Chrysostome : Si l'on me demande comment se fait-il donc que Jacques ait occupé le siège de Jérusalem ? Je répondrai, parce que Pierre a été établi maître du monde entier. « Pierre s'étant retourné, vit le disciple que Jésus aimait, qui, pendant la cène, s'était reposé sur sa poitrine, et lui avait demandé : Seigneur, quel est celui qui vous trahira ? » Ce n'est pas sans raison que l’Evangéliste rappelle cette circonstance du la cène, il veut nous faire voir quelle grande confiance animait Pierre après son renoncement. Pendant la cène, il n'avait pas osé interroger le Sauveur, mais avait fait signe à Jean de l'interroger à sa place, et c’est à lui qu'est confiée la suprême juridiction sur ses frères. Et non-seulement il ne laisse plus à un autre le soin d'interroger son divin Maître sur ce qui le concerne, mais lui-même l'interroge, désormais sur ce qui peut intéresser les autres. Comme le Seigneur venait de lui faire les plus grandes promesses, de lui confier le soin de l'univers entier, de lui prédire son martyre, et de constater solennellement que l’amour de Pierre pour lui était plus grand que celui des autres, Pierre, dans le désir que Jean entre en partage d'aussi grandes prérogatives, dit à Jésus : « Mais celui-ci, que deviendra-t-il ? » C'est-à-dire : Est-ce qu'il ne suivra pas la même voie ? En effet, Pierre aimait beaucoup Jean, et leur union nous est attestée par l'Evangile et par le livre des Actes. C'est ainsi que Pierre veut rendre à Jean ce que Jean a fait autrefois pour lui. Il croit que Jean voudrait bien demander ce qui doit lui arriver, mais qu'il n'ose le faire, il interroge donc le Sauveur à sa place. Mais ils devaient être chargés la direction de tout l'univers, et ne pouvaient plus rester réunis comme ils l'avaient été jusqu'à présent, ce qui eût été un véritable préjudice pour le monde tout entier; le Seigneur répond donc à Pierre, selon le texte grec : « Si je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne, que vous importe ? Quant à vous, suivez-moi, » c'est-à-dire, ne vous occupez que de l’œuvre qui vous est confiée, et accomplissez-la soigneusement, pour celui-ci, si je veux qu'il demeure, que vous importe ?
Théophylactus : Il en est qui entendent ces paroles : « Jusqu'à ce que je vienne, » dans ce sens : Jusqu'à ce que je vienne contre les Juifs qui m'ont crucifié, et que je les frappe par les armes des Romains. On rapporte, en effet, que cet Apôtre vécut dans ces mêmes lieux jusqu'au temps de Vespasien, sous lequel la ville de Jérusalem devait être prise. Ou bien encore : « Jusqu'à ce que je vienne, » c'est-à-dire, jusqu'à ce que je l'envoie annoncer l'Evangile. Quant à vous, je vous destine le pontificat du monde entier, et c'est pour cela que je vous dis : « Suivez-moi ; » pour lui qu'il demeure ici jusqu'au jour où je lui donnerai sa mission comme à vous.
S. Jean Chrysostome : L'Evangéliste exprime ensuite et redresse l'opinion des disciples, comme nous l'avons dit plus haut.
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Joannes

Inscrit le: 03 Sep 2009 Messages: 27 :
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Posté le: Lundi 02 Novembre, 2009 13:57 Sujet du message: |
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Ces références prouvent que S. Jean est bien mort.
Au passage une autre preuve en est que l'Église ne fait jamais l'office que d'un saint mort...
Elles ne prouvent pas (hors de Wikipédia, mais ce n'est pas une source de poids suffisant) qu'il est au ciel avec son corps...
Ne serait-il pas possible d'étayer plus avant cette réponse ? _________________
In principio erat Verbum (...) et Verbum caro factum est.
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Lundi 02 Novembre, 2009 14:34 Sujet du message: |
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| Citation: | Quidam autem dicunt, quod sepulcrum vivens intravit, et divina virtute exivit translatus ad locum Enoch et Eliae, ubi reservatur usque ad finem mundi. Et secundum hoc exponitur sic: sic eum, vivum, volo manere, usque ad finem mundi ; et tunc pro me patietur martyrium ab Antichristo cum illis duobus. Nam inconveniens est quod non moriatur: quidquid enim oritur, moritur. Hebr. c. IX, 27: statutum est omnibus hominibus semel mori. Alii vero dicunt, quod sepulcrum suum, quod est apud Ephesum, vivens intravit, et in eo adhuc vivit dormiens donec veniat Christus ; habentes in argumentum huiusmodi, quod illic terra sursum quasi ebulliens scaturit quod eius anhelitu fieri dicunt. Sed hoc excludit Augustinus, dicens, quod minus est si dormiens vivit, quam si viveret beatus. Cur ergo Christus discipulo quem prae ceteris diligebat, pro magno munere longum donasset somnum, et privasset eum tanto bono, pro quo apostolus cupiebat dissolvi et cum Christo esse? Phil. I, 23.
Et ideo non est hoc credendum ; sed quod mortuus fuit, et resurrexit etiam in corpore.
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Sancti Thomae de Aquino "Super Evangelium S. Ioannis lectura"
| Citation: | Mais quelques-uns disent qu'il est entré vivant dans ce sépulcre et que, par la puissance divine, il en sortit, transporté auprès d'Énoch et d'Élie, où il est gardé jusqu'à la fin du monde. Il faudrait donc comprendre : JE VEUX QU'IL DEMEURE vivant jusqu'à la fin du monde. Alors il souffrira pour moi, avec ces deux hommes, le martyre inffligé par l'Antéchrist. En effet il est inconvenant qu'il ne meure pas. Car tout ce qui naît doit mourir -II est arrêté que les hommes meurent une fois.
D'autres au contraire affirment qu'il entra vivant dans son sépulcre qui se trouve près d'Éphèse et qu'il y vit encore maintenant, endormi, jusqu'à ce que le Christ revienne. Ils ont pour argument qu'à cet endroit la terre se soulève comme en bouillonnant, ce qui, disent-ils, est dû au souffle de l'Apôtre. Augustin cependant exclut cela, disant qu'il est moindre pour l'Apôtre de vivre endormi que de vivre en bienheureux. Pourquoi donc le Christ aurait-il accordé, au disciple qu'il aimait plus que les autres, ce long sommeil comme une grande récompense, et l'aurait-il privé de ce si grand bien en vue duquel Paul désirait être dissous pour être avec le Christ ?
Voilà pourquoi on ne doit pas croire cela, mais qu'il mourut et ressuscita aussi en son corps.
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Commentaire de l'évangile de Saint Jean, par Saint Thomas d'Aquin, Docteur de l'Eglise |
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Joannes

Inscrit le: 03 Sep 2009 Messages: 27 :
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Posté le: Mardi 03 Novembre, 2009 15:12 Sujet du message: |
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Bravo, ma chère demoiselle, pour cette bonne réponse qui a dû vous demander un certain temps de recherche !
On pouvait aussi consulter le commentaire de Cornelius a Lapide sur ce passage de l'Évangile.
Il s'agit maintenant de d'indiquer cinq saints piémontais du XIXe siècle et un bienheureux piémontais du XVII-XVIIIe, et de présenter brièvement leur vie (avec leur date de canonisation ou béatification)... _________________
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Mardi 03 Novembre, 2009 23:29 Sujet du message: |
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Commentaire de Cornelius a Lapide sur ce passage de l'Évangile.
| Citation: | Addit nicephorus, lib II, cap XLII, corpus St Joannis, uti et B. Virginis, post sepulturam non fuisse inventum ; quare resurrexisse rursumque animatum et gloria donatum a Christo cælis fuisse illatum. Cujus sentitiæ meminit quoque S. Ambrosius, serm. 20 in Psal. CXVIII, et S. Hieronymus ( vel quisquis est auctor ), serm. De Assumptione, nec eam rejiciunt. Joannes resurrexisse, pie quoque opinatur D. Thomas hic, et B. Petrus Damianus, serm. 2 De Joanne Apostolo. Causam dat Damianus : « Pium, ait, est arbitrari, ut, sicut de beata genitrice Dei creditur, ita etiam beatus Joannes jam resurrexisse probabiliter asseratur : quatenus sicut in virginea fuerunt integritate participes, ita nihilominus in anticipata resurrectione merito videantur æquales ; nec sit in resurrectione diversitas, quibus tanta fuerat unanimitas conversationis in vita. Si enim beatissimi virgines isti, videlicet Joannes et Maria, nullatenus surrexissent, cur in eorum tumulis sepulta cadavera, non jacerent, cum scilicet beatorum Petri et Pauli, cæterorumque Apostolorum ac Martyrum corpora suis quæque noscantur mausoleis tumulata »
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| Citation: | Nicéphore ajoute au chapitre 42 de son livre 2 que le corps de S. Jean, comme celui de la bienheureuse Vierge, ne fut pas retrouvé après sa sépulture ; c'est pourquoi il a été rapporté qu'il a ressuscité et que, à nouveau animé, il a reçu du Christ sa gloire dans les cieux. S. Ambroise rappelle aussi cette sentence dans son vingtième sermon sur le psaume 118 , ainsi que S. Jérôme (ou quel qu'en soit l'auteur), dans son sermon sur l'Assomption, et ils ne la rejettent pas. S. Thomas dans son commentaire sur ce passage de l'Évangile pense aussi, pieusement, que Jean a ressuscité, tout comme S. Pierre Damien, dans son deuxième sermon sur l'apôtre Jean. Damien en donne la cause : « Il est pieux de penser que, comme on le croit de la bienheureuse Mère de Dieu, ainsi, on affirme également que le bienheureux Jean a probablement ressuscité, de façon que, comme ils partagèrent l'intégrité de la virginité, de même, ils paraissent à bon droit égaux dans une résurrection anticipée. Afin qu'ainsi ils n'y ait pas de diversité dans la résurrection pour ceux entre qui il y avait eu une unanime intimité dans la vie. Si en effet ces bienheureux vierges, c'est-à-dire Jean et Marie, n'avaient nullement ressuscité, pourquoi dans leurs tombeaux n'aurait pas git leur cadavre, alors que les corps des bienheureux Pierre et Paul et des autres apôtres et martyrs sont connus être ensevelis chacun dans leur magnifiques tombeaux ? »
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Cette traduction a été aimablement faite par Joannes.
Dernière édition par Domitille le Mercredi 04 Novembre, 2009 22:41; édité 2 fois |
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Jeanne-Françoise

Inscrit le: 23 Juin 2009 Messages: 183 :
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Posté le: Mercredi 04 Novembre, 2009 17:10 Sujet du message: |
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| Joannes a écrit: |
Il s'agit maintenant de d'indiquer cinq saints piémontais du XIXe siècle et un bienheureux piémontais du XVII-XVIIIe, et de présenter brièvement leur vie (avec leur date de canonisation ou béatification)...
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Dans la période du XVII-XVIIIème siècle, le Piémont engendre au moins deux bienheureux :
1 - Bienheureux Sebastiano Valfrè, béatifié le 31 août 1834.
| René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Eglise Catholique, Gaume Frères, 1859, pp. 83-86 a écrit: |
Le bienheureux Sébastien Valfré, prêtre en Savoie, né le 9 mars 1629 à Verduno, diocèse d'Alba, montra dès l'âge le plus tendre une ardente charité pour les pauvres, et sa longue vie ne fut qu'un exercice continuel de cette grande vertu. Quand un pauvre frappait à la porte de la maison de son père, Valfré, encore enfant, accourait aussitôt, en criant : La charité, la charité ! et plusieurs fois il arriva que les voisins, touchés et excités par ses cris, vinrent eux-mêmes au secours des malheureux, qu'il appelait ses amis. Pendant tout le cours de ses études, il vécut de la manière la plus frugale et la plus austère, réservant pour les indigents presque tout ce que ses parents lui envoyaient pour sa subsistance. Aussi ses maîtres le proposaient-ils pour modèle à tous ses condisciples. En 1651, il entra dans la congrégation de l'Oratoire, et ayant été ordonné prêtre en 1656, il employa les douze années qui suivirent à augmenter la piété des membres de l'institut, à mettre de l'ordre dans les moindres détails domestiques, à prêcher, à faire des conférences, à catéchiser les enfants, à répandre des aumônes abondantes, à visiter les malades pour les consoler et les préparer à une bonne mort. Il se multipliait pour faire le bien et ne laissait aucune infortune sans la secourir, aucun besoin sans le satisfaire, autant qu'il était en lui ; et néanmoins ces immenses travaux lui laissaient encore du temps pour composer des ouvrages utiles, tels que : Courte instruction aux personnes simples, qui obtint le plus grand succès ; Exercices chrétiens, qu'on cite comme un modèle en ce genre ; et Moyen de sanctifier la guerre destiné à ceux qui veulent embrasser le métier des armes.
Ce saint prêtre cherchait par tous les moyens que la prudence et le zèle pouvaient lui suggérer, à s'insinuer dans la confiance des jeunes gens, des pécheurs publics, des hérétiques, des incrédules et des impies, et rarement il quittait ceux qu'il avait abordés sans avoir eu la consolation de leur inspirer de meilleurs sentiments. La ville de Turin en particulier fut témoin d'une infinité de conversions opérées de cette manière par le pieux Valfré. Les hôpitaux et les
monastères étaient aussi l'objet habituel et de prédilection de sa charité évangélique. Chaque semaine il passait de l'un à l'autre, soit pour assister les moribonds, soit pour annoncer la parole de Dieu, entretenir la ferveur et faire régner partout l'esprit de piété. Pendant plus de trente ans, il prêcha régulièrement tous les dimanches dans la maison de l'Oratoire.
Nous savons de plus que Valfré entretenait une grande correspondance avec des évêques et des prêtres étrangers sur des matières de théologie ; qu'il était le dépositaire des aumônes du souverain et des grands de la cour, leur conseil et leur ami ; que les couvents le regardaient comme un père et le consultaient dans tous leurs embarras ; et l'on a peine à comprendre comment il pouvait suffire à tant de travaux. Il jouissait d'une si haute réputation de sainteté et de science, qu'il fut choisi en 1673 pour confesseur du jeune roi Victor-Amédée, et qu'on lui offrit peu de temps après l'archevéché de Turin. Mais il refusa cette haute dignité, et rien ne put vaincre à cet égard sa profonde humilité.
Quand on allait visiter le bienheureux Valfré, on le trouvait presque toujours agenouillé, la face lumineuse, les yeux baignés de larmes, les regards fixés vers le ciel, dans une sorte d'extase. Mon Dieu ! mon amour ! répétait-il ; oh ! si les hommes vous connaissaient, s'ils savaient vous aimer ! Oh ! amour divin ! quelle félicité ! quel paradis vous êtes ! — Oh ! Marie, disait-il encore, douce Mère de Dieu, recourir à vous, c'est s'adresser à la trésorière des richesses célestes.
Cette charité, que nous avons signalée dans son enfance, il la pratiqua dans tous les instants de sa vie avec une incomparable ardeur : la charité était comme un feu qui le dévorait. Il donnait tout ce qu'il possédait. Un jour, un pauvre prêtre étranger se présente et lui demande l'aumône. — Je n'ai rien, lui répond Valfré, mais venez avec moi. II l'introduit dans sa cellule, ouvre sa garde-robe et lui dit : Choisissez, prenez, voilà tout ce que je possède. Un jour il apprend qu'un pauvre infirme n'avait pas de quoi réchauffer ses membres glacés et qu'il mourait de froid. Sur-le-champ le père Valfré malgré son grand âge, charge ses épaules de bois qu'il va porter lui-même au malheureux.
Même dans sa vieillesse une de ses dévotions particulières était de servir une ou deux messes après qu'il avait célébré lui-même et avec une telle piété que des larmes couvraient souvent son visage. Il veillait des heures des nuits entières au pied du saint-sacrement. Sa dévotion à Marie était grande, c'était une dévotion toute filiale. Lorsqu'il commença d'enseigner la théologie, une des premières vérités sur lesquelles il appela l'attention de ses élèves, ce fut l'immaculée conception. Pendant six mois il expliqua l'Ave Maria, chaque parole de cette prière lui servant de texte pour célébrer la grandeur, les vertus de la Mère de Dieu. Il recommandait beaucoup la dévotion aux saints anges gardiens. Était-il dans la peine, éprouvait-il quelque inquiétude, soudain il avait recours à son bon ange, et toujours il obtenait ce qu'il avait demandé par son intercession.
Nous ne devons pas passer sous silence son zèle pour les âmes du purgatoire ; chaque année, le jour de la Toussaint, il prêchait sur le purgatoire : il recommandait à ses frères de ne point oublier ces pauvres âmes, de leur appliquer le sacrifice de la messe, et rarement il passait un jour sans dire quelque prière à leur intention.
Le bienheureux Vaifré mourut à Turin, le 17 janvier 1740, à l'âge de quatre-vingts ans. Toute la ville assista à ses funérailles, et on ne doutait pas qu'il ne fût déjà admis au séjour des saints. Bientôt de nombreux miracles opérés par son intercession vinrent confirmer l'opinion qu'on avait de sa sainteté ; nous n'en citerons que le suivant.
La sœur Sainte-Pélagie était affligée d'une paralysie contre laquelle avait échoué tout l'art des médecins ; elle était abandonnée, « Oh ! père Valfré, s'écria-t-elle en levant les yeux au ciel, vous dont la vie sur cette terre a été si pure, si exemplaire, qui jouissez maintenant de la gloire éternelle, faites, par l'intercession de Jésus-Christ, que j'obtienne la cessation de mes maux et le retour à la santé. » Elle répéta cette prière plusieurs jours, lorsqu'un matin elle sent tout à coup la paralysie qui abandonne la main gauche, sa jambe, son pied ; elle se lève, elle marche, se courbe sans peine et rend grâces à Dieu du miracle qui vient de s'opérer. Son médecin affirma, sur la foi du serment, qu'il reconnaissait là la main de Dieu. Ce miracle a été reconnu solennellement par le Saint-Siège, dans le décret du 26 mai 1830.
Au mois d'août 1834, Valfré a été béatifié solennellement à Rome par Grégoire XVI. Depuis, une chapelle s'est élevée à Turin, où ont été déposées les reliques du saint ; ses images couvrent les murs de la ville ; partout le nom de Valfré est prononcé avec attendrissement.
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2 - Bienheureuse Maria des Anges, béatifiée le 14 mai 1865.
| Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. a écrit: |
La bienheureuse Marie des Anges, née à Turin, et cousine de saint Louis de Gonzague, fut, par son enfance si pure et si vertueuse, la digne émule de l'héroïque patron de la jeunesse. A quatre ans, elle gémissait de ne pouvoir communier ; à six ans, elle voulait s'enfuir en la solitude pour vivre dans la pénitence jusqu'à sa mort. Elle tomba gravement malade de chagrin, à la suite des obstacles qui s'opposèrent à ses desseins, et guérit soudain après avoir reçu la douce apparition de Marie tenant Jésus dans Ses bras. Après sa Première Communion, vers l'âge de onze ans et demi, son confesseur l'autorisa à communier trois fois par semaine.
Elle vécut quelques temps dans le monde comme une vraie Carmélite, et entra à quinze ans au Carmel de Turin, où rien ne l'étonna dans la vie austère qu'on y mène. Dieu la purifia par de longues maladies, par des peines de conscience, par la permission qu'il donna au démon de la tenter d'une manière effrayante, quelques fois même visiblement. Elle sortit de l'épreuve comme l'or de la fournaise et Dieu la gratifia dès lors des faveurs les plus extraordinaires, don d'oraison, don de prophétie, don de pénétrer les coeurs, don d'extase, don de miracles. Elle était apôtre dans le cloître et pensait à tous les besoins divers des âmes rachetées par le sang du Sauveur.
Sa charité était sans bornes. On raconte qu'ayant fait demander sans succès à son souverain la grâce d'un soldat condamné à mort pour crime de désertion, elle se jeta aux pieds d'une image de Jésus agonisant et s'écria: "O mon doux Sauveur, si je m'étais adressée à Vous, Vous n'auriez pas manqué d'exaucer ma prière!" A peine achevait-elle ses mots qu'on vint lui annoncer que sa prière avait été écoutée et que le condamné serait rendu à la liberté. Elle s'employait très efficacement pour la délivrance des âmes du Purgatoire.
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Dans la période du XIXème siècle, les saints sont plus nombreux :
1 - S. Giuseppe Benedetto Cottolengo, canonisé le 29 avril 1934.
| D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266; et d'un résumé O.D.M. a écrit: |
Joseph Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de coeur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.
A dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron ; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint."
Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.
Pour cette oeuvre extraordinaire, saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à coeur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité ; son zèle ne connaissait point de bornes.
Pour cette oeuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'oeuvre de miséricorde corporelle par une oeuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.
Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait : "La Providence m'envoie tout." La confiance en Dieu ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son oeuvre quotidienne : prière et travail.
Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son oeuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés : "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."
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2 - S. Giuseppe Cafasso, canonisé le 22 juin 1947.
| wikipédia a écrit: |
Joseph Cafasso nait en 1811 à Castelnuovo d'Asti, qui maintenant s'appelle Castelnuovo Don Bosco, dans la province d'Asti, au Piémont. Souffrant d'une malformation de la colonne vertébrale, il est de petite taille, et reste estropié toute sa vie.
Ressentant de très bonne heure l'appel à la vie religieuse, il est ordonné prêtre en 1833. Parallèlement, il exerçe les fonctions de professeur de théologie morale à Turin dès 1836. Il a comme élève le jeune Don Bosco qu'il a connu alors que ce dernier n'avait que 12 ans.
Nommé curé de la paroisse de Saint François en 1848 il est un confesseur renommé, très attaché à la vénération du Saint Sacrement. Disciple de Saint François de Sales, il encourage vivement ses ouailles, et aide aussi les prêtres dans leur ministère. Il est aimé et apprécié de toute la population. Le Pape Pie XII dit lors de sa canonisation que la mission dont l'avait chargé la Providence, fut d'instruire le clergé, de le confirmer dans l'intégrité de la doctrine évangélique, et de l'inciter à la perfection propre à son état.
Il exerçe aussi de nombreux ministères, particulièrement auprès des prisonniers qu'il visite et des condamnés qu'il assiste jusqu'à leur dernière heure. Il est surnommé l'aumônier des gibets et est actuellement le saint protecteur des aumôniers de prison. Il donne l'absolution aux condamnés à mort, et comme ceux-ci sont exécutés tout de suite après, Joseph parle d'eux comme des saints pendus. Il travaille toute sa vie à l'amélioration de la condition pénitentiaire.
Le 23 juin 1860, il meurt d'une pneumonie à Turin. C'est Don Bosco qui prononça l'homélie pour la Messe de funérailles.
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3 - S. Giovanni Bosco, canonisé le 1er avril 1934.
| Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. a écrit: |
Jean Bosco naquit en 1815 dans un village du Piémont. Ses parents étaient de pauvres paysans ; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d'une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu'il avait entendus à l'église. C'étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son coeur, soutenu par celui de sa mère et d'un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l'obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l'étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles.
En 1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone ; au début de tes études je t'ai recommandé d'être Son enfant ; sois à Elle plus que jamais, et fais-La aimer autour de toi."
Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d'apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l'exemple du travail et de la vertu dans la joie. Prêtre en 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu'il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d'honnêtes distractions. Mais cette oeuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.
Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d'ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. "Comment ! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n'as pas un sou vaillant !" -- "Voyons ! reprit le fils, si vous aviez de l'argent, m'en donneriez-vous ? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous ?"
Voilà le trésor divin de foi, d'espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de Religieux et de Religieuses, dont la première dépasse le nombre de 8 000, et la seconde celui de 6 000, avec des établissements charitables multipliés aujourd'hui dans le monde entier.
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4 - Ste Marie Dominique Mazzarello, canonisée le 24 juin 1951.
| wikipédia a écrit: |
Marie-Dominique est née en 1837 à Mornese dans le Piémont d'une famille de cultivateurs. Elle ne put pas recevoir une bien grande instruction.
Elle enseigna le catéchisme, donna des soins gratuits aux indigents du village, et se regroupa quelques jeunes filles qui souhaitaient vivre aussi au service des autres.
Le curé, qui faisait partie de la congrégation des Salésiens lui demanda de fonder une école pour les filles, selon les idéaux de Jean Bosco. Le petit groupe autour de Marie-Dominique deviendra la congrégation des Filles de Marie-Auxiliatrice.
C'est ainsi qu'en 1870, après une rencontre avec Don Bosco qu'elle choisit comme directeur spirituel, Marie-Dominique prononça ses vœux en 1871.
En 1872, Don Bosco fonda la branche des religieuses salésiennes dont Marie-Dominique fut la première supérieure.
Elle mourut à 44 ans, à Nice, alors qu'elle accompagnait un groupe de missionnaires qui prenaient le bateau à Marseille
Neuf ans après sa création, l'institut comptait plus de cent religieuses et une cinquantaine de novices, dans 26 communautés.
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5 - S. Domenico Savio, canonisé le 12 juin 1954.
| Résumé O.D.M. d'après une image et R. P. Mongour, édition 1950, p. 52, p. 72 a écrit: |
Saint Dominique Savio naquit à Riva di Chieri, près de Turin. Il était le deuxième d'une famille de dix enfants. Doué d'une tendre piété et d'une intelligence précoce, dès l'âge de quatre ans Dominique récite l'Angélus trois fois par jour ; le récit de la Passion le bouleverse. A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera toujours de cette pieuse fonction avec un grand recueillement.
Sa ferveur exceptionnelle lui valut la grâce de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, contrairement aux habitudes de l'époque. Le jour de sa première communion, il écrivit une série de résolutions qu'il voulait garder toute sa vie: « Je sanctifierai tous les jours de fête ; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra ; Jésus et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher. »
Dans l'espoir de devenir prêtre plus tard, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. La grande pauvreté de sa famille incite le curé de sa paroisse à le conduire chez Don Bosco qui prendra un soin tout paternel de cette âme d'élite.
C'est en octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi que Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.
Le 8 décembre 1854, alors que l'univers chrétien tout entier acclamait la Sainte Vierge, proclamée Immaculée, Dominique Lui dédiait toute sa vie et Lui consacrait particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait notre jeune Saint à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu.
Au printemps 1855, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique : « Dieu me veut saint ! », répétait-il à Don Bosco. Cherchant à ressembler à Jésus en Son mystère de souffrance, envahi de plus en plus par l'amour de Jésus rédempteur, il s'ingénie au sacrifice et fonce dans la voie des pénitences extraordinaires. « Non, objecte Don Bosco ; ton devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà ta sainteté. » Dominique obéit de bon coeur à cette formule d'ascèse toute salésienne.
Chaque jour, il rencontre Jésus dans l'Eucharistie. On se rend vite compte que ses actions de grâces sont de purs ravissements. Lorsqu'il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée, ses compagnons lui demandent ce qu'ils auront à faire : « D'abord, explique le petit Saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera. »
Les durs hivers de Turin achevèrent de détériorer sa santé qui n'avait jamais été brillante ; elle chancela grièvement au début de l'année 1857. Malgré le courage et la joie héroïque de Dominique, il dut interrompre sa classe de seconde et rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Hélas ! Huit jours après son arrivée à la maison, il expirait dans les bras de son père. Dominique avait 14 ans et 11 mois.
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Fiat voluntas tua, Domine |
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Lundi 22 Mars, 2010 21:23 Sujet du message: |
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Une autre question...
Quel saint fut prénommé Jules-César, à sa naissance ? |
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Malaquías

Inscrit le: 17 Avr 2007 Messages: 325 : Localisation: Espagne
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Posté le: Vendredi 26 Mars, 2010 21:52 Sujet du message: |
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Bonsoir chère Domitille!
Il est bien difficil pour moi pouvoir chercher sur votre question sans avoir un tout petit indice. Peut-être vous nous pouvez donner quelqu'un? _________________ "¡Mazur eintelajem, arhobo!" (Qui plasmasti me, miserere mei - Tu quienquiera que me hiciste, apiádate de mi) Santa Thais - siglo IV. |
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Samedi 27 Mars, 2010 17:45 Sujet du message: |
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Bonjour !
Comme indice, je peux vous fournir celui-ci : il s'agit d'un fils de saint François… |
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Malaquías

Inscrit le: 17 Avr 2007 Messages: 325 : Localisation: Espagne
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Posté le: Dimanche 28 Mars, 2010 17:00 Sujet du message: |
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Très chère Domitille:
D'abord un très grand merci pou m'avoir donné l'indice.
Pour vous répondre, il s'agit de Saint Laurent de Brindisi (ou de Brindes) (1559-1619) auquel on donne comme prénom Jules-César.
Docteur de l'Eglise. Il était originaire de Brindiisi et fut un des religieux les plus éminents de son temps. Il entra chez les capucins de Venise en 1575 et prêcha en Italie et surtout en Allemagne où il devint l'un des adversaires les plus éloquents du protestantisme. Il fut chargé souvent par le Saint Siège des plus hautes missions diplomatiques tout en étant, alors, ministre général de son Ordre. Il a laissé des ouvrages de controverses et d'exégèse ainsi que plusieurs autres écrits qui font de lui un maître de la vie spirituelle. _________________ "¡Mazur eintelajem, arhobo!" (Qui plasmasti me, miserere mei - Tu quienquiera que me hiciste, apiádate de mi) Santa Thais - siglo IV. |
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Dimanche 28 Mars, 2010 20:56 Sujet du message: |
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Bonsoir !
J'avoue que l'indice donné a été assez difficile à trouver… parce qu'il rendait la question plus facile !
A une prochaine question ! |
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Domitille

Inscrit le: 03 Aoû 2009 Messages: 1651 :
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Posté le: Vendredi 25 Juin, 2010 10:53 Sujet du message: |
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Bonjour !
Une nouvelle question...
Quelle sainte posséda le royaume de France durant quelques instants ? |
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gabrielle

Inscrit le: 10 Déc 2006 Messages: 7755 :
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Posté le: Dimanche 27 Juin, 2010 20:29 Sujet du message: |
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Sainte Jeanne d'Arc? _________________ Il ne faut plus se taire.
Criez avec cent mille langues.
Je vois, qu'à force de se taire, le monde est pourri. ( Sainte Catherine de Sienne) |
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