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Liens-accords FSSPX avec modernistes "conciliaires"

 
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Abbé Zins



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MessagePosté le: Vendredi 26 Août, 2011 9:49    Sujet du message: Liens-accords FSSPX avec modernistes "conciliaires" Répondre en citant


Un correspondant a attiré mon attention sur le sermon suivant, en me demandant de bien vouloir en commenter la seconde partie, concernant les rapports de "communion" entre les FSSPX et les modernistes "conciliaires".

Commençons donc par citer ce sermon en son intégralité :


de Galarreta a écrit:

« On n’a pas à choisir entre la foi et la charité ; on doit embrasser les deux ! »

Sermon de Mgr Alfonso de Galarreta lors des ordinations du 29 juin 2011, à Ecône (Suisse)

Excellences,
chers confrères,
chers ordinands,
mes bien chers frères,

Nous voici réunis, une année de plus, au séminaire d’Ecône, la Maison mère de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, afin de conférer le diaconat et le sacerdoce, afin d’accomplir par là ce qui constitue la vocation et la mission de la Fraternité. Il s’agit de transmettre, conserver, vivre le sacerdoce catholique afin d’assurer la pérennité de la Foi et de l’Eglise catholique.

Le Prêtre est un alter Christus, un autre Christ. Il agit in persona Christi, en la personne du Christ. C’est donc vraiment le sacerdoce du Christ parmi nous. C’est la présence du Christ parmi nous. Le prêtre assure la continuité des bienfaits de l’Incarnation de Notre Seigneur, de sa vie, son enseignement, sa grâce, sa rédemption. Et c’est là vraiment ce qui est l’essentiel. Au travers de cette crise – crise de la foi, crise de l’Eglise – il est évident que nous ne pouvons pas nous abstraire, ignorer la situation dans laquelle nous sommes, et surtout la situation de la sainte Eglise. A vrai dire, pour l’essentiel rien ne change. Pour l’essentiel il n’y a rien de changé.

Le libéralisme tente de concilier le catholicisme et la pensée issue de 1789

Mgr Lefebvre avait bien vu et défini quel est le mal de notre temps, de la société, et surtout le mal dans l’Eglise. Ce mal s’appelle tout simplement le libéralisme. C’est cette conciliation, cet essai de conciliation entre l’Eglise et le monde, entre la foi catholique et les principes libéraux, entre la religion catholique et la pensée issue de 1789. Tout est là, tout le problème gît là. Tout le reste ce ne sont que des justifications théoriques, subtiles, sophistiquées, de la théologie moderniste pour justifier cette adaptation faite par le Concile Vatican II et par les autorités avec le monde issu de la révolution, avec le monde libéral.

Et je voudrais vous citer quelques paroles dues à celui qui était alors le cardinal Ratzinger dans lesquelles il affirme avec simplicité et clarté précisément cela. Dans un souci de fidélité et de précision, je vais vous les lire. Elles sont assez courtes.

« Vatican II avait raison de souhaiter une révision des rapports entre l’Eglise et le monde. Car il y a des valeurs qui, même si elles sont nées hors de l’Eglise, peuvent, une fois examinées et amendées, trouver leur place dans sa vision [du monde] ». (Entretien sur la foi, cardinal Ratzinger et Vittorio Messori, 1985, Fayard, p. 38)

« Le problème des années soixante était d’acquérir les meilleures valeurs exprimées par deux siècles de culture libérale ». (Entretien avec Vittorio Messori, mensuel Jesus, novembre 1984, p. 72)

Le pape actuel, Benoît XVI, à l’époque cardinal Ratzinger, montre également comment la constitution Gaudium et spes est le « testament du Concile », indique son intention et définit sa physionomie en ces termes :

« Si l’on cherche un diagnostic global du texte [de Gaudium et spes] on pourrait dire qu’il est, en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde, une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-syllabus. Le texte joue le rôle d’un contre-syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 ». (Les principes de la théologie catholique, cardinal Joseph Ratzinger, 1982, Téqui, p. 427)

Voilà des textes et des affirmations assez clairs. C’est un aveu d’importance capitale, autorisé et qui nous dispense de prouver ces affirmations. Si eux-mêmes confessent que c’est comme cela, il n’est plus besoin que nous le prouvions. Vatican II a été bel et bien une conciliation de la religion catholique, de la foi de l’Eglise avec le libéralisme, avec la révolution et les principes de la Révolution française, et même – comme le pape le dit ailleurs – de la pensée de la foi avec la pensée des Lumières. Ces affirmations appellent plusieurs réflexions, plusieurs remarques.

Car tout d’abord comment est-il possible qu’il y ait des valeurs touchant si essentiellement l’ordre naturel et surnaturel – pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’Eglise avant et après le Concile ! –, comment peuvent-elles, ces valeurs, naître en dehors de l’Eglise ? L’Eglise n’est donc pas la dépositaire de la Vérité ? L’Eglise catholique n’est pas la vraie Eglise ? Et la Vérité évolue alors au gré de l’histoire et du temps, des cultures et des lieux ? Il n’est pas vrai de dire que ce sont des valeurs nées en dehors de l’Eglise. Déjà, un auteur comme Chesterton disait que les idées de la Révolution française sont des idées catholiques devenues folles. Et nous pourrions dire avec plus de précision : ce sont des vérités catholiques indûment transposées dans l’ordre naturel, des idées qui sont vraies dans l’ordre surnaturel, avec des limites, mais qui ont été transposées directement dans l’ordre naturel.

Si vraiment le Concile Vatican II avait pris les valeurs libérales et les avait corrigées, purifiées et amendées, alors on aurait retrouvé tout simplement la vérité catholique de toujours, puisque ce sont des vérités chrétiennes déformées. Le libéralisme est une hérésie chrétienne, catholique, de par son origine, je veux dire.

D’autre part, il était quand même téméraire de vouloir cette conciliation alors qu’un magistère constant des papes, pendant deux siècles et demi, a condamné ces supposées valeurs : elles ont été condamnées en gros et en détail. Non seulement la possibilité d’une telle conciliation était condamnée, mais il était également condamné d’affirmer la nécessité d’une telle conciliation. C’est le Syllabus, c’est Pie IX.

Il y a là un des péchés originels du Concile. Très souvent ils nous mettent devant les yeux le magistère et l’autorité. Souvent c’est le seul argument qu’ils ont. Alors qu’ils ont, eux, commencé par se débarrasser d’un magistère de deux siècles et demi, et par faire précisément ce que les papes avaient à l’avance condamné. C’est plus que téméraire.

Ensuite on cherche une conciliation avec le monde, avec un monde éloigné de Dieu et opposé à Dieu. Voyez le monde, il suffit de regarder autour de nous pour comprendre de quel monde il s’agit. Or, l’Ecriture est très claire. Saint Jean nous dit : « Tout ce qui vient du monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil de la vie ». (I, Jean, 2, 16). Et l’apôtre saint Jacques disait aux chrétiens : « Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié de ce monde est une inimitié contre Dieu. Quiconque veut donc être ami de ce monde, se rend et s’établit ennemi de Dieu ». (Jacques, 4, 4)

L’esprit d’indépendance conduit à la déification de l’homme

Car enfin, quelle est l’essence, la substance, le noyau de cette pensée libérale ? Les papes et les grands auteurs du XIXe et du XXe siècle ont déjà tout dit. C’est tout d’abord le naturalisme, c’est la négation de l’ordre surnaturel, de la Révélation, de la grâce, et en conséquence et dans cet ordre, négation de l’Eglise, du Christ, de Dieu. Le naturalisme cohérent aboutit à l’athéisme. Et le communisme est là pour nous le rappeler : on n’avait jamais vu une telle horreur dans l’histoire de l’humanité. Deuxièmement, c’est l’esprit d’indépendance et de rébellion. Indépendance par rapport à tout : indépendance de l’intelligence par rapport au Vrai, de la volonté par rapport au Bien, de l’homme par rapport à Dieu, par rapport à l’autorité. Et troisièmement, c’est la déification de l’homme. Déjà saint Pie X le signalait : l’homme se substitue à Dieu, il se fait dieu et il ordonne la gloire à lui-même et la création à lui-même.

Donc on a tenté, on a essayé une conciliation avec ces idées-là, foncièrement et radicalement contraires à la Foi catholique, et tout simplement contraires à l’ordre naturel, à la réalité. Bien sûr, puisqu’il s’agit d’une tentative de conciliation, ils n’ont pas réaffirmé ces principes tels quels. Ils n’ont pas nié l’ordre surnaturel mais ils l’ont réduit et inclus dans la nature. Ils n’ont pas nié l’Eglise, mais ils ont mis l’Eglise au service du monde, le royaume des cieux sur la terre, au service du monde et au service de cette entreprise humaniste de l’unité du genre humain et de la paix, toujours dans l’ordre naturel. Voyez Assise par exemple, Assise III qui est présenté ainsi.

Ils n’ont pas nié le Christ, mais ils ont mis le Christ au service de l’homme. Le Christ est uni à tout homme, il révèle l’homme à l’homme et, avec sa grâce, il fait que l’homme soit un homme parfait. Voilà leur doctrine. Ils n’ont pas affirmé l’indépendance absolue de l’homme par rapport à Dieu, mais ils sont passés de l’ordre objectif à un ordre subjectif. Objectivement parlant, oui, il y a un dieu, il y a une vraie religion, il y a une vérité. L’homme aurait donc une obligation morale d’y adhérer. Mais de toutes façons, quoiqu’il arrive, l’homme se sauve en suivant sa conscience, sa vérité et surtout en exerçant sa liberté. Car c’est là, la dignité ontologique et sacrée de l’homme. L’exercice de la liberté, non dans le sens traditionnel – la liberté de se mouvoir dans le bien – mais le simple fait d’élire entre le bien et le mal, l’homme trouve là sa perfection et son salut.

Ils n’ont pas affirmé la divinité de l’homme, mais ils ont opéré un retour anthropologique par le personnalisme qui a mis le bien commun, et tout bien commun, au service de l’homme individuellement, de la personne. Et en dernière instance, on met au service de la personne le bien commun divin, universel, suprême, qui est Dieu. Car Dieu est le bien commun suprême. C’est pour cela que le Concile affirme que l’homme est la seule créature que Dieu aime pour elle-même. Que Dieu aime pour elle-même ! Et Dieu trouve sa gloire dans la gloire de l’homme, non pas dans la gloire que l’homme rend à Dieu, mais dans la glorification de l’homme.

Et donc nous avons le même but que les libéraux, les humanistes et les révolutionnaires. Pas de problème ! Nous chercherons tous la glorification de l’homme et par là nous obtiendrons aussi la gloire de Dieu. Aussi leur dieu est-il fini et perfectionné par la gloire de l’homme. Rien de moins !


Tout restaurer dans le Christ pour remédier au mal présent

Voyez comment est impossible cette conciliation. Et ils en ont appliqué rigoureusement toutes les conséquences. Mgr Lefebvre nous disait : Ils L’ont découronné. Oui, ils ont systématiquement méconnu la primauté et la royauté de Notre Seigneur, ses droits, les droits de Dieu. On est pour les droits de l’homme. Négation des droits de Dieu avec la déclaration des droits de l’homme. Ils ont découronné Notre Seigneur en Lui-même dans ses droits par la liberté de conscience, par la liberté de pensée, par la liberté du péché, par la liberté de culte, par la liberté religieuse. Il a été découronné vraiment. Mais ils ont découronné aussi Notre Seigneur dans son Eglise par l’œcuménisme, car si le Christ est roi, l’Eglise est la reine. Et ils ont découronné Notre Seigneur dans son Vicaire et dans ses évêques par la collégialité et par la démolition, en dernière instance, de toute autorité.

Voilà la pensée avec laquelle le Concile a tenté la conciliation. Et alors, bien sûr, maintenant il y a la conciliation de la conciliation, entendez l’herméneutique de la continuité. Et il y en a même qui nous ressemblent ou qui étaient des nôtres, et ne sont plus des nôtres, qui tentent la conciliation de la conciliation de la conciliation. C’est peine perdue, leur entreprise est vouée à l’échec d’avance : bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu. Le bien procède d’une cause totalement bonne, intègre, le mal de n’importe quel défaut dans la cause.

Mais ici il s’agit d’un défaut essentiel, car c’est l’essentiel de la pensée libérale qui est totalement et radicalement contraire à la foi catholique. C’est la chose elle-même qu’on cherche à concilier qui est contraire. On ne peut pas faire un cercle carré. C’est impossible. On ne peut même pas le concevoir. C’est du bon sens. On peut demander à quelqu’un de Martigny si on peut aller en même temps à Rome, la Ville éternelle, et à Paris, la cité des Lumières. Demandez-lui si on peut prendre le même chemin pour arriver à ces deux termes ! En Espagne, on dit que cela revient à mettre un cierge à Dieu et un autre cierge au diable. Déjà l’apôtre saint Paul l’avait dit plus ou moins en ces termes : « Ne vous attachez pas avec les infidèles à un même joug ». (2, Cor. 6, 14). Car quelle société peut-il y avoir entre la justice et l’iniquité ? Quelle conciliation entre les lumières et les ténèbres ? Quel accord entre le Christ et le diable ? Entre le fidèle et l’infidèle ? Entre le Temple de Dieu et le temple des idoles ? Or, dit saint Paul, le temple de Dieu c’est l’Eglise. Alors quelle conciliation peut-il y avoir ? Aucune.

Si Mgr Lefebvre nous a signalé avec précision le mal, il nous a indiqué aussi avec précision et clairvoyance le remède. Il nous a signalé le remède : c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et c’est plus précisément le Christ Prêtre et le Christ Roi. Il n’y a pas de salut, il n’y a pas de rédemption possible, ni pour les individus ni pour les sociétés, en dehors du sacerdoce et en dehors de la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car il accomplit sa mission et par son sacerdoce et par sa royauté. « Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé par la main de Dieu, le Christ Jésus », affirme saint Paul, (Cor. 3,11). Et saint Pierre dit dans le même sens : la pierre qui a été rejetée par les architectes, par les constructeurs est devenue la pierre d’angle. Car il n’y a pas de salut dans aucun autre, en personne d’autre si ce n’est en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et il n’y a pas d’autre nom sous les cieux par lequel les hommes puissent être sauvés que le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. (cf. Actes, 4, 11-12)

Lorsque saint Paul dans l’épître aux Ephésiens veut fonder notre espérance fermement, il nous rappelle comment Dieu le Père a déployé sa puissance et la puissance de sa force en ressuscitant Notre Seigneur des morts, en le faisant s’asseoir à sa droite et mettant sous son autorité toute principauté, toute autorité, toute domination, tout trône. Ainsi que tout ce qui peut se nommer en ce siècle et dans le siècle à venir. Dieu lui a tout soumis en ce siècle et dans le siècle à venir. Il l’a constitué Chef de l’Eglise qui est son corps. L’Eglise est la plénitude de Celui qui est tout en tous. Le Christ est tout en tous dans l’Eglise. Et Dieu lui a tout soumis. (cf. Eph. 1, 20-23)

Dans l’épître aux Hébreux l’apôtre est encore plus clair en disant qu’il lui a tout soumis, qu’il n’a rien laissé qui ne lui soit pas soumis (cf. Heb, 2,8). Il n’a rien laissé en dehors de son empire, de sa royauté, et donc oportet illum regnare, il faut qu’Il règne (cf. I Cor. 15, 25). C’est là qu’est l’idéal du prêtre, du sacerdoce : tout fonder en Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout instaurer, tout restaurer dans le Christ, mais aussi tout réunir, tout récapituler, tout ordonner à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Tout est à vous, vous êtes au Christ, le Christ est à Dieu. Voilà le dessein de Dieu de toute éternité : tout restaurer, tout réunir dans le Christ. Et en dehors de son sacerdoce et de sa royauté, la vie de l’homme est un cauchemar sans issue. Nous le voyons bien dans la société dans laquelle nous vivons ; il n’y a ni vérité, ni vertu, et hélas ni salut, ni rédemption, ni justice. Tout cela nous vient par Notre Seigneur, par son sacerdoce, par sa royauté : Je suis la voie, la vérité et la vie. (Jean, 14, 6)

Et donc, chers confrères, chers ordinands, la vie du prêtre est justement de soumettre toute intelligence à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est la vérité, toute volonté à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est la vie, et d’offrir à tous les hommes la seule voie du salut qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Pourquoi aller à Rome ?

Si les choses sont comme cela, quelqu’un pourrait me dire : mais alors pourquoi avoir des contacts avec ces gens-là, pourquoi aller à Rome ? Il semblerait que par principe il ne faille pas avoir de contacts, aucun contact avec eux. Eh bien ! C’est tout le contraire : par principe il faut que nous ayons des contacts et par principe il faut que nous allions à Rome. Ensuite évidemment c’est la prudence qui détermine les circonstances et qui détermine ce qu’il faut vraiment faire dans un cas concret. Mais, par principe, il faut y aller tout d’abord parce que nous sommes catholiques, apostoliques et romains. Ensuite si Rome est la tête et le cœur de l’Eglise catholique, nous savons que nécessairement la crise trouvera sa solution, la crise se résoudra à Rome et par Rome. En conséquence le peu de bien que nous ferons à Rome est beaucoup plus grand que beaucoup de bien que nous ferons ailleurs.

D’autre part, caritas Christi urget nos, la charité du Christ nous presse (2 Cor. 5,14). Il faut comprendre combien il est difficile de quitter l’erreur alors qu’on a vécu toute sa vie dans l’erreur. Il est extrêmement difficile d’avoir la lumière et la force pour rompre avec toute une série d’attaches d’ordre naturel, toute une vie vouée à cela, tout un enseignement avec la caution de l’autorité et les conséquences qui s’ensuivent. Reconnaissons que cela n’est pas facile, et ayons pitié. Car enfin ils ont besoin tout simplement de ce que nous avons déjà reçu gratuitement, la lumière et la grâce. Car qu’est-ce que nous avons que nous n’ayons reçu ? (1, Cor. 4, 7) Eh bien ! Eux, ils ont besoin tout simplement de recevoir ce que nous avons eu la grâce de recevoir par la miséricorde et la largesse de Dieu. La charité nous en fait un devoir.

Ceux qui s’opposent farouchement et par principe à tout contact avec les modernistes me rappellent un passage de l’Evangile. Lorsque Notre Seigneur n’a pas été reçu dans une ville, Jacques et Jean – les fils du tonnerre – lui proposent, s’Il le veut, de faire tomber le feu du ciel pour consumer cette ville. Et Notre Seigneur, indulgent, passe sur cet orgueil monumental mais naïf des apôtres – comme si Notre Seigneur avait besoin d’eux pour résoudre les problèmes ! –, et il leur répond : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes. (cf. Luc 9, 51-56). Oui, ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit qui répand la charité dans les cœurs, et ils ne savaient pas de quel esprit ils étaient. Ils étaient tombés dans le zèle amer.

Nous avons cru à la charité

Et quel est cet esprit ? C’est l’Esprit de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce n’est pas trop compliqué, il faut regarder comment Notre Seigneur a fait face à ses ennemis, à ses adversaires. Aussi bien saint Jean que saint Paul nous disent : c’est en cela que nous avons vraiment connu l’amour de Dieu, que le Père nous a aimés et le Christ a donné sa vie pour nous, alors que nous étions des pécheurs, alors que nous étions ses ennemis. C’est là surtout que se manifeste la charité de Dieu, et nous avons cru à cette charité. Alors nous devons faire de même. (cf.1 Jean, IV, 9-16 et Eph. II)

Comment cet amour de Notre Seigneur s’est-il manifesté ? Par la guerre, les anathèmes, les condamnations, ou en faisant tomber le feu du ciel ? Non ! Cette œuvre d’amour s’est accomplie par l’humilité, par l’humiliation, par l’obéissance, par la patience, par la souffrance, par la mort et en pardonnant encore à ses ennemis sur la Croix. Tout au long de sa vie Notre Seigneur a déployé tous les moyens possibles et raisonnables pour faire admettre la vérité par les pharisiens et pour leur offrir le salut et le pardon. Voilà tout simplement ce que nous devons suivre.

Je ne vois pas en quoi la fermeté doctrinale serait contraire à la souplesse, à l’ingéniosité, et même à la hardiesse de la charité. Je ne vois pas. Je ne sais pas en quoi l’intransigeance doctrinale serait contraire aux entrailles de la miséricorde, au zèle missionnaire et apostolique de la charité. On n’a pas à choisir : ou la foi ou la charité ; on doit embrasser les deux. Et encore sans la charité je ne suis rien même si j’ai une foi à déplacer les montagnes. Si je n’ai pas la charité je ne suis rien. Si je donne ma vie pour les pauvres et que je n’ai pas la charité, je ne suis rien. (cf. 1, Cor. 13, 3)

Relisez l’éloge de la charité par saint Paul dans son épître aux Corinthiens (cf. 1, Cor. 13), appliquez cela à la vie de Notre Seigneur, et vous saurez sans confusion possible quel est l’esprit catholique. La charité est patiente, la charité est bonne, elle n’est pas envieuse, la charité ne cherche pas son intérêt, elle ne tient pas compte du mal, elle rend le bien pour le mal, la charité excuse tout, croit tout, espère tout, souffre tout. Voilà comment nous pourrons vraiment coopérer à la restauration de la foi, à cette restauration de toutes choses dans le Christ. Et si le remède est dans le Christ, le sacerdoce et la royauté du Christ, ce remède passe nécessairement par le cœur de notre mère la Très Sainte Vierge Marie.

Notre Seigneur a été et sera toujours exclusivement le fruit de la Vierge Marie, du cœur de Marie. C’est elle qui est la mère du Christ, mère de Dieu, la mère de tous les hommes, la co-rédemptrice du genre humain, la médiatrice de toutes les grâces. Celle qui distribue et qui donne toutes les grâces. Elle est vraiment la reine de toute la création, reine du ciel et de la terre. Comme le dit saint Bernard, nous avons tout obtenu par la Vierge Marie, nous devons donc aller avec ferveur, dévotion et constance au cœur de Marie, afin d’obtenir les grâces qui nous sont nécessaires, et surtout cette vie forte dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. Car il nous faut aimer avec force.

Allons donc vraiment et souvent, par une dévotion vraie et intérieure, au cœur de Marie, à ce Trône de la grâce afin d’obtenir le secours nécessaire au temps opportun, afin d’être en dernière instance de vrais chrétiens et de vrais prêtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Pour conserver à ce sermon son caractère propre, le style oral a été maintenu.

(Transcription et intertitres DICI du 07/07/11)

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Abbé Zins



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MessagePosté le: Samedi 27 Août, 2011 6:48    Sujet du message: Répondre en citant


S'appuyant notamment sur des passages très clairs des Epîtres de Saint Paul,

l'orateur montre donc en une première partie que :

de Galarreta a écrit:

« Ne vous attachez pas avec les infidèles à un même joug ». (2, Cor. 6, 14).

Car quelle société peut-il y avoir entre la justice et l’iniquité ?

Quelle conciliation entre les lumières et les ténèbres ?

Quel accord entre le Christ et le diable ? Entre le fidèle et l’infidèle ?

Entre le Temple de Dieu et le temple des idoles ?

Or, dit saint Paul, le temple de Dieu c’est l’Eglise.

Alors quelle conciliation peut-il y avoir ? Aucune.



L'orateur déclare d'abord fortement que c'est pour avoir passé outre, au moins en pratique, à cette vérité révélée par l'Esprit-Saint, que les modernistes "conciliaires" ont chuté dans l'hérésie en voulant concilier l'inconciliable.

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Abbé Zins



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MessagePosté le: Dimanche 28 Août, 2011 14:08    Sujet du message: Répondre en citant


Il va même jusqu'à préciser :

de Galarreta a écrit:

Voilà la pensée avec laquelle le Concile a tenté la conciliation.

Et alors, bien sûr, maintenant il y a la conciliation de la conciliation, entendez l’herméneutique de la continuité.


Et il y en a même qui nous ressemblent ou qui étaient des nôtres, et ne sont plus des nôtres, qui tentent la conciliation de la conciliation de la conciliation.

C’est peine perdue, leur entreprise est vouée à l’échec d’avance :


bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu. Le bien procède d’une cause totalement bonne, intègre, le mal de n’importe quel défaut dans la cause.

Mais ici il s’agit d’un défaut essentiel, car c’est l’essentiel de la pensée libérale qui est totalement et radicalement contraire à la foi catholique.

C’est la chose elle-même qu’on cherche à concilier qui est contraire.

On ne peut pas faire un cercle carré. C’est impossible.

On ne peut même pas le concevoir. C’est du bon sens.




Toutefois, après avoir ainsi clarifié doctrinalement le fond de la question,

cet orateur s'évertue à son tour à chercher à concilier l'inconciliable,

la lumière et les ténèbres, le Christ et le diable, le fidèle et l’infidèle.


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Abbé Zins



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MessagePosté le: Mardi 06 Septembre, 2011 7:47    Sujet du message: Répondre en citant


Dès lors, il part en un délire lyrique qui ne ressemble que trop à celui de l'intrus Montini :

de Galarreta a écrit:

Comment cet amour de Notre Seigneur s’est-il manifesté ?

Par la guerre, les anathèmes, les condamnations, ou en faisant tomber le feu du ciel ?

Non !



A comparer, en effet, avec ceci, cherchant à justifier toute la démarche de la révolution "V 2" en son discours final de clôture, le 7/12/1965 :

Montini a écrit:

« L'humanisme laïc et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et à en un certain sens, défié le Concile.

La religion du Dieu qui s'est fait homme, s'est rencontrée avec la religion (car c'en est une) de l'homme qui se fait Dieu.

Qu'est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ?

Cela pouvait arriver ; mais cela n'a pas eu lieu.

La vieille histoire du samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile.


Une sympathie sans bornes l'a envahi tout entier.



La découverte des besoins humains (et ils sont d'autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé l'attention de notre synode.

Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme :

nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme.»




A moins donc que les FSSPX ne reviennent de leurs illusions, contradictions, compromissions gravissimes,

"communion avec" des hérétiques, schismatiques, apostats notoires, nommés par eux-mêmes des "antichrists",

les mêmes causes continueront à entraîner les mêmes effets,

et à les maintenir en leur trahison présente en voulant concilier l'inconciliable,

et en continuant à refuser de tirer les conclusions qui s'imposent,

à l'encontre du propre et du devoir de tout catholique fidèle clairvoyant,

ainsi rappelé très explicitement par l'Apôtre Saint Paul :

« MEME SI NOUS-MEMES OU UN ANGE DU CIEL VOUS EVANGILISAIT AUTREMENT QUE NOUS NE VOUS AVONS EVANGILISES, QU'IL SOIT ANATHEME.» (Galates 1,8) ;


et davantage précisé par un Père de l'Eglise :

Saint Vincent de Lérins a écrit:

« Pourquoi dit-il, « Même si nous-mêmes » ?

Pourquoi pas : "Même si moi..." ? C'est qu'il veut dire :

lors même que Pierre, lors même qu'André, lors même que Jean,

lors même enfin que tout le choeur des Apôtres vous évangéliserait

autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu'il soit anathème.


Rigueur qui fait trembler ! pour confirmer l'attachement à la foi première, il ne s'épargne pas lui-même, ni ses confrères dans l'apostolat.»


[ Lors même que Pierre, et donc qu'un pape ou quelqu'un en ayant certaines apparences externes ! ;

lors même qu'André, que Jean, et donc que des évêques ; lors même que le choeur des apôtres, et donc qu'un apparent concile géné­ral...
]


Saint Vincent de Lérins a écrit:

« C'est encore trop peu : « Même si un ange du ciel, dit-il, vous évangélise autrement que nous ne vous avons évangélisés, qu'il soit anathème.»

Il ne lui a pas suffit, pour défendre la foi traditionnelle, de mentionner la nature de l'humaine condition il a voulu y joindre aussi l'éminente nature des anges.

« Même si nous-mêmes, dit-il, ou un ange du ciel....»

Non que les saints anges du ciel puissent encore pécher ; mais il veut dire :


« S'il arrivait même ce qui ne peut arriver, QUELQUE SOIT CELUI QUI TENTE DE MODIFIER LA FOI TRADITIONNELLE, QU'IL SOIT ANATHEME.»

Mais ces paroles, les a-t-il dites en passant et les a-t-il jetés avec une passion toute humaine, plutôt que par inspiration divine ?

Loin de là. Car il poursuit, et il insiste sur cet avertissement en redoublant d'effort pour le faire entrer dans les esprits :


« Je l'ai déjà dit et je le répète : si quelqu'un vous prêche un autre évangile que celui que vous avez appris, qu'il soit anathème.» (Galates I,9).

Il ne dit pas : "Si quelqu'un vous annonce autre chose que ce que vous avez appris, qu'il soit béni, loué, accueilli", mais

« qu'il soit anathème », c'est-à-dire séparé, rejeté du troupeau, exclu, afin que la redoutable contagion d'une seule brebis n'infecte pas de son poison l'innocent troupeau du Christ...


IL N'A DONC JAMAIS ETE PERMIS, Il N'EST PAS PERMIS, ET IL

NE SERA JAMAIS PERMIS DE PRECHER AUX CHRETIENS CATHOLIQUES

UNE AUTRE DOCTRINE QUE CELLE QU'ILS ONT RECUE ;


ET JAMAIS IL N'A FALLU, JAMAIS IL NE FAUT, JAMAIS IL NE FAUDRA

OMETTRE, D'ANATHEMATISER CEUX QUI ANNONCENT AUTRE CHOSE

QUE LA DOCTRINE UNE FOIS RECUE...


(Car) le propre des catholiques est de garder le dépôt confié par les saints Pères, de condamner les nouveautés impies,

et
comme l'a dit et répété l'Apôtre, de crier "anathème" à quiconque annonce une doctrine différente de celle qui a été reçue


(Saint Vincent de Lérins - Commonitorium - Ver Siècle)

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Abbé Zins



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MessagePosté le: Mercredi 07 Septembre, 2011 6:29    Sujet du message: Répondre en citant


Signalons ici le saut sophistique entre la part de vérité de cette partie du discours et la plongée dans la contradiction, l'illusion, la compromission en actes, la trahison de fait :

de Galarreta a écrit:

Cette œuvre d’amour s’est accomplie par l’humilité, par l’humiliation, par l’obéissance, par la patience, par la souffrance, par la mort et en pardonnant encore à ses ennemis sur la Croix.

Tout au long de sa vie Notre Seigneur a déployé tous les moyens possibles et raisonnables pour faire admettre la vérité par les pharisiens et pour leur offrir le salut et le pardon.

Voilà tout simplement ce que nous devons suivre.



S'il est vrai que Notre divin Maître a déployé tous les moyens possibles et raisonnables pour faire admettre la vérité par les pharisiens et tous les autres pécheurs, s'est sacrifié en vue de leur salut et pardon si ceux-ci se reprenaient, convertissaient et faisaient pénitence ;

il est par contre faux qu'Il aurait omis de les condamner publiquement, solennellement, les menaçant des plus rigoureux châtiments s'ils demeuraient dans l'erreur et le péché :


"si vous ne faites pénitence, vous périrez tous" (Lc. 13,3,5) ;

"malheur à vous, scribes et pharisiens..." (Lc. 11,42-52)

"Vous faites les oeuvres de votre père... Votre père est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père... qui est le père du mensonge..." (Jn. 8,41, 44)

"vous mourrez dans vos péchés..." (Jn. 8,24)


etc....

En continuant à prétendre tenir pour "légitimes" les intrus qu'ils ont pourtant reconnus comme hérétiques, schismatiques, apostats notoires, "antichrists" et proclamés publiquement tels,

et par là à faire comme si l'hérésie, schisme, apostasie notoires, étaient compatibles avec l'appartenance à l'Eglise et avec l'autorité sur ses membres ;

les FSSPX contribuent ainsi à maintenir le grand nombre dans la confusion entre le vrai et le faux, le bien et le mal,

l'Eglise véritable et sa contre-façon diabolique,

à demeurer trompés et enchaînés par les intrus en les croyant "légitimes" et "catholiques".


Malheur sur eux, s'ils ne se reprennent pas en arrivant enfin à tirer les conséquences qui s'imposent et qui aident à percevoir clairement


la grande Apostasie et l'abomination installée dans les Lieux Saints.


Qu'ils sortent donc de la honte et de la gravissime complicité de

faire semblant de ne pas voir entièrement ce qu'ils voient et constatent

mais refusent par une fausse apparence de prudence charnelle d'admettre.

"Veritas liberabit vos." (Jn. 8,32)


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MessagePosté le: Jeudi 15 Septembre, 2011 7:48    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Vatican-FSSPX : Communiqué de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - 14 septembre 2011

(...)

Compte tenu des préoccupations et des instances présentées par la Fraternité sacerdotale saint Pie X à propos du respect de l’intégrité de la foi catholique face à l’herméneutique de la rupture du Concile Vatican II à l’égard de la Tradition – herméneutique mentionnée par le Pape Benoît XVI dans son Discours à la Curie romaine en date du 22 décembre 2005 –,

la Congrégation pour la Doctrine de la Foi prend pour base fondamentale de la pleine réconciliation avec le Siège apostolique l’acceptation du Préambule doctrinal qui a été remis au cours de la rencontre du 14 septembre 2011.

Ce préambule énonce certains des principes doctrinaux et des critères d’interprétation de la doctrine catholique nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère de l’Église et au sentire c*m Ecclesia,

tout en laissant ouvertes à une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi.


(...)


Ceci ressemble significativement à cela :

Protocole signé le 5/5/1988 a écrit:

« Moi, Marcel Lefebvre, Archev. Em. de Tulle, ainsi que les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par moi fondée...

(2) Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le n° 25 de la Constitution DOGMATIQUE Lumen Gentium du Concile V.2 sur le Magistère ecclésiastique et l'adhésion qui lui est due.

(3) A propos de certains points enseignés par le Concile V.2 ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui nous paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d'étude et de communication avec le Siège Apostolique, en évitant toute polémique.

(4) Nous déclarons en outre reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l'intention de faire ce que fait l'Eglise et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel Romain et des Rituels des Sacrements promulgué par les Papes P.6 et J.P.2...»

(Protocole signé le 5/5/1988)

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MessagePosté le: Jeudi 15 Septembre, 2011 9:14    Sujet du message: Répondre en citant


La tactique du chef actuel des intrus, clairement exposée par lui-même, reste toujours la même, avec les mêmes moyens piégés pour y parvenir :

Ratzinger a écrit:

« Il faut défendre le Concile Vatican II contre Mgr Lefebvre, comme un devoir qui oblige vis-à-vis de l'Eglise et comme une nécessité permanente...

Maintenant, laissant de côté la question liturgique, le point central du conflit se situe dans l'attaque contre la liberté religieuse et contre le prétendu esprit d'Assise ...


(Discours de Ratzinger aux "évêques" du Chili, retranscrit par la revue Concilium en 1988)

Ratzinger a écrit:

Le phénomène lefebvriste est en expansion, même si l'on n'en parle pas beaucoup.

Quant aux perspectives d'avenir, d'une part je vois un durcissement croissant de la part des responsables (je pense, par exemple, à leur critique très âpre du catéchisme) ainsi que d'autres phénomènes qui laissent bien peu d'espoir de reprendre un nouveau dialogue ;

d'autre part, je vois également que de nombreux laïcs, avec souvent une certaine formation culturelle participent à leur liturgie sans s'identifier avec le mouvement.


Il faut donc distinguer entre les responsables, très sûrs d'eux, qui disent : cette fois ce ne sera plus Rome qui posera les conditions mais nous ;

qui montrent une dureté surprenante et préoccupante ;

et, d'autre part, un nombre de personnes qui participent à leur liturgie, sans identification, avec la conviction de rester en pleine communion avec le Pape et de ne pas s'éloigner de la communion de l'Eglise.


Cette ambiguïté des situations rend difficile une action future.

On peut toujours essayer d'aider ceux qui veulent être catholiques, en communion avec les évêques et avec le Pape, à s'intégrer dans l'Eglise, à trouver leur demeure dans l'Eglise sans avoir besoin de recourir ailleurs, et, d'autre part, clarifier les conditions réelles d'appartenance à l'Eglise catholique...

Ce n'est qu'en construisant des ponts pour aider au dialogue que l'on pourra en définir plus précisément aussi les limites. »


(Entretien avec J. Ratzinger, rapporté par la revue Il Regno, 4/1994)


Ratzinger a écrit:

« Ainsi nous pourrions ouvrir un espace à ceux qui cherchent et qui demandent dans l'Eglise,

nous parviendrions ainsi à convertir le schisme à l'intérieur même de l'Eglise et à le rendre superflu...

Un certain nombre de gens cherchent refuge dans l'ancienne liturgie : il faut récupérer la dimension sacrée de la liturgie.»


(Discours de Ratzinger aux "évêques" du Chili, retranscrit par la revue Concilium en 1988)

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Abbé Zins



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MessagePosté le: Jeudi 15 Septembre, 2011 9:22    Sujet du message: Répondre en citant


L'attitude contradictoire des FSSPX est malheureusement aussi toujours semblable à elle-même :


Mgr. L. a écrit:

« Nous n'avons pas le droit de dire que la crise que nous subissons n'a rien à voir avec le Concile, que c'est simplement une mauvaise interprétation du Concile

(11/1972, Mgr. L., Un évêque parle, p. 196)


Mgr. L. a écrit:

« Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques.

Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d'adopter cette réforme et de s'y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l'Eglise et à la doctrine catholique pour notre salut, est le refus catégorique d'acceptation de la Réforme.»


(Mgr. L., Déclaration du 21/11/1974, La condamnation sauvage, p. 9)


Mgr. L. a écrit:

« Poursuivre les orientations de ce Concile et des Réformes post-conciliaires, c'est étendre l'apostasie et mener l'Eglise vers sa ruine.»

(Mgr. L., L 6/10/1978, Mgr. L. et le Saint-Office, p. 130)


Mgr. L. a écrit:

« Quant au mythe de l'émancipation de l'humanité, la foi catholique lui donne son vrai nom : apostasie des nations... ; l'apostasie des nations instaurée par le libéralisme...» (Mgr. L., Ils l'ont découronné, Ed. Fideliter 1987, p. 124, 138)


Mgr. L. a écrit:

« C'est pour garder intacte la foi de notre baptême que nous avons dû nous opposer à l'esprit de V 2 et aux réformes qu'il a inspirées.

Le faux oecuménisme qui est à l'origine de toutes les innovations du Concile, dans la liturgie, dans les relations nouvelles de l'Eglise et du monde, dans la conception de l'Eglise elle-même, conduit l'Eglise à sa ruine et les catholiques à l'apostasie.»

(Mgr. L., Lettre du 2/6/1988 à JP 2, Fideliter, n° spécial sacre, p. 56)


Mgr. L. a écrit:

« On a cru attirer le monde en prenant les idées du monde... Alors nous ne sommes pas de cette religion.

Nous n'acceptons pas cette nouvelle religion. Nous sommes de la religion de toujours, nous sommes de la religion catholique, nous ne sommes pas de cette religion universelle comme ils l'appellent aujourd'hui. Nous ne sommes pas de cette religion libérale, moderniste, qui a son culte, ses prêtres, sa foi, ses catéchismes, sa bible, sa bible oecuménique. Nous ne les acceptons pas....

Nous ne pouvons pas accepter ces choses-là. C'est contraire à notre foi

(Mgr. L., Sermon du 29/6/1976, La condamnation sauvage, p. 128)

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Abbé Zins



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MessagePosté le: Vendredi 16 Septembre, 2011 9:10    Sujet du message: Répondre en citant


Attitude oscillante selon le souffle de menaces ou de propositions alléchantes, avec ses perpétuelles variations contradictoires :

Mgr. L. a écrit:

« Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de V 2, c.à.d. en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de

ce concile, que celui-ci, tournant le dos à la tradition et rompant avec l'Eglise du passé, est un concile schismatique.

On juge l'arbre à ses fruits. Désormais, toute la grande presse mondiale, américaine et européenne, reconnaît que le concile est en train de ruiner l'Eglise catholique à tel point que même les incroyants et les gouvernants laïcs s'en inquiètent.»

(Mgr. L., 2/8/1976, La condamnation sauvage, p. 174)


Mgr. L. a écrit:

« Donc, V 2 n'est pas un concile comme les autres et c'est pourquoi nous avons le droit de le juger, avec prudence et réserve.

J'accepte dans ce Concile et dans les réformes tout ce qui est en pleine concordance avec la Tradition.»

(Mgr. L., 1985, Lettre aux catholiques perplexes, p. 142)



Mgr. L. a écrit:

« J'ai alors dit au S.Père [le 16/12/1978]...

certainement il y a des choses qui sont assez difficiles à admettre dans le Concile ;
cependant je serai prêt à signer une phrase comme celle-ci :

« j'accepte les Actes du Concile interprétés dans le sens de la tradition »
.


J'estime que ce serait une phrase que je pourrais éventuellement accepter, et signer si vous voulez.

-"Oh, mais c'est très bien ! très bien ! Mais c'est évident, c'est normal ! Vraiment, vous acceptez de signer une phrase comme celle-là ? "

- J'ai dit : « Bien sûr, je suis prêt à la signer ! Pourvu qu'il y ait cette phrase : "interprété dans le sens de la tradition". Il dit encore : " Mais c'est tout à fait normal ! ".»

(Mgr. L., Conférence du 21/12/1978 ; Cor Unum n° 2 p. 9)

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MessagePosté le: Samedi 17 Septembre, 2011 7:50    Sujet du message: Répondre en citant


Pas question de signer une apostasie ! tout en la signant ?

juste avant de récuser sa signature comme un pacte de silence, une trahison :

Mgr. L. a écrit:

« La liberté religieuse, c'est « l'apostasie légale de la société » [Léon XIII, E Giunto, 19/7/1889] :

retenez-le bien ; car c'est cela que je réponds à Rome, chaque fois qu'on veut m'obliger à accepter globalement le Concile ou spécialement la déclaration sur la liberté religieuse.

Le 7/12/1965, j'ai refusé d'apposer ma signature au bas de cet acte conciliaire, et vingt ans plus tard, mes raisons de refuser toujours cette signature n'ont fait que croître.

On ne signe pas une apostasie !
»


(Mgr. L., 1987 ; Ils l'ont découronné, Ed. Fideliter 1987, p. 68)


Mgr. L. a écrit:

« T.S. Père, Afin de dissiper les doutes qui peuvent encore exister au sujet de mon attitude, je déclare à nouveau que je suis pleinement d'accord avec ce que Votre Sainteté a déclaré le 6/11/1978

en ce qui concerne le Concile V.2, comme je l'ai déclaré déjà à Votre Sainteté dans ma lettre du 8/3/1980 [Lv.23] :

« Que le Concile doit être compris à la lumière de toute la sainte tradition et sur la base du magistère constant de la sainte Eglise ».

Dans l'audience que Votre Sainteté m'a accordée [le 16/12/1978], Votre Sainteté se réjouissait à la pensée qu'il n'y avait pas de problème concernant la foi qui nous séparait, et

me demandait si j'étais prêt à signer cette déclaration. C'est chose faite plusieurs fois depuis cette audience.» (Mgr. L., Lettre du 14/9/1980 ; Mgr. L. et le Vatican, 1982, p. 33s.)

(Lettre du 6/5/1988 ; Fideliter, n° spécial sacre, p. 42)


Mgr. L. a écrit:

« Les colloques... nous ont bien déçus. On nous remet un texte doctrinal, on y ajoute le nouveau Droit canon... La question de l'évêque est solutionnée avec peine...

Le Cal. (Ratzinger) nous fait savoir qu'il faudrait laisser alors célébrer une Messe nouvelle à S. Nicolas du Chardonnet, il insiste sur l'unique Eglise, celle de V.2. Malgré ces déceptions je signe le Protocole le 5/5.

Mais déjà la date de la consécration épiscopale fait problème.

Puis un projet de lettre de demande de pardon au Pape m'est remis entre les mains.

Je me vois obligé d'écrire une lettre menaçant de faire les consécrations épiscopales pour arriver à avoir la date du 15/8 pour la consécration épiscopale.»

(Mgr. Lettre du 19/6/1988 ; Fideliter, n° spécial sacre, p. 66)



Abbé du Challard a écrit:

« C'était clairement un "pacte de silence"...

cela équivaudrait à rendre vaine la bataille pour la Foi conduite pendant toutes ces années,

bataille qu'il eût mieux valu ne jamais commencer s'il fallait la conclure par un reniement...»


(Abbé du Challard, Si Si No No, 6, 1988, La Tradition excommuniée, p. 40s)


Abbé Aulagnier a écrit:

« C'était le jour de la Saint-Pie V !...»

(Abbé Aulagnier, Fideliter, n° spécial sacre, p. 5)


Mgr. L. a écrit:

« Les martyrs sont morts pour défendre la foi !

Un grain d'encens offert à la [fausse] divinité, et hop ils auraient eu la vie sauve.

On m'a conseillé une fois :

- " Signez
, signez que vous acceptez tout, et puis vous continuez comme avant ! "

- Non! On ne joue pas avec sa foi ! »


(Mgr. L., Ils l'ont découronné, Ed. Fideliter 1987, p. 68)

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