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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mardi 24 Avril, 2012 21:47 Sujet du message: La Vocation de Jeanne |
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La vocation de Jeanne,
tiré de l'ouvrage destiné aux jeunes filles de France, Les Amies de Jeanne d'Arc,
de V.D. Artaud.
« Ce ne sont pas les hauts faits, ni les actions d'éclat de la Pucelle que j'ai racontés aux "Amies de Jeanne d'Arc" : visant à leur être utile, je leur ai montré l'âme de la "Bonne Lorraine". » (V. D. Artaud, prêtre du diocèse d'Orléans)
| Citation: | Les voix de Jeanne ne descendaient pas vers l’angélique enfant seulement pour la visiter, ni même pour l’exciter à une plus haute perfection. Elles venaient entretenir la Pucelle de la mission qu’elle aurait à remplir, lui faire connaître la vocation à laquelle Dieu l’appelait.
Quelle fut cette vocation, et comment Jeanne y répondit, tel sera le sujet de notre entretien.
Quand Jeanne quitta Vaucouleurs, saluée par la foule des pauvres gens qui s’étaient cotisés pour l’équiper, et qui pleuraient d’admiration en la voyant partir, si jeune pour une vie pleine d’incertitude et de périls ; si faible pour une tâche si extraordinairement ardue et compliquée, elle leur laissa cet adieu touchant : « Ne me plaignez pas : c’est pour cela que je suis née ».
Oui, c’est pour cela qu’elle était née ; c’était là sa vocation.
La première fois qu’il apparut à Jeanne, saint Michel lui dit : »Sois bonne, fréquente l’église ».
Bientôt il raconta à la pieuse enfant la grande pitié qui était au royaume de France.
Elle en avait bien déjà quelque idée par les conversations entendues le soir près de l’âtre ; et les batailles, parfois sanglantes, qui s’engageaient souvent entre les jeunes garçons de Domrémy, du parti de la France, et ceux de Maxey, village voisin qui tenait pour le parti de Bourgogne, lui donnaient quelque notion des horreurs de la guerre et des ruines dont elle est la cause.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Jeudi 26 Avril, 2012 21:19 Sujet du message: |
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| Citation: | Ses Voix lui en présentèrent une claire vision ; elles lui montrèrent notre pays divisé par les rivalités, déchiré par les factions, désolé par les discordes de ses fils, ravagé par la guerre étrangère, envahi coupé en deux par les Anglais, dont le jeune souverain avait été proclamé roi de France dans la basilique de Saint-Denis ; elles l’enflammèrent d’amour pour cette France meurtrie dont elle était l’enfant.
Enfin, quand elle eut compris toute l’étendue des maux qui conduisaient notre pays à la mort ; quand son patriotisme eut atteint le degré d’intensité nécessaire à la réalisation des desseins du ciel ; quand son cœur fut prêt ; les Voix lui dirent que, fléchi par les prières des saints éclos si nombreux, depuis Clotilde, sur notre sol national, Dieu avait résolu de faire miséricorde à son peuple de prédilection, à notre douce France, et que le Tout-Puissant l’avait choisie, elle, pour opérer cette délivrance : »Jeanne, va au secours du Roi, tu lui rendras son royaume ».
Devant cet avenir, Jeanne fut saisie d’effroi et, toute tremblante, elle dit à l’ange : »Messire, je ne suis qu’une pauvre fille, qui ne sait ni manier l’épée, ni conduire des hommes d’armes ».
« Dieu t’aidera », répondit saint Michel.
Pendant quatre ans, la même scène se renouvela. Deux ou trois fois par semaine, le messager céleste disait à Jeanne qu’il fallait qu’elle quittât son village et qu’elle vînt en France. A mesure cependant qu’approchait le moment fixé par la Dieu, les Voix insistaient davantage et devinrent si pressantes, quand les Anglais eurent mis le siège devant Orléans, que, dit Jeanne, « je ne pouvais plus durer où j’étais ».
Vous savez comment elle partit.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Lundi 30 Avril, 2012 21:50 Sujet du message: |
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| Citation: | Tout être humain doit remplir ici-bas une mission spéciale, assignée par le Créateur. Il y a une vocation de laquelle chacune de vous peut dire, comme Jeanne : « C’est pour cela que je suis née ». Là seulement, dans cette vocation, vous mettrez en œuvre toutes les énergies de votre nature, vous développerez toutes vos facultés, vous donnerez toute votre valeur, vous atteindrez votre fin ; comme une plante ne peut pousser, croître et prospérer, que dans le sol contenant tous les éléments nécessaires à sa vie et à son développement.
Votre vocation, c’est tout votre avenir, tout votre bonheur en cette vie et en l’autre. Il est superflu, dès lors, de vous faire remarquer l’importance d’un tel sujet.
Or, mes enfant routes s’ouvrent devant elle : c’est à chacune de prêter l’oreille attentive pour bien entendre dans laquelle de ces voies l’appelle le divin maître.
La vie religieuse est la première de ces vocations. Elle est la première par ses grandeurs et par ses bienfaits : celles qui la suivent foulent aux pieds toutes les joies terrestres et, par la pratique des conseils évangéliques, marchent vers le ciel à pas de géants.
Le monde les dédaigne ; en réalité, elles sont la fleur de l’humanité : elles incarnent tout ce qui fait la grandeur et la noblesse de l’homme : mépris des vulgarités, lutte contre la mauvaise nature, victoire sur les instincts inférieurs, oubli de soi, amour du sacrifice, élévation de l’esprit, force de la volonté, élan incessant vers la perfection.
Le monde les plaint ; en réalité elles sont les plus heureuses des créatures ; car, s’il est vrai, comme dit l’Imitation, que « l’amour est un bien au-dessus de tous les biens…, que rien n’est plus doux, plus fort, plus élevé, plus étendu, plus délicieux que l’amour, rien de plus parfait, ni de meilleur au ciel et sur la terre » ; elles goûtent le suprême bonheur, puisqu’elles aiment Jésus et qu’elles en sont aimées, Jésus la source de paix, de toute consolation, de toute joie, Jésus l’amour infini ; elles en jouissent, elles le possèdent pour le temps et pour l’éternité.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mardi 01 Mai, 2012 21:33 Sujet du message: |
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| Citation: | Le monde les méconnaît et les traite d’inutiles ; certains chrétiens même ne sont pas éloignés de les regarder, surtout celles qui s’enferment derrière des grilles impénétrables du cloître, comme des égoïstes, n’ayant de souci que pour leur salut personnel, et désertant, à l’heure de la lutte, le champ de bataille ; en réalité, elles sont les bienfaitrices de l’humanité.
Bienfaitrices de l’humanité, celles qui se consacrent à l’éducation de l’enfance ; bienfaitrice de l’humanité, celles qui se dévouent au service des orphelins, des pauvres, des vieillards ; celles qui passent leurs jours et leurs nuits près des malades, au chevet des mourants ; celles qui usent leur vie au milieu des incurables, des pestiférés, des lépreux, de tous les malheureux dont la seule vue fait horreur ; bienfaitrices de l’humanité, celles qui se donnent au relèvement moral, à la réhabilitation de ces pauvres êtres déchus que le monde repousse après les avoir souillés.
Bienfaitrices, aussi, de l’humanité, ces vierges de nos cloîtres qui, sans contact apparent avec le monde, en sont cependant les sauveurs. Sachez-le, mes enfants, si, en nos temps d’impiété et d’immoralité, notre France n’est pas accablée sous le poids de la colère divine, c’est qu’il y a, dans les austères cellules des monastères, des vierges vaillantes qui prient sans interruption pour ceux qui ne prient pas, des vierges sans tache qui s’immolent pour expier les débauches d’un monde corrompu, qui s’interposent entre la justice et le coupable, et font le contrepoids aux iniquités de la terre.
Bienfaitrices, enfin, de l’humanité, toutes ces vierges, qu’elles se cachent au cloître ou qu’elles vivent au milieu de nous, par l’exemple qu’elles donnent au monde, opposant à son orgueil leur humilité, à son amour de l’or, leur pauvreté, à son sensualisme leurs mortifications et leur chasteté, à son indépendance leur obéissance.
Non seulement elles préservent le monde, mais elles le purifient, elles le perfectionnent, elles en élèvent le niveau moral par l’arome de leurs vertus, elles y conservent l’idéal de la vie chrétienne parfaite.
La vie religieuse est donc la plus grande et sublime vocation. Dieu n’y appelle qu’un petit nombre d’âmes privilégiées.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mercredi 02 Mai, 2012 21:19 Sujet du message: |
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| Citation: | La seconde vocation est celle de la vierge dans le monde.
Le célibat dans le monde est-il une vocation spéciale ? A n’en pas douter, Dieu y prédestine certaines âmes, il les y appelle, soit par l’attrait qu’il leur donne pour ce genre de vie, soit par les circonstances qui les y engagent et qui sont également une marque de la volonté divine.
Cette vocation tient le milieu entre la vie religieuse et le mariage.
Elle a ses grandeurs propres : »elle a ses sacrifices comme celle de la maternité ; elle garde, autant que la vie religieuse, la hauteur d’une pureté sans tache ; les âmes que Dieu y appelle se rendent utiles et bienfaisantes d’une manière différente, mais égale peut-être en mérite aux deux autres ; son humilité même le garantit (1) ».
Elle a son utilité propre. Quand leurs frères et leurs sœurs ont quitté la maison paternelle pour suivre leurs voies, ces admirables filles se constituent les gardiennes d’un foyer où on aimera à venir, de temps en temps, se retremper ; elles restent près de leurs vieux parents, pour être leur soutien, leur providence, pour les assister avec tout le dévouement de leur cœur et adoucir leurs derniers jours. Et si la mort passe dans la famille, ce sont encore elles qui accourent, insoucieuses de leur repos, inconscientes de leur héroïsme, à la maison du deuil, pour remplacer près du frère l’épouse disparue, se faire la mère des orphelins, devenir la maîtresse de maison fidèle et dévouée.
Leur place est tout indiquée dans les œuvres ; libres de tout lien, elles peuvent, sans crainte de laisser en souffrance aucun devoir, travailler pour les pauvres ; visiter les malheureux, soigner les malades ; consoler ceux qui sont dans la tristesse ; s’enrôler parmi les catéchistes volontaires ; soutenir de leur temps, de leur crédit, de leur bourse, toutes les œuvres paroissiales ; se faire les auxiliaires discrètes et précieuses du prêtre.
Si elle a des grandeurs et son utilité propres, cette vocation a aussi ses gloires. Les annales de la sainteté sont pleines de beaux exemples d’héroïques vertus donnés au cours de l’histoire de l’Église, par les vierges chrétiennes vivant au milieu du monde. Notre Jeanne d’Arc, votre céleste amie, en est, pour nous, l’idéal et la patronne : religieuse, elle n’aurait pas pu quitter son cloître ; engagée dans les liens du mariage, sa place eût été au foyer familial ; vierge dans le monde, elle a pu se consacrer, toute, à l’œuvre spéciale que Dieu lui confiait, et sauver la France.
La vie du célibat dans le monde est, comme la vie religieuse, une vocation réservée à un petit nombre.
(1) Mgr Dupanloup, les Vocations différentes de la femme, p. 64. |
à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Jeudi 03 Mai, 2012 21:19 Sujet du message: |
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| Citation: | La vocation commune, celle de l’universalité des jeunes filles est le mariage.
Il y a des jeunes filles qui se font, du mariage, une conception bizarre. Pour elles, le mariage est l’émancipation de la tutelle des parents ; le commencement de joies qui semblent d’autant plus inépuisables qu’elles sont plus mystérieuses ; l’aube d’une journée sans déclin dont le ciel ne connaîtra aucun nuage ; l’aurore de fêtes qui n’auront point de fin.
C’est là une notion totalement fausse. Certes, le mariage comporte des joies nobles et profondes ; mais il entraîne aussi de lourdes responsabilités ; et l’alliance d’or qui brille au doigt de la jeune épouse est moins un ornement qu’un symbole, elle est le premier anneau d’une chaîne qui la lie désormais à d’austères devoirs.
Le mariage est un contrat. Ce mot seul indique une chose grave ; on ne passe pas un contrat pour des futilités. Et encore le contrat matrimonial diffère des autres contrats et possède une particulière gravité.
Les contrats ordinaires ont pour objet des biens matériels ; dans le contrat matrimonial, ce ne sont pas des valeurs mobilières ou des titres de rente qui se mettent en commun, ce sont deux êtres qui se donnent l’un à l’autre avec leur intelligence et leur cœur, leur force et leur faiblesse, leurs qualités et leurs défauts.
Les contrats ordinaires s’arrangent au gré des contractants, on peut donner ceci et retenir cela ; le contrat matrimonial exige une cession complète des deux êtres qui se fondent pour ainsi dire en un seul être ; c’est le don réciproque de sa vie totale, consortium omnis vitae, comme disaient les Romains.
Les contrats ordinaires ont pour but un avantage matériel ; le contrat matrimonial a comme fin d’établir un foyer, de fonder une famille.
Les contrats ordinaires durent plus ou moins, suivant les conventions des intéressés ; le contrat matrimonial engage pour une vie, qu’elle soit longue ou brève, heureuse ou malheureuse, pauvre ou fortunée, misérable ou prospère ; il engage pour le temps et pour l’éternité.
Les contrats ordinaires se passent devant des témoins terrestres ; le contrat matrimonial a, pour témoin, Dieu, seule garantie efficace des promesses échangées et jurées.
Que graves sont ces obligations, et que de vertus elles supposent ! Aussi, Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu au secours de l’humaine faiblesse : du contrat matrimonial il a fait un sacrement qui sanctifie l’union légitime de l’homme et de la femme, et leur donne la grâce de vivre ensemble chrétiennement, et d’accomplir leur destinée, en s’appuyant l’un sur l’autre, dans une parfaite harmonie.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Vendredi 04 Mai, 2012 21:48 Sujet du message: |
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| Citation: | Le mariage est donc une vocation sainte, inférieure, il est vrai, à la vie religieuse et à la virginité dans le monde ; très grande, cependant, très noble, tant par les devoirs qu’elle impose et les sacrifices qu’elle nécessite, que par les vertus qu’elle exige et par la fin qu’elle a pour but, fin sublime qui est le de peupler la terre et de donner au ciel des élus.
J’ai dit que le mariage est inférieur à la vie religieuse et à la virginité dans le monde. C’est vrai, si on considère en eux-mêmes, dans leur perfection, ces différents états. Toutefois, si je les envisage, non plus en eux-mêmes, mais par rapport à vous, j’ajoute que, pour vous, l’état le plus parfait, celui où vous recevrez des grâces plus abondantes, celui où vous ferez votre salut, c’est celui, quel qu’il soit, auquel Dieu vous appelle.
Voilà donc, mes enfants, les trois vocations qui s’offrent à vous, les trois routes qui s’ouvrent devant vous, entre lesquelles vous aurez à choisir, dans un avenir plus ou moins prochain.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Samedi 05 Mai, 2012 21:30 Sujet du message: |
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| Citation: |
Comment devez-vous répondre à votre vocation ? Nous allons le voir, en examinant comment Jeanne répondit à l’appel de Dieu.
Jeanne accepta la mission que ses Voix lui assignaient. Je veux dire qu’elle ne la choisit pas elle-même, mais que Dieu la lui imposa, et qu’elle se soumit à la volonté divine, quand celle-ci lui fut nettement signifiée.
Humainement, tout, en Jeanne, répugnait à une telle mission ; et si, en face de l’avenir qui lui était présenté, elle n’a rien dit de ses luttes intérieures, nous les devinons sans peine, et nous pouvons les affirmer sans témérité, puisque les instances de ses Voix durèrent cinq années.
Dans la lettre que je vous ai déjà citée, Perceval de Boulainvilliers expose, d’une façon saisissante, les angoisses qui durent torturer le cœur de la Pucelle : « Lorsque le comte de Salisbury eut débarqué d’Angleterre en France, les apparitions et les révélations se multiplient, se renouvellent, et plus que jamais poursuivent la jeune fille. L’émotion gagne son âme, l’anxiété la saisit et la tourmente. Un jour, dans les champs, comme elle était en contemplation, une apparition extraordinaire, plus frappante et plus éclatante que de coutume se montra à elle et une voix lui dit :
« Jusques à quand ces retards ? Pourquoi ne pas te rendre d’un pas rapide à l’œuvre que le Roi du ciel t’a marquée ? Tu ne bouges pas, et cependant la France se meurt ; les villes sont dévastées, les justes périssent, les seigneurs sont mis à mort, un sang illustre est répandu ».
La jeune fille, moins craintive et instruite par son curé, répondit :
« Que faire et de quelle manière ? Où aller ? Je ne sais pas le chemin, je ne connais pas le pays, je suis inconnue du Roi. L’on ne me croira pas ; je serai pour tous un sujet de dérision, et avec raison. Quoi de plus insensé que d’aller dire aux grands qu’une Pucelle va restaurer la France, commander des armées, triompher des ennemis ? Quoi de plus étrange que de voir une jeune fille porter l’habit d’homme ? ».
« Après ces observations et autre semblables, il lui fut répondu : « Le Roi du ciel l’ordonne et le veut. Ne cherche pas davantage comment ces choses se feront ; il en sera de la volonté de Dieu sur la terre comme de sa volonté dans le ciel. Rends-toi dans la ville voisine nommée Vaucouleurs, la seule qui en cette partie de la Champagne obéisse au Roi, et la capitaine de cette ville te mènera sans empêchements là où tu le demanderas ».
Le Roi du ciel l’ordonne et le veut : cela suffisait. Comme Marie à Nazareth, Jeanne s’inclina sous la volonté divine.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Lundi 07 Mai, 2012 21:35 Sujet du message: |
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| Citation: | La soumission aux ordres du ciel est votre premier devoir dans la question de votre avenir, qui ne dépend ni de vos parents, ni de vous-mêmes, mais de Dieu.
Les parents ont assurément le droit et le devoir d’inspirer, de conseiller, de guider leurs enfants, de discerner leur vocation ; là se borne leur action ; en allant plus loin, ils outrepassent leur rôle.
Vous avez, vous, le droit et le devoir d’examiner, nous le verrons bientôt ; mais, outre que vous ne possédez ni assez de lumières, ni assez d’expérience pour prendre une décision sage en matière si grave, le choix ne vous appartient pas, il est réservé à Dieu, qui a marqué à chaque être humain sur la terre, aussi bien qu’à chaque astre dans le ciel, une place déterminée. Si ceux-ci quittaient la route invariable que Dieu leur a tracée, quand il les a jetés dans l’immensité de l’espace, il en résulterait d’épouvantables cataclysmes.
S’il y a tant d’existences malheureuses, tant de foyers divisés et désolés, tant de larmes dans les yeux, tant de douleurs, tant de désespérance dans les âmes ; si tant de femmes marchent dans une voie douloureuse où, de quelque côté qu’elles se tournent, elles n’aperçoivent qu’un affreux calvaire, c’est que, au moment de choisir leur voie, elles se sont jetées, au hasard, dans le premier sentier qui s’offrait ; c’est qu’elles ont obéi aux caprices de l’imagination, aux entraînements du cœur ; c’est qu’elles n’ont pas pris la peine d’entendre, ou peut-être qu’elles n’ont pas voulu écouter l’appel de Dieu.
Vous éviterez, mes enfants, ce malheur d’un avenir compromis, d’une vie brisée, en acceptant, comme Jeanne, la vocation à laquelle Dieu vous a destinées.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mardi 08 Mai, 2012 21:40 Sujet du message: |
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| Citation: | Jeanne se prépara à sa mission.
Vous vous souvenez, mes enfants, de ce que je vous ai dit de sa piété précoce, de son amour de la prière, de la fréquence de ses visites à l’église, de sa ferveur, de son habituel recueillement : c’était là une préparation éloignée à sa mission. Une telle vie, en effet, disposait merveilleusement son cœur à entendre la parole de Dieu, plus douce, parfois, que le plus léger souffle, et qu’on ne peut percevoir dans le bruit ; elle rendait son âme sensible aux touches de la grâce, semblable à ces harpes aériennes que faisait vibrer le moindre frémissement de l’air ; elle inclinait vers l’humble bergerette le cœur du divin Maître qui aime tant la simplicité de l’enfance.
Quand les Voix eurent commencé de lui parler et de lui faire entrevoir la mission que Dieu lui réservait, sa préparation devint plus intense et son recueillement plus profond.
« Dès que j’eus appris que je devais aller en France, dit-elle, je ne me mêlai presque plus aux promenades, et aux jeux de mes compagnes le moins possible ». Elle avait besoin de conseils, et ne voulait pas, cependant, consulter – je vous ai dit les motifs de son silence sur tout ce qui avait trait à ses révélations ; - aussi, dans cette impossibilité d’avoir recours aux personnes qui auraient pu l’éclairer dans ses perplexités, elle rechercha avec une ardeur d’autant plus grande les lumières de l’infinie Sagesse. Elle fit, à l’église, de plus fréquentes visites ; elle multiplia ses oraisons : « On ne la voyait pas par les chemins, dit une de ses compagnes, mais, pendant que les autres chantaient et dansaient, elle se mettait à prier ».
Dès la première apparition, d’ailleurs, afin d’être plus agréable à Dieu et de se tenir prête à répondre à son appel, qu’elle ne connaissait pas encore, sans qu’aucun lien ne pût la retenir, elle lui avait fait le don de tout son être par le vœu de virginité.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mercredi 09 Mai, 2012 20:20 Sujet du message: |
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| Citation: | Pour répondre, comme Jeanne, à l’appel de Dieu, préparez-vous comme elle : comme elle, vivez dans ce recueillement habituel nécessaire pour entendre la voix de Dieu et recevoir les communications du ciel ; comme elle, réfléchissez, consultez, priez, mortifiez-vous.
Réfléchissez. Une personne sage ne se lancera jamais dans une entreprise de quelque importance, sans avoir, auparavant, longuement réfléchi, sans avoir examiné sérieusement les chances qu’elle a d’échouer ou de réussir. Et il y a des jeunes filles assez légères pour ne jamais songer à une question, de toutes la plus importante, puisque leur destinée temporelle et éternelle y est engagée, la question de leur avenir. Elles ne recherchent pas vers quel genre de vie les attirent leur tempérament, leurs goûts, leurs aptitudes ; jamais elles ne prêtent l’oreille à la voix de Dieu pour entendre son appel et connaître leur vocation. Peut-on imaginer conduite plus insensée ?
Consultez. Votre expérience est bien courte ; votre connaissance de la vie est nulle. Vous engager sans avoir pris conseil, ce serait imiter l’imprudence d’un enfant qui, ignorant l’art de conduire un navire, lancerait sa barque sur les flots, au risque presque certain d’être englouti avec elle. Consultez ceux qui ont grâce d’état pour vous conseiller : vos parents, des personnes prudentes qui ont votre confiance ; consultez votre confesseur : jamais une jeune fille sérieuse et chrétienne ne voudra prendre une décision au sujet de son avenir, sans avoir référé au directeur de son âme ; surtout, consultez Dieu.
Priez le Père du ciel de vous éclairer, de vous faire connaître la voie dans laquelle vous devez marcher ; priez-le de vous donner le courage d’y entrer, et la grâce de rester dignes de ses adorables desseins en vue des épreuves qui, un jour ou l’autre, fondent sur toute existence ; de vous faire parvenir au terme du voyage.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Jeudi 10 Mai, 2012 21:28 Sujet du message: |
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| Citation: | Pour répondre, comme Jeanne, à l’appel de Dieu, préparez-vous comme elle : comme elle, vivez dans ce recueillement habituel nécessaire pour entendre la voix de Dieu et recevoir les communications du ciel ; comme elle, réfléchissez, consultez, priez, mortifiez-vous.
Réfléchissez. Une personne sage ne se lancera jamais dans une entreprise de quelque importance, sans avoir, auparavant, longuement réfléchi, sans avoir examiné sérieusement les chances qu’elle a d’échouer ou de réussir. Et il y a des jeunes filles assez légères pour ne jamais songer à une question, de toutes la plus importante, puisque leur destinée temporelle et éternelle y est engagée, la question de leur avenir. Elles ne recherchent pas vers quel genre de vie les attirent leur tempérament, leurs goûts, leurs aptitudes ; jamais elles ne prêtent l’oreille à la voix de Dieu pour entendre son appel et connaître leur vocation. Peut-on imaginer conduite plus insensée ?
Consultez. Votre expérience est bien courte ; votre connaissance de la vie est nulle. Vous engager sans avoir pris conseil, ce serait imiter l’imprudence d’un enfant qui, ignorant l’art de conduire un navire, lancerait sa barque sur les flots, au risque presque certain d’être englouti avec elle. Consultez ceux qui ont grâce d’état pour vous conseiller : vos parents, des personnes prudentes qui ont votre confiance ; consultez votre confesseur : jamais une jeune fille sérieuse et chrétienne ne voudra prendre une décision au sujet de son avenir, sans avoir référé au directeur de son âme ; surtout, consultez Dieu.
Priez le Père du ciel de vous éclairer, de vous faire connaître la voie dans laquelle vous devez marcher ; priez-le de vous donner le courage d’y entrer, et la grâce de rester dignes de ses adorables desseins en vue des épreuves qui, un jour ou l’autre, fondent sur toute existence ; de vous faire parvenir au terme du voyage.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Vendredi 11 Mai, 2012 22:56 Sujet du message: |
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| Citation: | Mortifiez-vous. J’entends, mes enfants, votre pensée. A quoi bon nous prêcher la mortification ? C’est là une vertu de cloître, et nous sommes destinées au monde.
Qu’en savez-vous ? Il est des jeunes filles qui, comme vous, se croyaient appelées à vivre dans le monde, qui l’aimaient et jouissaient par avance de ses fêtes, de ses festins, de ses plaisirs ; saisies soudain par la grâce, elles ont quitté le monde pour le cloître. Personne ne peut répondre de l’avenir.
Mais, c’est entendu : vous êtes destinées au monde, et vous y vivrez. Serez-vous, pour cela, dispensées de pratiquer la mortification ? Nullement ; la mortification est une vertu indispensable à tout chrétien.
Au surplus, je parle ici de la mortification en vue de votre avenir, en vue, d’abord, d’attirer sur vous les grâces de Dieu, et aussi de préparer votre bonheur futur.
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à suivre. |
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Laetitia

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Posté le: Mardi 15 Mai, 2012 21:27 Sujet du message: |
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| Citation: | Laissez-moi vous citer, sur ce sujet, quelques lignes d’un prédicateur plein de verve :
« Comme tout être humain, la jeune fille a des défauts de caractère sur lesquels le caprice règne en maître… Dans la famille qui l’adore et la brusque tour à tour ; dans le monde qui la flatte, la jeune française tantôt impose ses défauts, tantôt les dissimule selon les circonstances et à son gré. Les devoirs de la vie : travail, support, souffrance, lui sont adoucis. Le monde n’a que des sourires pour elle…
« A dater du mariage il en va tout autrement des gens et des choses. Autre le fiancé, autre le mari ! Celui-là se contentait d’une jeune fille aimable ; celui-ci veut une femme utile et agréable, tous les jours son orgueil et son bonheur !
« Malheur à la novice subitement aux prises avec les obligations et les responsabilités de la vie ! Aux compliments d’hier, succéderont les étonnements, les observations précises, les reproches peut-être. Elle a bien ri jadis ; avant ses trente ans, elle aura bien pleuré ! » (1)
Si donc vous voulez être heureuses plus tard, mettez-vous, dès aujourd’hui, à la correction de vos défauts.
Ainsi armées par la réflexion, la consultation, la prière, la mortification, vous serez prêtes, comme Jeanne, à marcher vaillamment dans la voie que Dieu vous montrera.
(1) L'abbé Saussey, Les conditions du bonheur en famille, p.232.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3514 :
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Posté le: Mercredi 16 Mai, 2012 22:23 Sujet du message: |
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| Citation: | Jeanne se dévoua à sa mission.
Je vous ai dit ses anxiétés, son effroi, en face de la mission que le ciel lui imposait. Ce pendant, quand Dieu eut parlé, la vierge vaillante fit taire ses répugnances et ses terreurs, et se mit en route pour aller trouver Baudricourt.
La volonté de Dieu est toute sa vie.
Pour remplir sa mission, il lui fallut quitter son père, sa mère, son foyer, ses compagnes aimées, la paix de ses vallons ; elle part, non pas, certes, sans déchirement, mais sans retour sur elle-même, parce que c’est la volonté de Dieu : « Puisque Dieu commandait, il fallait bien obéir. Devant le commandement de Dieu, eussè-je eu cent pères et cent mères, eussè-je été fille de roi, je n’en serai pas moins partie ». « Il faut que je sois devers le roi, quand j’y devrais user mes jambes jusqu’aux genoux… J’aimerais mieux filer près de ma pauvre mère ; car ce n’est pas là mon état. Mais il faut que j’aille et que je fasse cela, parce que mon Seigneur veut que je le fasse ». « J’aimerais mieux être écartelée et tirée à quatre chevaux que d’aller à Orléans, si ce n’est pas la volonté de Dieu ».
Pour arriver près du Dauphin, elle doit faire cent cinquante lieues en pays ennemi, rempli d’hommes de guerre, autant dire de brigands, traverser des rivières et des forêts ; Jeanne s’avance intrépide et tranquille au milieu des périls, puisque c’est la volonté de Dieu qu’elle y soit : « Je ne crains pas les hommes d’armes, disait-elle, mon chemin est préparé, s’il y avait des ennemis sur le chemin, moi j’ai mon Dieu, mon Seigneur, qui saura bien m’ouvrir une voie pour aller jusqu’au Dauphin, car je suis née pour le sauver ».
La volonté de Dieu est qu’elle fasse la guerre. Voyez-la se précipiter au milieu de la mêlée, bondir parmi la mitraille.
La volonté de Dieu la jette dans un sombre cachot où d’horribles chaînes meurtrissent ses pieds et ses mains ; la volonté de Dieu la conduit au supplice : elle accepte. Et quand, sur le bûcher, avant d’expirer, elle baise amoureusement le crucifix, ce baiser est un dernier acte de soumission totale à la volonté de Dieu, un dernier acte de foi en sa mission à laquelle elle est restée fidèle jusqu’au martyre ; c’est sa manière à elle de répéter le Consummatum est de Jésus en croix.
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à suivre. |
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