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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Jeudi 22 Mars, 2012 22:54 Sujet du message: L'apostolat de Jeanne |
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L'apostolat de Jeanne,
tiré de l'ouvrage destiné aux jeunes filles de France, Les Amies de Jeanne d'Arc,
de V.D. Artaud.
« Ce ne sont pas les hauts faits, ni les actions d'éclat de la Pucelle que j'ai racontés aux "Amies de Jeanne d'Arc" : visant à leur être utile, je leur ai montré l'âme de la "Bonne Lorraine". » (V. D. Artaud, prêtre du diocèse d'Orléans)
| Citation: | Jusqu’ici je vous ai présenté Jeanne comme un modèle de vie chrétienne ; je vous la propose aujourd’hui comme un modèle d’apostolat.
Jusqu’ici je vous ai dit : »Mes enfants, priez, travaillez, obéissez, soyez bonnes, comme Jeanne ; aimez l’Eucharistie et la Vierge comme Jeanne » ; aujourd’hui je vous dis : »Comme Jeanne, soyez des apôtres ».
Vous n’êtes, je le sais, que des jeunes filles ; cependant je vous répète : »Soyez des apôtres » ; « car si bien vous n’êtes pas capables de la dignité apostolique à cause de votre sexe, vous êtes néanmoins capables en quelque façon de l’office apostolique, et vous pouvez rendre plusieurs services à Dieu, procurant en certaine façon l’avancement de sa gloire »(1).
On a dit que, dans le cœur de toute femme, un apôtre sommeille. Rien n’est plus vrai. La femme a reçu de Dieu, en partage, deux qualités qui font l’apôtre : l’abnégation et le dévouement ; l’abnégation qui la rend capable, dans un oubli complet d’elle-même, de tous les sacrifices ; le dévouement qui la fait se dépenser pour les autres avec une infinie délicatesse et une inlassable persévérance.
(1) Saint François de Sales, Œuvres, VI° Entretien, p. 88-89 |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Vendredi 23 Mars, 2012 22:14 Sujet du message: |
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| Citation: | Mais cette puissance, on peut la laisser en sommeil, inactive, inerte, c’est ce que font les âmes vulgaires, qui s’enferment dans un froid et honteux égoïsme ; on peut ne l’exercer que par intermittence, suivant le caprice ou la sympathie, ainsi agissent les âmes légères.
Vous, mes enfants, qui êtes des âmes généreuses, éveillez en vous cette faculté divine, développez-la, rendez-la féconde ; dépensez-vous, donnez-vous pour le bien ; sanctifiez-vous, non pas seulement pour vous, mais, ainsi que dit l’apôtre saint Paul, afin de sanctifier les autres ; devenez parfaites, que vous puissiez répandre sur le prochain de la plénitude de votre perfection, devenir des auxiliaires de Dieu, coopérer au salut des âmes.
Soyez apôtres.
Pour vous faciliter cette grande mission, examinons le devoir de l’apostolat, et la manière dont vous pouvez l’exercer.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Lundi 26 Mars, 2012 20:45 Sujet du message: |
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| Citation: |
L’apostolat n’est que l’épanouissement d’un double amour, sans lequel il n’y a pas de vie chrétienne, l’amour de Dieu et l’amour des hommes.
Il est l’épanouissement de l’amour de Dieu.
Quand nous aimons sincèrement, sérieusement, profondément, ce n’est pas assez que l’être aimé remplisse notre cœur ; nous voulons faire partager aux autres notre admiration et notre amour ; nous éprouvons l’irrésistible besoin de faire connaître celui que nous aimons, de publier ses qualités, de chanter ses louanges.
Il n’en va pas autrement, mes enfants, quand il s’agit de l’amour de Dieu. « Ceux qui aiment Dieu, dit saint François de Sales, ne peuvent cesser de penser en lui, respirer pour lui, aspirer à lui, et parler de lui, et ils voudraient, s’il était possible, graver sur la poitrine de toutes les personnes du monde, le saint et sacré nom de Jésus » (1).
Nous avons le bonheur de connaître et d’aimer Dieu ; non pas un Dieu majestueux et lointain qui nous gouverne comme d’humbles sujets, mais un Dieu dont la Providence aimable nous suit pas à pas et nous comble de bienfaits ; un Dieu qui est notre Père, et dont nous sommes les enfants.
Que dis-je ? Dieu, ce n’est même plus le Père qui règne dans les cieux ; Dieu, pour nous, c’est Jésus, l’Emmanuel, le Dieu avec nous ; le Dieu qui, en la froide nuit de Noël, quitta les splendeurs du ciel pour se faire petit enfant dans une pauvre étable abandonnée ; c’est le Dieu qui voulut travailler de ses mains, dans l’atelier de Nazareth, jusqu’à l’âge de trente ans ; c’est le Dieu qui, pendant trois années, s’épuisa à prêcher l’Évangile, à enseigner la doctrine de vie, à courir après les brebis égarées ; c’est le Dieu qui s’offrit à son Père, à notre place, pour l’expiation de nos péchés ; c’est l’agonisant de Gethsémani ; c’est l’Ecce homo sanglant et défiguré du prétoire ; c’est le crucifié du Calvaire ; c’est le Dieu qui s’est caché dans l’Eucharistie pour être notre lumière, notre guide, notre consolation, notre soutien, notre force, notre nourriture.
(1) Vie dévote, IIe partie, ch. XIII. p. 96
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 27 Mars, 2012 21:05 Sujet du message: |
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| Citation: | Cette contemplation de l’amour divin jetait les saints dans le ravissement et l’extase ; elle allumait en leur âme les ardeurs de la charité ; ils auraient voulu embraser tout l’univers de ce feu sacré qui les consumait ; ils auraient voulu, comme le séraphique François d’Assise, annoncer à toute créature le nom de Jésus.
« Il aimait Jésus-Christ, dit Celano, d’un amour merveilleux ! Oh ! comme il s’occupait intérieurement de lui ! comme il s’en nourrissait ! comme il en parlait ! Ceux-là le savent qui ont vécu avec lui, Jésus lui était toutes choses. Que de fois, à table, il a oublié le boire et le manger ! On lui parlait de Jésus ; il venait lui-même à en parlait ; aussitôt il cessait de s’appartenir. On pouvait dire ou faire ce qu’on voulait, il ne voyait plus, il n’entendait plus. Que de fois, en voyage, il a suivi ses méditations plutôt que les chemins, chantant Jésus et invitant tous les éléments à chanter Jésus avec lui ! » (1)
Dans toute âme dont il a pris possession, l’amour divin produit ce merveilleux effet.
Demandez à ce jeune homme pourquoi il dit adieu à sa famille, pourquoi il abandonne sa patrie et traverse les mers ; demandez à cet autre pourquoi il habite, solitaire, dans un presbytère de campagne, où il ne connaîtra aucune consolation humaine ; pourquoi il reste au milieu d’une population qui ne le comprend pas, qui lui est indifférente, sinon hostile ;
ils vous répondront avec saint Paul : « Caritas Christi urget nos, La Charité du Christ nous presse ; il faut que nous fassions connaître et aimer Jésus ».
(1) Le Monnier, Histoire de saint François d’Assise, T. II, p. 146.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mercredi 28 Mars, 2012 20:32 Sujet du message: |
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| Citation: | Demandez à cette jeune fille, à cette femme du monde habituées au bien-être et au luxe, pourquoi elles renoncent aux joies de la terre qui s’offrent à elles, nombreuses, légitimes, hautes et nobles ; pourquoi elles s’enferment derrière d’impénétrables grilles, ou bien dans des salles de classe ou d’hôpital. Elles n’ont pas une nature différente de la vôtre, mes enfants, elles ont un cœur comme le vôtre ; elles sentent, dans toute son âpreté, le sacrifice qu’elles font en quittant le monde.
A la veille de son entrée au couvent, l’une d’elles écrivait : « C’est demain le grand jour ; demain à cette heure, je serai dans un de ces horribles lits durs et grossiers avec la perspective de me lever à quatre heures ! Quel moment que celui où il faudra enlever son linge parfumé et ses bas de soie pour se mettre sous les harnais grossiers de la pauvreté ! »(1)
Demandez-leur pourquoi elles accomplissent, avec générosité, avec entrain, ces renoncements et ces sacrifices si pénibles à la nature, auxquels, d’ailleurs, rien ne les oblige ; elles vous répondront avec sainte Agnès : « Amo Christum, J’aime le Christ, je veux le faire connaître et aimer ».
Demandez à cette mère de famille, occupée tout le jour par les soins du ménage, les obligations de sa situation mondaine, le souci de ses nombreux enfants, pourquoi elle se lève avant l’aube, alors que tout le monde repose encore sous son toit, afin de pouvoir assister, chaque jour, à la messe matinale ; elle vous répondra, elle aussi, comme la vierge consacrée à Dieu : « Amo Christum, J’aime le Christ, et, je viens, chaque matin, chercher près de lui, dans la communion, le courage d’être une maîtresse de maison prévoyante, une épouse parfaite, une mère de famille dévouée ; c’est ma manière, à moi, de faire connaître et aimer Jésus par tout ce monde dont j’ai assumé devant Dieu, au jour de mon mariage, la lourde responsabilité ».
Je parle des mères, parce que je m’adresse à des jeunes filles ; mais ils sont nombreux, les pères chrétiens qui, comme elles, comprennent leurs devoirs ; tel l’héroïque général de Sonis, glorieusement blessé dans nos plaines historiques de Patay. Ah ! comme il aimait le Christ ! Et comme il fut, au foyer familial, au milieu des soldats, partout, un vaillant apôtre !
C’est parce qu’ils aiment le Christ, que tant de laïques, – les femmes aussi bien que les hommes – à notre époque, trouvent le moyen de s’arracher à leurs affaires, de sacrifier leurs plaisirs, leur repos, les joies paisibles de leur foyer, pour donner, ici et là, partout où on les appelle, des conférences populaires, pour détruire les préjugés accumulés par l’ignorance et la haine, pour faire connaître et aimer Jésus.
L’apostolat est l’épanouissement de l’amour de Dieu.
(1) En Haut. Lettres de la comtesse de Saint-Martial, p. 89.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Vendredi 30 Mars, 2012 21:37 Sujet du message: |
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| Citation: | Il est aussi l’épanouissement de l’amour des hommes.
Nous devons les aimer tout entiers, corps et âme ; les secourir dans leurs besoins, les aider, les instruire, faciliter leur ascension vers une vie meilleure, exercer envers eux, en un mot, les œuvres de miséricorde.
Mais combien plus devons-nous aimer leurs âmes, ces âmes si précieuses que, pour elles, Jésus a versé tout son sang ; en sorte que, travailler à les sauver et à les aimer, c’est encore travailler pour Jésus et aimer Jésus.
Quand sur la croix Notre-Seigneur, épuisé, jetait ce cri : « Sitio, J’ai soif » ; il ne demandait pas seulement un breuvage pour désaltérer ses lèvres dévorées par une soif ardente ; ce qu’il réclamait surtout, c’étaient les âmes. Il mourait pour elles, et il voyait qu’un grand nombre ne profiteraient pas de sa mort ; et pour ces pauvres âmes, il implorait son Père ; et il nous demandait, aussi, de nous unir à lui, de travailler et de souffrir avec lui, pour les arracher à l’enfer et leur ouvrir le ciel. Sitio !
Ah ! comme les saints ont compris ce Sitio du divin Maître !
Comme il le comprenait, saint Paul, le grand apôtre, qui disait : « Je sacrifierai tout volontiers, et je me sacrifierai moi-même pour vos âmes » (1).
Ces protestations n’étaient pas de vaines paroles. Ecoutez-le nous raconter lui-même ce qu’il a supporté pour les âmes : « … J’ai souffert… travaux… prisons… coups sans mesure ; j’ai été souvent en danger de mort. Cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups de fouet moins un (2) ; trois fois j’ai été battu de verges, j’ai été lapidé une fois ; j’ai fait trois naufrages, j’ai été un jour et une nuit au fond de la mer. J’ai été souvent en voyage, dans des périls sur les fleuves, des périls provenant des voleurs, des périls de la part ceux de ma race, des périls des païens, des périls dans les villes, des périls dans le désert, des périls sur mer, des périls parmi les faux frères ; dans le travail et la fatigue, dans des veilles nombreuses, dans la faim et dans la soif, dans les jeûnes nombreux, dans le froid et la nudité. A ces maux extérieurs, se joignaient encore les soucis moraux qui me préoccupent chaque jour, la sollicitude de toutes les églises… » (3)
Finalement, pour les âmes, il eut la tête tranchée.
Tous les apôtres ont connu les mêmes fatigues que saint Paul, et ont subi, comme lui, le martyre.
(1) II Cor., XII, 15.
(2) « La loi prescrivait quarante coups de fouet, mais, par crainte de dépasser ce chiffre, on se contentait de trente-neuf coups » (Fillion). De là l’expression dont se sert saint Paul.
(3) II Cor., XI, 23-28.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 03 Avril, 2012 20:09 Sujet du message: |
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| Citation: | Comme il comprenait le Sitio du Christ, saint François-Xavier, l’intrépide missionnaire, qui s’écriait : « Tant que je saurai un coin de terre où Dieu ne soit pas aimé, je ne saurais goûter de repos ».
Comme elle le comprenait, cette humble carmélite qui adressait à Jésus cette aspiration ardente : « Je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes et les docteurs… Je voudrais parcourir la terre, prêcher votre nom, planter sur le sol infidèle votre croix glorieuse, ô mon Bien-Aimé… Je voudrais être missionnaire non pas seulement pendant quelques années, mais je voudrais l’avoir été depuis la création du monde et continuer de l’être jusqu’à la fin des siècles ».
Voilà le langage, voilà les aspirations, voilà les œuvres de l’amour. « Qui non zelat non amat, a dit saint Augustin, Celui-là n’aime pas, qui n’a pas le zèle apostolique ».
Cette flamme divine, gardez-la bien, mes enfants ; ranimez-la, si elle n’est pas assez vive, car si l’apostolat fut nécessaire en tout temps, jamais il ne le fut davantage que de nos jours.
Vous aimez Jésus. Voyez comme il est méconnu et outragé. N’entendez-vous pas, comme aux jours de sa passion, les blasphèmes et les cris de haine ? Tolle, tolle. Enlevez-le, enlevez-le !
Et, en effet, on fait disparaître son nom sacré des livres de classe ; on le bannit des discours officiels ; on arrache son image des murs de l’école et du prétoire ; on voudrait le chasser du monde qui est son domaine, et qui ne vit que par lui. Nous sommes aux heures de la passion.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mercredi 04 Avril, 2012 20:54 Sujet du message: |
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| Citation: | Quelle doit être, en ces circonstances, votre attitude ?
Pendant que Jésus marchait dans la voie douloureuse, s’acheminant vers la Calvaire, abandonné de tous ceux qu’il avait comblés de ses bienfaits, abandonné de ses apôtres, une femme s’avança à travers la foule des soldats et des bourreaux ; elle s’approcha du divin Maître ; et, sans crainte, avec respect et amour, elle essuya le visage de Jésus défiguré par les crachats, les soufflets et le sang.
A l’heure où les hommes abandonnent Notre-Seigneur, soyez vaillantes comme cette femme de l’Évangile ; approchez-vous du Maître, proclamez hardiment votre foi en sa divinité ; dites hautement votre amour pour lui ; soyez apôtres, pour être les consolatrices de Jésus.
Vous aimez les âmes. Ah ! qu’elles sont en grand danger de se perdre ! L’impiété étend de plus en plus ses ravages ; la foi diminue, et, avec elle, disparaissent les lumières qui éclairaient la route, les surnaturelles certitudes qui réconfortaient et consolaient. Sans boussole et sans guide, les âmes courent aux abîmes éternels.
Et ce ne sont pas seulement les âmes des infidèles vivant en des contrées lointaines, ce sont les âmes de ceux qui vous entourent, peut-être ceux que vous aimez et chérissez le plus en ce monde. Ah ! Soyez touchées de leur malheureux sort ; soyez apôtres pour être des sauveurs.
Vous voulez être des apôtres ; mais, peut-être, ne savez-vous pas comment exercer cet apostolat. Je vais vous expliquer.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Lundi 09 Avril, 2012 21:12 Sujet du message: |
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| Citation: |
Je n’ai pas encore parlé de Jeanne ; mais je suis sûr que vous n’avez cessé de l’entrevoir à travers mes paroles. Plus d’une fois déjà, nous avons dit combien elle aimait le divin Maître ; avec quelle ardeur elle contemplait le crucifix ; avec quelle dévotion elle recevait Jésus dans la communion ; avec quelle confiance elle l’invoqua sur son bûcher ; qu’aurais-je pu ajouter qui ne fût une redite monotone ?
Quant à son amour pour les âmes, il paraîtra suffisamment dans la suite de cet entretien.
Au surplus, je n’ai fait, jusqu’ici, qu’exposer des principes ; nous arrivons à la pratique.
Jeanne sera votre modèle ; c’est d’elle que vous allez apprendre la manière dont vous devez remplir la mission apostolique que Dieu vous a confiée.
Jeanne fut apôtre, d’abord, par l’exemple de sa vie.
A Domrémy, elle est un modèle, modèle de travail, d’obéissance, de piété, de modestie, de discrétion, d’amabilité ; elle fait l’aumône autant que le lui permettent ses faibles ressources ; elle console et soigne les malades ; elle s’éloigne des divertissements et fréquente beaucoup l’église. Les témoins de sa vie sont unanimes à affirmer qu’elle était « une fille bonne, simple, douce, formée à la vertu ».Le curé de Domrémy déclarait que « Jeannette dite la Pucelle était une fille bonne et simple, dévote, bien à ses devoirs, craignant Dieu, si bien qu’elle n’avait pas sa pareille dans le village ».
Elle était si bonne et si pieuse que ses compagnes lui disaient « qu’elle avait trop de dévotion ». Jeanne rougissait, tant elle était humble, mais elle ne changeait rien à sa manière de vivre.
Pendant sa vie guerrière, au milieu des soldats, dans les maisons où elle loge, au château de Beaurevoir où elle est, quelque temps, captive, dans la prison de Rouen, partout elle donne le même exemple de toutes les vertus, partout on ne trouve en elle « que simplicité, humilité, chasteté ».
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 10 Avril, 2012 21:47 Sujet du message: |
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| Citation: | Quelle fut l’efficacité des exemples de Jeanne ? Nous le savons déjà, puisque nous avons vu que sa présence non seulement détournait du mal, mais encore inspirait la vertu.
Voilà, mes enfants, un premier moyen d’exercer l’apostolat : le bon exemple.
Apostolat auquel vous ne sauriez vous dérober, car Notre-Seigneur l’impose à tous ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la place sur le candélabre, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Math., V, 13-16)
Apostolat facile : il ne demande aucune dépense de force ni d’argent ; il suffit, pour l’exercer, que vous remplissiez d’une façon parfaite vos devoirs de chrétiennes.
Apostolat conforme à votre nature : « La mission des femmes est moins, en général, d’expliquer la vérité que de la faire sentir ». Et vous la ferez sentir par l’exemple de vos vertus, par votre piété douce, aimable, attirante.
« De quelle religion êtes-vous, ma sœur ? » demandait un malade, se mourant à l’hôpital, à une religieuse qui, sans d’ailleurs lui avoir jamais parlé de religion, l’avait soigné avec l’aménité et le dévouement propres aux vierges du Seigneur.
« …Mais, je suis catholique ! – Eh bien ! je veux mourir catholique ! »
Les vertus de l’humble sœur avaient fait sentir et comprendre au pauvre moribond, la vérité de la religion qu’elle pratiquait si bien.
Apostolat fructueux. Peut-être n’en verrez-vous pas aussitôt les effets, pas plus que le laboureur ne voit lever le grain le jour des semailles ; mais soyez assurées que votre exemple fructifiera. En telle de vos compagnes qui n’a pas le courage de vous imiter, il excitera le remords : c’est le premier pas dans la voie du bien ; à telle autre, bonne, mais faible, il sera le soutien indispensable ; pour les meilleures, il sera le principe d’un élan vers une plus haute perfection ; pour toutes il sera un bienfait.
Au foyer familial, votre exemple sera également fécond. « Quel est l’homme, disait Lacordaire, qui, à soixante ans n’apprend pas de sa fille ? » Si vos parents sont éloignés de la religion, le spectacle constant de votre modestie, de votre obéissance, de votre égalité d’humeur, de votre paix céleste, de vos vertus, ce spectacle ne manquera pas de la impressionner, de les faire réfléchir ; il sera peut-être le point de départ de leur retour à Dieu.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mercredi 11 Avril, 2012 21:34 Sujet du message: |
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| Citation: | Jeanne fut apôtre par le prière.
Je ne reviens pas sur ce que je vous ai dit de la prière de Jeanne; qu'il me suffise de vous indiquer ici qu’en priant, elle exerçait un véritable apostolat.
Quant, à genoux sur le pavé de l’église, elle contemplait de ses yeux pleins d’un ardent amour, l’image du divin Crucifié ; quand elle entrait avec Dieu dans une de ces conversations intimes si douces à l’âme chrétienne ; quand elle était en adoration devant le tabernacle, ou quand elle possédait Jésus en elle après la communion, elle pensait à elle, c’est trop légitime, à ses besoins, à sa mission ; mais elle savait, suivant le mot du poète, Faire en priant le tour des misères humaines.
Voilà encore, mes enfants, un apostolat qu’il vous est facile d’exercer.
Quelle arme Dieu vous a mise en mains ! Par la prière, vous êtes toutes puissantes. « En vérité, en vérité, a dit Jésus, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’ici vous n’avez rien demandé. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète » (Joan., XVI, 23-24).
Ailleurs Notre-Seigneur dit encore : « Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit, et qui chercher, trouve ; et l’on ouvrira à celui qui frappe » (Math., VII, 7-8).
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Jeudi 12 Avril, 2012 22:28 Sujet du message: |
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| Citation: | Si nous ne sommes pas toujours exaucés, c’est parce que nous prions mal, ou parce que nous demandons des choses qui seraient contraires aux intérêts de notre âme et qui nous détourneraient de nos éternelles destinées ; mais nous sommes sûrs de toucher le cœur de Dieu, quand nous le prions pour que « son règne arrive ».
Armez-vous donc de la prière, mes enfants. Cet apostolat peut suppléer tous les autres ; et, sans lui, les autres n’ont pas toute leur efficacité. Sainte Thérèse a converti, par ses prières, autant d’âmes que saint François-Xavier lequel, cependant, a conquis au Christ, par ses prédications, des peuples entiers. C’est que ce n’est pas l’action de l’homme qui sanctifie les âmes, mais la grâce ; or la prière est le moyen pour l’obtenir.
Songez-vous, quand vous priez, que vous avez, entre les mains, un levier capable de soulever le monde ? Songez-vous, quand vous priez, à diriger votre intention de façon à faire, de votre prière, un moyen d’apostolat ? Au lieu de vous enfermer dans le cercle étroit de vos intérêts, élargissez vos cœurs ; et, portée sur les ailes des anges, votre prière ira soulager nos frères du Purgatoire, méritera une grâce décisive à cette âme qui est en danger de succomber à la tentation, ou sur le point de paraître devant le tribunal suprême ; elle aidera les efforts des missionnaires ; elle mettra sur les lèvres des prédicateurs des paroles persuasives, elle augmentera la gloire de Dieu.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Vendredi 13 Avril, 2012 21:21 Sujet du message: |
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| Citation: | Jeanne, enfin, fut apôtre par la parole et par l’action.
Suscitée par Dieu pour délivrer la France, c’était une œuvre divine qu’elle accomplissait ; elle ne voulait pas d’instruments indignes pour remplir une si haute mission. Avant de combattre, elle purifia.
Et, d’abord, elle empêcha le mal.
Son premier soin, en arrivant à l’armée, fut de bannir du camp tout ce qui aurait pu induire les hommes d’armes en tentation d’offenser Dieu.
Cette précaution prise, elle déclara au blasphème une guerre implacable. « Elle se courrouçait très fort, dit le duc d’Alençon, lorsqu’elle entendait jurer quelqu’un de l’armée ; elle faisait de véhéments reproches aux jureurs, et spécialement à moi qui jurais quelquefois ; sa seule vue suffisait pour me réfréner et faire expirer le jurement sur mes lèvres ».
Une dame d’Orléans attestait le fait suivant : « Je me rappelle avoir vu et entendu un jour un grand seigneur qui, en se promenant en pleine place, s’échappa en vains jurements et reniements de Dieu. Jeanne le vit et l’entendit ; elle en fut très émue ; elle approcha aussitôt du seigneur jureur, le prit au cou en disant : « Ah ! maître ! Osez-vous bien renier Notre-Seigneur et notre maître ? En nom Dieu, vous vous en dédierez avant que je parte d’ici ». J’atteste pour l’avoir vu que ce seigneur exprima son repentir, et se corrigea sur les exhortations de Jeanne ».
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à suivre. |
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Laetitia

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Posté le: Lundi 16 Avril, 2012 21:46 Sujet du message: |
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| Citation: | Empêcher le mal ne suffisait pas à son cœur d’apôtre ; elle voulait atteindre les âmes, y réveiller la foi, y ramener les habitudes chrétiennes, les élever, les renouveler.
A cet effet, elle multipliait les cérémonies religieuses. Quand elle sortit de Blois pour venir à Orléans, elle fit réunir tous les prêtres autour de la bannière dont nous avons déjà parlé ; ils marchaient en tête des troupes, en chantant le Veni Creator, et les hommes d’armes chantaient avec eux. Chaque soir, nous l’avons dit, on célébrait les louanges de Dieu et de Marie par des hymnes et des antiennes.
Ce n’était là qu’une préparation. Jeanne voulait que ses soldats fussent en état de grâce.
L’idée était audacieuse ; car, dit Michelet, « la guerre avait changé les hommes en bêtes sauvages ; il fallait de ces bêtes refaire des hommes, des chrétiens, des sujets dociles. Grand et difficile changement. Quelques-uns de ces capitaines Armagnacs étaient peut-être les plus féroces qui eussent jamais existé ».
C’étaient ces hommes que Jeanne entreprit de transformer, et elle y réussit.
Elle avait attaché à l’armée des religieux mendiants, afin qu’ils fussent toujours à la disposition des hommes d’armes.
La Pucelle exhortait ceux-ci à recourir au ministère du prêtre. Ils l’écoutaient. « Elle les faisait confesser tous, dit l’un deux, et j’ai vu La Hire, cédant à ses instances, confesser ses péchés, et beaucoup d’autres de la troupe de La Hire ». Jeanne leur donnait l’exemple : elle se confessait, ils se confessaient ; elle faisait dresser un autel au bord de la Loire, en pleine campagne, sur le front des troupes, elle communiait, ils communiaient avec elle.
Sa jeunesse, son courage, son entrain, son innocence avaient comme infusé à ces soudards une âme nouvelle ; et la sainteté de sa vie donnait à sa parole une puissance irrésistible.
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à suivre. |
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Laetitia

Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 3515 :
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Posté le: Mardi 17 Avril, 2012 22:00 Sujet du message: |
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| Citation: | C’est surtout plus tard, mes enfants, que vous pourrez être apôtres par l’action. Vous aurez à établir l’empire de Dieu dans la maison qui sera la vôtre, à porter au bien ceux qui dépendront de vous, ceux sur qui vous aurez autorité. Vous ne faillirez pas à ce devoir.
Pour le moment, vous ne pouvez guère agir qu’en vous enrôlant dans les œuvres paroissiales. Faites-en partie, non pas seulement de nom, mais de fait ; soyez-en des membres actifs, dévoués, désintéressés, toujours prêts à payer de votre personne quand on vous demandera votre concours.
Mais si l’apostolat de l’action est très limité pour vous présentement ; l’apostolat de la parole vous est largement ouvert.
Vous êtes dans une compagnie où la charité est blessée, ou la pudeur, ou quelque autre vertu ; si vous le pouvez, imposez le silence, avec la douceur convenable, mais aussi avec toute la fermeté chrétienne ; si vous ne le pouvez pas, détournez habilement la conversation : vous aurez fait œuvre d’apôtres.
Vous voyez une de vos compagnes qui se laisse aller soit à la tristesse déprimante, soit au relâchement ; elle semble trouver le joug si doux de Dieu, un peu lourd, et être prête à s’en décharger. Provoquez ses confidences, non par une vaine curiosité, mais par un dévouement pour son âme ; consolez-la, réconfortez-la, soutenez-la, « doucement, suavement, non par manière de correction, mais par manière d’inspiration », comme font les anges du ciel : vous aurez fait œuvre d’apôtres.
On attaque devant vous l’Église ou les prêtres ; gardez-vous de trahir vos convictions et la cause de Dieu ; c’est le moment de vous montrer apôtres. La réponse à ces attaques est, d’ordinaire, facile ; et, souvent, elle est efficace ; je veux dire, d’abord, qu’elle ferme la bouche aux insulteurs, ensuite que, parfois, elle leur ouvre les yeux.
La cardinal Mermillod aimait à citer ce trait dans ses prédications de retraites : « Si vous saviez combien d’hommes sont ramenés par des femmes. Un homme du monde me racontait qu’il était revenu à la religion grâce à une parole qu’il avait entendue. Un jour il parlait de la religion et en plaisantait aimablement ; une femme se mit à sourire : « Mais, monsieur, lui dit-elle, vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, je ne vous vois jamais à l’église ». Et doucement elle lui montra son erreur. Cette âme reçut la vérité, et lui-même disait : « Le grain de blé a dormi pendant quinze ans, mais il a mûri, et vous venez de le cueillir »(1).
C’est là œuvre d’apôtre.
(1) Conférences aux dames de Lyon, T. I, p. 245.
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à suivre. |
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